Carte des divisions de recensement de l'Ontario

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Introduction

Le présent rapport renferme les projections démographiques pour l'Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement, selon l'âge et le sexe, à partir de l'année de base 2020 jusqu'en 2046. Ces projections ont été préparées par le ministère des Finances de l'Ontario au printemps 2021.

Le ministère des Finances publie une mise à jour annuelle des projections démographiques afin de refléter les données historiques et les tendances les plus récentes. Cette mise à jour est fondée sur les estimations démographiques de 2020 de Statistique Canada (publiées en février 2021 et fondées sur le recensement de 2016) et inclue des changements aux projections reflétant les tendances les plus récentes relatives à la fécondité, la mortalité et la migration.

Plusieurs composantes du changement démographique ont été affectées par la pandémie de covid 19 . Afin de dériver les hypothèses utilisées dans les projections mises à jour, les données préliminaires sur la mortalité et la migration ont été analysées pour intégrer les impacts potentiels à court terme liés à la pandémie de covid 19 sur les composantes démographiques.

Les nouvelles projections comportent trois scénarios pour l'Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable si les tendances récentes se maintiennent. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. Les projections pour chacune des 49 divisions de recensement sont élaborées pour le scénario de référence seulement.

Ces projections démographiques ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l'Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles n'intègrent pas non plus d'hypothèses explicites relativement à l'économie ou à la planification. Les projections sont élaborées en appliquant une méthodologie démographique standard où les hypothèses de croissance démographique découlent des tendances récentes dans tous les courants migratoires et de l'évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement. Les projections concernant les divisions de recensement sont cumulées afin d'obtenir le total pour l'Ontario.

Le rapport comprend une série de tableaux statistiques détaillés sur les nouvelles projections. Les principaux termes démographiques sont définis dans le glossaire.

Points saillants

Voici les points saillants du scénario de référence des nouvelles projections de 2020 à 2046 footnote 1  :

  • Les projections prévoient pour la population de l'Ontario une croissance de 35,8 %, soit une hausse de presque de 5,3 millions, au cours des 26 prochaines années, passant d'un chiffre estimé de 14,7 millions au 1er juillet 2020 à plus de 20,0 millions d'ici le 1er juillet 2046.
  • La croissance de la population de l'Ontario a été affectée par la pandémie de covid 19 en raison à la fois des perturbations des flux migratoires et de la mortalité plus élevée qui en découle. D'un taux de 1,3 % l'an dernier (2019–2020), le rythme de la croissance annuelle de la population provinciale devrait tomber à 0,6 % en 2020–2021 avant de passer à 2,1 % en 2021–2022. Par la suite, le taux de croissance devrait diminuer progressivement au fil du temps, pour atteindre 1,0 % d'ici 2045–2046.
  • Selon les projections, la migration nette représentera 86 % de toute la croissance démographique de la province de 2020 à 2046, avec les 14 % restants attribuables à l'accroissement naturel.
  • Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera presque doubler, passant de 2,6 millions de personnes ou 17,6 % de la population totale en 2020 à 4,5 millions ou 22,2 % d'ici 2046. La croissance de la part et du nombre des personnes âgées s'accélèrera au cours de la période 2020–2031 lorsque les dernières cohortes de la génération du baby‑boom atteindront l'âge de 65 ans. Après 2031, la croissance du nombre de personnes âgées ralentira considérablement.
  • Selon les projections, le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera de façon modérée, passant de 2,3 millions en 2020 à 3,0 millions d'ici 2046. La part des enfants au sein de la population totale baissera graduellement de 15,5 % en 2020 à 14,8 % en 2046.
  • Selon les projections, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour passer de 9,9 millions en 2020 à 12,6 millions d'ici 2046. La part de population de ce groupe d'âge au sein de la population totale diminuera, passant de 66,9 % en 2020 à 62,9 % d'ici 2046. À mesure que les membres de la génération du baby‑boom continueront d'atteindre 65 ans, la croissance de la population âgée de 15 à 64 ans ralentira jusqu'en 2027–2028, puis s'accélèrera légèrement au cours du reste de la période de projection.
  • Chacune des six régions de la province devrait connaître une croissance démographique au cours de la période de projection. La région du grand Toronto (RGT) connaîtra la plus forte croissance, avec une population qui augmentera de 2,9 millions (+40,9 %), passant de 7,1 millions en 2020 à presque 10,0 millions d'ici 2046. La part de la RGT au sein de la population provinciale totale augmentera pour passer de 48,0 % en 2020 à 49,8 % en 2046.
  • Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d'une forte migration internationale et d'un accroissement naturel positif.

Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Les projections du ministère des Finances établissent trois scénarios de croissance pour la population de l'Ontario jusqu'en 2046. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable si les tendances récentes se maintiennent. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. La population est projetée pour chacune des 49 divisions de recensement, mais pour le scénario de référence seulement. Les diagrammes et les tableaux inclus au présent rapport illustrent le scénario de référence, à moins d'une indication contraire.

Ces trois scénarios prévoient tous que la population de l'Ontario connaîtra une croissance de 2020 à 2046. Selon le scénario de référence, la population devrait augmenter de 35,8 %, soit une hausse de presque 5,3 millions au cours des 26 prochaines années, passant de 14,7 millions au 1er juillet 2020 à plus de 20,0 millions d'ici le 1er juillet 2046.

À court terme, la croissance de la population de l'Ontario devrait être affectée par la pandémie du covid 19 en raison à la fois des perturbations des flux migratoires et de la mortalité plus élevée qui en découle. D'un taux de 1,3 % l'an dernier (2019–2020), le rythme de la croissance annuelle de la population provinciale devrait tomber à 0,6 % en 2020–2021 avant de passer à 2,1 % cent en 2021–2022. Par la suite, il devrait diminuer progressivement au fil du temps, pour atteindre 1,0 % d'ici 2045–2046.

Le scénario de croissance faible prévoit une augmentation de la population de 19,9 % (2,9 millions) pour atteindre presque 17,7 millions d'habitants d'ici 2046. Le scénario de croissance forte prévoit une hausse de 53,2 % (7,8 millions), avec 22,6 millions de personnes d'ici la fin de la période de projection.

Diagramme 1 : Population de l'Ontario de 1971 à 2046

Diagramme 1 : Population de l'Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 1

Selon les projections du scénario de croissance faible, le taux annuel de croissance démographique prévu diminuera, passant de 1,5 % en 2021–22 à 0,5 % en 2045–46. Selon les projections du scénario de croissance forte, le taux annuel de croissance démographique diminuera au cours de la même période, de 2,7 % à 1,4 %.

Diagramme 2 : Taux annuel de croissance démographique en Ontario de 1971 à 2046

Diagramme 2 : Taux annuel de croissance démographique en Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 2

Les composantes de la croissance démographique en Ontario

Chaque année, la contribution de l'accroissement naturel et celle de la migration nette à la croissance démographique varient. Les tendances touchant l'accroissement naturel évoluent lentement, alors que la migration nette peut être plus volatile, en raison essentiellement des fluctuations de la migration interprovinciale et des variations de la migration internationale. Par exemple, au cours des dix dernières années, la part de la croissance démographique découlant de la migration nette a atteint un sommet de 87 % en 2018–2019 et un creux de 53 % en 2014–2015.

La moyenne annuelle des niveaux de migration nette en Ontario a été de près de 119 000 au cours de la dernière décennie, atteignant un creux de 47 000 en 2014–2015 et un sommet de 205 000 en 2018–2019. Le nombre de naissances a été plutôt stable et les décès ont augmenté, alors que l'accroissement naturel a diminué, passant de 52 000 à 28 000 par an au cours des dix dernières années.

La migration nette a été affectée par les perturbations liées à la pandémie de covid 19 . La migration nette vers l'Ontario devrait ralentir pour passer de 162 000 en 2019–2020 à 63 000 en 2020–2021 et rebondir à 276 000 d'ici 2021–2022. À moyen terme, à mesure que les différents flux migratoires reviennent sur leur trajectoire à long terme, la migration nette diminuera pour atteindre 168 000 d'ici 2027–2028. Par la suite, la migration nette devrait demeurer relativement stable, atteignant 169 000 d'ici 2045–2046. La part de la croissance démographique attribuable à la migration nette diminuera, passant de 90 % en 2021–2022 à 83 % en 2027–2028 et augmentera graduellement par la suite pour atteindre 89 % d'ici 2046, en raison de la diminution de l'accroissement naturel.

