Message du premier ministre Doug Ford

Depuis le lancement du Plan de croissance Amérique‑Canada en janvier 2025, j’ai continué à rencontrer régulièrement des responsables américains de tous les partis, des gouverneurs, des sénateurs et des membres du Congrès, ainsi que des chefs d’entreprise des deux côtés de la frontière. À chaque occasion, j’ai clairement fait savoir une chose : les droits de douane et l’incertitude nuisent aux travailleurs, aux entreprises et aux familles de nos deux pays.

J’ai également été très clair sur un autre point. J’adore les États-Unis. Je respecte l’esprit d’entreprise américain. Je crois profondément en ce que nous pouvons accomplir ensemble.

L’Ontario et le Canada feront toujours le nécessaire pour défendre et protéger nos travailleurs et nos entreprises. La meilleure issue pour les travailleurs et les entreprises des deux côtés de la frontière consiste à mettre fin à l’incertitude et à travailler ensemble pour soutenir l’emploi et la croissance économique.

Alors que les États-Unis s’apprêtent à fêter leur 250e anniversaire, c’est un moment décisif pour notre partenariat. Il est temps de s’entendre sur un accord commercial équitable qui permettra de créer davantage d’emplois, de réduire les coûts et de renforcer notre sécurité économique et continentale face à une concurrence mondiale croissante, notamment de la part de la Chine.

Ensemble, nous avons l’occasion de bâtir une véritable alliance Amérique du Nord, fondée sur la solidité des relations entre le Canada et les États-Unis et renforcée par notre partenariat trilatéral avec le Mexique dans le cadre d’un Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) solide. C’est le moment de passer à l’action.

L’Ontario est le moteur économique du Canada et un partenaire essentiel des États-Unis. Nous sommes le plus proche allié des États-Unis et le principal client de plus de la moitié des États américains. Nous fournissons les produits essentiels sur lesquels les Américains comptent au quotidien, notamment des minéraux critiques et des terres rares, de l’électricité, de l’uranium, des intrants industriels, ainsi que des produits alimentaires et de santé qui soutiennent les familles, les usines et les industries de défense des États-Unis.

En bref, nous construisons des choses ensemble.

L’Ontario soutient des millions d’emplois aux États-Unis et joue un rôle essentiel dans la solidité et la sécurité de notre économie commune. Il n’existe aucun autre endroit au monde où deux économies soient aussi étroitement liées. Dans le même temps, cette intégration est renforcée par le cadre commercial trilatéral de l’Amérique du Nord, où les liens étroits entre le Canada et les États-Unis contribuent à stimuler la croissance à l’échelle du continent.

Nous avons constaté une évolution constructive dans l’approche du Mexique en matière de commerce, notamment en accordant une attention accrue à des questions comme le transbordement et le renforcement de l’application des règles commerciales. Ces mesures concrètes reflètent un engagement continu à collaborer avec les partenaires internationaux sur des priorités commerciales et économiques communes.

Nous constatons aujourd’hui des preuves d’une harmonisation croissante sur l’application des règles, sur la transparence et l’importance de maintenir des flux commerciaux équitables et sûrs à travers l’Amérique du Nord.

Nous sommes impatients de collaborer avec le Mexique pour tirer parti de cette dynamique et renforcer notre coopération, car lorsque nos systèmes commerciaux fonctionnent comme prévu, cela renforce l’intégrité et la compétitivité de l’ensemble de l’Amérique du Nord.

C’est pourquoi il est dans notre intérêt à tous d’aller de l’avant ensemble dans le cadre d’un accord ACEUM renouvelé. Un accord ACEUM renforcé favorisera la prospérité commune et permettra de libérer tout le potentiel de l’alliance Amérique du Nord.

L’alliance Amérique du Nord repose sur un principe simple : la sécurité économique est synonyme de sécurité nationale.

Un accord commercial renouvelé apportera des résultats concrets aux travailleurs et aux familles.

Cela entraînera une forte augmentation du nombre d’emplois. Avec le bon accord en place, nous pourrons débloquer des milliards de dollars de nouveaux investissements dans les secteurs de l’automobile, de l’acier, de la fabrication, de l’agriculture, de l’énergie et des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques en Amérique du Nord. Ensemble, nous pouvons mettre fin à l’incertitude, relancer les projets en suspens et stimuler la création d’emplois à grande échelle sur tout le continent.

