Aperçu

Les gardiens de la faune autorisés (gardiens de la faune) de l’Ontario fournissent des soins temporaires aux animaux sauvages blessés, malades ou immatures pour les aider à retourner avec succès dans la nature. Ce travail les met en contact avec de nombreuses espèces d’animaux sauvages, dont des espèces vectrices de rage (EVR).

En Ontario, seuls les gardiens de la faune autorisés sont légalement autorisés à assurer la réadaptation des animaux sauvages.

La rage peut infecter n’importe quel mammifère, y compris les humains, les animaux de compagnie et les animaux sauvages. Lorsque les signes cliniques apparaissent, la rage est presque toujours mortelle. Cependant, lorsqu’il est administré rapidement, avant l’apparition de tout symptôme, le traitement est efficace dans près de 100 % des cas.

Les gardiens de la faune sont des partenaires importants dans la prévention, la surveillance et le contrôle de la rage. Ils jouent également un rôle dans l’éducation du public.

Rage chez les animaux sauvages de l’Ontario

Nous travaillons à prévenir, à contrôler et à éliminer la rage chez les animaux de la faune terrestre, comme les souches (ou variants) du virus infectant les ratons laveurs et les renards en Ontario.

Surveillance des animaux sauvages

Apprenez-en plus sur la surveillance et les opérations de la rage chez les espèces d’animaux sauvages.

Carte interactive

Trouvez où se sont produits les cas de variant du virus de la rage du renard et du raton laveur.

Cas de rage

Renseignez-vous sur nos résumés annuels de tous les cas de rage détectés de rage dans la province.

Rage et maladie de Carré

De nombreux signes cliniques de la rage ressemblent à ceux d’autres maladies et affections, dont la maladie de Carré et l’influenza aviaire. Une coinfection peut également se produire. Celle-ci se produit lorsqu’un animal est infecté par plus d’une maladie à la fois. Cela signifie qu’un animal peut être infecté par la maladie de Carré et la rage ou d’autres maladies en même temps.

Consulter un vétérinaire ou effectuer les analyses en laboratoire appropriées pour diagnostiquer la faune, en particulier lorsqu’il s’agit de maladies ou d’autres affections qui présentent des signes cliniques associés à la rage ou à la maladie.

Protection contre la rage ou la maladie de Carré

Les gardiens de la faune ne peuvent pas assurer la réadaptation des animaux sauvages qui montrent des signes de rage ou de maladie. Pour protéger les personnes, les animaux de compagnie, le bétail et la faune, les gardiens de la faune sont tenus d’euthanasier sans cruauté les animaux qui présentent des signes cliniques de rage ou de maladie de Carré. Ces maladies :

  • présentent des signes cliniques similaires
  • peuvent être difficiles à distinguer sans analyse en laboratoire
  • sont habituellement mortelles

Les animaux peuvent être infectés par la maladie de Carré et la rage en même temps. L’euthanasie est une mesure malheureuse, mais nécessaire pour éviter d’autres souffrances et prévenir la propagation de maladies.

Centre canadien coopératif de la santé de la faune

En 2015 et 2016, nous avons travaillé avec le personnel du Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF) pour étudier les taux de coinfection par la maladie et la rage chez les ratons laveurs et les mouffettes. L’étude (en anglais seulement) a révélé que 69 % des ratons laveurs positifs à la rage et 21 % des mouffettes ayant obtenu un résultat positif au test de dépistage de la rage de la maladie de Carré.

La rage des chauve-souris

En Ontario, les chauve-souris sont protégées par la loi. Toutefois, les gardiens de la faune ont l’autorisation spéciale de les garder en captivité à des fins de réadaptation et peuvent euthanasier sans cruauté les chauve-souris, le cas échéant.

Il n’y a pas de test pour la rage sur des animaux vivants. Une chauve-souris doit être euthanasiée lorsqu’un gardien de la faune en possession d’une chauve-souris :

  • est informé d’une exposition possible à une personne provenant de cette chauve-souris
  • des responsables de la santé publique ont indiqué que des tests de dépistage sont requis

Apprenez-en plus sur la production de rapports.