Diagramme 3 : Contribution de l'accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l'Ontario de 1971 à 2046

Diagramme 3 : Contribution de l'accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l'Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 3

En raison du nombre de décès plus élevé, l'accroissement naturel devrait diminuer légèrement à 25 000 en 2020–2021, contre 28 000 en 2019–2020. Au-delà de 2020, les niveaux futurs d'accroissement naturel subiront l'influence de deux grands facteurs. Le premier sera le passage de la génération de l'écho du baby-boom (les enfants des membres de la génération du baby-boom) par leurs années les plus fécondes, ce qui se traduira par une augmentation considérable du nombre de naissances jusqu'au milieu des années 2020. Selon les projections, les naissances passeront de 146 000 en 2020–2021 à plus de 161 000 d'ici 2027-2028 et continueront d'augmenter à un rythme plus lent jusqu'à la fin de la période de projection.

Le deuxième grand facteur qui influencera l'évolution de l'accroissement naturel en Ontario sera la poursuite de la transition de grandes cohortes de membres de la génération du baby-boom dans le groupe des personnes âgées. D'ici 2031, tous les membres de la génération du baby-boom auront 65 ans ou plus, et le nombre de décès commencera à augmenter plus rapidement. Le nombre de décès devrait se chiffrer à 120 000 en 2020–2021, tenant compte des dernières données disponibles reflétant l'impact de la pandémie sur la mortalité. De 2021–2022 à 2025–2026, le nombre de décès augmentera de 115 000 à 124 000. Pendant le reste de la période de projection, le nombre de décès annuel augmentera plus rapidement, pour atteindre 173 000 en 2045–2046.

L'accroissement naturel devrait augmenter, passant de 25 000 en 2020–2021 à 33,000 en 2026–2027, suivi d'un déclin constant vers 21 000 en 2045–2046. La part de la croissance démographique attribuable à l'accroissement naturel devrait diminuer, passant de 17 % en 2027–2028 à 11 % d'ici 2045–2046.

Structure par âge

D'ici 2046, chaque âge comptera en Ontario plus de personnes qu'en 2020, avec une forte augmentation du nombre de personnes âgées. Les membres de la génération du baby‑boom auront grossi le nombre de personnes âgées; les enfants des membres de la génération de l'écho du baby-boom auront atteint l'âge scolaire et les cohortes de la génération de l'écho du baby-boom, auxquelles s'ajoutera une nouvelle génération d'immigrants, auront fait augmenter la population âgée de 15 à 64 ans.

Diagramme 4 : Pyramide des âges de la population de l'Ontario en 2020 et 2046

Diagramme 4 : Pyramide des âges de la population de l'Ontario en 2020 et 2046

Sources : Statistique Canada pour 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 4

Selon les projections, l'âge médian de la population ontarienne passera de 40,4 ans en 2020 à 42,3 ans en 2046. Pendant la période de projection, l'âge médian des femmes augmentera de 41,7 à 43,4 ans et celui des hommes de 39,1 à 41,1 ans.

Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera presque doubler, passant d'environ 2,6 millions de personnes ou 17,6 % de la population totale en 2020 à presque 4,5 millions ou 22,2 % en 2046. Pour la première fois en 2016, les personnes âgées étaient plus nombreuses que les enfants âgés de  à 14 ans.

Selon les projections, au début des années 2030, lorsque tous les membres de la génération du baby‑boom auront atteint l'âge de 65 ans, l'accroissement du nombre et de la part des personnes âgées ralentira sensiblement. Le taux de croissance annuel du groupe des personnes âgées diminuera et passera d'une moyenne de 3,2 % entre 2020 et 2031 à 0,9 % d'ici la fin de la période de projection.

Parmi les personnes âgées, ce sont les groupes les plus âgés qui connaîtront la croissance la plus rapide. Selon les projections, le nombre de personnes de 75 ans et plus passera de 1,1 million en 2020 à presque 2,7 millions d'ici 2046. Le groupe des plus de 90 ans fera plus que tripler, passant de 132 000 à 427 000 personnes.

Pour la plupart des groupes d'âge, les proportions de femmes et d'hommes dans la population diffèrent de moins de 5 %. Cependant, il existe un déséquilibre important pour les groupes plus âgés, en raison de l'espérance de vie plus courte des hommes. La proportion des femmes parmi les personnes les plus âgées demeurera supérieure à celle des hommes, tout en diminuant légèrement du fait que l'espérance de vie des hommes devrait augmenter relativement plus rapidement que celle des femmes. En 2020, il y avait 35 % plus de femmes que d'hommes dans le groupe des 75 ans et plus. D'ici 2046, les femmes seront 24 % plus nombreuses que les hommes dans le groupe des 75 ans et plus.

Diagramme 5 : Évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Diagramme 5 : Évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 5

Selon les projections, le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera graduellement, passant de 2,3 millions en 2020 à 3,0 millions d'ici 2046. La part des enfants au sein de la population totale diminuera, passant de 15,5 % en 2020 à 14,8 % en 2046.

Selon les projections, la population ontarienne âgée de 15 à 64 ans connaîtra une hausse, passant de 9,9 millions en 2020 à 12,6 millions d'ici 2046, soit une augmentation plus lente que celles des groupes de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus. Ainsi, la part du groupe d'âge de 15 à 64 ans par rapport à l'ensemble de la population baissera, passant de 66,9 % en 2020 à 62,9 % d'ici 2046.

Selon les projections, le taux de croissance de la population âgée de 15 à 64 ans continuera de diminuer jusqu'à la fin des années 2020. Le taux de croissance annuel de ce groupe d'âge passera à seulement 0,6 % d'ici 2027–2028. Par la suite, les enfants des membres de la génération de l'écho du baby-boom commenceront à atteindre l'âge de 15 ans, et le rythme de croissance annuelle de la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour atteindre 1,0 % d'ici 2045–2046.

Diagramme 6 : Rythme de croissance des groupes d'âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046

Diagramme 6 : Rythme de croissance des groupes d'âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 6

Au sein du groupe d'âge des 15 à 64 ans, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 augmentera tout au long de la période de projection et passera de 1,9 millions en 2020 à 2,5 millions en 2046. La part des jeunes dans l'ensemble de la population diminuera, passant de 12,8 % en 2020 à 12,3 % en 2038, pour ensuite augmenter légèrement jusqu'à 12,5 % d'ici 2046.

Toujours selon les projections, le nombre de personnes âgées de 25 à 44 ans augmentera au cours de la période de projection et passera de 4,0 millions en 2020 à 5,3 millions d'ici 2046, tandis que leur part de la population augmentera initialement de 27,4 % à 28,4 % d'ici 2027, pour ensuite redescendre à 26,3 % d'ici 2046.

Le nombre de personnes âgées de 45 à 64 ans diminuera lentement jusqu'en 2029, passant de 3,9 millions en 2020 à 3,8 millions. La croissance de ce groupe reprendra à partir du début des années 2030 pour atteindre 4,8 millions d'ici 2046. La part de ce groupe dans l'ensemble de la population diminuera initialement de 26,7 % à 22,6 % d'ici 2033, pour ensuite remonter à 24,2 % d'ici 2046.

Déterminants démographiques des changements régionaux de la population

Les principaux déterminants des tendances démographiques régionales sont la structure par âge actuelle, la vitesse de l'accroissement naturel et les mouvements migratoires d'entrée et de sortie de chaque région de l'Ontario. Ces déterminants varient considérablement parmi les 49 divisions de recensement qui forment les six régions géographiques de l'Ontario et entraînent des différences importantes dans les projections démographiques.

La structure par âge régionale actuelle influe fortement sur les naissances et les décès projetés. Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès à l'avenir qu'une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances qu'une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient selon l'âge, la structure par âge d'une région ou d'une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.

Le vieillissement général de la population se traduira par un nombre croissant de divisions de recensement où les décès surpasseront les naissances (accroissement naturel négatif) au cours de la période de projection. Les décès ont excédé les naissances dans 28 des 49 divisions de recensement de l'Ontario de 2014 à 2019. Selon les projections, cette tendance s'accentuera progressivement et 33 divisions de recensement enregistreront un accroissement naturel négatif d'ici 2045–2046. Même si elles constituent une majorité des divisions de recensement, elles ne représenteront que 23 % de la population de l'Ontario en 2046.

Cette diminution de l'accroissement naturel signifie que dans un grand nombre de divisions de recensement de l'Ontario où l'accroissement naturel était habituellement le principal, voire le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique a déjà ralenti, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement à mesure que la population vieillira.

Diagramme 7 : Évolution de l'accroissement naturel par division de recensement de 2020 à 2046

Diagramme 7 : Évolution de l'accroissement naturel par division de recensement de 2020 à 2046

Source : Projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 7

La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l'Ontario et pour la plupart de ses régions. Selon les projections, les gains migratoires nets, qu'ils soient de sources internationales, d'autres parties du Canada ou d'autres régions de l'Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les divisions de recensement.

