978-1-4868-6234-4 HTML Mise à jour des projections démographiques pour l’Ontario, 2021-2046

Carte des divisions de recensement de l'Ontario

Carte des divisions de recensement de l'Ontario
Description accessible du Carte des divisions de recensement de l'Ontario

Introduction

Le présent rapport renferme les projections démographiques pour l’Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement, selon l’âge et le sexe, à partir de l’année de base 2021 jusqu’en 2046. Ces projections ont été préparées par le ministère des Finances de l’Ontario durant l’été 2022.

Le ministère des Finances publie une mise à jour annuelle des projections démographiques afin de refléter les données historiques et les tendances les plus récentes. Cette mise à jour est fondée sur les estimations démographiques de 2021 de Statistique Canada (publiées en janvier 2022 et fondées sur le recensement de 2016) et inclue des changements aux projections reflétant les tendances les plus récentes relatives à la fécondité, la mortalité et la migration.

Plusieurs composantes du changement démographique ont été affectées par la pandémie de COVID-19. Afin de dériver les hypothèses utilisées dans les projections mises à jour, les données préliminaires sur la mortalité et la migration ont été analysées pour intégrer les impacts potentiels à court terme liés à la pandémie de COVID-19 sur les composantes démographiques.

Les nouvelles projections comportent trois scénarios pour l’Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable si les tendances récentes se maintiennent. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. Les projections pour chacune des 49 divisions de recensement sont élaborées pour le scénario de référence seulement.

Ces projections démographiques ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l’Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles n’intègrent pas non plus d’hypothèses explicites relativement à l’économie ou à la planification. Les projections sont élaborées en appliquant une méthodologie démographique standard où les hypothèses de croissance démographique découlent des tendances récentes dans tous les courants migratoires et de l’évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement. Les projections concernant les divisions de recensement sont cumulées afin d’obtenir le total pour l’Ontario.

Le rapport comprend une série de tableaux statistiques détaillés sur les nouvelles projections. Les principaux termes démographiques sont définis dans le glossaire.

Points saillants

Voici les points saillants du scénario de référence des nouvelles projections de 2021 à 2046footnote 1  :

  • Les projections prévoient pour la population de l’Ontario une croissance de 37,7 %, soit une hausse de presque de 5,6 millions, au cours des 25 prochaines années, passant d’un chiffre estimé de 14,8 millions au 1er juillet 2021 à plus de 20,4 millions d’ici le 1er juillet 2046.
  • La croissance de la population de l’Ontario a été affectée par la pandémie de COVID-19 en raison à la fois des perturbations des flux migratoires et de la mortalité plus élevée qui en découle. D'un taux de 0,5 % l'an dernier (2020–2021), le rythme de la croissance annuelle de la population provinciale devrait atteindre 1,8 % en 2021–2022. Par la suite, le taux de croissance devrait diminuer progressivement au fil du temps, pour atteindre 1,1 % d'ici 2045–2046.
  • Selon les projections, la migration nette représentera 86 % de toute la croissance démographique de la province de 2021 à 2046, avec les 14 % restants attribuables à l’accroissement naturel.
  • Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus augmentera de manière significative, passant de 2,7 millions de personnes ou 18,1 % de la population totale en 2021 à 4,4 millions ou 21,8 % d’ici 2046. La croissance rapide de la part et du nombre des personnes âgées continuera au cours de la période 2021–2031, alors que les dernières cohortes de la génération du baby‑boom atteindront l’âge de 65 ans. Après 2031, la croissance du nombre de personnes âgées ralentira considérablement.
  • Selon les projections, le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera de façon modérée, passant de 2,3 millions en 2021 à 3,0 millions d’ici 2046. La part des enfants au sein de la population totale baissera initialement de 15,3 % en 2021 à 14,6 % en 2031, pour ensuite augmenter lentement jusqu’à 14,9 % en 2046.
  • Selon les projections, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour passer de 9,9 millions en 2021 à 12,9 millions d’ici 2046. La part de population de ce groupe d’âge au sein de la population totale diminuera durant la majeure partie de la période de projection, passant de 66,6 % en 2021 à 63,2 % d’ici 2040, pour ensuite augmenter à 63,3 % en 2046. À mesure que les membres de la génération du baby‑boom continueront d’atteindre 65 ans, la croissance de la population âgée de 15 à 64 ans ralentira jusqu’en 2027–2028, puis s’accélèrera au cours du reste de la période de projection.
  • Chacune des six régions de la province devrait connaître une croissance démographique au cours de la période de projection. La région du grand Toronto (RGT) connaîtra la plus forte croissance, avec une population qui augmentera de 2,9 millions (+41,3 %), passant de 7,1 millions en 2021 à plus de 10,0 millions d’ici 2046. La part de la RGT au sein de la population provinciale totale augmentera pour passer de 47,9 % en 2021 à 49,1 % en 2046.
  • Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d’une forte migration internationale et d’un accroissement naturel positif.

Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Les projections du ministère des Finances établissent trois scénarios de croissance pour la population de l’Ontario jusqu’en 2046. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable si les tendances récentes se maintiennent. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. La population est projetée pour chacune des 49 divisions de recensement, mais pour le scénario de référence seulement. Les diagrammes et les tableaux inclus au présent rapport illustrent le scénario de référence, à moins d’une indication contraire.

Ces trois scénarios prévoient tous que la population de l’Ontario connaîtra une croissance de 2021 à 2046. Selon le scénario de référence, la population devrait augmenter de 37,7 %, soit une hausse de presque 5,6 millions au cours des 25 prochaines années, passant de 14,8 millions au 1er juillet 2021 à plus de 20,4 millions d’ici le 1er juillet 2046.

La croissance de la population de l’Ontario a été affectée par la pandémie de COVID-19 en raison à la fois des perturbations des flux migratoires et de la mortalité plus élevée qui en découle. D'un taux de 0,5 % l'an dernier (2020–2021), le rythme de la croissance annuelle de la population provinciale devrait atteindre 1,8 % en 2021–2022. Par la suite, le taux de croissance devrait diminuer progressivement au fil du temps, pour atteindre 1,1 % d'ici 2045–2046.

Diagramme 1: Population de l’Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 1: Population de l’Ontario de 1971 à 2046

Le scénario de croissance faible prévoit une augmentation de la population de 23,5 % (3,5  millions) pour atteindre plus de 18,3 millions d’habitants d’ici 2046. Le scénario de croissance forte prévoit une hausse de 52,8 % (7,8 millions), avec presque 22,7 millions de personnes d’ici la fin de la période de projection.

Selon les projections du scénario de croissance faible, le taux annuel de croissance démographique prévu diminuera, passant d’environ 1,0 % au cours des prochaines années à 0,7 % en 2045–2046. Selon les projections du scénario de croissance forte, le taux annuel de croissance démographique diminuera de 2,8 % en 2021–2022 à 1,4 % en 2045–2046.

Diagramme 2: Taux annuel de croissance démographique en Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 2: Taux annuel de croissance démographique en Ontario de 1971 à 2046

Les composantes de la croissance démographique en Ontario

Chaque année, la contribution de l’accroissement naturel et celle de la migration nette à la croissance démographique varient. Les tendances touchant l’accroissement naturel évoluent lentement, alors que la migration nette peut être plus volatile, en raison essentiellement des fluctuations de la migration interprovinciale et des variations de la migration internationale. Par exemple, au cours des dix dernières années, la part de la croissance démographique découlant de la migration nette a atteint un sommet de 86 % en 2019–2020 et un creux de 53 % en 2014–2015.

La moyenne annuelle des niveaux de migration nette en Ontario a été de près de 118 000 au cours de la dernière décennie, atteignant un creux de 47 000 en 2014–2015 et un sommet de 204 000 en 2017–2018. Le nombre de naissances a été plutôt stable et les décès ont augmenté, alors que l’accroissement naturel a diminué, passant de 52 000 à 20 000 par an au cours des dix dernières années.

La migration nette a été affectée par les perturbations liées à la pandémie de COVID-19. La migration nette vers l'Ontario a ralenti, passant de 202 000 en 2018–2019 à 61 000 en 2020–2021, mais devrait rebondir à 245 000 en 2021–2022. À moyen terme, à mesure que les différents flux migratoires reviennent sur leur trajectoire à long terme, la migration nette diminuera pour atteindre 181 000 d'ici 2027–2028. Par la suite, la migration nette devrait augmenter graduellement, atteignant 192 000 d'ici 2045–2046. La part de la croissance démographique attribuable à la migration nette diminuera, passant de 91 % en 2021–2022 à 85 % en 2027–2028 et augmentera lentement par la suite pour atteindre 86 % d’ici 2046, en raison de l’augmentation de la migration nette.