Cela permettra de réduire le coût de la vie. En réduisant les droits de douane et en renforçant nos chaînes d’approvisionnement intégrées, nous pouvons réduire les coûts pour les entreprises et répercuter ces économies sur les consommateurs. Les exportations de l’Ontario, comme l’acier, l’aluminium, l’électricité, les produits alimentaires, les minéraux critiques et le bois d’œuvre, contribuent à réduire le coût des logements, des véhicules, de l’énergie et des biens essentiels du quotidien pour les familles américaines.

En unissant nos efforts, nous pourrons améliorer l’abordabilité, rétablir la prévisibilité et contribuer à réduire les coûts du logement et des biens essentiels du quotidien, afin que les consommateurs paient moins cher tout en permettant aux entreprises des deux côtés de la frontière de rester concurrentielles.

Et cela renforcera la sécurité nationale. En unissant nos forces, nous pouvons mettre en place des chaînes d’approvisionnement sûres et résilientes pour les minéraux critiques, l’énergie nucléaire, la production dans le domaine de la défense et les technologies de pointe. Nous pouvons protéger nos économies, nos frontières et notre avenir commun contre les menaces mondiales.

Parallèlement, un partenariat nord-américain plus solide contribuera à limiter le flux d’importations déloyales qui faussent les marchés et nuisent à nos travailleurs et à nos industries. Il est essentiel de renforcer notre alliance pour préserver notre vigueur économique, nos valeurs démocratiques et notre compétitivité à long terme.

Les conflits commerciaux entre alliés ne font que créer de l’incertitude, et cette incertitude profite à nos concurrents, pas à nos travailleurs. Nous devons rester concentrés sur l’unité, l’équité et la construction commune.

L’Ontario est prêt à faire sa part. Des minéraux critiques et de l’énergie nucléaire à la fabrication de pointe et à l’intelligence artificielle, nous sommes particulièrement bien placés pour contribuer à la croissance et à la sécurité de la prochaine génération en Amérique du Nord.

Ensemble, construisons l’alliance Amérique du Nord.

Signature de Doug Ford Portrait du premier ministre Doug Ford

Doug Ford                         
Premier ministre de l’Ontario

Alliance Amérique du Nord

Alors que les États-Unis s’apprêtent à fêter leur 250e anniversaire, c’est une occasion unique de renforcer le partenariat économique le plus important au monde. Face à une concurrence mondiale croissante, notamment de la part de la Chine, le Canada et les États-Unis doivent unir leurs forces pour créer des emplois, réduire les coûts et garantir notre sécurité économique et nationale commune, tout en renforçant la solidité dans l’ensemble de notre alliance nord-américaine.

L’Amérique du Nord est déjà une puissance économique mondiale, avec plus de 500 millions d’habitants et environ 30 % du PIB mondial. Au cœur de tout cela se trouve le partenariat incomparable entre le Canada et les États-Unis, l’une des relations économiques les plus étroites et les plus intégrées au monde. Ensemble, nous soutenons une activité économique de plusieurs milliers de milliards de dollars et des millions d’emplois.

Pour la seule année 2025, plus de 877 milliards de dollars américains de biens et de services ont circulé entre nos deux pays, soit plus de 2,4 milliards de dollars américains par jour. Les États-Unis vendent plus de marchandises au Canada qu’à la Chine, au Royaume-Uni et à l’Allemagne réunis.

L’Ontario est au cœur de ce partenariat.

En 2025, l’Ontario et les États-Unis ont enregistré un volume d’échanges bilatéraux de marchandises de plus de 336 milliards de dollars américains, avec un équilibre quasi parfait. Si l’Ontario était un pays, il serait le troisième partenaire commercial des États-Unis. Nous sommes le principal client de 11 États américains et le deuxième client de 15 autres. Chaque jour, des millions d’Américains se rendent au travail pour fabriquer des produits vendus en Ontario.

Il ne s’agit pas seulement de commerce. Il s’agit d’une économie commune.

Nous ne nous contentons pas d’acheter et de vendre les uns aux autres. Nous construisons des choses ensemble.

L’Ontario est le moteur économique du Canada et un partenaire essentiel des États-Unis. Nous sommes l’un des principaux clients de plus de la moitié des États américains et un fournisseur fiable de ce dont les Américains ont besoin pour se développer et rester concurrentiels : minéraux critiques et terres rares, électricité, uranium, intrants industriels de pointe, produits alimentaires et biens essentiels qui permettent aux usines de fonctionner, aux foyers d’être alimentés en électricité et aux chaînes d’approvisionnement de rester opérationnelles.

Si nous voulons rester concurrentiels à l’échelle mondiale, nous devons agir en conséquence.

