Aperçu

Le présent rapport annuel se veut un résumé des observations de cochons sauvages et les vérifications effectuées sur place par la suite, en Ontario, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024.

Changements apportés au processus de signalement

Le ministère des Richesses naturelles (MRN) a modifié la période de signalement annuelle et la manière dont les observations de cochons sont résumées afin de se conformer au dernier rapport canadien sur les porcs sauvages envahissants. Les observations sont désormais résumées par année civile (du 1er janvier au 31 décembre) plutôt que par exercice financier (du 1er avril au 31 mars), comme c’était le cas dans les rapports annuels précédents. Par conséquent, le résumé de 2024 comprend certaines données déjà publiées dans le rapport annuel de 2023. De plus, les résumés sont désormais basés sur la date à laquelle le cochon a été aperçu plutôt que sur la date à laquelle l’observation a été signalée. Ainsi, les chiffres des résumés annuels peuvent varier au fil du temps à mesure que de nouveaux signalements arrivent, puisque ces derniers ne sont pas toujours reçus la même année que les cochons ont été aperçus.

Bien que, selon des données probantes, il n’y ait pas de populations de cochons sauvages établies en Ontario, les recherches montrent qu’une approche proactive de la gestion de cette espèce envahissante est la démarche la plus efficace. C’est pourquoi, le MRN continue de recueillir des données et de suivre les observations de cochons sauvages dans la province.

Signalements et suivis

Le ministère reçoit les signalements de cochons sauvages de la part du public par courriel (wildpigs@ontario.ca), au téléphone (1 833 933-2355), sur le site Web iNaturalist.ca, et par l’intermédiaire de partenaires. Le personnel du MRN assure le suivi de tous les signalements reçus en communiquant avec leurs auteurs. Pour les cas prioritaires, le ministère mène des enquêtes en personne, assure un suivi à distance auprès des municipalités, des entreprises locales et des résidents ou utilise une combinaison de ces méthodes. La priorité accordée à chaque cas dépend d’un certain nombre de facteurs, notamment : la certitude de la personne déclarant avoir observé un cochon sauvage (p. ex. preuves photographiques), le nombre de signalements dans une zone, le nombre d’animaux présents, le fait que les animaux ont été aperçus avec des jeunes ou non, la durée pendant laquelle les animaux ont été observés dans le paysage, et le degré de risque que les cochons se reproduisent dans la nature, ou qu’ils constituent une menace pour les biens, le bétail ou la sécurité humaine.

Des recherches antérieures menées dans la province ont révélé que les cochons sauvages ne proviennent pas des territoires voisins; la plupart des observations sont plutôt celles de cochons qui se sont échappés de captivité, et les données de l’année en cours le confirment.

Signalements de cochons sauvages

Les observations de cochons sauvages sont classées en quatre catégories : cochons domestiqués, cochons ventrus, sangliers eurasiens et race inconnue (lorsque le type de cochon ne peut être vérifié à l’aide d’une photo ou n’est pas évident).

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, 28 % de ces observations de cochons sauvages signalées concernaient des cochons de type inconnu, 39 %, des cochons domestiqués, et 32 %, des cochons ventrus, tandis que seulement 1 % des observations concernaient des sangliers eurasiens (figure 1). Ces cochons sont souvent considérés comme des animaux échappés d’enclos ou de zones de confinement.

Figure 1

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Types (a) et nombre (b) de cochons sauvages signalés au ministère entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024.

Une observation de sanglier eurasien a été confirmée au cours de cette période, ce qui a entraîné le retrait de deux cochons de la nature dans l’est de l’Ontario. Les observations de sangliers eurasiens ont diminué depuis le début de leur élimination progressive en Ontario en 2022 (figure 2).

Figure 2

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Types de cochons signalés au ministère au fil du temps par année de signalement, 2019–2024. Les chiffres à la fin des barres représentent le nombre total d’observations uniques de cochons sauvages avec un niveau de certitude modéré ou élevé durant chaque année de signalement. Les cochons observés sur plusieurs années sont comptés une fois par année civile.