La rage des chauve-souris chez les animaux sauvages terrestres

Les animaux sauvages terrestres sont parfois infectés par le variant du virus de la rage de la chauve-souris, soit parce qu’ils ont fouillé des chauve-souris mortes ou parce qu’ils ont été mordus par une chauve-souris. Chaque année en Ontario, jusqu’à deux cas de mammifères terrestres infectés par le variant du virus de la rage de la chauve-souris sont détectés.

Apprenez-en plus sur les cas de rage.

Vaccination des chauve-souris

Il n’existe actuellement aucun moyen efficace de vacciner les chauve-souris porteuses à l’état sauvage contre la rage. L’éducation publique et la vaccination des animaux de compagnie sont les meilleures stratégies pour protéger les personnes et les animaux de compagnie contre la rage de la chauve-souris.

Apprenez-en plus sur la rage chez les animaux sauvages.

Directives sur la manipulation sécuritaire

Lorsqu’ils prennent soin des animaux sauvages, en particulier des EVR, les gardiens de la faune et leurs assistants doivent prendre les précautions suivantes :

le personnel, les préposés aux soins d’animaux, les fournisseurs de soins et les bénévoles qui travaillent avec les EVR doivent :

Obligation de signaler

Toute personne a l’obligation légale de l’obligation légale de signaler tout cas potentiel de rage ou d’exposition à la rage (morsures et hors site) à son bureau de santé publique local.

Vous devez aviser immédiatement le médecin hygiéniste si vous avez des renseignements sur :

  • une personne exposée à une morsure
  • quelqu’un qui a rencontré un mammifère susceptible de transmettre la rage à une personne

Vous devez lui fournir les détails de l’incident, y compris le nom et les coordonnées de la personne exposée.

La personne qui a la garde et les soins d’un animal doit fournir au médecin hygiéniste tout renseignement et toute aide si :

  • l’animal a été mordu ou est soupçonné d’avoir mordu une personne
  • le médecin-hygiéniste soupçonne que l’animal a la rage

Utilisez le localisateur de bureau de santé publique pour savoir comment communiquer avec le bureau de santé publique de votre région.

Signalement d’un cas d’exposition possible

Exposition d’un humain

Si un être humain a été exposé à un animal potentiellement enragé, le gardien de la faune doit signaler l’incident ou conseiller au public de le faire dès que possible à son bureau de santé local, fournisseur de soins de santé de première ligne ou service d’urgence le plus tôt possible.

Exposition à un animal de compagnie

Si un animal de compagnie a pu être exposé, le gardien de la faune doit aviser la personne d’appeler son vétérinaire. Les vétérinaires peuvent évaluer l’exposition et consulter nos directives consulter nos directives avant de prendre des mesures appropriées.

Signaler des animaux sauvages morts pour les tests de dépistage de la rage (sans exposition)

Les gardiens de la faune doivent signaler à notre Ligne d’information sur la santé des animaux morts (sauf les chauve-souris) qui présentaient des signes de rage et qui n’avaient pas eu de contact à risque élevé avec une personne ou un animal de compagnie :

Cela s’applique même dans les cas où d’autres affections ou maladies sont soupçonnées, par exemple :

Il est important de les soumettre à des tests parce que :

  • les signes cliniques peuvent sembler similaires
  • une coinfection peut se produire
  • la rage peut se déplacer vers de nouvelles régions; 

Signalement au Réseau canadien pour la santé de la faune

Les gardiens de la faune doivent signaler au Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF) les animaux sauvages morts qui étaient malades ou ayant un comportement étrange, y compris les chauve-souris, en :


Le Réseau canadien pour la santé de la faune peut vous demander de soumettre la carcasse ou un échantillon aux fins d’analyse de la maladie.

Vaccination des animaux sauvages

Les gardiens de la faune travaillent directement avec leurs vétérinaires pour vacciner les animaux contre la rage et d’autres maladies chez les animaux sauvages.

