La rage en Ontario

Le Programme ontarien de lutte contre la rage vise à éliminer les variants des virus de la rage du raton laveur et du renard en Ontario (excepté dans le Grand Nord, où la rage est endémique – fréquente et répandue). Notre approche a été tellement efficace que d’autres régions – comme New York, la Virginie-Occidentale, le Québec et le Nouveau-Brunswick – ont adopté des stratégies semblables.

En plus de protéger les gens et les animaux de compagnie, d’élevage et sauvages, notre approche nous permet d’économiser des millions de dollars en :

  • traitement post-exposition
  • test de la rage
  • indemnisation pour dommages causés au bétail

Renseignez-vous sur les variants du virus de la rage présents en Ontario.

Nous avons fait des progrès importants pour éliminer la rage du raton laveur et du renard dans le Sud de la province, mais nous devons demeurer vigilants. La rage peut se propager ailleurs :

  • avec le déplacement naturel des animaux sauvages
  • lorsque des animaux sont déplacés intentionnellement ou non

Voici certains secteurs surveillés de près :

  • Région de Niagara, Sud-Ouest et Est de l’Ontario, en raison du risque permanent de rage du raton laveur en provenance des États-Unis
  • Nord de l’Ontario, en raison du risque permanent de rage du renard arctique en provenance du Grand Nord

Nous continuerons de tester les animaux sauvages aux comportements étranges ou présentant des signes de maladie partout dans la province, de surveiller la situation et d’effectuer de la prévention en raison du risque de propagation terrestre continu lié aux déplacements. Grâce à la surveillance, nous nous assurons que :

  • la rage ne s’est pas propagée ailleurs dans la province
  • nous ciblons aux bons endroits nos efforts de prévention et de lutte

Renseignez-vous sur la rage chez les animaux sauvages.

Rage du raton laveur

La dernière éclosion de rage du raton laveur a commencé en 2015, après qu’un animal a été accidentellement déplacé sur plus de 500 km. Il s’agissait de la première détection de ce variant en Ontario depuis plus d’une décennie.

Aucun cas n’a été relevé dans la province depuis 2023. Toutefois, le variant a circulé dans le Nord-Est des États-Unis, près de la frontière dans l’Est de l’Ontario, et a été décelé de nouveau dans le Sud du Québec en 2024.

Rage du renard arctique

La rage du renard arctique est répandue et fréquente dans les habitats arctiques et subarctiques canadiens. Elle a par contre été éliminée dans le Sud de l’Ontario grâce aux opérations de lutte. C’est une étape importante pour la sécurité publique et la santé animale. Aucun cas n’a été signalé depuis 2018.

En 2025, 5 cas ont été relevés près des lignes de côte de la baie James et de la baie d’Hudson, où ce variant est fréquent et répandu. Ce qui semble être une augmentation par rapport aux années précédentes pourrait être la conséquence du peu de tests réalisés. Voici pourquoi la surveillance est grandement limitée dans le Nord :

  • Petite population humaine dispersée
  • Faibles populations d’animaux sauvages
  • Services vétérinaires ou animaliers limités ou inexistants à beaucoup d’endroits
  • Défis logistiques pour la collecte et le transport des échantillons

Il n’est pas possible de distribuer des appâts de vaccination orale à grande échelle dans le Grand Nord pour plusieurs raisons, notamment :

  • le type d’habitat
  • la grande diversité des habitats et les déplacements sur de longues distances des renards arctiques et roux
  • les températures froides, qui peuvent faire geler les vaccins liquides

C’est pourquoi nous continuons de collaborer avec nos partenaires pour protéger la santé humaine et animale en guidant et en soutenant les collectivités et en augmentant la surveillance dans le Grand Nord et le Nord de l’Ontario.

