Partie III : Règles sportives techniques
1. Nombre et durée des reprises
- Aucun combat de Muay Thaï professionnel ne peut durer plus de cinq (5) reprises.
- Sauf autorisation contraire du commissaire, chaque combat de Muay Thaï professionnel doit prévoir trois (3) ou cinq (5) reprises.
- Chaque reprise dure au maximum trois (3) minutes.
- Une période de repos d’une (1) minute est prévue entre les reprises.
2. Habillement et équipement des concurrents
- Les concurrents doivent porter :
- un short qui ne couvre pas les genoux, qui ne monte pas au dessus de la ceinture, et qui ne contient pas de poches, de fermetures éclair métalliques ou d’autres objets pointus ou durs
- un protège dents.
- Les concurrents peuvent porter :
- un short de compression, sans rembourrage, sous leur short
- une chevillère ou une genouillère ajustée, qui ne doit pas être abrasive ni comporter de parties en métal ou en plastique, de sangles ou de rembourrage.
- Il est interdit aux concurrents de porter :
- tout ruban ou bandage de soutien autre que ceux autorisés en vertu de la partie I : Section 7 – Bandages pour les mains
- tout support ou toute attelle autre que ce qui est autorisé en vertu du point 2.2 ci dessus
- un casque.
- Les concurrents de sexe masculin :
- portent une coquille contre les coups irréguliers
- ne doivent pas porter de chandail.
- Les concurrentes :
- portent un maillot dermoprotecteur à manches courtes ou sans manches, un soutien gorge sport ou un autre vêtement similaire
- peuvent porter une coquille contre les coups irréguliers
- peuvent porter un protège poitrine ou une coquille protectrice qui :
- se limite aux contours naturels de la poitrine, de manière à ne pas fournir de protection supplémentaire
- ne protège aucune zone cible du corps, y compris le sternum
- ne comporte aucune partie en métal autre qu’une attache dans le dos de la concurrente.
3. Officiels dont la présence est requise
- Aucun combat de Muay Thaï professionnel ne doit commencer sans :
- un (1) arbitre dans le ring
- un (1) médecin du ring, désigné par le commissaire, assis à proximité des marches neutres
- un (1) ambulancier paramédical ou une personne possédant les qualifications d’un ambulancier paramédical au sens de la Loi sur les ambulances, assis à proximité du médecin du ring
- trois (3) juges, assis immédiatement à l’extérieur du ring ou de l’aire clôturée, de chaque côté
- un (1) chronométreur assis immédiatement à l’extérieur du ring ou de l’aire clôturée, sur le côté qui n’est occupé par aucun des juges, et à proximité du médecin du ring désigné par le commissaire
- un (1) chronométreur des envois à terre, assis à côté du chronométreur
- un (1) marqueur, assis immédiatement à l’extérieur du ring, à proximité du chronométreur
- deux (2) superviseurs d’équipement, chacun assis à proximité des soigneurs de chacun des concurrents.
4. Personnes autorisées dans le ring
- Pendant le déroulement d’une reprise, aucune autre personne que les concurrents, l’arbitre et le médecin du ring désigné par le commissaire ne peut se trouver dans le ring.
5. Arrêt d’un combat
- L’arbitre et le médecin du ring désigné par le commissaire sont les seules personnes autorisées à arrêter un combat avant sa fin prévue.
6. Procédures préalables au combat
- L’arbitre inspecte chaque concurrent à son arrivée dans le ring pour s’assurer qu’aucune substance étrangère n’a été appliquée sur ses gants ou toute partie de sa tête ou de son corps au détriment de son adversaire, à l’exception d’une légère application de gelée de pétrole sur les sourcils, sous les yeux, sur l’arête du nez et derrière les oreilles.
- Avant le début du combat, l’arbitre convoque les concurrents, qui sont accompagnés de leur soigneur principal, pour leur donner les dernières instructions.
- Après avoir reçu les instructions, les concurrents peuvent se toucher les gants et retourner dans leur coin respectif.
- À la discrétion du promoteur et du commissaire, les combats commencent après la fin des rituels d’avant combat, conformément aux traditions thaïlandaises.