Diagramme 3: Contribution de l’accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l’Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 3: Contribution de l’accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l’Ontario de 1971 à 2046

Partiellement en raison du nombre de décès plus élevé qu’en temps normal pour 2021–2022, l’accroissement naturel devrait sauter de 24 000 à 29 000 en 2022–2023. Au-delà de 2023, les niveaux futurs d’accroissement naturel d’ici 2046 seront relativement stables, alors que les naissances et les décès devraient augmenter à peu près au même rythme. La part de la croissance démographique attribuable à l’accroissement naturel devrait augmenter initialement, passant de 9 % en 2021–2025 à 15 % d’ici 2027–2028, puis diminuera lentement pour atteindre 14 % en 2045–2046.

Le nombre de décès devrait continuer d’augmenter au fil du temps, alors que les grandes cohortes de la génération du baby-boom continueront de vieillir. D’ici 2031, tous les membres de la génération du baby-boom auront 65 ans ou plus. Le nombre annuel de décès augmentera, passant de 119 000 en 2022–2023 à 173 000 en 2045–2046.

Les naissances augmenteront également au cours de la période de projections, initialement en raison du passage de l’écho du baby-boom (les enfants des membres de la génération du baby-boom) par leurs années les plus fécondes, puis en conséquence de la croissance continue de la population propulsée pas les jeunes immigrants. Le nombre annuel de naissances passera de 144 000 en 2021–2022 à 204 000 d’ici 2045-2046.

Structure par âge

D’ici 2046, chaque âge comptera en Ontario plus de personnes qu’en 2021, avec une forte augmentation du nombre de personnes âgées. Les membres de la génération du baby‑boom auront grossi le nombre de personnes âgées; les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom auront atteint l’âge scolaire et les cohortes de la génération de l’écho du baby-boom, auxquelles s’ajoutera une nouvelle génération d’immigrants, auront fait augmenter la population âgée de 15 à 64 ans.

Diagramme 4: Pyramide des âges de la population de l’Ontario en 2021 et 2046
Description accessible du Diagramme 4: Pyramide des âges de la population de l’Ontario en 2021 et 2046

Selon les projections, l’âge médian de la population ontarienne passera de 40,7 ans en 2021 à 42,0 ans en 2046. Pendant la période de projection, l’âge médian des femmes augmentera de 42,0 à 43,2 ans et celui des hommes de 39,4 à 40,9 ans.

Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera presque doubler, passant d’environ 2,7 millions de personnes ou 18,1 % de la population totale en 2021 à 4,4 millions ou 21,8 % en 2046. Pour la première fois en 2016, les personnes âgées étaient plus nombreuses que les enfants âgés de 0 à 14 ans.

Selon les projections, au début des années 2030, lorsque tous les membres de la génération du baby‑boom auront atteint l’âge de 65 ans, l’accroissement du nombre et de la part des personnes âgées ralentira sensiblement. Le taux de croissance annuel du groupe des personnes âgées diminuera et passera d’une moyenne de 3,2 % entre 2021 et 2031 à 1,0 % d’ici la fin de la période de projection.

Parmi les personnes âgées, ce sont les groupes les plus âgés qui connaîtront la croissance la plus rapide. Selon les projections, le nombre de personnes de 75 ans et plus passera de 1,2 million en 2021 à presque 2,7 millions d’ici 2046. Le groupe des plus de 90 ans fera plus que tripler, passant de 137 000 à 430 000 personnes.

Pour la plupart des groupes d’âge, les proportions de femmes et d’hommes dans la population diffèrent de moins de 5 %. Cependant, il existe un déséquilibre important pour les groupes plus âgés, en raison de l’espérance de vie plus courte des hommes. La proportion des femmes parmi les personnes les plus âgées demeurera supérieure à celle des hommes, tout en diminuant légèrement du fait que l’espérance de vie des hommes devrait augmenter relativement plus rapidement que celle des femmes. En 2021, il y avait 34 % plus de femmes que d’hommes dans le groupe des 75 ans et plus. D’ici 2046, les femmes seront 24 % plus nombreuses que les hommes dans le groupe des 75 ans et plus.

Diagramme 5: Proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 5: Proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Selon les projections, le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera de façon modérée, passant de 2,3 millions en 2021 à 3,0 millions d’ici 2046. La part des enfants au sein de la population totale baissera initialement de 15,3 % en 2021 à 14,6 % en 2031, pour ensuite augmenter lentement jusqu’à 14,9 % en 2046.

Selon les projections, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour passer de 9,9 millions en 2021 à 12,9 millions d’ici 2046. La part de population de ce groupe d’âge au sein de la population totale diminuera durant la majeure partie de la période de projection, passant de 66,6 % en 2021 à 63,2 % d’ici 2040, pour ensuite augmenter à 63,3 % en 2046.