Atteindre l’alliance Amérique du Nord signifie revenir à l’essentiel : renouveler l’ACEUM avec un minimum de perturbations, éliminer les droits de douane entre partenaires de confiance et aller plus loin ensemble dans les secteurs qui comptent le plus. Un accord trilatéral solide et stable, ancré dans les relations entre le Canada et les États-Unis et renforcé par le partenariat avec le Mexique, est essentiel pour libérer tout le potentiel de notre continent.

Les récentes mesures prises par le Mexique pour répondre aux préoccupations soulevées par son approche antérieure en matière de transbordement et d’application des règles commerciales sont saluées et démontrent une forte reconnaissance des avantages que présentent des flux commerciaux équitables et sécurisés à travers l’alliance Amérique du Nord.

Renforcer l’alliance Amérique du Nord signifie également protéger nos principales industries des pressions extérieures qui menacent notre marché intérieur commun, comme l’importation de véhicules électriques fabriqués en Chine et nuisant aux investissements réalisés dans notre secteur automobile nord-américain. Une véritable sécurité continentale passe par la construction de notre avenir avec de l’acier nord-américain, des chaînes d’approvisionnement locales et des partenaires de confiance, plutôt que par l’ouverture de nos frontières à une concurrence étrangère fortement subventionnée.

Si cela est bien mené, cela donnera des résultats concrets : plus d’emplois, une réduction des coûts et une sécurité renforcée.

Parallèlement, une harmonisation plus étroite à l’échelle de l’Amérique du Nord contribuera à lutter contre les pratiques commerciales déloyales et les ingérences non liées au marché qui mettent en péril nos travailleurs et nos industries.

Pour y parvenir, nous devons travailler ensemble afin de :

  • Promouvoir un commerce libre, équitable et équilibré (Canada/Ontario – États-Unis – Mexique)
  • Faire croître l’économie nord-américaine pour les travailleurs (Canada/Ontario-États-Unis-Mexique)
  • Accélérer le développement des ressources stratégiques (Canada/Ontario-États-Unis)
  • Assurer la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord pour stimuler la croissance économique du continent (Canada/Ontario-États-Unis)
  • Protéger les terres, l’air, l’Arctique, l’eau et les communautés d’Amérique du Nord (Canada/Ontario-États-Unis)
  • Renforcer la sécurité des données et des activités de recherche et développement en Amérique du Nord (Canada/Ontario-États-Unis)

Cela exigera un leadership à tous les paliers de gouvernement. Les États, les provinces et le gouvernement fédéral ont tous un rôle à jouer, et nous devons aller dans la même direction.

L’essentiel est simple.

Nous avons les travailleurs.
Nous avons les ressources.
Nous partageons les mêmes valeurs.
Il ne nous reste plus qu’à conclure l’accord.

L’occasion s’offre à nous : renforcer nos économies, sécuriser nos chaînes d’approvisionnement et obtenir des résultats concrets pour les travailleurs et les familles partout en Amérique du Nord.

Bâtissons l’alliance Amérique du Nord.

Promouvoir un commerce libre, équitable et équilibré

Le libre-échange doit être équitable, tant pour les travailleurs et les entreprises que pour tous les pays participants aux négociations.

Le commerce équitable repose sur des échanges équilibrés et mutuellement avantageux entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Il permet aux travailleurs des trois pays de bénéficier d’emplois de qualité, de salaires décents et d’un niveau de vie élevé, grâce à des économies complémentaires qui rivalisent ensemble sur la scène mondiale.

Afin de garantir un commerce à la fois libre et équitable, le Plan de croissance en Amérique du Nord prévoit :

  • Renouveler l’ACEUM en tant qu’accord trilatéral solide, avec un minimum de modifications, tout en veillant à ce que l’accès préférentiel au marché nord-américain soit préservé.
  • Supprimer les droits de douane sectoriels actuellement applicables aux importations en provenance du Canada et offrir une protection contre les risques futurs correspondant aux droits de douane.
  • Créer un environnement commercial stable et prévisible au Canada, aux États-Unis et au Mexique, qui réduit les coûts pour les familles et les entreprises.
  • Renforcer les chaînes d’approvisionnement intégrées en Amérique du Nord, qui sont essentielles à la compétitivité mondiale et à l’attraction des investissements.
  • Travailler conjointement avec les États-Unis et le Mexique pour surveiller et mettre fin au contournement des droits de douane, avec une application des règlements coordonnée.
  • Veiller à ce que les trois partenaires aient mis en place des politiques visant à filtrer les investissements en provenance de Chine et d’autres économies non marchandes dans des secteurs d’importance stratégique, comme les minéraux critiques et la défense, tout en soutenant et en harmonisant les politiques américaines destinées à protéger les marchés nationaux contre les ingérences chinoises.
  • Interdire toute action directe ou indirecte de la part de la Chine ou d’entreprises chinoises appartenant à l’État (EAE) visant à acquérir, influencer ou compromettre les ressources, les marchés ou d’autres actifs et biens stratégiques nord-américains, y compris l’intelligence artificielle et les technologies connexes.