7. Chronométreur
- Un chronométreur doit être muni de ce qui suit :
- d’au moins deux (2) chronomètres fiables ou autres dispositifs permettant de calculer le temps
- d’une cloche munie d’un marteau en métal ou un dispositif similaire
- d’une claquette en bois ou autre dispositif similaire
- d’un sifflet.
- Au signal de l’arbitre, le chronométreur commence la première reprise d’un combat en faisant sonner la cloche ou un dispositif similaire et en démarrant un chronomètre ou un dispositif similaire.
- Dix (10) secondes avant la fin de chaque reprise, le chronométreur avertit les concurrents en faisant retentir la claquette en bois ou un dispositif similaire.
- À la fin de la reprise, le chronométreur fait sonner la cloche ou un dispositif similaire, à moins que l’arbitre ne soit en train de compter jusqu’à dix (10) pour un concurrent envoyé à terre. Si le concurrent envoyé à terre se relève avant que l’arbitre atteigne le compte de dix (10) et que la reprise est déjà terminée, le chronométreur sonne immédiatement la cloche ou un dispositif similaire.
- Le chronométreur utilise un chronomètre ou un dispositif similaire pour chronométrer une période de repos d’une (1) minute entre les reprises.
- Dix (10) secondes avant la fin de la période de repos entre les reprises, le chronométreur avertit les concurrents et les soigneurs en donnant un coup de sifflet.
- À la fin de la période de repos entre les reprises, le chronométreur signale le début de la reprise suivante en faisant sonner la cloche ou un dispositif similaire, mais seulement lorsque les soigneurs ont quitté le ring et enlevé tout obstacle.
- Si, pendant le combat, l’arbitre ordonne un temps mort, le chronométreur met le chronomètre ou le dispositif similaire en pause et ne le redémarre qu’au signal de l’arbitre.
- Si l’arbitre a signalé un temps d’arrêt en raison d’une blessure, le chronométreur démarre un deuxième chronomètre ou dispositif de chronométrage similaire et signale à l’arbitre lorsque cinq (5) minutes se sont écoulées si le combat n’a pas repris autrement.
- 1Si un combat est arrêté avant la fin du nombre de reprises qui est prévu, le chronométreur informe le marqueur de la durée exacte du combat.
8. Coups permis
- Les coups suivants sont permis :
- coups de poing
- coups de pied
- coups de coude
- coups de genou
9. Zones cibles permises
- Les zones cibles permises sont les suivantes :
- la partie antérieure et les côtés de la tête
- la partie antérieure et les côtés du torse au dessus de la ceinture
- la jambe en entier, à l’exception de l’articulation du genou, et des coups de pied linéaires ou de poussée vers la partie antérieure de la jambe
10. Accrochage
- L’accrochage est autorisé afin de lancer immédiatement un coup de genou.
- Si, de l’avis de l’arbitre, l’attaque ou la contre attaque faite avec des coups de genou est régulière et efficace, il peut permettre qu’elle se poursuive pendant cinq (5) secondes au maximum, après quoi il sépare les concurrents.
- Si, dans les cinq (5) secondes, l’attaque ou la contre attaque faite avec des coups de genou faiblit ou semble inefficace, l’arbitre sépare immédiatement les concurrents.
