Faits saillants de 2017

D’après les catégories de la Cote air-santé, la qualité de l’air en Ontario présentait un faible risque dans 94,6 % des cas en 2017.

En 2017, aucun dépassement des critères provinciaux de qualité de l’air ambiant pour le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone n’a été relevé aux stations de surveillance de la qualité de l’air ambiant de l’Ontario utilisées aux fins de la Cote air-santé.

Comme ce fut le cas dans les années précédentes, l’ozone et les particules fines, qui sont les principales composantes du smog, demeurent préoccupants dans certaines régions de l’Ontario, car leur concentration était encore supérieure au critère provincial de qualité de l’air ambiant et au niveau de référence.

Il n’y a pas eu de dépassement des normes canadiennes de qualité de l’air ambiant pour les particules fines aux stations de surveillance désignées de l’Ontario en 2017. La concentration d’ozone mesurée par cinq des stations de surveillance désignées de l’Ontario était conforme à ces normes en 2017.

Les composés organiques volatils mesurés par sept stations de surveillance de l’Ontario aux fins de la Cote air-santé comprennent le benzène, le toluène, l’éthylbenzène, le xylène et le 1,3 -butadiène. Les critères de qualité de l’air ambiant de l’Ontario ont été respectés pour ces composés (le cas échéant) en 2017, sauf pour le benzène.

Tendances sur 10 ans

En général, la qualité de l’air en Ontario s’est nettement améliorée ces 10 dernières années grâce à la réduction substantielle des polluants nocifs, comme le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre qui sont rejetés par les véhicules et l’industrie.

Il y a aussi eu une baisse importante des particules fines qui sont rejetées dans l’air directement, comme sous-produit du brûlage de combustibles, ou indirectement, par une série de réactions chimiques complexes. Les particules fines, qui incluent les aérosols, la fumée, les vapeurs, la poussière, les cendres volantes et le pollen, peuvent avoir des effets négatifs sur la santé, particulièrement sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire.

Tendances des concentrations dans l’air ambiant et des émissions dans l’air, 2008-2017
PolluantConcentrationsÉmissions
NO2/NOx-25 %-33 %
PM2.5-11 %-16 %
O3aucune tendance relevées.o.
SO2-46 %-52 %

Remarques :

  • Le dioxyde d’azote (NO2) est la concentration mesurée et les oxydes d’azote (NOx) sont les émissions estimées
  • L’ozone est un polluant secondaire. Il n’est pas émis directement, mais se forme quand les NOx et les composés organiques volatils réagissent sous le rayonnement solaire; par conséquent, les tendances d’émission ne sont pas disponibles.

Les concentrations de certains composés organiques volatils examinés dans le présent rapport (benzène, toluène, éthylbenzène, xylène et 1,3-butadiène) ont diminué au cours des 10 dernières années en Ontario.

Tendances des composés organiques volatils, 2008-2017
PolluantConcentrations
Benzène-24 %
Toluène-34 %
Éthylbenzène-34 %
m-, p-xylène-36 %
o-xylène-24 %
1,3-butadiène-42 %

Ces polluants continuent de baisser, en partie grâce aux mesures prises par l’Ontario pour améliorer la qualité de l’air, dont celles-ci :

  • L’actualisation des normes de qualité de l’air et l’établissement de nouvelles normes de qualité de l’air (Règl. de l’Ont. 419/05) ont contribué à limiter la concentration de polluants qui sont préoccupants pour la santé humaine et l’environnement.
  • La réglementation des émissions industrielles grâce aux dispositions de conformité du Règl. de l’Ont. 419 se rapportant aux normes techniques et aux normes applicables à un endroit donné aide l’industrie à cerner les principales sources d’émissions et à prendre les mesures nécessaires pour réduire ces émissions afin d’améliorer la qualité de l’air à l’échelle locale.
  • Les normes relatives à la concentration des polluants à un endroit donné, établies en vertu du Règl. de l’Ont. 419/05, permettent de lutter contre les émissions des fonderies ontariennes en exigeant que ces fonderies soient exploitées de façon responsable et respectent des règles transparentes prévoyant des consultations publiques. Ces normes font en sorte que les installations utilisent les meilleures technologies ou pratiques opérationelles pour gérer leurs émissions.
  • L’adoption de règlements sur les émissions d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre (Règl. de l’Ont. 397/01 et Règl. de l’Ont. 194/05) au début des années 2000 a aidé à réduire la pollution dans les collectivités situées à proximité des installations industrielles qui émettent ces substances chimiques, particulièrement au début du programme.
  • La fermeture progressive et l’interdiction des centrales électriques alimentées au charbon à compter de 2001 ont non seulement aidé à réduire le nombre de polluants nocifs rejetés dans l’atmosphère, mais ont été aussi l’une des plus importantes initiatives de réduction des gaz à effet de serre en Amérique du Nord. Ces mesures ont contribué à réduire le nombre de jours de smog, qui est passé d’un pic de 53 en 2005 à zéro en 2017.
  • L’analyse des émissions des véhicules dans le cadre du programme Air pur Ontario a permis de réduire la pollution causée par les véhicules. Toutefois, les normes d’émission des véhicules ont été considérablement resserrées depuis la création du programme en 1999. Un nouveau programme amélioré mettra l’accent sur les véhicules lourds alimentés au diesel comme les camions de transport commercial et fera en sorte que l’Ontario demeure le chef de file canadien de la réduction des polluants nocifs causant le smog.

Dans notre Plan environnemental pour l’Ontario, publié en novembre 2018, nous nous sommes engagés à protéger la qualité de l’air dans la province, à mettre en œuvre des normes environnementales strictes qui protègent la santé humaine et l’environnement et à faire respecter les normes locales de qualité de l’air. Notre Plan environnemental définit cinq mesures pour protéger la qualité de l’air en Ontario :

  • améliorer la qualité de l’air dans les collectivités en créant des solutions uniques à leurs problèmes individuels
  • réduire les émissions des véhicules lourds et renforcer l’application des normes d’émission sur les routes
  • améliorer la compréhension des différentes sources de pollution de l’air et de leur impact
  • renforcer la collaboration dans la lutte contre la pollution atmosphérique provenant de l’extérieur des frontières de l’Ontario
  • mettre l’accent sur la surveillance en temps réel afin de tenir le public au courant de la qualité de l’air en Ontario et de protéger sa santé

Nous collaborons avec le public, les Premières Nations et l’industrie afin de mettre en œuvre des mesures et des stratégies viables qui permettront de mieux protéger la qualité de l’air et de relever les défis uniques dans les collectivités des quatre coins de l’Ontario.

Exemptions

Cette publication hautement spécialisée Rapport sur la qualité de l’air en Ontario de 2017 n'est disponible qu'en anglais conformément au Règlement 671/92, selon lequel il n'est pas obligatoire de la traduire en vertu de la Loi sur les services en français. Pour obtenir des renseignements en français, veuillez communiquer avec le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs au 416 325-4000 ou par courriel à picemail.moe@ontario.ca.