Faire croître l’économie nord-américaine pour les travailleurs

Le partenariat entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est l’une des alliances économiques les plus puissantes au monde. C’est le moment de transformer cette force en croissance commune et en création d’emplois dans ces trois pays. En relocalisant la fabrication de pointe et en tirant pleinement parti de nos atouts intégrés, l’Amérique du Nord peut produire davantage sur son territoire, créer des emplois de qualité et maintenir des coûts abordables pour les familles.

Afin de stimuler nos économies et de répondre aux attentes des travailleurs, l’Ontario recommande :

  • de faire de l’alliance Amérique du Nord une destination de choix, la plus concurrentielle au monde pour les investissements dans les secteurs de l’automobile et des batteries, grâce à une réglementation harmonisée et simplifiée qui renforce l’intégration et offre une sécurité aux investisseurs.
  • de s’engager en faveur d’un commerce libre et équitable dans le secteur intégré de la fabrication automobile nord-américaine, avec pour objectif ambitieux de produire un million de véhicules nord-américains supplémentaires par année d’ici 2028.
  • la suppression des droits de douane sectoriels, notamment ceux qui s’appliquent aux métaux et aux produits dérivés, au sein de l’Amérique du Nord, ainsi que le renouvellement de l’ACEUM avec un minimum de modifications afin de préserver la stabilité.
  • de tirer parti d’un ACEUM renouvelé pour renforcer notre part de marché national et nos chaînes d’approvisionnement, tout en collaborant pour empêcher le transbordement et les pratiques commerciales déloyales qui nuisent à nos travailleurs, à nos entreprises et à notre sécurité économique.
  • d’élargir et de renforcer le commerce agroalimentaire nord-américain pour soutenir des chaînes d’approvisionnement résilientes et des emplois de qualité sur l’ensemble du continent.
  • la mise en place d’initiatives stratégiques coordonnées visant à stabiliser et à optimiser les chaînes d’approvisionnement en produits forestiers dans toutes les régions, notamment par le développement de marchés pour les ressources forestières sous-exploitées et les sous-produits des scieries, ainsi que des investissements dans les améliorations des immobilisations et la modernisation des scieries, afin de soutenir une industrie résiliente et rentable en Ontario et dans les États américains.
  • de mettre en place des partenariats transfrontaliers entre les établissements d’enseignement postsecondaire, l’industrie et les syndicats, dans le but de former la main-d’œuvre qualifiée nécessaire aux secteurs prioritaires, comme les infrastructures, les semi-conducteurs, la fabrication de pointe et l’énergie.
  • de favoriser la reconnaissance mutuelle des certifications professionnelles pour améliorer l’accès aux ingénieurs, aux médecins et à d’autres talents essentiels au-delà des frontières.
  • d’investir dans des réseaux de transport modernes et intégrés – ferroviaires, routiers, maritimes et aériens – pour assurer le transport des personnes, des marchandises et des services en toute sécurité, rapidement et efficacement à travers l’Amérique du Nord.

Accélérer le développement des ressources stratégiques

Le partenariat entre le Canada et les États-Unis est essentiel à la sécurité économique et nationale de l’Amérique du Nord, tout en renforçant la solidité de notre alliance trilatérale dans son ensemble. Cela est particulièrement vrai pour les minéraux critiques, qui constituent les éléments fondamentaux des technologies de pointe qui définiront le siècle à venir, qu’il s’agisse des semi-conducteurs, des satellites, des systèmes de défense, de l’intelligence artificielle ou des équipements maritimes.

Le Canada, et l’Ontario en particulier, possède les ressources nécessaires. Les États-Unis ont clairement indiqué qu’ils avaient besoin de chaînes d’approvisionnement sûres et fiables. Ensemble, nous avons une opportunité et une responsabilité communes : mettre en place une réserve intégrée de minéraux critiques entre le Canada et les États-Unis, qui renforce l’Amérique du Nord dans son ensemble et réduise notre dépendance vis-à-vis de la Chine.