11. Coups irréguliers
- Les actes suivants constituent des coups irréguliers :
- donner des coups de tête
- donner des coups dans l’aine
- mordre l’adversaire ou cracher sur lui
- tirer les cheveux
- attaquer la gorge
- frapper un adversaire au sol ou un adversaire empêtré dans les cordes
- frapper l’arrière de la tête ou la colonne vertébrale
- faire trébucher ou faire un balayage avec la jambe – en utilisant les trébuchements et les balayages, il est légal de donner un coup de pied à un adversaire pour qu’il tombe. Un coup de pied est une action qui utilise le dessus du pied ou l’avant du tibia. Il est permis de crocheter le pied et de donner un coup de pied tant que le dessus du pied ou le tibia, et non le côté du pied, entrent en contact avec la jambe de l’adversaire
- faire des projections avec la hanche, l’épaule ou la jambe (pas de tour de hanche en tête, de prise de jambe, de fauchage ou de soulèvement de l’adversaire)
- saisir le bas du dos de l’adversaire tout en forçant la colonne vertébrale de l’adversaire à être en hyperextension
- tomber intentionnellement sur un adversaire à terre, en appliquant une pression du coude ou du genou sur lui
- lutter, faire des clés de bras ou de dos ou toute autre prise similaire de judo ou de lutte
- tenter de faire tomber un adversaire la tête première contre le sol
- attraper un coup de pied de l’adversaire et le pousser de plus de deux (2) pas dans n’importe quelle direction sans essayer de délivrer une technique d’attaque (c’est à dire qu’il est permis d’attraper le coup de pied de l’adversaire, de tenir sa jambe et de faire jusqu’à deux [2] pas)
- ) si un concurrent se fait attraper la jambe après avoir lancé un coup de pied, il ne peut pas intentionnellement se projeter au sol
- refuser d’obéir aux ordres de l’arbitre
- donner un coup pendant une pause ou après la cloche
- tenir les cordes ou la cage ou utiliser les cordes ou la cage en frappant ou en faisant de l’accrochage
- agripper le short de l’adversaire
- faire preuve de timidité ou retarder intentionnellement l’action (éviter de manière répétée ou intentionnelle l’engagement ou le contact avec l’adversaire, cracher intentionnellement son protège dents ou tomber hors du ring pour retarder l’action)
- adopter un comportement antisportif, notamment en utilisant un langage ou des gestes injurieux
- attaquer un adversaire qui est sous les soins de l’arbitre (une fois que l’arbitre a demandé l’arrêt de l’action pour protéger un combattant qui a été frappé d’incapacité ou qui n’est pas en mesure de continuer à participer au combat, les combattants doivent cesser toute action offensive contre leur adversaire)
- l’interférence des membres des coins des combattants ou des soigneurs (l’interférence est définie comme toute action ou activité visant à perturber le combat ou à donner un avantage injuste au combattant d’un coin. Les coins ne sont pas autorisés à distraire l’arbitre ou à influencer ses actions de quelque manière que ce soit).
12. Avertissements, déductions et disqualifications
- Si un coup irrégulier est donné au cours d’un combat, l’arbitre détermine, à sa discrétion, si le coup est accidentel ou intentionnel.
Coups irréguliers accidentels
- Si un concurrent donne un coup irrégulier accidentel, l’arbitre peut, à sa discrétion, en tenant compte de la gravité du coup irrégulier ainsi que du nombre et de la gravité des coups irréguliers donnés par le concurrent pendant la durée du combat :
- donner un avertissement à l’athlète
- déduire un (1) ou deux (2) points au concurrent qui a donné le coup irrégulier
- disqualifier le concurrent qui a donné le coup irrégulier
- Si un coup irrégulier accidentel cause une blessure suffisamment grave pour que l’arbitre ou le médecin du ring arrête le combat, le combat sera considéré comme un non combat s’il est arrêté :
- avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises
- avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises
- Si un coup irrégulier accidentel cause une blessure suffisamment grave pour que l’arbitre ou le médecin du ring arrête le combat après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises :
- les juges attribuent une note aux reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise
- le combat se solde par :
- une décision technique accordée au concurrent qui est en avance sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
- le combat se termine par égalité technique si les athlètes se trouvaient à égalité sur les cartes de pointage des juges au moment où le combat a été interrompu
- Un concurrent qui reçoit un coup bas accidentel se voit accorder un temps de récupération raisonnable, ne dépassant pas cinq (5) minutes. Si le concurrent est incapable de poursuivre après cinq (5) minutes, le résultat est déterminé selon les procédures indiquées aux points 12.3 et 12.4 ci dessus.
Coups irréguliers intentionnels
- Si un concurrent donne un coup irrégulier intentionnel, l’arbitre doit :
- déduire jusqu’à deux (2) points au concurrent qui a donné le coup irrégulier
- disqualifier le concurrent qui a donné le coup irrégulier.
- Si un coup irrégulier intentionnel cause une blessure et que celle ci est suffisamment grave pour que l’arbitre ou le médecin du ring arrête immédiatement le combat, le concurrent ayant infligé la blessure perd par disqualification.
