Francophones: Profil de la communauté francophone, 2009

Caractéristiques régionales

L’Est de l’Ontario

L’Est de l’Ontario compte plus de 40 % de la communauté francophone de la province et plus du tiers de la population francophone appartenant à une minorité visible. La plupart des francophones de minorités visibles de la région résident dans Champlain, principalement à Ottawa.

Par rapport aux francophones du Nord-Est, ceux de l’Est représentent une proportion plus faible de la population totale de leur région (15,3 % par rapport à 24 %), toutefois la rétention de la langue française y est plus élevée (68,5 % par rapport à 63,5 %). Ces francophones sont aussi plus susceptibles d’utiliser le français au travail (84,5 % par rapport à 79,8 %11). La proximité de la région avec le Québec et l’accès à un large éventail de médias francophones peuvent expliquer en partie ce phénomène.

Le niveau de scolarité de la communauté francophone est relativement élevé, comme c’est le cas dans la population générale. En effet, plus d’un quart de la communauté francophone possède un grade universitaire (26,2 %). En 2006, le revenu d’emploi médian de même que le revenu total médian se classaient parmi les plus élevés dans la province. Cette région présentait aussi le taux de chômage le moins élevé12.

Le Centre de l’Ontario

Le Centre de l’Ontario accueille 28,7 % de la population francophone de la province, dont presque le tiers vit à Toronto.

Trois francophones sur cinq de minorités visibles habitent cette région (57,6 %). Par ailleurs, les minorités visibles francophones représentent 20 % de la population francophone du Centre. À Toronto, cette proportion est près de un sur trois (31,4 %).

C’est dans cette région qu’habitent le plus de francophones nés à l’extérieur du Canada (30,4 %). En particulier, à Toronto, presque la moitié des francophones sont nés dans un autre pays (47,7 %).

Une proportion relativement importante des immigrants francophones est arrivée entre 2001 et 2006 (22,7 %). Ce pourcentage est encore plus élevé à Toronto où un immigrant francophone sur quatre (25,8 %) est un immigrant récent.

Le Centre de l’Ontario présente la plus forte proportion de francophones détenteurs d’un grade universitaire (28,1 %).

En 2006, le taux d’activité de la communauté francophone du Centre était supérieur à celui des autres régions de la province (67,3 %), en particulier, à Toronto (68,5 %)13.

Toutefois, Toronto accusait un taux de chômage relativement élevé par rapport à celui du Centre de l'Ontario, en 2006. Ce fait se vérifie dans la communauté francophone (7,8 % à Toronto contre 6,4 % dans le Centre) comme dans la population totale (7,6 % à Toronto contre 6,4 % dans le Centre). Au moment du recensement de 2006, le Centre de l’Ontario, en particulier Toronto, présentait une proportion plus élevée de francophones vivant sous le seuil de faible revenu (12,2 % dans le Centre de l’Ontario; 18,7 % à Toronto).

Le Sud-Ouest de l’Ontario

Dans le Sud-Ouest, les francophones représentent 2,3 % de la population alors qu’ils constituent 5,9 % de la population francophone totale de l’Ontario.

Presque un francophone sur quatre y est âgé de 65 ans ou plus (23,2 %). En 2006, le taux d’activité de la communauté francophone y était plus faible que dans les autres régions. Il convient ainsi de noter que 27 % de la communauté francophone dans la région d’EKL est âgée de 65 ans et plus; le taux d’activité y est même plus faible que dans le Sud-Ouest (53,3 % contre 56,7 %)14.

La proportion de familles dans lesquelles les deux conjoints sont francophones (14,1 %) y est la plus faible en Ontario, et la rétention de la langue française y est aussi la plus basse (24,1 %).

Le Nord-Est de l’Ontario

Le Nord-Est compte la plus forte proportion de francophones. En effet, dans cette région, une personne sur quatre est francophone. Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait plus de familles dont les deux conjoints sont francophones (46,2 %) dans cette région qu’ailleurs. En outre, la rétention linguistique y est aussi relativement élevée (63,5 %) et presque quatre francophones sur cinq utilisent le français au travail (79,8 %)15.

C’est dans le Nord-Est qu'on trouve la plus grande proportion de francophones nés en Ontario. Cinq francophones sur six de cette région sont nés en Ontario (83,2 %), et moins d’un pour cent des francophones sont nés à l’extérieur du pays.

Le Nord-Est est économiquement désavantagé par rapport aux autres régions, et ce fait se vérifie aussi dans la population francophone. Les francophones du Nord-Est sont moins susceptibles de posséder un grade universitaire. En 2006, ils présentaient un revenu d’emploi et un revenu total médian inférieurs et un taux de chômage supérieur à ceux observés dans les autres régions16.

Malgré un niveau de revenu inférieur, la proportion des francophones vivant sous le seuil de faible revenu en 2006 était beaucoup plus faible que dans le Centre et l’Est de l’Ontario (7,1 % dans le Nord-Est contre 12,2 % dans le Centre et 9,7 % dans l’Est). Ces deux dernières régions affichaient des revenus médians plus élevés (revenu d’emploi, revenu total et revenu familial) que dans le Nord-Est de la province.

On observe une tendance semblable dans la région de MNPST où le pourcentage de la communauté francophone vivant sous le seuil de faible revenu est inférieur à celui du Centre, de l’Est et du Nord-Est malgré les revenus médians de MNPST qui sont moins élevés que dans ces trois régions (revenu d’emploi, revenu total et revenu familial).

Le Nord-Ouest de l’Ontario

Moins de 2 % des francophones de l’Ontario vivent dans le Nord-Ouest. Une proportion relativement élevée d’entre eux sont des personnes âgées (19,2 %). Trois francophones sur dix sont nés au Québec alors que un sur sept est originaire d’une autre province.

Comme dans le Nord-Est de l’Ontario, les francophones du Nord-Ouest sont moins susceptibles de posséder un grade universitaire (12,8 %). En 2006, le taux de chômage était relativement élevé par rapport à celui des autres régions. Toutefois, le taux de chômage des francophones y est inférieur à celui de la population totale de la région (6,9 % par rapport à 8,3 %).

Le revenu d’emploi et le revenu total médian des francophones de cette région étaient substantiellement plus élevés que ceux des francophones du Nord-Est. Le revenu médian des francophones y était aussi supérieur à celui de la population totale (revenu d’emploi et revenu total). En 2006, la proportion des francophones vivant sous le seuil de faible revenu était semblable à celle des francophones du Nord-Est. 

  1. Le plus souvent ou régulièrement.
  2. Données recueillies en 2006, année où le dernier recensement a été effectué. Depuis, la situation d’ensemble a probablement changé de manière importante.
  3. Idem.
  4. Idem.
  5. Le plus souvent ou régulièrement.
  6. Données recueillies en 2006, année où le dernier recensement a été effectué. Depuis, la situation d’ensemble a probablement changé de manière importante.

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