Selon les projections, les grandes régions urbaines, en particulier la région du grand Toronto (RGT), qui accueillent la plupart des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d'autres régions comme le Centre de l'Ontario, le maintien des gains migratoires provenant des autres régions de la province sera une source clé de croissance démographique. Certaines divisions de recensement du Nord de l'Ontario ont tendance à ne recevoir qu'une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative, principalement de jeunes adultes, ce qui réduit leur croissance démographique future.

Croissance démographique régionale

Selon les projections, la RGT sera la région de la province à la croissance la plus rapide, avec plus de 55 % de la croissance démographique nette de l'Ontario jusqu'en 2046. Sa population passera de 7,1 millions d'habitants en 2020 à 10,0 millions en 2046. La part de la RGT dans la population totale de l'Ontario augmentera pour passer de 48,0 % en 2020 à 49,8 % en 2046.

Diagramme 8 : Population des régions de l'Ontario en 2020 et 2046

Diagramme 8 : Population des régions de l'Ontario en 2020 et 2046

Sources : Statistique Canada pour 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 8

Selon les projections, au sein de la RGT, la population de Toronto passera de 2,99 millions en 2020 à 3,95 millions en 2046, soit un gain de 966 000 personnes, le plus important parmi les divisions de recensement. Néanmoins, ce taux de croissance de 32,3 % d'ici 2046 à Toronto sera plus faible que le taux provincial de 35,8 %. Les quatre divisions de recensement des banlieues de la RGT verront une augmentation totale de plus de 1,9 millions de personnes au cours des projections. Halton (57,1 %), Peel (56,5 %) et Durham (38,2 %) afficheront des taux de croissance supérieurs à la moyenne pour l'Ontario, tandis que la population de York (35,3 %) croitra à un rythme similaire à celui de la province.

Diagramme 9 : Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2020 à 2046

Diagramme 9 : Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2020 à 2046

Source : Projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 9

La population du Centre de l'Ontario augmentera de 1,23 million ou 38,4 %, passant de 3,20 millions en 2020 à 4,42 millions en 2046. La part de la région dans la population provinciale augmentera légèrement de 21,7 à 22,1 % au cours de la même période. Dufferin verra sa population augmenter de 39 000 de 2020 à 2046, soit un gain de 57,5 %, la croissance la plus rapide parmi les divisions de recensement de la province. Trois autres divisions de recensement du Centre de l'Ontario continueront à connaître une croissance démographique supérieure à la moyenne: 50,8 % pour Wellington, 49,2 % pour Waterloo et 43,6 % pour Simcoe.

Au cours de la période de projection, la population de l'Est de l'Ontario augmentera de 32,5 % (de 1,93 million à 2,56 millions). Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 43,7 %, et sa population passera de 1,04 million en 2020 à 1,50 million en 2046. Les autres divisions de l'Est de l'Ontario connaîtront une croissance inférieure à la moyenne provinciale, allant de 8,7 % pour Prince Edward à 31,7 % pour Lanark.

La population du Sud-Ouest de l'Ontario passera de 1,72 million en 2020 à 2,22 millions en 2046, soit une croissance de 29,2 %. Les divisions de recensement du Sud-Ouest afficheront des taux de croissance variés. Middlesex et Oxford connaîtront la croissance la plus rapide (35,2 et 30,6 % respectivement). Chatham-Kent at de Lambton connaîtront la croissance la plus lente (4,8 et 7,7 % respectivement).

La population du Nord de l'Ontario augmentera lentement au cours de la période de projection, avec une légère hausse de 3,7 %, passant de 811 000 en 2020 à 841 000 d'ici 2046. Dans cette région, le Nord-Est enregistrera une croissance de 23 000 (4,0 %), de 569 000 à 592 000. La population du Nord-Ouest augmentera de 7 000 (2,9 %), de 242 000 à 249 000.

Dans le passé, l'accroissement naturel positif dans le Nord de l'Ontario compensait en partie les pertes dues à la migration nette. Toutefois, bien que le Nord ait récemment connu de modestes gains migratoires nets, l'accroissement naturel total y est désormais négatif.

Tableau A : Parts de la population des régions de l'Ontario de 1986 à 2046

Part de la population de l'Ontario (%) 1986 1996 2006 2016 2026 2036 2046
RGT 41,4 43,0 45,8 47,8 48,5 49,3 49,8
Centre 21,8 22,1 22,0 21,6 21,8 22,0 22,1
Est 14,0 13,8 13,2 13,1 13,0 12,9 12,8
Sud-Ouest 14,1 13,4 12,6 11,7 11,6 11,3 11,1
Nord-Est 6,2 5,4 4,5 4,1 3,6 3,2 3,0
Nord-Ouest 2,6 2,3 1,9 1,7 1,5 1,4 1,2

Sources: Statistique Canada pour les données de 1986 à 2016 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Structure par âge régionale

Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Les changements les plus marqués à cet égard prendront place dans les divisions de recensement, surtout dans le Nord and les zones rurales, où l'accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d'une forte migration internationale et d'un accroissement naturel positif. Le Nord-Est continuera d'avoir la structure par âge la plus vieille.

En 2020, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population de chaque région allait de 15,4 % dans la RGT à un sommet de 22,2 % dans le Nord‑Est. Parmi les divisions de recensement, elle allait de 13,7 % dans Peel à 35,1 % dans Haliburton.

En 2046, la proportion des personnes âgées dans la population de chaque région ira de 20,1 % dans la RGT à 28,2 % dans le Nord-Est. Parmi les divisions de recensement, elle ira de 17,7 % dans Peel à 40,8 % dans Prince Edward.

Diagramme 10 : Proportion des personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2046

Diagramme 10 : Proportion des personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2046

Source : Projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 10

Même si la proportion des personnes âgées dans les divisions de recensement situées à l'intérieur et autour des banlieues de la RGT demeurera inférieure à la moyenne provinciale, c'est dans ce secteur géographique que l'augmentation du nombre de personnes âgées sera la plus marquée.

Diagramme 11 : Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement de 2020 à 2046

Diagramme 11 : Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement de 2020 à 2046

Source : Projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 11

Le nombre de personnes âgées augmentera de 97 % dans les banlieues de la RGT. À l'inverse, la croissance la plus lente (moins de 30 %) du nombre de personnes âgées aura lieu dans Timiskaming, Algoma, Thunder Bay, Cochrane et Sudbury.

Le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans diminuera dans le Nord-Est et le Nord-Ouest et augmentera dans toutes les autres régions pendant la période de projection. Toutefois, d'ici 2046, la proportion des enfants dans chaque région sera légèrement inférieure à la proportion actuelle. En 2020, le Nord-Ouest affichait la part la plus élevée d'enfants (16,7 %) tandis que la plus faible était celle du Nord‑Est (14,5 %). En 2046, le Nord-Est demeurera la région ayant la proportion d'enfants la plus basse (13,7 %) et le Nord-Ouest aura la proportion la plus élevée (15,7 %).

Peel, Dufferin, Halton, Wellington et Waterloo enregistreront une croissance de plus de 40 pour cent du nombre d'enfants de 0 à 14 ans entre 2020 et 2046, avec Peel en tête (+53 %). À l'inverse, la plupart des divisions de recensement des régions rurales et du Nord de l'Ontario auront sensiblement moins d'enfants d'ici 2046, et les baisses les plus marquées auront lieu dans le Nord. Toutefois, la plupart des divisions de recensement ne connaîtront qu'une légère baisse de la proportion d'enfants dans leur population. En 2020, c'est dans Kenora (21,5 %) que l'on a enregistré la proportion d'enfants la plus élevée et dans Haliburton (9,3 %) la proportion la plus faible. En 2046, Kenora conservera la proportion d'enfants la plus élevée (19,2 %) tandis que Haliburton continuera d'avoir la proportion la plus faible (8,7 %).

Diagramme 12 : Croissance et décroissance du nombre d'enfants de 0 à 14 ans par division de recensement de 2020 à 2046

Diagramme 12 : Croissance et décroissance du nombre d'enfants de 0 à 14 ans par division de recensement de 2020 à 2046

Source : Projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 12

La part de la population âgée de 15 à 64 ans, laquelle variait en 2020 de 63,2 % dans le Nord Est de l'Ontario à 69,2 % dans la RGT, diminuera dans chaque région de 2020 à 2046. La part de ce groupe d'âge ira de 58,0 % de la population du Nord‑Est à 65,1 % de celle de la RGT en 2046.

