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[Traduction] Il faudrait que l’apprentissage à temps plein des enfants de quatre et cinq ans fasse partie d’un système complet d’enseignement et de service de garde pour la petite enfance en Ontario. [Nous devons : ]
- prévoir le financement permanent d’un système d’enseignement et de service de garde pour la petite enfance qui soit responsable, durable et adaptable;
- allouer un financement durable afin d’atténuer toute conséquence financière sur les services de garde actuels.
Municipalité régionale de Niagara, mars 2009
19. Le gouvernement provincial devrait :
Afin de faire de la place pour le Programme d’apprentissage à temps plein des jeunes enfants et les centres Meilleur départ pour l’enfance et la famille, il faudra rénover un certain nombre d’écoles élémentaires. Nous avons déjà pris un bon départ. Environ 1 500 de ces écoles élémentaires, soit plus du tiers des 4 000 que compte l’Ontario, pourraient accueillir des élèves en apprentissage à temps plein en apportant peu ou pas de modifications à leurs locaux. Du financement a déjà été prévu pour l’apprentissage à temps plein dans la plupart des nouvelles écoles en construction ou prévues.
Il faut prévoir du financement pour les autres écoles de la façon suivante55 :
Ma meilleure estimation du coût annualisé en capital s’élèverait à 130 millions de dollars56. Le gouvernement de l’Ontario devra réévaluer ces chiffres sur une base permanente.
Afin de réduire les coûts, la planification des services devrait tenir compte de la capacité excédentaire des écoles environnantes, et pas seulement d’écoles précises. Les coûts de construction seraient considérablement abaissés si une approche par groupes d’écoles était appliquée (par exemple, révision des limites des circonscriptions scolaires et transfert ou partage de locaux entre les conseils scolaires).
Les locaux occupés dans les écoles par les centres de formation au rôle parental et de littératie pour la famille ou aménagés à des fins précises, rénovés ou en location qui servent présentement à des services de garde ou à d’autres programmes familiaux n’entrent pas dans les calculs. Il est essentiel de protéger ces locaux afin d’assurer le maintien des programmes destinés à la petite enfance et au développement de centres Meilleur départ pour l’enfance et la famille. Les estimations prévoient également des locaux pour des programmes scolaires spéciaux57.
Dans un calendrier triennal de mise en oeuvre du Programme d’apprentissage à temps plein des jeunes enfants:
Même si la construction peut accuser du retard par rapport à la demande de locaux dans les écoles offrant un apprentissage à temps plein, les services de planification communautaire peuvent faire preuve d’ingéniosité pour trouver des locaux temporaires, partagés et même à l’extérieur des écoles.
J’estime que les coûts différentiels de dotation en personnel et de fonctionnement (entretien des locaux, services administratifs, matériel utilisé pour les programmes, appui aux besoins particuliers et aux services linguistiques et transport) du Programme d’apprentissage des jeunes enfants se chiffreront entre 790 millions de dollars et 990 millions de dollars.
| Exploitation | 360–560 million $ |
| Dotation en personnel | 430 million $ |
| Total | 790–990 million $ |
Les économies réalisées par l’introduction de l’apprentissage à temps plein et la restructuration ainsi que par le regroupement des services permettront d’offrir au besoin à moindre coût pour les parents les services additionnels de journée prolongée. Les parents faisant déjà appel à des services de garde agréés à temps plein peuvent s’attendre à réaliser d’importantes économies.
Selon la nouvelle grille tarifaire pour les enfants de quatre et cinq ans inscrits au programme de journée prolongée toute l’année, le coût moyen se chiffrerait à 6 750 $ par an (27 $ par jour). Le coût s’élèverait à 5 200 $ par an (20 $ par jour) pour les six à huit ans inscrits au Programme de journée prolongée au cycle primaire toute l’année. L’écart correspond à la différence en dotation en personnel entre les services aux plus jeunes enfants et aux plus âgés. Le coût après impôt59 pour les parents s’élèverait à environ 5 000 $ par enfant, soit environ 13 pour cent du revenu net d’une famille dont le revenu serait égal au revenu médian provincial de 55 723 $ avant impôt. Des détails se trouvent dans les notes à la fin de ce document60. Il est essentiel de conserver le régime de subvention pour les services de garde aux familles à faible revenu.
L’UNICEF estime que le point de repère de ce que devraient verser les parents pour des services de garde est de 10 à 15 pour cent du revenu familial net. L’apprentissage à temps plein aiderait la plupart des familles à atteindre ce seuil. Il s’agirait d’une réalisation remarquable pour l’Ontario.