L’Ontario agit déjà sans délai. Grâce au cadre stratégique « Un projet, un processus », nous avons réduit de moitié les délais d’approbation pour les projets miniers prioritaires. Nous avons conclu un accord de coopération historique avec le gouvernement fédéral du Canada visant à éliminer les redondances réglementaires dans le cadre de l’autorisation des projets miniers. Nous faisons progresser les infrastructures pour libérer la région du Cercle de feu, l’une des régions minérales critiques les plus importantes au monde, des années plus tôt que prévu. Il s’agit d’extraire les ressources du sol, de les transformer et de les acheminer dans les usines à travers l’Amérique du Nord.

Afin d’accélérer les progrès, le Plan de croissance pour l’alliance Amérique du Nord prévoit :

  • des investissements dans les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques aux États-Unis et au Canada et leur développement, grâce à une augmentation significative des capacités de traitement en Ontario et aux États-Unis, notamment par le biais du Fonds pour le traitement des minéraux critiques (FTMC) de l’Ontario, doté de plus de 360 millions de dollars américains (500 millions de dollars canadiens), afin d’accélérer la mise en place de nouvelles capacités de traitement des minéraux critiques en Ontario. Cela devrait notamment passer par la priorité accordée à l’uranium canadien pour alimenter l’expansion des capacités nucléaires entre le Canada et les États-Unis.
  • de continuer d’accélérer les délais d’approbation réglementaire provinciale pour les projets miniers critiques actuels et prévus grâce au cadre stratégique « Un projet, un processus », qui vient compléter l’approche « Un projet, une évaluation » du gouvernement du Canada. La priorité devrait être accordée aux projets qui remplacent l’offre chinoise, tout en favorisant la participation économique et l’équité des Premières Nations, ainsi qu’en respectant et en s’acquittant des obligations en matière de consultation.
  • de désigner les zones où plusieurs minéraux critiques sont présents ou susceptibles de l’être, comme la région du Cercle de feu en Ontario, comme des zones d’importance stratégique pour la sécurité nationale du Canada et des États-Unis.
  • de collaborer avec le gouvernement fédéral pour veiller à ce que les examens fédéraux des investissements étrangers couvrent les secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle et les technologies de données, ainsi que les chaînes d’approvisionnement liées aux minéraux critiques et à l’énergie, qui correspondent aux priorités stratégiques communes.
  • de financer et d’accélérer la construction de routes, d’autoroutes, d’infrastructures énergétiques, de réseaux de transport d’électricité et d’autres infrastructures nécessaires pour accéder aux nouvelles mines de minéraux critiques, les développer et les exploiter.
  • de collaborer avec le département de la Défense des États-Unis afin de donner la priorité aux objectifs communs de sécurité nationale entre le Canada et les États-Unis pour les investissements des gouvernements canadiens dans les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, y compris les investissements stratégiques dans les projets d’extraction et de traitement de ces minéraux.
  • Les gouvernements fédéral et provinciaux continuent de donner la priorité aux investissements stratégiques dans des projets d’importance nationale, notamment dans les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, comme le Fonds d’investissement du compte Protéger l’Ontario de 2,9 milliards de dollars américains (4 milliards de dollars canadiens), et le Fonds souverain pour les minéraux critiques du Canada de 1,4 milliard de dollars américains (2 milliards de dollars canadiens).
  • la mise en place d’un groupe de travail transfrontalier sur la stabilité des prix des minéraux afin de proposer des solutions politiques favorisant la viabilité à long terme des projets d’exploitation de minéraux critiques, notamment en luttant contre la pratique de la vente à découvert à nu et les stratégies d’investissement étrangères qui compromettent la viabilité des petites sociétés minières américaines et canadiennes.
  • de collaborer avec le gouvernement du Canada, les États-Unis et d’autres pays par le biais de possibilités de partenariat, comme le Forum on Resource Geostrategic Engagement (Forum sur l’engagement géostratégique en matière de ressources) et les partenariats alliés pour la sécurité des minéraux critiques, afin d’harmoniser les priorités stratégiques de l’Ontario en matière de développement minier avec les objectifs communs de défense, d’énergie et de sécurité économique à l’échelle du continent.