Même si la part de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera dans chaque division de recensement de la province, le nombre de personnes dans ce groupe d'âge augmentera dans 38 des 49 divisions de recensement. Les divisions de recensement qui verront le nombre de personnes dans ce groupe d'âge diminuer sont situées dans le Nord et en zones rurales dans les Sud de l'Ontario. En 2020, la proportion la plus élevée des personnes âgées de 15 à 64 ans était dans la division de Toronto (70,7 %) et la plus faible dans Haliburton (56,6 %). En 2046, c'est à Toronto que l'on trouvera la proportion la plus élevée (67,3 %), suivie de Peel, Waterloo et Ottawa. Prince Edward aura moins de 50 % de sa population âgée de 15 à 64 ans d'ici 2046.

Méthodologie et hypothèses

Méthodologie

La méthodologie utilisée dans les projections démographiques à long terme du ministère des Finances est celle des composantes et cohortes, qui s'apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l'année de base (2020) selon l'âge et le sexe.

La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l'immigration, l'émigration, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d'entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d'entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l'année subséquente, par âge et par sexe.

On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l'Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement.

Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l'analyse des tendances à long terme et plus récentes de ces composantes, ainsi que sur l'orientation future prévue. Pour l'Ontario, le degré d'incertitude inhérent aux projections est représenté par l'écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte, le scénario de référence représentant le résultat le plus probable.

Population de base

Ce rapport présente des projections démographiques publiées par le ministère des Finances qui utilisent les données les plus récentes du recensement de 2016 ajustées en fonction du sous dénombrement net. Plus précisément, elles sont fondées sur les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2020 de Statistique Canada.

En plus de fournir un nouveau point de départ pour la population totale selon le groupe d'âge et le sexe, l'établissement d'une nouvelle base pour les projections modifie la structure d'âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont projetées à l'aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.

Fécondité

On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, soit le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise quatre paramètres footnote 2 pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l'indice synthétique de fécondité (ISF), reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l'âge moyen de fécondité, l'asymétrie et la variance de la répartition) concernent l'âge auquel les femmes ont leurs enfants. Ces paramètres sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.

Les hypothèses découlent d'une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d'un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d'autres pays. Une tendance générale et commune est qu'une proportion grandissante de femmes donnent naissance dans la trentaine, voire le début de la quarantaine.

La diminution générale du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s'accompagne d'une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C'est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée au cours des 20 dernières années.

Les taux de fécondité des femmes de la trentaine et plus ont connu une hausse modérée au cours des années 1990, suivie d'une ascension plus rapide durant la majorité des années 2000. Cependant, le rythme de cette hausse s'est ralenti ces dernières années. Ces cohortes de femmes sont celles qui ont préféré ne pas avoir d'enfant dans leur vingtaine et en ont maintenant dans leur trentaine et jeune quarantaine.

L'indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario, qui était de 3,8 enfants par femme autour de 1960, est passé en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme en 1972. Durant le reste des années 1970, l'ISF a chuté rapidement vers la fourchette des 1,40–1,70, où il s'est maintenu jusqu'à ce jour. Les plus récentes données (2018) montrent un ISF de 1,45. Une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement sont plus probables.

Dans le scénario de référence, l'ISF devrait baisser initialement pour atteindre 1,39 en 2028–2029, puis augmenter lentement à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent tandis que ceux des femmes plus âgées continuent d'augmenter progressivement, atteignant 1,50 enfant par femme en 2046.

Les scénarios de croissance faible et de croissance forte prévoient également une baisse initiale du taux de fécondité, suivie d'une légère augmentation. En 2046, le scénario de croissance faible suppose un ISF de 1,30, tandis que le scenario de croissance forte suppose un ISF de 1,70.

Hypothèses sur la fécondité à l'échelle des divisions de recensement

Les données les plus récentes au niveau des divisions de recensement (2018) montrent que l'indice synthétique de fécondité varie selon les divisions, allant de 2,12 pour Huron à 1,23 pour Toronto. Les paramètres projetés pour la fécondité à l'échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l'âge moyen de fécondité des femmes dans la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l'asymétrie de la répartition de la fécondité à l'échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus de ces mêmes paramètres à l'échelle de l'Ontario.

Diagramme 13 : Indice synthétique de fécondité en Ontario, de 1979 à 2046

Diagramme 13 : Indice synthétique de fécondité en Ontario, de 1979 à 2046

Source : Ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 13

Mortalité

L'espérance de vie des Ontariens figure parmi les plus élevées au Canada et dans le monde industrialisé. L'espérance de vie à la naissance la plus récemment publiée était de 84,5 ans en 2018 pour les femmes et de 80,3 ans pour les hommes de la province. Les décès dus aux opioïdes et à la pandémie de covid 19 auront des effets négatifs sur le rythme de l'amélioration de l'espérance de vie à court terme.

Cependant, l'opinion généralement acceptée est que l'espérance de vie continuera d'augmenter à long terme au Canada et dans le monde.

Jusqu'au milieu des années 1990, les gains annuels quant à l'espérance de vie avaient diminué et on s'attendait à ce que les améliorations futures continuent à se produire à ce rythme plus lent. La cadence des gains s'est ensuite accélérée au cours des deux décennies suivantes et la progression de l'espérance de vie est devenue plus linéaire. Jusqu'au milieu des années 2010, les gains annuels moyens d'espérance de vie étaient de l'ordre de 0,16 année pour les femmes et de 0,23 année pour les hommes. Cependant, l'espérance de vie moyenne n'a pas augmenté au Canada au cours des dernières années, un phénomène partiellement expliqué par l'augmentation des décès reliés aux opioïdes, mais principalement dû au ralentissement de l'amélioration des taux de survie des maladies du cœur, qui était la source principale de l'augmentation de l'espérance de vie au cours des dernières décennies. On suppose que d'autres facteurs, comme le progrès continu dans la lutte contre le cancer, entraîneront des augmentations de la durée de vie moyenne à un rythme graduel au cours de la période de projection.

Le nombre projeté de décès chaque année est obtenu en appliquant les taux de mortalité projetés par âge aux cohortes de population d'âges correspondants. Les hypothèses sur les taux futurs de mortalité par âge sont fondées footnote 3 sur les tendances du rythme de l'amélioration de l'espérance de vie et des tendances de la mortalité par âge.

Les hypothèses pour les trois scénarios à l'échelle de la province illustrent toutes une continuité quant aux gains enregistrés de la durée moyenne de vie. Cependant, l'espérance de vie devrait rester stable à court terme en raison des effets de la pandémie et des opioïdes, puis commencera à augmenter graduellement en 2021–2022. Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité à long terme, l'espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. L'écart global entre les hommes et les femmes a diminué progressivement, et cette tendance devrait se poursuivre. De plus, selon les tendances récentes, l'augmentation de l'espérance de vie est modélisée de façon à se concentrer davantage à des âges plus avancés et à être plus modeste chez les nouveau-nés.

Tableau B: Espérance de vie en Ontario de 1986 à 2046

Demographiques 1986 1996 2006 2016 2026 2036 2046
Hommes à la naissance 73,7 75,9 78,5 80,3 81,2 83,1 84,8
Hommes à 65 ans 14,9 16,1 18,0 19,5 20,4 21,8 23,1
Femmes à la naissance 80,0 81,2 83,0 84,4 85,2 86,6 87,9
Femmes à 65 ans 19,2 19,8 21,1 22,3 23,0 24,1 25,2

Sources : Statistique Canada pour les données de 1986 à 2016 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Diagramme 14 : Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario, de 1979 à 2046

Diagramme 14 : Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario, de 1979 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1979 à 2018 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 14

Dans le scénario de référence, l'espérance de vie en Ontario continue d'augmenter à un rythme un peu plus lent que la moyenne observée au cours des 20 dernières années et diminue graduellement au cours des projections. D'ici 2046, l'espérance de vie atteindra 84,8 ans chez les hommes et 87,9 ans chez les femmes, représentant des gains d'espérance de vie de 4,5 ans pour les hommes et de 3,4 ans pour les femmes entre 2018 et 2046.

Selon le scénario de croissance faible, l'espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 83,3 et 86,7 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 86,5 et 89,4 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.

Hypothèses sur la mortalité à l'échelle des divisions de recensement

À l'échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l'aide d'une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l'échelle de l'Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des six dernières années pour lesquelles des données comparables étaient disponibles, et le nombre de décès anticipés calculé. Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel réel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement afin de créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux par âge et par sexe de manière à créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes afin d'établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.

Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès prévus pour chaque division de recensement n'a pas révélé de tendance constante ni d'évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur six ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.