Rage de la chauve-souris

La rage de la chauve-souris demeure présente, mais rare (faible pourcentage de sujets porteurs) en Ontario. Le ministère ne fait pas de suivi des cas de rage chez la chauve-souris, car il n’est pas possible de prendre des mesures de gestion (comme la vaccination). L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable du suivi des cas de rage, y compris des chauves-souris.

Vous trouverez des renseignements sur les cas de rage au Canada, y compris les chauves-souris, sur le site Web de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Apprenez-en plus sur la rage chez les animaux sauvages.

Nombre annuel de cas de rage terrestre en Ontario

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Graphique du nombre de cas de variants des virus de la rage du raton laveur et du renard détectés annuellement et du nombre d’animaux testés par le ministère de 2015 à 2025. La tendance montre une baisse de 100 % des cas depuis 2016 (noir) malgré un nombre similaire de tests annuels (vert).

Graphique du nombre de cas de variants des virus de la rage du raton laveur et du renard détectés annuellement et du nombre d’animaux testés par le ministère de 2015 à 2025. La tendance montre une baisse de 100 % des cas depuis 2016 (noir) malgré un nombre similaire de tests annuels (vert).

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Voici la liste complète des cas de rage avec le variant et les espèces infectées.

Carte de surveillance de la rage en Ontario

Demander une copie du rapport annuel du Programme de lutte contre la rage, veuillez communiquer avec la Section de la recherche et de la surveillance en matière de faune.

Moyens de lutte contre la rage

Nous luttons contre la rage chez les animaux sauvages terrestres (variants des virus de la rage du raton laveur et du renard) dans le Sud de l’Ontario depuis les années 1980.

Chaque année, à l’été et à l’automne, nous :

  • distribuons des appâts contenant un vaccin oral antirabique (PDF) à la main, dans des points d’appât, par hélicoptère et par avion , par mesure préventive le long de la frontière avec les États-Unis ainsi qu’en réaction à chaque cas détecté hors des zones endémiques
  • exécutons un programme de capture-vaccination-remise en liberté dans les zones à risque élevé
  • soumettons à un test de dépistage les animaux sauvages morts, malades et au comportement étrange
  • effectuons des recherches pour améliorer l’efficacité des opérations de lutte contre la rage

Découvrez nos opérations de lutte contre la rage de 2026.

Le Programme ontarien de lutte contre la rage relève d’un effort concerté. Voici nos partenaires :

  • ministères provinciaux
  • organismes fédéraux
  • bureaux de santé
  • municipalités
  • gardiennes et gardiens d’animaux sauvages, vétérinaires, trappeuses et trappeurs d’animaux sauvages autorisés et agentes et agents de lutte contre les animaux sauvages importuns
  • communautés et organismes autochtones

Appâts contenant un vaccin oral contre la rage

L’appât contenant un vaccin oral ONRAB a été mis au point en Ontario. Il a fait l’objet d’un examen de sécurité important avant que son utilisation soit autorisée chez les animaux sauvages en 2013.

Le vaccin ONRAB est efficace pour la lutte contre la rage chez le renard et le raton laveur. Les animaux sont immunisés contre la rage environ deux semaines après avoir mâché l’appât contenant le vaccin antirabique.

Nous distribuons des appâts contenant le vaccin oral ONRAB (PDF) :

  • à la main
  • à l’aide de points d’appât
  • par hélicoptère dans les espaces verts des zones urbaines, comme les parcs et les ravins
  • par avions jaunes dans les zones agricoles rurales et forestières

Les appâts sont distribués :

  • dans une zone de 50 km autour de tous les cas positifs détectés au cours des deux dernières années
  • le long de la frontière avec l’État de New York, là où la souche de virus de la rage ciblant le raton laveur est répandue

Les appâts ne sont pas distribués près des écoles, des terrains de jeu ou dans les cours contenant des jouets où les enfants sont susceptibles d’être présents.

L’exposition à l’appât n’est pas dangereuse pour les gens ou les animaux. Toutefois, dans le cas peu probable où des personnes ou des animaux entreraient en contact avec le vaccin que contient l’appât, communiquez avec un médecin ou un vétérinaire par précaution.