Le calcul des coûts repose sur l’hypothèse que les programmes sont offerts 11 heures par jour et 50 semaines par année.
Les administrations municipales continueraient de gérer le programme de subventions pour les frais de garde. Il faudrait modifier les conditions d’admissibilité à des subventions de manière à simplifier la mise en œuvre de mesures souples d’inscription, et il ne faudrait pas les associer à la participation des parents au marché du travail pour que davantage d’enfants puissent être inscrits. Ces propositions appuieraient en outre l’objectif du gouvernement de rompre le cycle de la pauvreté dans la province.
Il faudrait modifier les conditions d’admissibilité à des subventions de manière à simplifier la mise en œuvre de mesures souples d’inscription, et il ne faudrait pas les associer à la participation des parents au marché du travail pour que davantage d’enfants puissent être inscrits. Ces propositions appuieraient en outre l’objectif du gouvernement de rompre le cycle de la pauvreté dans la province.
Les sources de financement des centres Meilleur départ pour l’enfance et la famille proviendront largement de la refonte et du regroupement des ressources et des programmes existants. Les administrations municipales maintiendraient leur contribution au niveau actuel. Les fonds provinciaux devraient être transférés aux administrations municipales dans une enveloppe unique qui comprendrait tous les transferts existants, plus :
Pour assurer la permanence du financement, il faut notamment :
Le financement fédéral du programme Meilleur départ doit cesser au début de 2010. Il faut le maintenir afin de mettre en œuvre un système efficace d’apprentissage à temps plein. Le gouvernement de l’Ontario devrait indiquer clairement à ses partenaires municipaux qu’il obtiendra le soutien continu du gouvernement fédéral à la base du financement original de Meilleur départ ou qu’il remplacera les fonds fédéraux par des ressources provinciales pour garantir la stabilité du programme.
Un financement temporaire quelconque peut être nécessaire pour réussir la transition entre les services fragmentés et un système unifié d’aide à la famille et à l’enfance. La restructuration des programmes s’accompagnera de redressements des transferts de ressources et de main-d’œuvre. Le financement temporaire devrait être négocié dans le cadre des plans de services à la petite enfance et des ententes de service pluriannuelles. Une fois les objectifs de mise en œuvre réalisés, les fonds devraient être versés aux budgets municipaux destinés à l’enfance afin d’élargir l’accès aux centres Meilleur départ pour l’enfance et la famille. Lorsque les services auront été structurés de façon à répondre aux attentes et aux besoins des familles, nous aurons une meilleure idée du degré de nouveau financement requis pour l’expansion du réseau.
Le gouvernement fédéral est financièrement responsable de l’éducation des membres des Premières nations qui résident dans des réserves. Les leaders autochtones et les praticiens l’ont clairement affirmé : ils s’attendent à ce que le gouvernement fédéral accorde aux gens des réserves « l’équivalent formulé différemment dans les réserves » de ce que l’Ontario accorde à « ses citoyens ». Toutefois, les leaders autochtones attirent l’attention sur la formule démodée de financement géré par les bandes, qui ne procurera pas le financement nécessaire pour les rénovations, les ajouts ou le remplacement des locaux requis pour offrir les services d’apprentissage scolaire à temps plein à l’intérieur des réserves.
Les leaders autochtones sont profondément frustrés par les batailles sur les compétences fédérales-provinciales qui leur apparaissent trop souvent comme une excuse pour l’inaction intentionnelle ou non intentionnelle. Ils sont catégoriques et doutent que le gouvernement fédéral honorera ses obligations. Sur ce plan, il est crucial que l’Ontario continue de presser le gouvernement fédéral de financer adéquatement l’éducation des Premières nations.
L’apprentissage à temps plein pourrait aussi nuire financièrement aux Premières nations car leurs conseils scolaires présentent des factures pour les enfants qui fréquentent des écoles en dehors. Les Premières nations craignent que l’apprentissage à temps plein ne donne lieu à des arriérés de droits de scolarité. Les subventions pour les besoins des élèves augmentent tous les ans, mais les remboursements versés par Affaires indiennes et du Nord Canada ne suivent pas au même rythme. Certains conseils scolaires se réservent le droit d’interdire à des élèves autochtones de fréquenter l’école si la Première nation dont ils sont issus leur doit de l’argent. Les leaders des Premières nations s’inquiètent vivement de toute situation susceptible de priver des enfants du droit de fréquenter l’école. Il est essentiel de régler tous ces problèmes avant la mise en oeuvre du système d’apprentissage à temps plein.