Composantes de la migration nette

Les sections qui suivent présentent les hypothèses et la méthodologie utilisées pour les composantes de la migration nette (l'immigration, l'émigration, les résidents non permanents, la migration interprovinciale et la migration intraprovinciale).

Immigration

Les niveaux d'immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Le ministre d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) établit la cible et la fourchette-cible d'immigration au niveau national pour les prochaines années. Pour l'année civile 2021, la cible est établie à 401 000 immigrants, suivie d'un plan de 411 000 pour 2022 et de 421 000 pour 2023. Ces cibles sont en hausse significative si on les compare à celles des dernières années. La part des immigrants arrivant au Canada et s'installant en Ontario a augmenté au cours des dernières années, passant de 36,8 % au cours de l'année civile 2014 à 44,9 % en 2020. Ces parts plus élevées devraient se poursuivre dans le futur.

En raison de l'éclosion de la covid 19 , les niveaux d'immigration ont été beaucoup plus bas que ciblé depuis mars 2020. Cependant, IRCC a déployé certaines mesures dans le but d'atteindre sa cible d'immigration pour 2021. Entre autres, l'Agence a réduit le nombre de points requis pour obtenir une invitation par l'entremise d'Entrée express pour les catégories où la majorité des candidats sont déjà au Canada, un plus grand nombre de candidats ont été sélectionnés et de nouveaux programmes temporaires ont été mis en place pour les résidents non-permanents.

Dans le scénario de référence, l'hypothèse du taux d'immigration à long terme est fixée à 1,0 % et sera atteinte graduellement au cours de la période de projection. Cependant, les taux d'immigration devraient être supérieurs au cours des prochaines années, en raison des cibles du plan fédéral. Le niveau d'immigration en Ontario devrait être de 187 000 en 2022–2023, ce qui donne un taux d'immigration de 1,23 %. À long terme, le nombre d'immigrants s'accroît au fil du temps parallèlement à la croissance de la population, de façon telle que le niveau d'immigration annuel augmentera à 198 000 d'ici 2045–2046.

Diagramme 15: Taux d'immigration en Ontario, de 1971 à 2046

Diagramme 15 : Taux d'immigration en Ontario, de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 15

Le taux d'immigration à long terme est établi à 0,8 % dans le scénario de croissance faible, ce qui se traduit par des niveaux d'immigration passant de 150 000 en 2022–2023 à 159 000 d'ici 2045–2046. Dans le scénario à croissance forte, le taux d'immigration à long terme est établi à 1,2 %, ce qui se traduit par une forte augmentation des niveaux d'immigration, passant de 224 000 en 2022–2023 à 238 000 d'ici 2045–2046.

Hypothèses sur l'immigration à l'échelle des divisions de recensement

Les parts prévues de l'immigration allant à chaque division de recensement sont fondées sur les tendances de la distribution des immigrants par division de recensement ces dernières années. Ces parts évoluent tout au long de la période de projection en suivant des tendances établies. La distribution moyenne des immigrants par âge et par sexe observée au cours des cinq dernières années demeure constante tout au long de la période de projection. Presque 90 % des immigrants s'étant établi en Ontario en 2019–2020 étaient âgés de 0 à 44 ans.

Diagramme 16Diagramme 15: Immigration en Ontario de 1971 à 2046
Diagramme 16 : Immigration en Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 16

Émigration

L'émigration totale est définie comme étant le flux d'émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d'Ontariens temporairement à l'étranger. Le niveau total d'émigration de l'Ontario a été en moyenne d'environ 17 000 au cours des trois années avant la pandémie. Cependant, le nombre d'Ontariens déménageant à l'étranger a diminué durant la pandémie, se chiffrant à environ 9,000 en 2019–2020.

Le nombre d'émigrants est difficile à estimer avec exactitude, car les données disponibles sont incomplètes. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d'après diverses sources indirectes, comme des données administratives et des données sur l'immigration publiées par des agences de pays étrangers. Cependant, ces estimations sont probablement inférieures au nombre réel de personnes qui émigrent de l'Ontario chaque année. Cette sous-estimation peut aider à expliquer la différence entre la croissance démographique telle que mesurée par les dénombrements du recensement ajustés pour le sous-dénombrement net et la croissance démographique estimée par Statistique Canada au cours de la même période.

Au cours de la dernière période intercensitaire de 2011 à 2016, les estimations démographiques de Statistique Canada ont surestimé la croissance démographique en Ontario de près de 12 000 personnes en moyenne chaque année. On pense que la sous-estimation de l'émigration fait partie de l'explication. Afin de tenir compte de cet aspect inexpliqué des tendances estimatives de la croissance démographique de l'Ontario, les projections supposent que l'émigration est entièrement responsable de la surestimation. Par conséquent, un ajustement annuel de près de 12 000 par an à l'émigration est appliqué pour chaque année des projections.

Dans le scénario de référence, les taux moyens d'émigration selon le sexe et l'âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes qui émigreront chaque année de chaque division de recensement. Ces taux sont ensuite rajustés pour refléter l'ajustement résiduel intercensitaire annuel. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement. Pour l'ensemble de l'Ontario, cela se traduit par une augmentation progressive du nombre d'émigrants pendant la période de projection, atteignant 45 000 d'ici 2045–2046.

Dans le scénario de croissance faible, les taux d'émigration selon le sexe et l'âge utilisés dans le scénario de référence sont augmentés de 30 % et correspondent ainsi à 130 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d'émigration qui atteint 52 000 en 2045–2046.

Diagramme 17 : Émigration de l'Ontario de 1971 à 2046
Diagramme 17 : Émigration de l'Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 17

Dans le scénario de croissance forte, les taux d'émigration selon le sexe et l'âge utilisés dans le scénario de référence sont abaissés de 30 % et correspondent ainsi à 70 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d'émigration qui atteint 35 000 en 2045–2046.

Résidents non permanents

Il y avait environ 600 000 résidents non permanents (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires étrangers, demandeurs du statut de réfugié) en Ontario au 1er juillet 2020. Ces résidents étrangers font partie de la population de base puisqu'ils sont dénombrés dans le recensement et inclus dans les composantes de la croissance démographique. Les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique dans les projections. L'établissement d'hypothèses pour cette composante est compliqué en raison des fluctuations considérables d'une année à l'autre et de la nature transitoire du groupe.

Le nombre de résidents non permanents en Ontario s'est accru de 43 000 en 2019–2020, en baisse significative comparé au gain net de 75 000 enregistré en 2018–2019. Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 11 000 par an. Cette augmentation représente un taux moyen de ,073 % de la population totale chaque année.

Le scénario de référence reflète les tendances à long terme de l'évolution annuelle du nombre de résidents non permanents en établissant le gain annuel à long terme à ,08 % de la population. Dans les scénarios à croissance faible et à croissance forte, le changement annuel à long terme du nombre de résidents non permanents est établi à 0,056 % et à 0,104 % respectivement, représentant une fourchette de 30 % autour du scénario de référence.

Diagramme 18 : Changement annuel du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2046
Diagramme 18 : Changement annuel du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 18

Les hypothèses à long terme pour chaque scenario sont atteintes après une période de transition de huit ans, reflétant les gains nets plus faibles prévus pour le reste de 2021, puis plus forts à court terme. Pour 2020–2021, le déclin net est fixé à 22 000, suivi d'un gain de 135 000 en 2021–22 et de 67 500 en 2022–23. Dans le scénario de faible croissance, le changement net est fixé à -44 000, 108 000 et 54 000 pour les mêmes années, et dans le scénario de forte croissance à , 162 000 et 81 000.

Hypothèses sur les résidents non permanents à l'échelle des divisions de recensement

La part prévue de chaque division de recensement pour ce qui est de l'augmentation nette de résidents non permanents, de même que de leurs distributions par âge et par sexe, sont fondées sur les parts correspondantes à chaque division de recensement observées au cours des cinq dernières années. Aux fins des projections, cette distribution demeure constante pour toute la période visée.

Migration interprovinciale

La migration interprovinciale est une composante de la croissance qui varie considérablement d'une année à l'autre. Même si l'Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant de certaines autres provinces, l'analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques. Au cours des 30 dernières années, la migration interprovinciale nette n'a pas contribué à la croissance démographique de l'Ontario, affichant une perte annuelle moyenne de 2 700 personnes. Depuis 2015, la migration interprovinciale nette vers l'Ontario était positive. Cependant, les données les plus récentes montrent un revirement de cette tendance.

Diagramme 19 : Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2046
Diagramme 19 : Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2046

Sources : Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Description accessible du diagramme 19

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l'Ontario est fixée à -3 500 en 2020–2021, reflétant les données les plus récentes. Elle rejoint ensuite l'hypothèse à long terme d'un gain net de zéro immédiatement en 2021–2022, demeurant à ce niveau pour le reste des projections.

