Observations de porcs sauvages envahissants : rapport annuel 2020–2021
Consultez notre rapport annuel 2020–2021 pour obtenir des renseignements sur les observations de porcs sauvages envahissants en Ontario.
Qu’est-ce qu’un cochon sauvage?
Les cochons sauvages sont une espèce envahissante et ils ne sont pas indigènes en Amérique du Nord. Ils rivalisent avec la faune indigène pour la nourriture, ils détruisent les récoles agricoles en les déracinant et en les piétinant et ils s’attaquent aux plantes et aux espèces animales indigènes. Les cochons sauvages portent et transmettent plus de 80 maladies, virus et parasites que la faune, le bétail et les êtres humains peuvent contracter. Dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord, leurs populations sont grandissantes.
Figure 1
Une fois qu’ils sont établis, les cochons sauvages sont difficiles à gérer. La chasse sportive, qui n’a pas réussi à les maîtriser, a involontairement accéléré leur répartition dans d’autres territoires nord-américains. Là où la chasse est permise, on s’en sert pour réduire temporairement les nombres dans une zone particulière ou à des fins récréatives, et non comme une méthode d’éradication. Contrairement aux espèces indigènes de gros gibier de l’Ontario, les cochons sauvages invasifs vivent dans de grands groupes sociaux appelés « sondeurs » et leurs taux de reproduction sont très élevés. Pour éradiquer les cochons sauvages, il faut supprimer le sondeur en entier afin d’éviter que les cochons qui restent se dispersent, deviennent nocturnes et échappent à la détection et aux autres efforts de contrôle.
La meilleure façon pour gérer les cochons sauvages est de prévenir leur établissement initial. Le ministère du Développement du Nord, des Mines, des Richesses naturelles et des Forêts (DNMRNF) s’est engagé à prévenir l’établissement des cochons sauvages envahissants en Ontario. En janvier 2020, le Ministère a amorcé une étude pilote afin de surveiller, de détecter et, si nécessaire, de capturer et de supprimer les cochons sauvages de l’environnement.
Les constatations de l’étude pilote continuent d’éclairer la démarche de l’Ontario pour gérer les cochons sauvages, y compris la Stratégie ontarienne de lutte contre les cochons sauvages.
Quels genres de signalements recevons-nous?
Voici un résumé des observations de cochons sauvages signalées en Ontario entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021 (sauf indication contraire). Les signalements faits pendant cette période englobent les animaux qui ont été observés dans le paysage depuis 2009.
On a éliminé les signalements en double du ou des mêmes cochons car, dans certains cas, jusqu’à huit personnes différentes avaient signalé ou le ou les mêmes cochons. On a exclu les signalements lorsque les auteurs n’étaient pas certains d’avoir vu ou entendu un cochon.
À quelle période avons-nous reçu le plus de signalements de sangliers?
Le nombre de signalements de cochons sauvages au fil du temps (Figure 2) était plus élevé pendant les mois plus chauds et lorsqu’un plus grand nombre d’histoires dans les médias portaient sur les cochons sauvages. Le nombre de signalements de cochons sauvages était plus élevé peu après la diffusion d’histoires sur les cochons sauvages dans les médias.
Certains signalements portaient sur des sangliers d’Eurasie qui s’étaient échappés ou qui avaient été retrouvés morts (Figure 3). Les recherches effectuées par d’autres administrations en Amérique du Nord donnent à entendre que ces animaux sont plus susceptibles de survivre et de se reproduire dans la nature que les cochons domestiques. La plupart des signalements de cochons sauvages vérifiés (à l’aide de preuves photographiées ou du personnel du Ministère) étaient des cochons domestiques, y compris des cochons vietnamiens (Figure 3). Plusieurs d’entre eux appartenaient à quelqu’un, s’étaient échappés de leurs enclos et avaient été recapturés par leurs propriétaires après avoir été signalés.
Figure 2
Figure 3
En moyenne, le Ministère reçoit 9 signalements uniques de cochons sauvages par mois. Pour les enquêtes sur les lieux, le personnel a accordé la priorité aux observations dans le cadre desquelles les cochons signalés risquaient davantage d’établir une population reproductrice ou constituaient une menace pour des biens, du bétail ou la santé humaine. Les techniciens en recherche ont examiné tous les signalements de sangliers d’Eurasie vivants vérifiés.