- Si un concurrent se blesse en tentant de donner un coup irrégulier intentionnel à son adversaire, mais qu’il est en mesure de poursuivre le combat, l’arbitre ne prendra aucune mesure et traitera la blessure comme s’il s’agissait d’un coup régulier. Si l’arbitre détermine que le concurrent qui s’est blessé n’est pas en mesure de continuer, ce concurrent perdra par knock out technique ou par knock out.
- Si un coup irrégulier intentionnel cause une blessure et que le combat est autorisé à se poursuivre, et que la même blessure entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring plus tard dans la reprise ou le combat :
- les juges notent les reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise, et le combat se solde par :
- une décision technique accordée au concurrent blessé, s’il est en avance sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
- un match nul technique, si le concurrent blessé est en retard ou à égalité sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat.
- les juges notent les reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise, et le combat se solde par :
Procédures relatives aux coups irréguliers
- 1Pour déduire un point, un arbitre doit :
- signaler un temps d’arrêt au chronométreur
- donner l’ordre au concurrent victime du coup irrégulier de se rendre dans un coin neutre
- se placer devant l’athlète fautif et l’informer du fait qu’il a donné un coup irrégulier
- aviser chaque juge et le pointeur du nombre de points à déduire et du type de coup irrégulier
- donner le signal au chronométreur de relancer le temps pour poursuivre le combat.
Consultation des médecins du ring
- Les concurrents blessés assez gravement par un coup irrégulier pour nécessiter une consultation avec le médecin du ring peuvent, à la discrétion de l’arbitre, bénéficier d’un temps de récupération raisonnable, ne dépassant pas cinq (5) minutes.
- Si un concurrent, au cours d’une reprise, perd visiblement le contrôle d’une fonction corporelle (vomissement, urine ou matières fécales), le combat est interrompu par l’arbitre et le concurrent perd le combat par knock-out technique en raison d’une interruption pour raisons médicales.
- Dans le cas où une perte de fonction corporelle se produit pendant la période de repos entre les reprises, le médecin du ring doit être appelé pour évaluer si le concurrent peut continuer. Si le médecin du ring n’autorise pas le concurrent à continuer, ce dernier perdra par knock-out technique en raison d’une interruption pour raisons médicales.
- Si des matières fécales deviennent apparentes à tout moment, le combat sera interrompu par l’arbitre et le concurrent fautif perdra par knock-out technique en raison d’une interruption pour raisons médicales.
Consultation des juges
- Si une blessure survient en raison d’un coup irrégulier présumé que l’arbitre n’a pas été en mesure de voir, l’arbitre peut, à sa discrétion, consulter les juges pour déterminer si la blessure est survenue à la suite d’un coup irrégulier.
13. Blessures
Blessures accidentelles
- Si l’arbitre détermine qu’une blessure a été causée par une personne ou quelque chose d’autre qu’une action du concurrent ou de son adversaire, il déclare la blessure accidentelle et accorde au concurrent blessé un temps de récupération raisonnable, ne dépassant pas cinq (5) minutes.
- Si la blessure accidentelle est suffisamment grave pour que l’arbitre ou le médecin du ring arrête le combat, le combat sera considéré comme un non combat s’il est arrêté avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, ou avant la quatrième reprise, lors d’un combat durant plus de cinq (5) reprises.
- Si un concurrent poursuit le combat à la suite d’une blessure accidentelle et que la même blessure entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, ou après la quatrième reprise, lors d’un combat durant plus de cinq (5) reprises :
- les juges attribuent une note aux reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise
- le combat se termine par décision technique en faveur de l’athlète qui était en avance sur les cartes de pointage des juges au moment où le combat a été interrompu
- le combat se termine par égalité technique si les athlètes se trouvaient à égalité sur les cartes de pointage des juges au moment où le combat a été interrompu.
- les juges attribuent une note aux reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise
Blessure auto infligées
- Si l’arbitre détermine qu’un concurrent blessé est responsable de sa propre blessure, il ne pénalise pas son adversaire de quelque manière que ce soit et traite la blessure de la même manière qu’une blessure découlant d’un coup régulier. Si l’arbitre ou le médecin juge que l’athlète ainsi blessé n’est pas en mesure de reprendre le combat, celui ci perd le combat par knock-out technique.