Dans le scénario de croissance faible, la migration interprovinciale nette pour l'Ontario est de -8 500 en 2020–2021 et de -5 000 chaque année par la suite, commençant en 2021–2022. Dans le scénario de croissance forte, des entrées nettes de 1 500 sont prévues pour 2020–2021 et de 5 000 chaque année par la suite dès 2021–2022.

Les flux d'entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s'établissent respectivement à 62 500, 65 000 et 67 500. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 67 500, 65 000 et 62 500.

Hypothèses sur la migration interprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

La part de la migration interprovinciale d'entrée et de sortie de l'Ontario correspondant à chaque division de recensement au cours des cinq dernières années est appliquée aux flux prévus pour la province et maintenue constante tout au long de la période de projection.

Migration intraprovinciale

À l'échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population d'une division à une autre au sein de la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe directement sur la croissance démographique uniquement à l'échelle des divisions de recensement.

Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 430 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux augmentera lentement, passant de 419 000 en 2020–2021 à 446 000 en 2045–2046. Le taux correspondant de migration intraprovinciale en Ontario diminuera légèrement au cours de la période de projection, passant de 2,8 % en 2020–2021 à 2,2 % en 2045–2046.

Hypothèses sur la migration intraprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province, en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration par groupes d'âge diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d'âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil puissant pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d'origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement.

L'évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.

Glossaire

Accroissement naturel
Le nombre de naissances moins le nombre de décès.
Âge médian
L'âge médian est l'âge auquel exactement la moitié de la population est plus vieille et l'autre moitié est plus jeune. Cette mesure est souvent utilisée pour comparer les structures par âge entre diverses régions.
Cohorte
Groupe de personnes qui a connu un événement démographique précis au cours d'une période donnée, qui peut être une année. Par exemple, la cohorte de naissance de 1966 se compose du nombre de personnes nées en 1966.
Espérance de vie
Mesure statistique reflétant le nombre moyen d'années de vie restantes pour les membres d'une population donnée à un âge donné s'ils devaient connaître au cours de leur vie les taux de mortalité par âge observés au cours d'une année donnée.
Estimations démographiques
Mesures de la population historique et courante de résidents établies au moyen de données administratives et issues du recensement.
Génération de l'écho du baby-boom
Personnes nées entre 1972 et 1992. Les enfants des membres de la génération du baby-boom.
Génération du baby-boom
Personnes nées au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1965, et qui a été marquée par un accroissement marqué des taux de fécondité et du nombre absolu de naissances.
Indice synthétique de fécondité
La somme des taux de fécondité par âge dans une année donnée. Indique le nombre moyen d'enfants qu'une génération de femmes aurait si, au cours de leur vie de reproduction, elles avaient des taux de fécondité identiques à ceux de l'année en question.
Migration internationale
Mouvement de population entre l'Ontario et un pays étranger. La migration internationale comprend les immigrants, les émigrants et les résidents non permanents. La migration internationale nette est la différence entre le nombre de personnes en provenance d'autres pays qui s'installent dans la province et le nombre de personnes qui quittent cette dernière pour s'installer à l'étranger.
Migration interprovinciale
Mouvement de population entre l'Ontario et le reste du Canada. La migration interprovinciale nette est la différence entre le nombre de personnes qui s'installent en Ontario en provenance d'autres parties du Canada et le nombre de personnes qui quittent l'Ontario pour s'installer autre part au Canada.
Migration intraprovinciale
Mouvement de population entre les 49 divisions de recensement de l'Ontario. La migration intraprovinciale nette d'une division de recensement donnée est la différence entre le nombre de personnes qui s'installent dans cette division en provenance d'autres parties de l'Ontario et le nombre de personnes qui quittent cette division pour s'installer autre part dans la province.
Migration nette
Différence entre le nombre de personnes qui s'installent dans un secteur géographique donné et le nombre de personnes qui quittent ce même secteur. Ce chiffre tient compte de toutes les composantes de la migration comprises dans la migration internationale nette, la migration interprovinciale nette et la migration intraprovinciale nette (en ce qui concerne les régions de la province).
Résidents non permanents
Étrangers résidant en Ontario (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires ou demandeurs du statut de réfugié).
RGT
La région du grand Toronto est formée des divisions de recensement de Toronto, Durham, Halton, Peel et York.
Vieillissement de la population
Expression utilisée pour décrire un changement dans la structure des âges vers plus de personnes âgées. Un indicateur du vieillissement de la population est l'accroissement de la proportion des personnes âgées (de 65 ans et plus) dans l'ensemble de la population.

Tableaux statistiques

Consultez les tableaux statistiques connexes dans le Catalogue de données ouvertes de l'Ontario.


Accessible chart descriptions:

Diagramme 1

Ce diagramme linéaire indique la population totale estimative de l'Ontario de 1971 à 2020 ainsi que les projections jusqu'en 2046 selon trois types de scénario (scénario de référence, de croissance forte et de croissance faible). Au cours de la période de données historiques, la population de l'Ontario est passée de 7,8 millions d'habitants en 1971 à 14,7 millions en 2020. Sur la période de projection de 2020 à 2046, les trois scénarios divergent graduellement. Dans le scénario de référence, la population totale atteint 20,0 millions d'habitants en 2046. À la fin de la période de projection, la population s'établit à 22,6 millions de personnes dans le scénario de croissance forte et à 17,7 millions dans le scénario de croissance faible.

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Diagramme 2

Ce diagramme illustre le taux annuel de croissance démographique en Ontario au moyen de barres pour la période de données historiques de 1971 à 2020, et le taux de croissance projeté au moyen de lignes pour les trois types de scénario (scénario de référence, de croissance forte et de croissance faible). Au cours de la période de données historiques, le taux de croissance annuel est de 1,5 % en 1971-1972 et diminue jusqu'à 0,8 % en 1980-1981. Une période de taux de croissance élevé fait alors suite et culmine à 2,7 % en 1988-1989 pour atteindre un sommet moindre à 1,8 % en 2000-2001, pour ensuite se replier à 0,8 % en 2014-2015 et terminant à 1,3 % en 2019-2020. Le taux annuel de croissance démographique projeté en Ontario dans le scénario de référence est de 0,6 % en 2020-2021, 2,1 % en 2021-2022 et il tend à diminuer pour atteindre 1,0 % en 2045-2046. Dans le scénario de croissance forte, le taux de croissance annuel passe de 2,7 % en 2021-2022 à 1,4 % au cours de la période de projection. Dans le scénario de croissance faible, ce taux passe de 0,1 % en 2021-2022 à 0,5 % en 2045-2046.

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Diagramme 3

Ce diagramme illustre la contribution annuelle de l'accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l'Ontario de 1971 à 2046. Au cours de la période de données historiques, l'accroissement naturel a été plus stable que la migration nette, partant à environ 69 000 personnes en 1971-1972, pour atteindre un sommet intermédiaire de 79 000 en 1990-1991 avant d'amorcer un repli et s'établir à 28 000 en 2019-2020. L'accroissement naturel devrait culminer à environ 33 000 en 2026-2027, suivi d'une baisse progressive jusqu'à moins de 21 000 en 2045-2046. La migration nette a été beaucoup plus instable au cours de la période de données historiques, partant à environ 45 000 personnes en 1971-1972, tombant dans un creux à 10 000 en 1978-1979 et rebondissant vers des sommets de 194 000 en 1988-1989, 168 000 en 2000-2001 et 205 000 en 2019-2020. Le gain migratoire annuel net devrait chuter initialement à 63 000 en 2020-2021, rebondir à 276 000 en 2021-22, suivi d'un déclin graduel jusqu'à 169 000 d'ici 2045-2046.

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Diagramme 4

Cette pyramide des âges indique le nombre de personnes dans chaque groupe d'âge en Ontario en 2020 et en 2046, distinctement pour les hommes et les femmes. En 2020, la pyramide commence au bas avec environ 70 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes âgés de zéro, et s'élargit graduellement à plus de 130 000 personnes par cohorte dans leur jeune vingtaine. Nous observons ensuite un léger rétrécissement de la pyramide à environ 90 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes vers la quarantaine et une remontée à plus de 110 000 au milieu de la cinquantaine. La pyramide s'amincit par la suite pour n'indiquer que quelques milliers de personnes par cohorte de 95 ans et plus. La ligne de 2046 commence autour de 100 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes âgés de zéro, suivi d'une pointe abrupte à plus de 130 000 vers 20 ans. Vient ensuite un déclin autour de 135 000 jusqu'à l'âge de 55 ans, puis un rapetissement graduel de la pyramide jusqu'à 95 ans et plus.