Le taux de croissance de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera rapidement initialement pour atteindre une moyenne annuelle de 0,8 % durant la seconde moitié des années 2020, une cadence de changement similaire à celle observée au cours des années 2010. Par la suite, alors que les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom commenceront à atteindre l’âge de 15 ans et que l’immigration forte continuera, le rythme de croissance annuelle de la population âgée de 15 à 64 ans s’accélèrera pour atteindre 1,1 % d’ici 2045–2046.

Diagramme 6: Rythme de croissance des groupes d’âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 6: Rythme de croissance des groupes d’âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Au sein du groupe d’âge des 15 à 64 ans, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 augmentera tout au long de la période de projection et passera de 1,8  millions en 2021 à 2,5 millions en 2046. La part des jeunes dans l’ensemble de la population augmentera initialement, passant de 12,5 % en 2021 à 12,7 % en 2024, pour ensuite diminuer graduellement jusqu’à 12,1 % d’ici 2046.

Toujours selon les projections, le nombre de personnes âgées de 25 à 44  ans augmentera au cours de la période de projection et passera de 4,1 millions en 2021 à 5,5 millions d’ici 2046, tandis que leur part de la population augmentera initialement de 27,6 % à 28,9 % d’ici 2029, pour ensuite redescendre à 27,0 % d’ici 2046.

Le nombre de personnes âgées de 45 à 64 ans diminuera quelque peu jusqu’en 2029, passant de 3,9 millions en 2021 à 3,8 millions. La croissance de ce groupe reprendra à partir du début des années 2030 pour atteindre 4,9 millions d’ici 2046. La part de ce groupe dans l’ensemble de la population diminuera initialement de 26,5 % en 2021 à 22,5 % d’ici 2033, pour ensuite remonter à 24,2 % d’ici 2046.

Déterminants démographiques des changements régionaux de la population

Les principaux déterminants des tendances démographiques régionales sont la structure par âge actuelle, la vitesse de l’accroissement naturel et les mouvements migratoires d’entrée et de sortie de chaque région de l’Ontario. Ces déterminants varient considérablement parmi les 49 divisions de recensement qui forment les six régions géographiques de l’Ontario et entraînent des différences importantes dans les projections démographiques.

La structure par âge régionale actuelle influe fortement sur les naissances et les décès projetés. Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès à l’avenir qu’une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances qu’une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient selon l’âge, la structure par âge d’une région ou d’une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.

Le vieillissement général de la population se traduira par un nombre croissant de divisions de recensement où les décès surpasseront les naissances (accroissement naturel négatif) au cours de la période de projection. De 2014 à 2019, juste avant la pandémie, les décès excédaient les naissances dans 29 des 49 divisions de recensement de l’Ontario. D’ici 2045–2046, 32 divisions de recensement enregistreront un accroissement naturel négatif. Même si elles constituent une majorité des 49 divisions de recensement, elles ne représenteront que 22 % de la population de l’Ontario en 2046.

Dans un grand nombre de divisions de recensement de l’Ontario où l’accroissement naturel était habituellement le principal, voire le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique a déjà ralenti, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement à mesure que la population vieillira.

Diagramme 7: Évolution de l’accroissement naturel par division de recensement de 2021 à 2046
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La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l’Ontario et pour la plupart de ses régions. Selon les projections, les gains migratoires nets, qu’ils soient de sources internationales, d’autres parties du Canada ou d’autres régions de l’Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les divisions de recensement.

Selon les projections, les grandes régions urbaines, en particulier la région du grand Toronto (RGT), qui accueillent la plupart des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d’autres régions comme le Centre de l’Ontario, le maintien des gains migratoires provenant des autres régions de la province sera une source clé de croissance démographique. Certaines divisions de recensement du Nord de l’Ontario ont tendance à ne recevoir qu’une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative, principalement de jeunes adultes, ce qui réduit leur croissance démographique future.

Croissance démographique régionale

Selon les projections, la RGT sera la région de la province à la croissance la plus rapide, représentant plus de 52 % de la croissance démographique nette de l’Ontario jusqu’en 2046. Sa population passera de 7,1 millions d’habitants en 2021 à plus de 10,0 millions en 2046. La part de la RGT dans la population totale de l’Ontario augmentera pour passer de 47,9 % en 2021 à 49,1 % en 2046.