14. Circonstances imprévues
- Dans les cas où un combat doit être terminé en raison de circonstances imprévues qui ne sont pas liées au déroulement du combat, le combat sera considéré comme un non combat s’il est arrêté avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, ou avant la quatrième reprise, lors d’un combat durant plus de cinq (5) reprises.
- Dans les cas où un combat doit être terminé en raison de circonstances imprévues qui ne sont pas liées au déroulement du combat, après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, ou après la quatrième reprise, lors d’un combat durant plus de cinq (5) reprises :
- les juges attribuent une note aux reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise
- le combat se termine par décision technique en faveur de l’athlète qui était en avance sur les cartes de pointage des juges au moment où le combat a été interrompu
- le combat se termine par égalité technique si les athlètes se trouvaient à égalité sur les cartes de pointage des juges au moment où le combat a été interrompu.
- les juges attribuent une note aux reprises incomplètes, si le combat est arrêté pendant le déroulement d’une reprise
15. Coups donnés à la fin d’une reprise
- Un coup régulier qui est donné à un concurrent en même temps que le son de la cloche ou d’un dispositif similaire pour signaler la fin de la reprise est considéré comme un coup autorisé.
16. Protège-dents délogés
- Si le protège dents d’un concurrent est délogé involontairement pendant le déroulement d’une reprise, l’arbitre doit demander un temps d’arrêt, nettoyer le protège dents et le remettre en place au premier moment opportun, sans entraver l’action immédiate.
- Si l’arbitre détermine qu’un concurrent a délibérément craché son protège dents, il peut lui donner un avertissement ou lui déduire un ou plusieurs points et, en cas d’infraction subséquente, il peut disqualifier le concurrent.
17. Envois à terre
- Un concurrent est réputé « envoyé à terre » dans les cas suivants :
- le concurrent touche le sol du ring avec une partie du corps autre que la plante des pieds à la suite d’un coup autorisé et dommageable
- seules les cordes du ring l’empêchent d’être envoyé à terre
- le concurrent est retenu par les cordes du ring
- le concurrent est dans une position sans défense et saisit son adversaire.
Chronométreur des envois à terre
- Lorsqu’un concurrent est envoyé à terre, le chronométreur des envois à terre se lève immédiatement et compte à intervalles d’une seconde d’une voix forte et claire, en indiquant le compte à l’arbitre par un mouvement du bras et des doigts levés.
- Le chronométreur des envois à terre continue le compte jusqu’à ce que l’arbitre reprenne le compte ou annule l’envoi à terre.
Procédure relative à l’envoi à terre
- Nonobstant toute autre disposition du présent ensemble de règles, si, de l’avis de l’arbitre, un concurrent envoyé à terre pour quelque raison que ce soit a besoin de soins médicaux immédiats, l’arbitre peut immédiatement arrêter le combat.
- Si, de l’avis de l’arbitre, un concurrent est envoyé à terre pour une raison autre qu’un coup autorisé donné par son adversaire, l’arbitre annule immédiatement l’envoi à terre en criant « pas d’envoi à terre » (« no knockdown ») et en étendant les deux bras devant son corps au niveau de la taille et en les agitant dans un mouvement croisé.
- Lorsqu’un concurrent est envoyé à terre à la suite d’un coup autorisé donné par son adversaire, l’arbitre crie immédiatement « envoyé à terre » (« down ») et fait un signe en montrant le plancher du ring.
- Après avoir annoncé l’envoi à terre d’un concurrent, l’arbitre donne l’ordre à l’adversaire de se rendre dans le coin neutre le plus éloigné et reprend ensuite le compte du chronométreur des envois à terre.
- L’arbitre continue le compte à intervalles d’une (1) seconde, d’une voix forte et claire, en indiquant le compte par un mouvement du bras et des doigts levés.
- Si un concurrent envoyé à terre se relève avant que le compte de dix (10) soit atteint et retombe immédiatement sans avoir reçu de coup, l’arbitre reprend le compte à partir du nombre où il s’est arrêté.
- Un concurrent envoyé à terre n’est pas autorisé à poursuivre le combat tant que l’arbitre n’a pas terminé un compte obligatoire de huit (8).