Les vaccins injectables sont la méthode la plus efficace pour vacciner les animaux contre la rage. Les vaccins antirabiques oraux de l’Ontario sont conçus pour vacciner des animaux sauvages en liberté à grande échelle. Ceux-ci ne constituent pas la méthode la plus efficace pour vacciner les animaux sauvages lorsqu’ils sont en main, comme dans un contexte de réadaptation des animaux sauvages.

En vertu de notre permis de distribution d’appâts du Centre canadien des produits biologiques vétérinaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, nous ne sommes pas autorisés à distribuer les appâts à des tiers, y compris à des gardiens de la faune, ou à utiliser ces appâts à des fins autres que la vaccination d’animaux sauvages en liberté.

Éducation du public

En tant que gardien de la faune, vous avez un rôle à jouer dans l’éducation du public au sujet de la rage. Nous avons mis en évidence des messages clés et des ressources pour vous aider.

Les risques de déplacement des espèces sauvages

Ne déplacez pas les animaux sauvages. C’est inhumain, inefficace et potentiellement nocif pour l’animal et l’écosystème dans son ensemble. Les risques connus comprennent :

  • la propagation de maladies comme la rage et la maladie de Carré dans de nouvelles régions
  • des conflits territoriaux qui peuvent entraîner des blessures ou la mort
  • la séparation des mères et de leurs bébés

Le déplacement d’animaux sauvages a tendance à être remplacé rapidement par de nouveaux animaux si les ressources sont toujours disponibles.

En Ontario, le public ne peut déplacer des animaux sauvages à des fins de protection des biens qu’à une distance maximale d’un kilomètre de son point d’origine.

Comment les gens peuvent-ils se protéger contre la rage

Apprenez comment la rage se propage.

Pour aider à arrêter la rage, le public devrait :

  • ne pas nourrir la faune, y compris laisser des aliments pour animaux de compagnie à l’extérieur
  • ne pas manipuler les animaux sauvages ou les garder comme animaux de compagnie
  • s’assurer que les vaccins de leur animal sont à jour (c’est la loi)
  • signaler toute exposition présumée à des humains ou à des animaux domestiques
  • protéger sa résidence contre les chauve-souris
  • demander conseil à leur service municipal de protection des animaux ou à une entreprise d’enlèvement d’animaux sauvages si une chauve-souris ou un autre animal sauvage doit être retiré d’une résidence
  • garder les animaux de compagnie loin de la faune
  • surveiller les enfants lorsqu’ils sont près d’animaux
  • éviter de laisser les animaux de compagnie se déplacer librement

Rôles et responsabilités

L’Ontario a recours à l’approche Une Seule Santé dans la prévention et le contrôle de la rage.

Les mesures suivantes sont essentielles à l’approche Une seule santé en Ontario :

  • Les bureaux de santé publique sont responsables de tous les cas possibles de contact humain avec des animaux soupçonnés d’avoir la rage.
  • Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise traite les cas de contact présumé d’animaux enragés avec des animaux domestiques (animaux de compagnie et bétail).
  • Le ministère des Richesses naturelles surveille et protège la santé des populations fauniques, notamment en effectuant de la surveillance terrestre (non liée à la rage), des recherches et des contrôles.
  • Le Réseau canadien pour la santé de la faune est un partenaire clé dans la surveillance de la santé des animaux sauvages partout au Canada. Son personnel effectue le suivi des signalements d’animaux malades, des tests de dépistage de maladies, apporte une expertise et aide à évaluer les problèmes nouveaux au niveau local.
  • L’Agence canadienne d’inspection des aliments est responsable des tests de confirmation et du suivi de tous les cas de rage au Canada. Des renseignements sur les cas de rage au Canada se trouvent sur leur site Web à la page de la rage au Canada.

En favorisant la collaboration multidisciplinaire, l’approche Une seule santé peut produire les meilleurs résultats pour la santé des personnes, des animaux et des plantes dans un environnement commun.