Diagramme 8: Population des régions de l’Ontario en 2021 et 2046
Description accessible du Diagramme 8: Population des régions de l’Ontario en 2021 et 2046

Selon les projections, au sein de la RGT, la population de Toronto passera de 2,97 millions en 2021 à 4,04 millions en 2046, soit un gain de 1 068 000 personnes, le plus important parmi les divisions de recensement. Néanmoins, ce taux de croissance de 35,9 % d’ici 2046 à Toronto sera légèrement plus faible que le taux provincial de 37,7 %. Les quatre divisions de recensement des banlieues de la RGT verront une augmentation totale de presque 1,9 millions de personnes au cours des projections. Halton (56,2 %), Peel (51,5 %) et Durham (38,7 %) afficheront des taux de croissance supérieurs à la moyenne pour l’Ontario, tandis que la population de York (35,3 %) croitra à un rythme plus lent que celui de la province.

Diagramme 9: Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2021 à 2046
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La population du Centre de l’Ontario augmentera de 1,33 million ou 41,3 %, passant de 3,24 millions en 2021 à 4,57 millions en 2046. La part de la région dans la population provinciale augmentera légèrement de 21,8 à 22,4 % au cours de la même période. Quatre divisions de recensement du Centre de l’Ontario continueront à connaître une croissance démographique significativement supérieure à la moyenne: 55,5 % pour Waterloo, 51,9 % pour Wellington, 51,1 % pour Dufferin et 44,7 % pour Simcoe.

Au cours de la période de projection, la population de l’Est de l’Ontario augmentera de 36,2 % (de 1,95 million à 2,65 millions). Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 48,3 %, et sa population passera de 1,05 million en 2021 à 1,56 million en 2046. Les autres divisions de l’Est de l’Ontario connaîtront une croissance inférieure à la moyenne provinciale, allant de 12,2 % pour Prince Edward à 36,4 % pour Lanark.

La population du Sud-Ouest de l’Ontario passera de 1,73 million en 2021 à 2,30 millions en 2046, soit une croissance de 32,8 %. Les divisions de recensement du Sud-Ouest afficheront des taux de croissance variés. Middlesex et Oxford connaîtront la croissance la plus rapide (46,6 et 43,0 % respectivement). Chatham-Kent at de Lambton connaîtront la croissance la plus lente (8,0 et 11,1 % respectivement).

La population du Nord de l’Ontario augmentera lentement au cours de la période de projection, avec une légère hausse de 5,9 %, passant de 811 000 en 2021 à 858 000 d’ici 2046. Dans cette région, le Nord-Est enregistrera une croissance de 40 000 (7,0 %), de 570 000 à 609 000. La population du Nord-Ouest augmentera de 8 000 (3,4 %), de 241 000 à 249 000.

Dans le passé, l’accroissement naturel positif dans le Nord de l’Ontario compensait en partie les pertes dues à la migration nette. Toutefois, bien que le Nord ait récemment connu de modestes gains migratoires nets, l’accroissement naturel total y est désormais négatif.

Tableau A : Parts de la population des régions de l'Ontario de 1986 à 2046
Part de la population de l'Ontario (%)1986199620062016202620362046
RGT41,443,045,847,848,548,949,1
Centre21,822,122,021,621,922,222,4
Est14,013,813,213,113,013,013,0
Sud-Ouest14,113,412,611,711,511,411,3
Nord-Est6,25,44,54,13,63,23,0
Nord-Ouest2,62,31,91,71,51,31,2

Sources: Statistique Canada pour les données de 1986 à 2016 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Structure par âge régionale

Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Les changements les plus marqués à cet égard prendront place dans les divisions de recensement, surtout dans le Nord and les zones rurales, où l’accroissement naturel et la migration nette prévus demeureront ou deviendront négatifs. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d’une forte migration internationale et d’un accroissement naturel positif. Le Nord-Est continuera d’avoir la structure par âge la plus vieille.

En 2021, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population de chaque région allait de 15,9 % dans la RGT à un sommet de 22,9 % dans le Nord‑Est. Parmi les divisions de recensement, elle allait de 14,1 % dans Peel à 35,7 % dans Haliburton.

En 2046, la proportion des personnes âgées dans la population de chaque région ira de 19,7 % dans la RGT à 27,9 % dans le Nord-Est. Parmi les divisions de recensement, elle ira de 17,4 % dans Peel à 40,2 % dans Haliburton.

Diagramme 10: Proportion de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2046
Description accessible du Diagramme 10: Proportion de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2046

Même si la proportion des personnes âgées dans les divisions de recensement situées à l’intérieur et autour des banlieues de la RGT demeurera inférieure à la moyenne provinciale, c’est dans ce secteur géographique que l’augmentation du nombre de personnes âgées sera la plus marquée.