- Si l’adversaire ne reste pas dans le coin neutre le plus éloigné, l’arbitre peut arrêter le compte jusqu’à ce qu’il l’ait regagné, puis reprendre le compte à partir du nombre où il s’est arrêté.
- Si un concurrent qui prend le compte est toujours à terre lorsque l’arbitre atteint le compte de dix (10), ou si l’arbitre détermine qu’un concurrent envoyé à terre a besoin de soins médicaux immédiats, l’arbitre agite les deux bras au dessus de la tête pour indiquer que le concurrent a été mis knock out et déclare son adversaire vainqueur du combat par knock out.
- Si les deux (2) concurrents se retrouvent à terre en même temps, à la suite d’un coup autorisé donné par leur adversaire, l’arbitre continue le compte à intervalles d’une (1) seconde tant que l’un des concurrents est à terre.
- Si un concurrent se relève avant le compte de dix (10), et que l’autre concurrent reste à terre après le compte de dix (10), le premier concurrent à se relever est déclaré vainqueur par knock out.
- Si les deux (2) concurrents restent à terre pendant un compte de dix (10), le combat sera arrêté et la décision sera un match nul technique.
- Un concurrent ne peut être sauvé par la cloche dans aucune reprise. Si un concurrent qui prend le compte est toujours à terre lorsque le temps de la reprise est écoulé, le chronométreur ne sonne pas la cloche avant que l’arbitre n’ait terminé un compte obligatoire de huit (8).
- Si un combattant tombe à terre à la suite d’une « glissade » comme l’indique l’arbitre, mais ne se relève pas après les ordres répétés de l’arbitre, ce dernier commencera à compter et suivra la procédure d’envoi à terre.
- Si le concurrent ne se relève pas au compte de dix (10), il sera considéré comme ayant perdu par knock-out technique.
- Si un combattant se blesse et ne parvient pas à se défendre intelligemment en tournant le dos à son adversaire, l’arbitre peut, à sa discrétion, soit :
- traiter la blessure de la même manière qu’une blessure produite par un coup régulier de l’adversaire et suivre la procédure relative à l’envoi à terre, ou
- mettre fin au combat et déclarer l’adversaire vainqueur par knock-out technique.
Concurrent envoyé à terre à travers les cordes et sur le tablier du ring
- Si, à la suite d’un coup régulier, un concurrent est envoyé dans les cordes, mais reste sur la plateforme du ring, l’arbitre entame la procédure relative à l’envoi à terre.
- Le concurrent recevra le compte obligatoire de huit (8) et devra être debout avant le compte de dix (10).
- Le concurrent disposera d’un délai supplémentaire raisonnable pour remonter sur le ring.
- Si le concurrent perd du temps en remontant sur le ring, l’arbitre peut poursuivre le compte et déclarer que le concurrent a perdu le combat.
- Si, pendant le compte de dix (10), le concurrent tombe de la plateforme du ring, il doit revenir sans aide à une position debout à l’intérieur des cordes du ring avant que l’arbitre n’atteigne le compte de vingt (20).
- L’arbitre qui juge qu’un concurrent a reçu de l’aide et que cette aide l’a avantagé peut lui retirer des points ou le disqualifier.
Concurrent envoyé dans les cordes et hors de la plateforme du ring
- Si, à la suite d’un coup autorisé, un concurrent est envoyé dans les cordes et hors de la plateforme du ring, l’arbitre entame la procédure relative à l’envoi à terre.