Au cours de la dernière décennie, les conseils scolaires de langue française ont accordé la priorité financière à l’offre de programmes d’apprentissage à temps plein qui s’adressaient à 13 500 enfants de quatre et cinq ans. Dix-sept conseils de langue anglaise ont choisi d’utiliser leurs subventions pour offrir des programmes d’apprentissage à temps plein quotidiens à certaines écoles. Il y a lieu de reconnaître ces réalisations et il ne faudrait pas pénaliser financièrement ces conseils.
Au cours de la première année de mise en œuvre, les conseils offrant un apprentissage à temps plein devraient respecter les repères énoncés dans le présent rapport en matière de programmation. Tout financement subséquent devrait servir à étendre le Programme d’apprentissage des jeunes enfants aux écoles qui ne l’offrent pas encore. Quand un conseil scolaire a pleinement instauré le programme, il devrait être autorisé à utiliser toute allocation supplémentaire à l’apprentissage des jeunes pour restaurer des ressources provenant d’autres programmes.
L’objectif du ministère de l’Éducation qui est d’offrir des services de garde aux enfants de zéro à trois ans dans 75 pour cent des écoles de langue française mérite d’être appuyé. Il concorde parfaitement avec la création des centres Meilleur départ pour l’enfance et la famille dont il est question dans le présent rapport. Le Ministère devrait poursuivre les négociations avec les responsables du Programme fédéral des langues officielles dans l’enseignement en ce qui concerne la couverture des dépenses en immobilisations. Il faut accorder notre attention en premier lieu aux collectivités qui ont le plus grand besoin de moyens de soutien en langue française.
Chapitre 1 : Une vision de la petite enfance pour l’Ontario
Chapitre 2 : Bref survol des données et des éléments probants
Chapitre 3 : L’apprentissage à temps plein : abandonner les mesures disparates
Chapitre 4 : Financer notre meilleur avenir
Chapitre 5: De la parole au geste
La pluralité derrière la paternité de ce rapport
56 Annualisées sur 25 ans, les dépenses d’infrastructure sont de l’ordre de 1,7 milliard de dollars.
| Deux parents avec prestation |
Un parent avec prestation |
Deux parents sans prestation |
Un parent sans prestation |
|
|---|---|---|---|---|
| Salaire médian avant impôts | 55 723 $ | 29 809 $ | 55 723 $ | 29 809 $ |
| Coût pour 1 enfant | 6 700 $ | 6 700 $ | 6 700 $ | 6 700 $ |
| Frais en fonction du revenu | 6 717 $ | 981 $ | 0 $ | 0 $ |
| Subvention | 0 $ | 5 719 $ | 0 $ | 0 $ |
| Déboursé par les parents | 6 700 $ | 981 $ | 6 700 $ | 6 700 $ |
| DFGE | 1 414 $ | 206 $ | 1 414 $ | 1 474 $ |
| Frais nets pour les parents | 5 303 $ | 775 $ | 5 303 $ | 5 226 $ |
| Pourcentage des frais totaux | 79 % | 12 % | 78 % | 78 % |
| Pourcentage du revenu avant impôt | 9,5 % | 3 % | 9 % | 18 % |
| Pourcentage du revenu net | 13,6 % | 3,4 % | 13,6 % | 29,0 % |
| Deux parents avec prestation |
Un parent avec prestation |
Deux parents sans prestation |
Un parent sans prestation |
|
|---|---|---|---|---|
| Salaire médian avant impôts | 55 723 $ | 29 809 $ | 55 723 | 29 809 $ |
| Coût pour 1 enfant | 6 700 $ | 6 700 $ | 6 700 $ | 6 700 $ |
| Frais en fonction du revenu | 6 717 $ | 981 $ | 0 $ | 0 $ |
| Subvention | 0 $ | 5 719 $ | 0 $ | 0 $ |
| Déboursé par les parents | 6 700 $ | 981 $ | 6 700 $ | 6 700 $ |
| DFGE | 1 414 $ | 206 $ | 1 414 $ | 1 474 $ |
| Frais nets pour les parents | 5 303 $ | 775 $ | 5 303 $ | 5 226 $ |
| Pourcentage des frais totaux | 79 % | 12 % | 78 % | 78 % |
| Pourcentage du revenu avant impôt | 9,5 % | 3 % | 9 % | 18 % |
| Pourcentage du revenu net | 13,6 % | 3,4 % | 13,6 % | 29,0 % |
REMARQUE : Le revenu familial est tiré du recensement de 2006, revenu médian avant impôt; le revenu avant impôt sert à l’établissement des frais de garde en fonction du revenu.