La plupart des cochons sauvages signalés étaient des animaux solitaires (49 %) ou des animaux sans petits (38 %), et certains cochons sauvages avaient été retrouvés morts, puis signalés (6 %). Seuls 8 % des signalements concernaient la catégorie présentant le risque le plus élevé, à savoir plusieurs cochons accompagnés de leurs petits figure 1), mais aucun de ces signalements ne semblait concerner des groupes établis se reproduisant dans la nature.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, des vérifications sur place ont été effectuées à 20 endroits différents (figure 3).

Figure 3

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Observations de cochons sauvages (domestiqués, ventrus, sangliers eurasiens et hybrides en liberté) et activités de terrain liées à la détection, à la prévention, à la gestion ou à l’élimination des cochons sauvages en Ontario entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024. Les données sont agrégées sur une grille de 20 x 20 km, ou au centre des carrés de cette grille. La carte inclut les observations « résolues », notamment les cochons sauvages morts ou retirés, les cochons de compagnie et le bétail récemment échappé ou en liberté qui a depuis été ramené en captivité. Les endroits où le ministère a mené des enquêtes à la suite d’observations de cochons sauvages entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024 sont surlignés en bleu. Les lieux d’enquête qui ne correspondent pas à une observation peuvent s’expliquer par diverses raisons. Dans certains cas, l’observation a été reçue avant l’année du signalement; le degré de certitude était faible (l’animal n’était peut-être pas un cochon); ou l’enquête a permis de déterminer qu’il s’agissait d’une autre espèce. Dans d’autres cas, aucune observation n’a été signalée, mais le ministère ou ses partenaires surveillent activement la présence de cochons sauvages (comme dans le nord-ouest de l’Ontario), ou une enquête est menée sur une zone plus étendue.

Tous les signalements hautement prioritaires ont fait l’objet d’un suivi sur les lieux. Dans certains cas, les signalements moins prioritaires n’ont pas fait l’objet d’une enquête sur les lieux. Il s’agissait de cas où les cochons signalés étaient confirmés comme étant des cochons domestiqués ou ventrus et que des fermes ou les propriétaires se trouvaient à proximité. Dans ces cas, la probabilité d’une recapture par les propriétaires ou de nouveaux signalements dans les zones habitées était élevée, et aucun autre signalement de cochon n’a été fait.

Lors des vérifications sur les lieux, du personnel du MRN a sillonné les quartiers et s’est entretenu avec les résidents pour recueillir des renseignements supplémentaires, tels que le nombre de cochons qui se déplacent librement, le type de cochon, s’ils ont causé des dommages et l’emplacement des cochons sauvages.

Cette année, le personnel a parlé avec des occupants de 40 terrains et a laissé des feuilles de renseignements et ses coordonnées sur 112 autres terrains pour faciliter le retour ou le retrait des cochons. Lorsque des preuves suffisantes indiquaient que des cochons sauvages étaient présents dans la zone, le personnel a déployé des caméras de piste pour mieux les localiser.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, le MRN a reçu 90 observations de cochons sauvages uniques avec certitude modérée ou élevée de la part du public, du personnel du MRN et d’autres organismes, ainsi que sur Internet et dans les médias (ifigure 2). Dix-neuf (19) autres observations de faible certitude ont été signalées. Une faible certitude signifie que la personne qui a signalé avoir aperçu un cochon n’était pas sûr si ce qu’il a vu ou entendu était un cochon. Dans l’ensemble, 109 signalements ont été faits au cours de la période visée, soit en moyenne 9 par mois (figure 4).