En Ontario, les appâts contenant un vaccin antirabique ne peuvent être distribués que par le personnel du ministère. Si vous vous trouvez dans un endroit où des cas de rage ont récemment été observés ou dans une zone d’appâtage préventif, un appâtage annuel aura lieu dans votre région à l’été ou à l’automne.

Découvrez les endroits et les périodes où l’appâtage antirabique a lieu.

Distribution par hélicoptère d’appâts contenant un vaccin antirabique

Distribution par hélicoptère d’appâts contenant un vaccin antirabique

Membre du personnel chargeant des appâts contenant un vaccin antirabique sur une bande transporteuse à l’intérieur d’un aéronef Twin Otter

Distribution d’appâts contenant un vaccin contre la rage à partir d’un aéronef Twin Otter

Distribution à la main d’appâts contenant un vaccin antirabique

Distribution à la main d’appâts contenant un vaccin antirabique

Remplissage de points d’appât

Remplissage de points d’appât

Pour obtenir une transcription descriptive : Comment l Ontario distribue-t-il les vaccins-appâts contre la rage

Identification des appâts contenant un vaccin antirabique

Les appâts ONRAB sont faits d’un petit emballage-coque. L’emballage contient le vaccin oral enrobé d’une formule d’appâtage. Cette formule se compose des éléments suivants :

  • graisse végétale
  • cire
  • sucre à glacer
  • huile végétale
  • arôme artificiel de guimauve
  • colorant alimentaire vert foncé liposoluble

Apparence et contenu de l’appât renfermant un vaccin

Appâts et animaux sauvages

On sait que les ratons laveurs, les mouffettes et les renards mangent plus d’un appât.

Avant de distribuer des appâts, nous tenons compte des domaines vitaux des mouffettes, des renards et des ratons laveurs afin de réduire le risque qu’un seul animal tombe sur un grand nombre d’appâts.

Il n’y a aucun danger à ce qu’un animal soit déjà vacciné ou mange plus d’un appât.

Les animaux sauvages mangent la plupart des appâts en quelques jours. Les appâts qui ne sont pas trouvés et mangés se dissolvent et exposent le vaccin. La lumière du soleil et l’exposition à l’air rendent le vaccin inactif.

Appâts et animaux domestiques

Les appâts contenant un vaccin pour les animaux sauvages ne sont pas destinés aux humains, aux animaux d’élevage ou aux animaux de compagnie.

L’efficacité des appâts contenant un vaccin oral n’a pas été testée chez les animaux domestiques. Cependant, des essais ont été effectués pour assurer l’innocuité de ces appâts si des animaux domestiques les consomment par accident.

Pour vous assurer que votre animal de compagnie est correctement vacciné, faites appel à une ou un vétérinaire agréé. Le vaccin antirabique fourni par votre vétérinaire a fait l’objet d’essais et est efficace pour les animaux domestiques.

Si un animal d’élevage ou de compagnie consomme un emballage d’appât, il pourrait ressentir des maux d’estomac, mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les animaux de compagnie, le bétail et les humains immunosupprimés ou souffrants d’allergies graves pourraient, dans de très rares cas, être à risque. Si l’animal consomme plus d’un emballage, communiquez avec votre vétérinaire par précaution.

Pour obtenir une transcription descriptive : Que faire si mon animal familier mange un vaccin-appât par accident

Personne-ressourcestrong> :           
Section de la recherche et de la surveillance en matière de faune
rabies@ontario.ca           
1 888 574-6656

Si vous trouvez un appât

Si vous découvrez un emballage d’appât dans une zone où il ne devrait pas être (p. ex., votre jardin) :

  • ne l’ouvrez pas
  • couvrez votre main avec un sac de plastique pour que l’appât ne soit pas contaminé par votre odeur
  • placez l’appât à un endroit où des animaux sauvages pourraient le trouver (par exemple, une zone forestière)

Programme de capture-vaccination-remise en liberté de la faune

L’un des moyens les plus efficaces pour vacciner la faune urbaine (ratons laveurs, mouffettes et renards) dans les zones à fort risque est la vaccination par injection au titre du programme capture-vaccination-remise en liberté.