La Liste des minéraux critiques de l’Ontario contient 35 minéraux critiques

MINÉRALUTILISATION COURANTE
AluminiumFabrication de pointe, automobile, aérospatiale
AntimoineProduits métalliques et matériaux difficilement combustibles
BariteAgent alourdissant, fluides de forage et protection contre les rayons X
BérylliumTechnologies aérospatiales, industrielles et médicales
BismuthIndustrie pharmaceutique et métallurgie
CésiumHorloges atomiques et fluides de forage
ChromiteAcier inoxydable et alliages
CobaltBatteries rechargeables et superalliages
CuivreApplications électroniques, de plomberie et antimicrobiennes
FluorineProduction de produits chimiques, de ciment, d’acier et de verre
GalliumDEL et circuits intégrés
GermaniumFibre optique
GraphiteLubrifiants, batteries et piles à combustible
Fer à haut niveau de prioritéProduction d’acier
IndiumAlliages fusibles, soudures, électronique, écrans ACL et applications en couches minces
LithiumBatteries rechargeables au lithium-ion, lubrifiants, verre et céramique
MagnésiumApplications dans les secteurs manufacturier, agricole et industriel
ManganèseFabrication d’acier et batteries
MolybdèneSuperalliages résistants aux hautes températures
NickelAcier inoxydable et piles rechargeables
NiobiumCondensateurs électrolytiques et alliages de haute technologie
PhosphateEngrais
Éléments du groupe du platineCatalyseurs, convertisseurs catalytiques et alliages
Éléments de terres raresÉlectronique, catalyseurs et aimants
ScandiumAlliages aérospatiaux et piles à combustible
SéléniumFormulation de caoutchouc, alliage d’acier et redresseurs au sélénium
TantaleAlliages et condensateurs électriques
TellureCellules solaires photovoltaïques et alliages de haute technologie
ÉtainAlliages, revêtements et matériaux de construction
TitaneAlliages aérospatiaux
TungstèneAbrasifs, alliages et électronique
UraniumDu combustible nucléaire destiné aux réacteurs nucléaires qui produisent de l’énergie propre et des isotopes médicaux vitaux
VanadiumAlliages aérospatiaux et batteries à flux redox
ZincAgent anticorrosion utilisé dans les batteries et les alliages
ZirconiumFibre optique, céramique et abrasifs

Assurer la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord pour stimuler la croissance économique du continent

L’énergie est au cœur du partenariat entre le Canada et les États-Unis et constitue un pilier fondamental dans l’ensemble de notre alliance nord-américaine. Ensemble, le Canada et les États-Unis possèdent ce dont le monde a besoin : des ressources énergétiques abondantes, fiables et diversifiées, capables de stimuler la croissance économique, de renforcer la sécurité et de créer des emplois de qualité des deux côtés de la frontière.

L’Ontario est particulièrement bien placé pour jouer ce rôle important. Avec l’un des parcs nucléaires les plus avancés au monde et les premiers petits réacteurs modulaires du G7, l’Ontario contribue à mettre en place la prochaine génération d’énergie propre et fiable qui alimentera la croissance du Canada et des États-Unis. Nous menons déjà à bien d’importants projets de rénovation nucléaires dans le respect des délais et du budget, et nous préparons actuellement le plus grand projet de construction nucléaire du continent. Fort d’une expérience inégalée et d’une expertise reconnue, l’Ontario est prêt à contribuer à l’avenir de l’énergie nucléaire aux États-Unis.

Dans le même temps, le secteur nucléaire de l’Ontario innove pour sauver des vies, en augmentant la production d’isotopes médicaux utilisés pour traiter les cancers et améliorer les résultats pour les patients à travers l’Amérique du Nord. Le Canada possède les actifs, les infrastructures, l’expertise historique et la capacité industrielle nécessaires pour renforcer son leadership mondial dans la production et la distribution d’isotopes médicaux. Le Canada peut devenir une puissance pour l’Amérique du Nord, avec pour objectifs la croissance économique et le leadership en matière de production, ainsi que la résilience du système de santé.

Il s’agit d’une occasion commune de mettre en place un système énergétique intégré entre le Canada et les États-Unis qui renforce la résilience du continent, soutient l’industrie et permet aux familles de continuer à bénéficier d’une énergie abordable, tout en renforçant la sécurité énergétique dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. L’Ontario tire parti de ces opportunités communes grâce à des partenariats stratégiques, comme les accords signés par Ontario Power Generation (OPG) avec la Tennessee Valley Authority (TVA) et la New York Power Authority (NYPA) afin de faire progresser les technologies nucléaires et de renforcer la fiabilité du réseau électrique nord-américain.