Diagramme 11: Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement de 2021 à 2046
Description accessible du Diagramme 11: Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement de 2021 à 2046

Le nombre de personnes âgées augmentera de 86 % dans les banlieues de la RGT. À l’inverse, la croissance la plus lente (moins de 25 %) du nombre de personnes âgées aura lieu dans Timiskaming, Thunder Bay et Algoma.

Le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera dans les 6 régions pendant la période de projection. Toutefois, d’ici 2046, la proportion des enfants dans chaque région sera légèrement inférieure à la proportion actuelle. En 2021, le Nord-Ouest affichait la part la plus élevée d’enfants (16,6 %) tandis que la plus faible était celle du Nord‑Est (14,5 %). En 2046, le Nord‑Est demeurera la région ayant la proportion d’enfants la plus basse (13,8 %) et le Nord-Ouest aura la proportion la plus élevée (15,8 %).

Waterloo, Peel, Halton, Wellington et Dufferin enregistreront une croissance de plus de 45 pour cent du nombre d’enfants de 0 à 14 ans entre 2021 et 2046. À l’inverse, Cochrane, Kenora, Nipissing et Thunder Bay auront moins d’enfants d’ici 2046. En 2021, c’est dans Kenora (21,5 %) que l’on a enregistré la proportion d’enfants la plus élevée et dans Haliburton (9,4 %) la proportion la plus faible. En 2046, Kenora conservera la proportion d’enfants la plus élevée (19,4 %) tandis que Haliburton continuera d’avoir la proportion la plus faible (9,1 %).

Diagramme 12: Croissance et décroissance du nombre d’enfants de 0 à 14 ans par division de recensement de 2021 à 2046
Description accessible du Diagramme 12: Croissance et décroissance du nombre d’enfants de 0 à 14 ans par division de recensement de 2021 à 2046

La part de la population âgée de 15 à 64 ans, laquelle variait en 2021 de 62,6 % dans le Nord Est de l’Ontario à 69,0 % dans la RGT, diminuera dans chaque région d’ici 2046. La part de ce groupe d’âge ira de 58,4 % de la population du Nord‑Est à 65,5 % de celle de la RGT en 2046.

Même si la part de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera dans chaque division de recensement de la province, le nombre de personnes dans ce groupe d’âge augmentera dans 41 des 49 divisions de recensement. Les divisions de recensement qui verront le nombre de personnes dans ce groupe d’âge diminuer sont situées principalement dans le Nord. En 2021, la proportion la plus élevée des personnes âgées de 15 à 64 ans était dans la division de Toronto (70,6 %) et la plus faible dans Haliburton (54,9 %). En 2046, c’est à Toronto que l’on trouvera la proportion la plus élevée (67,7 %), suivie de Peel, Waterloo et Ottawa. Prince Edward aura moins de 50 % de sa population âgée de 15 à 64 ans d’ici 2046.

Méthodologie et hypothèses

Méthodologie

La méthodologie utilisée dans les projections démographiques à long terme du ministère des Finances est celle des composantes et cohortes, qui s’apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l’année de base (2021) selon l’âge et le sexe.

La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l’immigration, l’émigration, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d’entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d’entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l’année subséquente, par âge et par sexe.

On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l’Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement.

Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l’analyse des tendances à long terme et plus récentes de ces composantes, ainsi que sur l’orientation future prévue. Pour l’Ontario, le degré d’incertitude inhérent aux projections est représenté par l’écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte, le scénario de référence représentant le résultat le plus probable.

Population de base

Ce rapport présente des projections démographiques publiées par le ministère des Finances qui utilisent les données les plus récentes du recensement de 2016 ajustées en fonction du sous dénombrement net. Plus précisément, elles sont fondées sur les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2021 de Statistique Canada.

En plus de fournir un nouveau point de départ pour la population totale selon le groupe d’âge et le sexe, l’établissement d’une nouvelle base pour les projections modifie la structure d’âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont projetées à l’aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.

Fécondité

On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, soit le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise quatre paramètresfootnote 2 pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l’indice synthétique de fécondité (ISF), reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l’âge moyen de fécondité, l’asymétrie et la variance de la répartition) concernent l’âge auquel les femmes donnent naissance. Ces paramètres sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.

Les hypothèses découlent d’une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d’un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d’autres pays. Une tendance générale et commune est qu’une proportion grandissante de femmes donnent naissance dans la trentaine, voire le début de la quarantaine.

La diminution générale du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s’accompagne d’une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C’est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée au cours des 20 dernières années.