Les animaux sont capturés et vaccinés contre la rage par injection intramusculaire, comme pour le vaccin utilisé chez les animaux de compagnie. Nous appliquons également à chaque animal une étiquette d’oreille contenant un numéro d’identification unique pour l’identifier comme étant vacciné si l’animal est capturé de nouveau.

Une fois les animaux vaccinés, nous les remettons en liberté dans la zone où nous les avons capturés. Ces animaux défendent ensuite leur territoire contre les autres animaux potentiellement non vaccinés, ce qui contribue à prévenir la propagation de la rage.

Zones de vaccination

Avec la collaboration du public, des municipalités et de divers organismes, nous avons la permission d’installer des pièges permettant de capturer des animaux vivants sur des terres privées et publiques.

Le programme cible des zones stratégiques où des cas de rage sont observés. Notre objectif est de créer une zone tampon d’animaux vaccinés dans les zones urbaines pour prévenir la propagation de la rage et aider à protéger la faune, la population et les animaux de compagnie.

Découvrez où et quand nous vaccinons la faune urbaine.

Image of technicians preparing to vaccinate a raccoon.

Surveillance

Nous travaillons avec des partenaires pour effectuer la surveillance de la rage chez les mammifères terrestres partout en Ontario en soumettant à un test de dépistage :

  • les espèces vectrices de rage, comme les ratons laveurs, les mouffettes, les renards et parfois d’autres mammifères
  • les animaux sauvages trouvés morts, tués sur la route, présentant des signes de maladie ou ayant des comportements étranges correspondant à des symptômes de rage

Nous analysons le tissu cérébral de ces animaux à l’aide d’un test immunohistochimique indirect (iRIT) ou de réaction de polymérisation en chaîne quantitative (qPCR). Nous envoyons tous les échantillons montrant des résultats non concluants ou positifs à l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour confirmation au moyen d’un test d’absorption fluorescente des anticorpst FLA-ABS.

Nous n’analysons pas :

  • les cas de contact entre un animal sauvage et un humain ou un animal domestique
  • chauves-souris

Consultez la section des signalements pour savoir qui appeler si vous soupçonnez un animal sauvage d’être atteint de la rage.

La dépistage de surveillance nous aide à :

  • détecter les cas de rage
  • diriger les efforts de lutte contre la rage vers les endroits où des cas sont observés
  • évaluer l’efficacité du Programme de lutte contre la rage

A picture of a rabies technician testing samples.

Opérations de lutte contre la rage en 2026

Carte des activités de prévention de la rage prévues en 2026 dans le Sud de l’Ontario.

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Carte des activités de prévention de la rage prévues en 2026 dans le Sud de l’Ontario.

Carte des opérations de prévention de la rage en 2026 dans l’est de l’Ontario

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Carte des opérations de prévention de la rage en 2026 dans l’est de l’Ontario

Calendrier de l’été et de l’automne 2026

MoyenQuand
Appâtage à la mainSud de l’Ontario : zones urbaines dans la péninsule du Niagarajuillet à mi-septembre
Appâtage par hélicoptèreSud de l’Ontario : espaces verts dans les zones urbaines dans la péninsule du Niagarami-août à fin août
Aéronef Twin OtterEst de l’Ontario : St. Lawrence dans les comtés de Frontenac, Leeds et Grenville ainsi que Stormont, Dundas et Glengarrydébut août
Aéronef Twin OtterSud de l’Ontario : dans la péninsule du Niagarami-août

Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce programme, appelez la Ligne d’information sur la santé de la faune au 1 888 574-6656 ou écrivez à rabies@ontario.ca.