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Diagramme 5

Ce diagramme linéaire comporte trois lignes indiquant l'évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046. Le groupe de 15 à 64 ans représente la proportion la plus élevée ayant été relativement stable au cours de la période de données historiques, se fixant entre 60 % et 70% et montrant une tendance à la baisse amorcée autour de 2010. Au cours de la période de projection, la proportion du groupe de 15 à 64 ans devrait fléchir pour passer de 66,9 % à 62,9 %. La proportion du groupe de 0 à 14 ans est en chute graduelle ayant passé de 28,4 % en 1971 à 15,5 % en 2020 et diminuera encore pour atteindre 14,8 % d'ici 2046. La proportion des personnes âgées a augmenté lentement de 8,3 % en 1971 à 17,6 % en 2020, et augmentera encore plus rapidement au cours de la période de projection pour atteindre 22,2 % en 2046. La proportion de personnes âgées a surpassé celle des enfants en 2016.

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Diagramme 6

Ce diagramme linéaire illustre le rythme de croissance annuelle des groupes d'âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046. La croissance du groupe de 65 ans et plus est plus rapide que celle des deux autres groupes pour la plus grande part de la période de données historiques et de la période de projection, atteignant un sommet à 4,3 % en 2011-2012 et un creux à près de 0,8 % au début des années 2040. Le rythme de croissance annuelle du groupe de 15 à 64 ans emprunte une tendance graduellement à la baisse passant de 2,4 % en 1971-72 à 0,6 % à la fin des années 2020, et remonte par la suite à 1,0 % à la fin de la période de projection. Le rythme de croissance annuelle du groupe de 0 à 14 ans fluctue beaucoup plus, étant en baisse de 1971 à 1982, avec un creux de −2,3 % en 1978-1979, puis également de 2002 à 2011. La croissance du groupe des enfants devrait culminer à 1,2 % au début des années 2030, terminer à 1,0 % en 2046.

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Diagramme 7

Cette carte montre l'évolution de l'accroissement naturel par division de recensement en Ontario au cours de la période de projection de 2020 à 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement dans lesquelles l'accroissement naturel devrait être négatif en 2021-2022 et en 2045-2046 sont : Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Algoma, Sudbury, Grand Sudbury, Timiskaming, Manitoulin, Parry Sound, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Huron, Bruce, Grey, Haldimand-Norfolk, Niagara, Muskoka, Haliburton, Kawartha Lakes, Peterborough, Northumberland, Hastings, Prince Edward, Lennox & Addington, Frontenac, Renfrew, Lanark, Leeds & Grenville, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement dans lesquelles l'accroissement naturel devrait être positif en 2021-2022, mais négatif en 2035-2036 sont : Simcoe, Prescott & Russell.

Les divisions de recensement dans lesquelles l'accroissement naturel devrait être positif en 2021-2022, mais négatif en 2045-2046 sont : Perth.

Les divisions de recensement dans lesquelles l'accroissement naturel devrait être positif de 2021 à 2046 sont : Kenora, Essex, Middlesex, Elgin, Oxford, Brant, Waterloo, Wellington, Hamilton, Dufferin, Halton, Peel, York, Toronto, Durham, Ottawa.

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Diagramme 8

Ce diagramme montre une carte des six régions de l'Ontario avec des barres indiquant leur population totale en 2020 et en 2046.

Pour 2020, le diagramme montre la population totale en millions pour chaque région comme suit :

Nord-Ouest, 0,2; Nord-Est, 0,6; Sud-Ouest, 1,7; Centre, 3,2; RGT, 7,1; Est, 1,9.

Pour 2046, le diagramme montre la population totale en millions pour chaque région comme suit :

Nord-Ouest, 0,2; Nord-Est, 0,6; Sud-Ouest, 2,2; Centre, 4,4; RGT, 10,0; Est, 2,6.

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Diagramme 9

Cette carte montre la croissance et la décroissance démographique par division de recensement en Ontario au cours de la période de projection de 2020 à 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement dans lesquelles une décroissance démographique est projetée sont : Cochrane, Sudbury, Timiskaming.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est entre 0 et 20 % sont : Kenora, Rainy River, Thunder Bay, Algoma, Grand Sudbury, Manitoulin, Parry Sound, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Prince Edward, Lennox & Addington, Renfrew, Leeds & Grenville, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est entre 20 et 35 % sont : Essex, Elgin, Huron, Bruce, Perth, Grey, Haldimand-Norfolk, Brant, Hamilton, Niagara, Toronto, Kawartha Lakes, Muskoka, Haliburton, Peterborough, Northumberland, Hastings, Frontenac, Lanark, Prescott & Russell.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est de plus de 35 % sont : Middlesex, Oxford, Wellington, Dufferin, Simcoe, Waterloo, Halton, Peel, York, Durham, Ottawa.

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Diagramme 10

Cette carte indique la proportion projetée de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement de l'Ontario en 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement comptant moins de 22 % de personnes âgées en 2046 sont : Kenora, Middlesex, Waterloo, Wellington, Dufferin, Hamilton, Halton, Peel, Toronto, Durham, Ottawa.

Les divisions de recensement comptant de 22 à 27 % de personnes âgées en 2046 sont : Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Grand Sudbury, Essex, Elgin, Perth, Oxford, Brant, Simcoe, York, Frontenac.

Les divisions de recensement comptant de 27 à 32 % de personnes âgées en 2046 sont : Algoma, Sudbury, Timiskaming, Manitoulin, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Huron, Bruce, Grey, Haldimand-Norfolk, Niagara, Peterborough, Hastings, Lennox & Addington, Renfrew, Lanark, Prescott & Russell, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement comptant de plus de 32 % de personnes âgées en 2046 sont : Parry Sound, Muskoka, Haliburton, Kawartha Lakes, Northumberland, Prince Edward, Leeds & Grenville.

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Diagramme 11

Cette carte montre la croissance du nombre de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement de l'Ontario entre 2020 et 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées inférieure à 40 % entre 2020 et 2046 sont : Kenora, Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Timiskaming, Algoma, Manitoulin, Sudbury, Grand Sudbury, Nipissing, Chatham-Kent, Lambton, Prince Edward.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées de 40 à 55 % entre 2020 et 2046 sont : Parry Sound, Huron, Bruce, Grey, Haliburton, Peterborough, Renfrew, Lennox & Addington, Frontenac, Leeds & Grenville, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées de 55 à 80 % entre 2020 et 2046 sont : Essex, Middlesex, Elgin, Perth, Oxford, Haldimand-Norfolk, Brant, Hamilton, Niagara, Toronto, Muskoka, Kawartha Lakes, Northumberland, Hastings, Lanark.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées supérieure à 80 % entre 2020 et 2046 sont : Waterloo, Wellington, Dufferin, Simcoe, Halton, Peel, York, Durham, Ottawa, Prescott & Russell.

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Diagramme 12

Cette carte montre la croissance et la décroissance du nombre d'enfants de 0 à 14 ans en Ontario par division de recensement entre 2020 et 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement ayant une décroissance projetée du nombre d'enfants de 0 à 14 ans entre 2020 et 2046 sont : Kenora, Thunder Bay, Cochrane, Sudbury, Timiskaming, Manitoulin, Nipissing, Chatham-Kent, Prince Edward.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d'enfants de 0 à 14 ans de 0 à 20 % entre 2020 et 2046 sont : Rainy River, Algoma, Grand Sudbury, Parry Sound, Lambton, Haliburton, Peterborough, Hastings, Renfrew, Lennox & Addington, Frontenac, Leeds & Grenville, Prescott & Russell, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d'enfants de 0 à 14 ans de 20 à 30 % entre 2020 et 2046 sont : Essex, Perth, Huron, Bruce, Grey, Middlesex, Elgin, Brant, Niagara, York, Toronto, Durham, Kawartha Lakes, Muskoka, Northumberland, Lanark.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d'enfants de 0 à 14 ans supérieure à 30 % entre 2020 et 2046 sont : Haldimand-Norfolk, Oxford, Waterloo, Wellington, Hamilton, Halton, Dufferin, Peel, Simcoe, Ottawa.

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Diagramme 13

Ce diagramme linéaire montre l'indice synthétique de fécondité des femmes en Ontario de 1979 à 2018, et les projections selon trois scénarios pour la période de 2020 à 2046. Au cours de la période de données historiques, l'indice synthétique de fécondité en Ontario a été relativement stable, passant de 1,61 en 1979 à 1,45 en 2018. Selon le scénario de référence, l'indice synthétique de fécondité devrait passer de 1,43 en 2020-21 à 1,50 en 2045-46. Selon le scénario de croissance forte, l'indice synthétique de fécondité devrait augmenter de 1,53 en 2020-21 à 1,70 en 2045-46. Selon le scénario de croissance faible, l'indice synthétique de fécondité devrait diminuer de 1,33 en 2020-21 à 1,30 en 2045-46.

