Aperçu

La laryngotrachéite infectieuse est une maladie contagieuse de la volaille causée par l’herpèsvirus aviaire de type 1 (GaHV-1). Les espèces les plus touchées sont :

  • les poulets
  • les faisans
  • les faisans croisés
  • les perdrix
  • les paons

Les dindes, les oiseaux aquatiques et les cochons d’Inde peuvent être des sujets porteurs. Les pertes découlent d’une morbidité et d’une mortalité accrues, de rendements de croissance et de production d’œufs réduits.

Transmission à l’humain ou à des mammifères

Aucune preuve ne suggère que le GaHV-1 est transmissible aux humains et aux autres mammifères, ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’enjeux liés à la salubrité des aliments si de la viande et des œufs provenant d’oiseaux infectés par la laryngotrachéite infectieuse sont consommés. La laryngotrachéite infectieuse infecte les poulets de tous âges à tous les stades de production, de 3 semaines jusqu’au stade adulte.

Classification de la maladie

La laryngotrachéite infectieuse est considérée comme une maladie à déclaration immédiate en vertu de la Loi sur la santé des animaux par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Elle est par ailleurs inscrite comme un danger à notification immédiate aux termes de la Loi de 2009 sur la santé animale de l’Ontario.

Prévention et détection rapide

La plupart des partenaires commerciaux considèrent la laryngotrachéite infectieuse comme une maladie à déclaration obligatoire prioritaire. Cela rappelle à l’industrie l’importance de la prévention, de la détection rapide et du confinement efficace afin de limiter la possibilité d’une plus grande propagation et de minimiser les répercussions négatives de cette maladie. Il est fortement recommandé aux producteurs de travailler avec leur vétérinaire avicole afin d’élaborer des stratégies diagnostiques, de prévention et de vaccination.

La laryngotrachéite infectieuse peut se propager dans les élevages de volaille par transmission directe, notamment :

  • en mélangeant des oiseaux provenant de sources variées, en particulier dans les petits élevages
  • par transmission par voie aérienne
  • en utilisant des vaccins atténués (réaction progressive) ou une mauvaise technique d’administration du vaccin

Il peut aussi se propager indirectement par :

  • les oiseaux sauvages
  • les animaux de compagnie
  • les rongeurs et les insectes (mouches, ténébrions)
  • les personnes portant des bottes ou des vêtements contaminés ou dont les mains sont contaminées
  • des objets contaminés, comme :
    • des véhicules
    • de la litière
    • des cages
    • des plumes
    • des carcasses

Signes cliniques

La période d’incubation de la laryngotrachéite infectieuse est de 6 à 12 jours. Une portion de 5 % à 80 % du troupeau peut devenir malade et les oiseaux infectés meurent généralement. Certains oiseaux se rétablissent dans un délai de 7 à 10 jours, mais demeurent des sujets porteurs toute leur vie durant. La mortalité au sein de l’élevage peut atteindre 20 % et la maladie peut persister au sein de l’élevage pour une période de 2 à 6 semaines.

Les signes cliniques comprennent :

  • la difficulté à respirer ou une respiration très forte
  • l’étirement de la tête et du cou lors de la respiration
  • des secousses de la tête (pour expulser le mucus et le sang des voies respiratoires)
  • des taches de sang sur le bec et les plumes, ainsi que des yeux rouges et larmoyants
  • une diminution de la consommation d’aliments et d’eau
  • une baisse de la production d’œufs
  • des oiseaux qui se regroupent, sont moins actifs et ont des plumes ébouriffées

Critères diagnostiques

Un sujet présentant l’un des critères suivants sera diagnostiqué comme un cas suspecté, alors qu’il sera considéré comme un cas confirmé s’il en présente deux ou plus.

  • des lésions histologiques (corps d’inclusion intranucléaire)
  • des signes cliniques
  • un test PCR positif

Des trouvailles postmortem caractéristiques et des liens épidémiologiques sont également pris en compte.

Lutte contre la maladie

Biosécurité

  • Ne pas mélanger des élevages de poulet sensibles à des poulets précédemment infectés.
  • Le mélange d’oiseaux ne devrait être effectué qu’après l’obtention de l’historique complet des oiseaux et la certitude qu’il n’y a pas de sujet porteur de la laryngotrachéite infectieuse.
  • Maintenir des procédures d’assainissement par la désinfection du matériel, des bottes et des vêtements et l’élimination adéquate de la litière et des carcasses.
  • Discuter du déploiement d’un protocole adéquat de vaccination pour votre élevage avec votre vétérinaire.

Envois d’échantillons au Laboratoire d’hygiène vétérinaire

L’envoi d’échantillons au Laboratoire d’hygiène vétérinaire à des fins d’analyse devrait être représentatif de votre élevage. Si vous n’êtes pas familier avec le type d’échantillons devant être envoyés, posez la question à votre vétérinaire.

Le formulaire d’envoi devrait inclure les éléments suivants :

  • le type d’exploitation
  • le nombre d’oiseaux à risque
  • le nombre d’oiseaux touchés et les antécédents de vaccination

Envoyer les tissus de différents oiseaux dans des sacs Whirl-Pak bien scellés et étiquetés afin qu’ils soient distribués rapidement aux sections du laboratoire désignées. Pour l’histologie, utiliser coupes fixées au formol de la trachée, du larynx et des bronchioles. Pour isoler le virus de la laryngotrachéite infectieuse, la trachée et un poumon sont nécessaires.