- Le concurrent recevra le compte obligatoire de dix huit (18) et devra être debout avant le compte de vingt (20)
- L’arbitre doit utiliser son pouvoir discrétionnaire pour accorder au combattant un délai supplémentaire raisonnable pour retourner sur le ring
- Si le concurrent perd du temps en remontant sur le ring, l’arbitre peut faire un compte jusqu’à ce que le concurrent ait perdu
- Les spectateurs ou les soigneurs ne doivent pas aider le concurrent à remonter sur le ring
- L’arbitre qui juge qu’un concurrent a reçu de l’aide et que cette aide l’a avantagé peut lui retirer des points ou le disqualifier
- L’arbitre doit consulter le médecin du ring pour s’assurer que le concurrent est en mesure de continuer
Concurrent projeté, tombant par dessus ou à travers les cordes sans coup, coups ou technique autorisés
- Si le concurrent est projeté, tombe par dessus ou à travers les cordes sans coup, coups ou technique autorisés, l’arbitre doit :
- demander un temps mort
- envoyer le concurrent encore debout sur le ring dans un coin neutre
- donner un délai raisonnable au concurrent sorti du ring pour qu’il revienne sur le ring
- consulter le médecin du ring pour s’assurer que le concurrent tombé à l’extérieur du ring est en mesure de continuer
- prendre des mesures disciplinaires (avertissement, déduction de points ou disqualification) s’il le juge nécessaire
- reprendre le combat dès que possible
Règle des trois envois à terre
- Si un concurrent est envoyé à terre trois (3) fois au cours d’une reprise par son adversaire, l’arbitre arrête le combat et déclare le concurrent envoyé à terre perdant par knock out technique.
Aucun compte de huit pour concurrent debout
- En l’absence d’un envoi à terre, l’arbitre n’arrête pas l’action entre deux (2) concurrents pour commencer un compte de huit (8) pour l’un des concurrents.
18. Critères de jugement et de pointage
- Tous les combats sont notés par trois (3) juges.
- Lors de la notation d’une reprise, les juges doivent tenir compte des dommages ainsi que de la domination et de sa durée lorsqu’ils évaluent les mérites relatifs de la performance de chaque combattant durant chaque reprise.
- Les juges doivent utiliser les critères suivants, classés par ordre de priorité, pour établir leurs notes :
- un concurrent qui a l’avantage du nombre ou de la qualité des envois à terre dans une reprise ne peut jamais perdre cette reprise
- s’il n’y a pas d’avantage en termes d’envois à terre, le concurrent qui a un net avantage en termes de dommages cumulés doit gagner la reprise
- s’il n’y a pas d’avantage clair en termes de dommages cumulés, le concurrent qui a le plus grand nombre ou la plus grande variété de techniques de Muay Thaï qui marquent des points gagne la reprise
- Si le critère ci dessus ne permet pas de distinguer l’un ou l’autre des concurrents, la reprise peut être accordée au concurrent qui a le mieux réussi à faire preuve d’agressivité ou de contrôle ou à employer une défense efficace dans ses efforts pour remporter la reprise.
- À la fin de chaque reprise, chaque juge détermine le concurrent gagnant de cette reprise en lui attribuant une marque brute de dix (10) points et en attribuant une marque brute de neuf (9) points ou moins à l’adversaire, selon le jugement quant à la mesure dans laquelle l’adversaire a perdu la reprise. Aucune fraction de points ne peut être attribuée. Si le juge estime que la reprise est nulle, chaque athlète reçoit dix (10) points.
- Les juges utilisent les lignes directrices suivantes pour justifier leurs notes.
| Note du concurrent (A) | Note du concurrent (B) | Ligne directrice relative au pointage |
|---|---|---|
| 10 | 10 | Ce pointage ne doit être utilisé que pour noter une reprise incomplète où rien ne s’est produit au cours de la reprise. |
| 10 | 9 | Le concurrent A a démontré un avantage léger ou clair sur le concurrent B dans l’ensemble de l’action, mais pas un avantage considérable. |
| 10 | 8 | Le concurrent A a démontré un avantage considérable sur le concurrent B sans qu’il y ait eu d’envoi à terre, ou le concurrent A a gagné la reprise et a envoyé à terre le concurrent B. |
| 10 | 7 | Le concurrent A a remporté la reprise et a envoyé à terre le concurrent B deux fois. |
| 10 | 6 | Le concurrent A a remporté la reprise et a envoyé à terre le concurrent B trois fois. |
- À la fin de la reprise, chaque juge inscrit sur sa carte de pointage :
- le pointage brut de chaque concurrent
- les points retirés par l’arbitre, le cas échéant
- le pointage net de chaque concurrent.
- Les juges notent les envois à terre et les déductions de points uniquement sous la direction exclusive de l’arbitre.
- Un officiel désigné par le commissaire recueille les cartes de pointage de chaque juge à la fin de chaque reprise, et les remet à son tour au marqueur, qui comptabilise les notes de chaque juge.