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Diagramme 14

Ce diagramme linéaire montre l'espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario de 1979 à 2018, et les projections selon trois scénarios pour la période de 2020 à 2046.

Pour les femmes, l'espérance de vie à la naissance est passée de 78,9 ans en 1979 à 84,5 ans en 2018. Au cours de la période de projection, l'espérance de vie des femmes devrait augmenter graduellement pour atteindre, en 2046, 87,9 ans selon le scénario de référence, 89,4 ans selon le scénario de croissance forte et 86,7 ans selon le scénario de croissance faible.

Pour les hommes, l'espérance de vie à la naissance est passée de 71,8 ans en 1979 à 80,3 ans en 2018. Au cours de la période de projection, l'espérance de vie des hommes devrait augmenter graduellement pour atteindre, en 2046, 84,8 ans selon le scénario de référence, 86,5 ans selon le scénario de croissance forte et 83,3 ans selon le scénario de croissance faible.

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Diagramme 15

Ce diagramme linéaire montre le taux d'immigration en Ontario de 1971 à 2020, et les projections selon trois scénarios jusqu'à 2046. Au cours de la période de données historiques, le taux d'immigration a connu une forte volatilité, étant à 0,79 % au départ en 1971-1972, il a monté à 1,49 % en 1973-1974, pour ensuite baisser et atteindre un creux à 0,44 % au milieu des années 1980, pour augmenter à nouveau à 1,38 % en 1992-1993, avant de fléchir graduellement pour s'établir à 0,66 % en 2014-2015, suivi d'un rebondissement à 0,97 % en 2018-2019.

Au cours de la période de projection de 2020 à 2046, le taux d'immigration en Ontario rebondira initialement à 1,24 % en 2022-2023 selon le scénario de référence, 1,47 % selon le scénario de croissance forte et 1,00 % selon le scénario de croissance faible. Un déclin graduel suivra pour tous les scenarios jusqu'en 2045-2046 pour atteindre 1,00 % selon le scénario de référence, 1,07 % selon le scénario de croissance forte et 0,90 % selon le scénario de croissance faible.

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Diagramme 16

Ce diagramme montre le niveau d'immigration annuelle en Ontario de 1971 à 2020, et les projections selon trois scénarios jusqu'à 2046. Au cours de la période de données historiques, l'immigration a connu une forte volatilité, le nombre d'immigrants étant à 62 000 au départ en 1971-1972, il a monté à 120 000 en 1973-1974, pour tomber à 40 000 au milieu des années 1980, pour augmenter encore et atteindre un sommet à 153 000 en 2001-2002, avant de fléchir graduellement par la suite pour s'établir à 90 000 en 2014-2015, suivi d'un rebondissement à 139 000 en 2018-2019.

L'immigration en Ontario devrait augmenter pour passer de 102 000 immigrants en 2020-2021 à 198 000 en 2045-2046 selon le scénario de référence, de 128 000 à 238 000 selon le scénario de croissance forte, et de 77 000 à 159 000 selon le scénario de croissance faible.

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Diagramme 17

Ce diagramme montre le niveau d'émigration annuelle de l'Ontario de 1971 à 2020, et les projections selon trois scénarios jusqu'à 2046. Au cours de la période de données historiques, l'émigration a connu une forte volatilité, le nombre d'émigrants étant à 13 000 au départ en 1971-1972, il est monté à 22 000 en 1973-1974, pour tomber à 8 000 en 1980-1981, pour augmenter encore et atteindre un sommet à 27 000 en 1993-1994, puis demeurant sous les 20 000 depuis 2016.

Au cours de la période de données historiques, le résiduel a varié entre −2 000 en 1987-1988 et 22 000 en 2007-2008.

L'émigration de l'Ontario devrait augmenter pour passer de 14 000 émigrants en 2020-2021 à 45 000 en 2045-2046 selon le scénario de référence, de 9 000 à 35 000 selon le scénario de croissance forte, et de 19 000 à 52 000 selon le scénario de croissance faible.

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Diagramme 18

Ce diagramme montre la variation annuelle du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2020, et les projections selon trois scénarios jusqu'à 2046. Au cours de la période de données historiques, le gain net a connu une forte volatilité, affichant au départ des valeurs près de zéro au début des années 1970, atteignant un sommet de 95 000 résidents non permanents en 1988-1989, un creux de −54,000 en 1992-1993, ainsi qu'un autre haut niveau de 78 000 en 2017-2018.

Le gain annuel net projeté de résidents non permanents en Ontario, selon le scénario de référence, devrait fléchir avec une perte de 22 000 en 2020-2021, rebondir avec un gain 135 000 en 2021-2022, pour ensuite atteindre 16 000 en 2045-2046. Dans le scénario de croissance forte, le gain net diminue au départ à 0 en 2020-2021, rebondit à 162 000 en 2021-2022 et atteint 19,000 en 2045-2046. Dans le scénario de croissance faible, une perte nette de 44 000 est prévue pour 2020-2021, suivie d'un rebond a 108 000 en 2021-2022 et d'un gain final de 13,000 en 2045-2046.

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Diagramme 19

Ce diagramme montre la migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2020, et les projections selon trois scénarios jusqu'à 2046.

Au cours de la période de données historiques, la migration interprovinciale nette emprunte des cycles de gains nets suivis par des cycles de pertes nettes. La migration interprovinciale nette a généralement été négative au cours des années 1970, à la fin des années 1980 et au début des années 1990 et elle est négative depuis 2003. Les cycles positifs ont eu lieu au début des années 1980 et à la fin des années 1990. En 2019-2020, la migration interprovinciale nette en Ontario a été de près de 0.

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette s'établit à −3 500 en 2020-2021 et à zéro pour le reste des projections. Selon le scénario de croissance forte, un gain net de 1 500 est projeté en 2020-2021 suivi de gains nets annuels de 5 000 pour le reste des projections. Selon le scénario de croissance faible, la migration interprovinciale nette est de −8 500 en 2020-2021 et de −5 000 pour le reste des projections.

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Carte des divisions de recensement de l'Ontario

Cette carte comprend les divisions de recensement suivantes :

RGT :

  1. Toronto
  2. Durham
  3. Halton
  4. Peel
  5. York

Centre :

  1. Brant
  2. Dufferin
  3. Haldimand-Norfolk
  4. Haliburton
  5. Hamilton
  6. Muskoka
  7. Niagara
  8. Northumberland
  9. Peterborough
  10. Simcoe
  11. Kawartha Lakes
  12. Waterloo
  13. Wellington

Est :

  1. Ottawa
  2. Frontenac
  3. Hastings
  4. Lanark
  5. Leeds et Grenville
  6. Lennox et Addington
  7. Prescott et Russell
  8. Prince Edward
  9. Renfrew
  10. Stormont, Dundas et Glengarry

Sud-Ouest :

  1. Bruce
  2. Elgin
  3. Essex
  4. Grey
  5. Huron
  6. Chatham-Kent
  7. Lambton
  8. Middlesex
  9. Oxford
  10. Perth

Nord-Est :

  1. Algoma
  2. Cochrane
  3. Manitoulin
  4. Nipissing
  5. Parry Sound
  6. Grand Sudbury
  7. Sudbury
  8. Timiskaming

Nord-Ouest :

  1. Kenora
  2. Rainy River
  3. Thunder Bay

Retourner au Carte des divisions de recensement de l'Ontario


Notes en bas de page

  • note de bas de page[1] Retour au paragraphe Les résultats sont présentés pour les années de recensement, qui vont du 1er juillet au 30 juin.
  • note de bas de page[2] Retour au paragraphe Fondés sur la méthode de Pearson, un modèle paramétrique utilisé pour répartir les taux de fécondité estimés selon l'âge des mères. La courbe de Pearson a quatre paramètres. Le premier de ces paramètres, l'indice synthétique de fécondité, reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l'âge moyen de fécondité, l'asymétrie et la variance de la répartition) concernent l'âge auquel les femmes ont leurs enfants.
  • note de bas de page[3] Retour au paragraphe À partir de la méthode de projection de la mortalité Lee-Carter utilisée pour générer les taux annuels de mortalité par âge et sexe. Voir Lee R.D., Carter L. [1992] « Modelling and forecasting the time series of US mortality », Journal of the American Statistical Association, vol. 87,659–671.
Mis à jour : 23 août 2021
Date de publication : 09 juin 2021