Pour stimuler la prospérité entre le Canada et les États-Unis, le Plan de croissance pour l’alliance Amérique du Nord prévoit :

  • de renforcer et d’étendre le réseau intégré d’énergie et d’électricité entre le Canada et les États-Unis afin d’encourager l’augmentation des exportations d’énergie et d’électricité canadiennes vers les États-Unis, y compris l’énergie nucléaire propre de l’Ontario, pour stimuler la croissance économique des deux côtés de la frontière.
  • la mise en place de groupes de travail transfrontaliers réunissant des législateurs américains et canadiens ainsi que des experts en énergie et en sécurité, dans le but de :
    • garantir que les deux pays respectent les pratiques exemplaires en matière de sécurité des réseaux électriques face aux ingérences étrangères, aux cyberattaques, au terrorisme et aux phénomènes météorologiques extrêmes, entre autres menaces.
    • harmoniser les réglementations et d’éliminer les formalités administratives qui ralentissent la construction d’infrastructures énergétiques transfrontalières, notamment les lignes de transport d’électricité, les interconnexions et les pipelines.
  • d’assurer plus rapidement la sécurité énergétique entre le Canada et les États-Unis en simplifiant le processus d’autorisation des nouveaux petits réacteurs nucléaires modulaires et des grands réacteurs, tout en respectant les obligations de consultation et en garantissant la sécurité des opérations.
  • le développement de nouvelles interconnexions électriques et le renforcement des interconnexions existantes, ainsi que celui des gazoducs et des oléoducs entre le Canada et les États-Unis, afin de favoriser les flux énergétiques transfrontaliers.
  • promouvoir l’expertise nucléaire de l’Ontario et du Canada en établissant des partenariats avec les États-Unis dans le domaine des petits réacteurs nucléaires modulaires et des grands réacteurs, notamment avec des États clés et les autorités locales ou régionales chargées de l’énergie et de l’électricité.
  • de poursuivre les efforts déjà engagés pour accroître la production d’isotopes médicaux vitaux dans la lutte contre le cancer au sein du parc de réacteurs nucléaires en pleine expansion de l’Ontario, afin d’améliorer les résultats pour les patients atteints de cancer au Canada et aux États-Unis. L’Ontario s’efforce de doubler sa production d’isotopes médicaux d’ici 2030.

Protéger les terres, l’air, l’Arctique, l’eau et les communautés d’Amérique du Nord

Le partenariat entre le Canada et les États-Unis repose sur une responsabilité commune de défendre notre territoire, notre espace aérien, nos eaux et l’Arctique, qui constituent les premières lignes de la sécurité nord-américaine. À mesure que les menaces mondiales évoluent, notre réponse collective doit elle aussi s’adapter. Un Canada plus fort et plus sûr constitue un partenaire plus fort et plus fiable pour les États-Unis et renforce la sécurité de l’ensemble de l’alliance nord-américaine.

Cela signifie prendre des mesures concrètes et mesurables. Qu’il s’agisse de sécuriser nos frontières ou de faire valoir notre souveraineté dans l’Arctique, le Canada doit montrer qu’il est un partenaire crédible et engagé dans la protection de notre continent commun et des communautés qui y vivent.

Afin de renforcer la sécurité et la résilience entre le Canada et les États-Unis, le Plan de croissance pour l’alliance Amérique du Nord prévoit :

  • de poursuivre les efforts visant à atteindre l’objectif de 5 % fixé par l’OTAN pour les dépenses de défense du Canada, après avoir atteint l’objectif de 2 % en mars 2026, notamment en investissant dans le succès futur des opérations du NORAD et dans la remise en état des bases du NORAD.
  • d’investir dans les capacités et compétences stratégiques uniques du Canada, notamment le leadership de l’Ontario en matière d’innovation et d’intelligence artificielle, afin de soutenir le développement futur de véhicules de combat aériens et sous-marins autonomes pour les deux armées.
  • de collaborer avec les États-Unis pour développer et tester des technologies de défense de pointe visant à renforcer les capacités du NORAD et de l’OTAN, en s’appuyant sur le premier représentant de la défense militaire de l’Ontario.
  • d’accroître la capacité de construction navale du Canada pour construire de nouveaux brise-glaces et d’autres équipements et actifs, notamment en augmentant la capacité des chantiers navals situés en Ontario, afin de protéger l’Arctique canadien et d’atteindre d’autres objectifs de sécurité.
  • de collaborer avec les États-Unis pour favoriser de nouveaux investissements catalyseurs dans l’extraction et la transformation des minéraux critiques, afin de dynamiser le secteur industriel de la défense aux États-Unis.
  • de poursuivre les efforts visant à sécuriser la frontière commune au nord ainsi que les principaux corridors économiques et commerciaux. Depuis le lancement de l’opération Dissuasion en Ontario en janvier 2025, plus de 73 000 heures de patrouilles ont été effectuées dans les principales zones frontalières, plus de 5 000 heures de patrouilles aériennes ont été réalisées et plus de 60 000 inspections de véhicules ont été effectuées. Cela a donné lieu à plus d’un millier d’accusations, à la saisie d’armes à feu, de stupéfiants et de véhicules volés, ainsi qu’à l’arrêt de tentatives de franchissement illégal de la frontière et à la lutte contre la traite de personnes. Dans le cadre de l’opération Dissuasion 2.0, l’Ontario investit 32,5 millions de dollars supplémentaires afin de mettre en place deux nouveaux programmes destinés à fournir aux services de police les moyens nécessaires pour empêcher les réseaux criminels organisés d’opérer de part et d’autre de la frontière.
  • de permettre un meilleur partage des données et des renseignements entre les services de police fédéraux, provinciaux, territoriaux et locaux, les organismes de renseignement et les autres organismes et organisations gouvernementaux concernés, afin de favoriser une meilleure coordination et de prévenir les activités illégales.
  • un renforcement du partage d’information entre le Canada et les États-Unis concernant les déplacements transfrontaliers des délinquants sexuels enregistrés.
  • de continuer à promouvoir la formation commune, les opérations et la planification de scénarios entre les forces armées américaines et canadiennes, en particulier dans l’Arctique, notamment en augmentant les ressources de formation avancée des pilotes de chasse du Canada.
  • de protéger les ressources minérales de l’Ontario contre des utilisateurs jugés préoccupants en conférant à la province le pouvoir de restreindre l’enregistrement des concessions minières, de refuser l’octroi d’un bail, d’annuler l’enregistrement d’une concession minière ou de résilier un bail, dans le but de protéger la chaîne d’approvisionnement minière stratégique nationale.