19. Résultats d’un combat
- Un combat de Muay Thaï professionnel se solde par l’un des résultats suivants :
Knock-out et knock-out techniques
- Knock-out, si un concurrent envoyé à terre ne parvient pas à se relever avant que l’arbitre atteigne le compte de dix (10), ou si, de l’avis de l’arbitre, le concurrent envoyé à terre a besoin de soins médicaux immédiats.
- Knock-out technique, si :
- l’arbitre détermine qu’un concurrent ne montre aucune volonté ou est incapable de reprendre le combat en raison d’une technique autorisée
- l’arbitre détermine que le concurrent ne se défend pas intelligemment
- le concurrent ne quitte pas son coin pour prendre part au combat après le son de la cloche
- l’arbitre estime qu’un concurrent est dépassé par son adversaire et que la poursuite du combat mettrait en péril la santé et la sécurité du combattant
- lorsqu’un combattant ou son coin indique à l’arbitre qu’il ne souhaite plus poursuivre le combat
- le combat est interrompu pour des raisons médicales en raison d’une blessure causée par une technique autorisée
- le médecin du ring arrête le combat
- un concurrent est incapable de continuer en raison d’une blessure ou d’une perte de contrôle d’une fonction corporelle.
Décisions
- Décision unanime : les trois (3) juges notent le combat en faveur du même athlète.
- Décision partagée : deux (2) juges notent le combat en faveur d’un athlète et l’autre en faveur de son adversaire.
- Décision majoritaire, lorsque deux (2) juges notent le combat en faveur du même concurrent et qu’un juge déclare le match nul.
Matchs nuls
- Match nul unanime : les trois (3) juges déclarent une égalité.
- Match nul – majorité : deux (2) juges déclarent l’égalité.
- Match nul partagé, lorsqu’un juge marque le combat en faveur d’un concurrent, un juge marque le combat en faveur de l’adversaire, et un juge déclare le match nul.
Décisions techniques
- Décision technique, dans les cas suivants :
- un coup irrégulier accidentel cause une blessure qui entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, et l’un ou l’autre des concurrents est en avance sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
- une blessure accidentelle entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, et l’un ou l’autre des concurrents est en avance sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
- un coup irrégulier intentionnel cause une blessure et le combat est autorisé à se poursuivre, et la même blessure entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring plus tard au cours de la reprise ou du combat, et le concurrent blessé est en avance sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
Matchs nuls techniques
- Match nul technique, dans les cas suivants :
- un coup irrégulier accidentel cause une blessure qui entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, et les cartes de pointage des juges sont égales au moment de l’arrêt du combat
- une blessure accidentelle, non causée par un coup irrégulier, entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring après la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, après la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises, et les cartes de pointage des juges sont égales au moment de l’arrêt du combat
- un coup irrégulier intentionnel cause une blessure et le combat est autorisé à se poursuivre, et la même blessure entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring, si le concurrent blessé est en retard ou à égalité sur les cartes de pointage des juges au moment de l’arrêt du combat
- si les deux (2) concurrents s’envoient mutuellement à terre et qu’ils restent tous les deux à terre pendant un compte de dix (10)
Non combats
- Non combat, dans les cas suivants :
- un coup irrégulier accidentel cause une blessure qui entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises
- une blessure accidentelle, non causée par un coup irrégulier, entraîne l’arrêt du combat par l’arbitre ou le médecin du ring avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises
- un combat doit être terminé en raison de circonstances imprévues qui ne sont pas liées au déroulement du combat, s’il est arrêté avant la fin de la deuxième reprise, lors d’un combat durant trois (3) reprises, avant la fin de la troisième reprise, lors d’un combat durant cinq (5) reprises.
Disqualifications
- Disqualification lorsqu’une blessure subie pendant le combat à la suite d’un coup irrégulier intentionnel est suffisamment grave pour mettre fin au combat, lorsque plusieurs coups irréguliers ont été portés, lorsqu’il y a interférence du coin d’un combattant, ou lorsqu’il y a un mépris flagrant des règles ou des ordres de l’arbitre.
Mis à jour : 21 septembre 2026
Date de publication : 01 octobre 2026