Les taux de fécondité des femmes de la trentaine et plus ont connu une hausse modérée au cours des années 1990, suivie d’une ascension plus rapide durant la majorité des années 2000. Cependant, le rythme de cette hausse s’est ralenti ces dernières années. Ces cohortes de femmes sont celles qui ont préféré ne pas avoir d’enfant dans leur vingtaine et en ont maintenant dans leur trentaine et jeune quarantaine.

L’indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario, qui était de 3,8 enfants par femme autour de 1960, est passé en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme en 1972. Durant le reste des années 1970, l’ISF a chuté rapidement vers la fourchette des 1,40–1,70, où il s’est maintenu jusqu'à ce jour. Les plus récentes données complètes (2019) montrent un ISF de 1,42. Une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement sont plus probables.

Dans le scénario de référence, l’ISF devrait baisser initialement à 1,37 en 2027–2028, puis augmenter lentement à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent tandis que ceux des femmes plus âgées continuent d’augmenter progressivement, atteignant 1,50 enfant par femme en 2046.

Les scénarios de croissance faible et de croissance forte prévoient également une baisse initiale du taux de fécondité, suivie d’une légère augmentation. En 2046, le scénario de croissance faible suppose un ISF de 1,30, tandis que le scenario de croissance forte suppose un ISF de 1,70.

Hypothèses sur la fécondité à l'échelle des divisions de recensement

Les données complètes les plus récentes au niveau des divisions de recensement (2019) montrent que l’indice synthétique de fécondité varie selon les divisions, allant de 2,09 pour Kenora à 1,17 pour Toronto. Les paramètres projetés pour la fécondité à l’échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l’âge moyen de fécondité des femmes dans la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l’asymétrie de la répartition de la fécondité à l’échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus de ces paramètres à l’échelle de l’Ontario.

Diagramme 13: Indice synthétique de fécondité en Ontario de 1979 à 2046
Description accessible du Diagramme 13: Indice synthétique de fécondité en Ontario de 1979 à 2046

Mortalité

L’espérance de vie des Ontariens figure parmi les plus élevées au Canada et dans le monde industrialisé. L'espérance de vie à la naissance la plus récemment publiée était de 84,4 ans en 2020 pour les femmes et de 79,9 ans pour les hommes de la province. Les décès dus aux opioïdes et à la pandémie de COVID-19 auront des effets négatifs sur le rythme de l'amélioration de l'espérance de vie à court terme. Cependant, l'opinion généralement acceptée est que l'espérance de vie continuera d'augmenter à long terme au Canada et dans le monde.

Jusqu’au milieu des années 1990, les gains annuels quant à l’espérance de vie avaient diminué et on s’attendait à ce que les améliorations futures continuent à se produire à ce rythme plus lent. La cadence des gains s’est ensuite accélérée au cours des deux décennies suivantes et la progression de l’espérance de vie est devenue plus linéaire. Jusqu'au milieu des années 2010, les gains annuels moyens d’espérance de vie étaient de l’ordre de 0,16 année pour les femmes et de 0,23 année pour les hommes. Cependant, l’espérance de vie moyenne n’a pas augmenté en Ontario au cours des dernières années, un phénomène partiellement expliqué par l’augmentation des décès reliés aux opioïdes, mais principalement dû au ralentissement de l’amélioration des taux de survie des maladies du cœur, qui était la source principale de l’augmentation de l’espérance de vie au cours des dernières décennies. On suppose que d'autres facteurs, comme le progrès continu dans la lutte contre le cancer, entraîneront des augmentations de la durée de vie moyenne à un rythme graduel au cours de la période de projection.

Le nombre projeté de décès chaque année est obtenu en appliquant les taux de mortalité projetés par âge aux cohortes de population d'âges correspondants. Les hypothèses sur les taux futurs de mortalité par âge sont fondéesfootnote 3 sur les tendances du rythme de l’amélioration de l’espérance de vie et des tendances de la mortalité par âge.

Les hypothèses pour les trois scénarios à l’échelle de la province illustrent toutes une continuité quant aux gains de l'espérance de vie moyenne. Cependant, l'espérance de vie devrait augmenter plus lentement à court terme en raison des effets de la pandémie et des décès reliés aux opioïdes. Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité à long terme, l’espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. L’écart global entre les hommes et les femmes a diminué progressivement, et cette tendance devrait se poursuivre. De plus, selon les tendances récentes, l’augmentation de l’espérance de vie est modélisée de façon à se concentrer davantage à des âges plus avancés et à être plus modeste chez les nouveau-nés.