Renforcer la sécurité des données et des activités de recherche et développement en Amérique du Nord

Le partenariat entre le Canada et les États-Unis est essentiel pour consolider les fondements numériques et technologiques de notre économie, tout en renforçant la solidité de l’alliance nord-américaine dans son ensemble. À mesure que les données, l’intelligence artificielle et la recherche de pointe prennent une place centrale dans l’économie et la sécurité nationale, la protection de ces actifs n’est plus une option. C’est un impératif commun.

Le Canada et les États-Unis sont confrontés à des menaces communes, allant des cyberattaques et de l’espionnage économique à l’ingérence étrangère dans la recherche critique. Parallèlement, nous avons l’occasion unique de bâtir un écosystème d’innovation nord-américain fiable, sécurisé et concurrentiel, capable de protéger nos données, de préserver nos travaux de recherche et de stimuler la croissance.

Afin de renforcer la sécurité des données et de la recherche entre le Canada et les États-Unis, le Plan de croissance pour l’alliance Amérique du Nord prévoit :

  • la mise à jour de la réglementation et des protocoles de l’Ontario en matière de sécurité des données et d’intelligence artificielle, en s’inspirant des pratiques exemplaires émergentes aux États-Unis, afin de favoriser une collaboration et une intégration transfrontalières accrues entre les secteurs public et privé.
  • d’intensifier la coopération et le partage de données entre le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires, en soulignant les possibilités offertes par la Loi sur la lutte contre l’ingérence étrangère, comme la création d’un registre sur la transparence de l’influence étrangère et la modernisation des pouvoirs de collecte de renseignements canadiens.
  • de poursuivre le renforcement du partage d’information et de la collaboration entre les infrastructures canadiennes de cybersécurité et leurs homologues américaines.
  • de protéger les infrastructures de données interconnectées critiques, comme les centres de données de grande valeur, en mettant en place des pratiques communes d’atténuation des cyberrisques.
  • de développer une infrastructure sécurisée pour les données de santé, garantissant ainsi la disponibilité de données de santé complètes et de haute qualité pour stimuler l’innovation dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la biomédecine.
  • l’élaboration de définitions communes aux deux pays concernant les domaines de recherche technologique sensibles, ainsi que la création d’une liste des organismes de recherche représentant une menace commune pour la sécurité nationale.
  • renforcer et de protéger les collaborations transnationales entre les établissements universitaires et de recherche dans les domaines de recherche technologique sensibles, notamment la défense.
  • de soutenir l’innovation dans le secteur de la cybersécurité grâce à une collaboration transfrontalière visant à mettre en place une chaîne d’approvisionnement technologique durable et sécurisée.
  • de développer les bassins de talents et les capacités en matière de cybersécurité grâce à des exercices conjoints et à des programmes de formation.
  • de simplifier les processus d’autorisation et les raccordements au réseau électrique pour les centres de données à forte valeur ajoutée, en particulier ceux qui contribuent à la réalisation d’objectifs communs en matière de sécurité nationale.