Au cours de la dernière année, le personnel du MRN a enlevé 2 sangliers eurasiens et 1 cochon d’élevage patrimonial domestiqué et a aidé à la recapture d’un cochon domestiqué échappé dans le sud-est de l’Ontario. On sait que 15 autres cochons sauvages liés aux enquêtes du ministère ont été retirés ou recapturés par les résidents et d’autres partenaires. Depuis 2020, le ministère a retiré 21 cochons sauvages et a aidé au piégeage et à la remise en captivité de 10 cochons sauvages. Une estimation supplémentaire de 205 cochons sauvages associés aux enquêtes du ministère a été signalée comme ayant été retirés ou recapturés par des résidents et d’autres partenaires depuis 2020.

Figure 4

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Nombre d’observations de cochons sauvages signalées par courriel et au téléphone de décembre 2018 à décembre 2024.

Évasion ou libération de cochons

Les cochons qui s’étaient échappés continuent de représenter la plupart des signalements de cochons sauvages dans la province. La plupart de ces cochons sont retournés dans leur enclos ou ont été recapturés par leur propriétaire.

Figure 5

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Fugitifs domestiques de l’île Manitoulin (Ontario).

Les cochons sauvages sont une espèce réglementée en vertu de la Loi de 2015 sur les espèces envahissantes et des interdictions s’appliquent (par exemples, les cochons qui s’échappent doivent être signalés au ministère et doivent être capturés ou tués dès que possible). Si vous voyez un cochon sauvage, interrogez vos voisins; demandez-leur si un de leurs cochons s’est échappé et renseignez-vous pour savoir s’il a été signalé ou recapturé. Pour obtenir des ressources supplémentaires, consultez la page du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise de l’Ontario sur la gestion du bétail fugitif dans la collectivité et les pratiques de clôturage exemplaires (PDF).

Le programme de surveillance des cochons sauvages de l’Ontario Federation of Anglers and Hunters (OFAH) (fédération des pêcheurs et des chasseurs de l’Ontario) se poursuit.

Le MRN collabore avec l’OFAH pour surveiller les cochons sauvages en Ontario. Dans le cadre du Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes de l’OFAH, 50 caméras de surveillance ont été déployées dans le nord-ouest de l’Ontario en 2024; aucun cochon sauvage n’a été observé.

Public et sensibilisation

Le ministère poursuit ses efforts de sensibilisation du public aux menaces que représentent les cochons sauvages envahissants. Le personnel du programme de la Direction des sciences et de la recherche a participé à deux événements en 2024 : le salon des sports de Toronto et le concours international de labour à Lindsay, en Ontario.

Sanglier eurasien et ses races hybrides

Le sanglier eurasien et ses races hybrides présentent des caractéristiques qui les rendent plus aptes à survivre dans la nature et à se reproduire avec succès. Ils sont donc plus susceptibles de former des populations autonomes qui pourraient présenter un risque important pour les écosystèmes de notre province.

Depuis le 1er janvier 2024, il est illégal d’importer, de posséder, de transporter, de propager, de louer, d’échanger, d’acheter ou de vendre des sangliers eurasiens vivants et leurs races hybrides. Ces interdictions s’appliquent à tous les habitants de la province. Ces directives visant le sanglier eurasien et ses races hybrides ne s’appliquent pas aux cochons domestiqués (par exemples, Sus scrofa domesticus), ce qui comprend les espèces commerciales et patrimoniales de cochons ou de cochons ventrus.

Figure 6

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Un sanglier eurasien prise par une caméra de surveillance du ministère.

La recherche et le contrôle des cochons sauvages envahissants ne seraient pas possibles sans l’aide des nombreuses personnes qui ont signalé leurs observations de cochons sauvages. Le ministère remercie tous les participants à son programme de surveillance.

Ressources

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les cochons sauvages, notamment sur notre manière de les traiter et sur la réglementation actuelle, veuillez consulter : Les cochons sauvages envahissants en Ontario.

Avez-vous vu un cochon sauvage?

Signalez vos observations à wildpigs@ontario.ca ou au 1 833 933-2355.