Où des cochons sauvages sont-ils signalés en Ontario?
La plupart des signalements de cochons sauvages en Ontario portaient sur un seul cochon (Figure 3); les signalements de plus de sept cochons concernaient généralement des cochons domestiques qui s’étaient échappés. Comme les cochons sauvages vivent habituellement dans de grands groupes familiaux, cela donne à entendre qu’il est moins probable que les cochons sauvages soient établis dans la province.
La plupart des observations de cochons sauvages ont eu lieu dans le sud, le centre et l’est de l’Ontario; les observations dans le nord de l’Ontario étaient rares (Figure 5). Le personnel du Ministère a fait un suivi de tous les signalements à l’aide de conversations par courriel ou par téléphone et effectué des enquêtes plus approfondies à 33 emplacements dans la province (Figure 5).
En tout, le personnel du Ministère a passé 109 jours sur le terrain à enquêter sur les signalements préoccupants, malgré les difficultés de l’équipe à respecter les consignes liées à la COVID-19. Le personnel a parcouru plus de 28 000 kilomètres de route, a tenu plus de 475 conversations avec des résidents, a laissé des notes d’information à 925 résidences de plus et a obtenu la permission de visiter 53 terrains qui représentaient 2 904 hectares de terres. Dans certains cas, on a installé des caméras de surveillance à différents endroits dans un même lieu.
Pendant l’étude pilote, le personnel a capturé et euthanasié avec humanité un sanglier d’Eurasie et a facilité directement la recapture ainsi que le retour d’une famille de huit cochons sauvages dans leur ferme (Figure 4). Dans l’ensemble, 30 % des signalements au Ministère ont été résolus; dans ces cas, les cochons seraient détenus, recapturés ou décédés. Le Ministère continue de surveiller de près les cochons sauvages envahissants un peu partout dans la province, et le personnel continuera de surveiller les signalements, d’enquêter sur les cas et, si nécessaire, de capturer et d’éliminer les cochons sauvages tout au long de 2021 et par la suite.
Figure 4
Les recherches et les enquêtes sur les lieux ont révélé que les cochons sauvages en Ontario étaient auparavant en captivité. Par exemple, les sangliers se trouvaient le plus souvent près d’une ferme d’élevage de sangliers. Les données probantes ne donnent pas à entendre que les cochons sauvages envahissent à partir des territoires avoisinants et n’indiquent pas la présence de cochons sauvages qui se reproduisent ou qui sont autosuffisants dans la partie continentale de l’Ontario. On a signalé un petit groupe isolé de cochons sauvages sur une île privée.
Figure 5
Le Ministère reconnaît l’importance de la prévention, de la détection précoce et de l’éradication des espèces envahissantes qui pourraient constituer une menace pour la biodiversité de l’Ontario. Le Ministère prend donc des mesures pour empêcher les cochons sauvages envahissants de s’établir dans la province (Figure 6). Compte tenu des risques écologiques et économiques liés aux cochons sauvages et des difficultés associées à l’éradication une fois qu’ils sont établis, une intervention précoce et agressive pour déloger les cochons sauvages s’avère rentable à long terme.
Figure 6
Ces recherches ne seraient pas possibles sans les nombreux Ontariens qui ont signalé leurs observations de cochons sauvages. Le Ministère remercie toutes les personnes qui ont tendu la main en participant à notre programme de surveillance.
Avez-vous aperçu un cochon sauvage?
Veuillez continuer de signaler vos observations à wildpigs@ontario.ca.
Ressources
Lisez le rapport annuel de l’année dernière :Observations de porcs sauvages envahissants : rapport annuel 2019–2020.
Pour obtenir un soutien et un encadrement supplémentaires, consultez les fiches techniques du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. En ce qui concerne les propriétaires de cochons, veillez à ce que vos cochons soient dans un milieu fermé (Figure 7).
Pour de plus amples renseignements, consultez le pratiques optimales pour le confinement du bétail et clôturer votre élevage porcin en plein air.
Quant aux membres de la communauté, consultez le gestion du bétail fugitif dans la collectivité.