Diagramme 14: Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario de 1979 à 2046
Description accessible du Diagramme 14: Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario de 1979 à 2046

Dans le scénario de référence, l’espérance de vie en Ontario continue d’augmenter, mais plus lentement que la moyenne observée au cours des 20 dernières années. Par la suite, le rythme de l’augmentation diminue graduellement au cours des projections. D’ici 2046, l’espérance de vie atteindra 84,8 ans chez les hommes et 87,9 ans chez les femmes, représentant des gains d’espérance de vie de 4,9 ans pour les hommes et de 3,6 ans pour les femmes entre 2020 et 2046.

Selon le scénario de croissance faible, l’espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 83,3 et 86,7 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 86,5 et 89,4 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.

Tableau B: Espérance de vie en Ontario de 1986 à 2046
Demographiques1986199620062016202620362046
Hommes à la naissance73,775,878,780,480,982,984,8
Hommes à 65 ans14,916,118,219,620,321,923,3
Femmes à la naissance79,981,283,284,485,286,687,9
Femmes à 65 ans19,119,821,322,423,024,125,2

Sources : Statistique Canada pour les données de 1986 à 2016 et projections du ministère des Finances de l'Ontario.

Hypothèses sur la mortalité à l'échelle des divisions de recensement

À l’échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l’aide d’une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l’échelle de l’Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des six dernières années pour lesquelles des données comparables étaient disponibles, et le nombre de décès anticipés calculé. Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel réel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement afin de créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux par âge et par sexe de manière à créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes afin d’établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.

Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès prévus pour chaque division de recensement n’a pas révélé de tendance constante ni d’évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur six ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.

Composantes de la migration nette

Les sections qui suivent présentent les hypothèses et la méthodologie utilisées pour les composantes de la migration nette (l’immigration, l’émigration, les résidents non permanents, la migration interprovinciale et la migration intraprovinciale).

Immigration

Les niveaux d’immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Le ministre d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) établit la cible et la fourchette-cible d’immigration au niveau national pour les prochaines années. Pour l’année civile 2022, la cible est établie à 431 645 immigrants, suivie d’un plan de 447 055 pour 2023 et de 451 000 pour 2024. Ces cibles sont en hausse significative si on les compare à celles des dernières années. La part des immigrants arrivant au Canada et s’installant en Ontario a augmenté au cours des dernières années, passant de 36,8 % au cours de l’année civile 2014 à 48,9 % en 2021. Ces parts plus élevées devraient se poursuivre au court terme, avant de se modérer quelque peu à moyen terme.

En raison de l'éclosion de la COVID-19, les niveaux d'immigration étaient beaucoup plus bas que ciblé depuis mars 2020. Cependant, IRCC a déployé avec succès certaines mesures dans le but d’atteindre sa cible d'immigration pour 2021. Entre autres, l’Agence a réduit le nombre de points requis pour obtenir une invitation par l’entremise d’Entrée express pour les catégories où la majorité des candidats sont déjà au Canada, un plus grand nombre de candidats ont été sélectionnés et de nouveaux programmes temporaires ont été mis en place pour les résidents non-permanents. Par conséquent, la cible annuelle d’immigration pour 2021 fut surpassée légèrement. On s'attend à ce que les cibles annuelles soient atteintes pendant la durée du plan jusqu'en 2024.

Dans le scénario de référence, l’hypothèse du taux d’immigration à long terme est fixée à 1,1 % et sera atteinte graduellement au cours de la période de projection. Cependant, les taux d'immigration devraient être supérieurs au cours des prochaines années, en raison des cibles du plan fédéral. Le niveau d’immigration en Ontario devrait être de 196 000 en 2022–2023, ce qui donne un taux d’immigration de 1,30 %. À long terme, le nombre d’immigrants s’accroît au fil du temps parallèlement à la croissance de la population, de façon telle que le niveau d’immigration annuel augmentera à 222 000 d’ici 2045–2046.  

Diagramme 15: Taux d’immigration en Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 15: Taux d’immigration en Ontario de 1971 à 2046

Les niveaux d'immigration à long terme dans le scénario de croissance faible sont fixés à 85 % des niveaux du scénario de référence, ce qui se traduit par des niveaux d’immigration atteignant 189 000 d’ici 2045–2046. Dans le scénario à croissance forte, les niveaux d'immigration à long terme sont fixés à 115 % des niveaux du scénario de référence, ce qui se traduit par une forte augmentation des niveaux d’immigration à 255 000 d’ici 2045–2046.

Hypothèses sur l'immigration à l'échelle des divisions de recensement

Les parts prévues de l’immigration allant à chaque division de recensement sont fondées sur les tendances de la distribution des immigrants par division de recensement ces dernières années. Ces parts évoluent tout au long de la période de projection en suivant des tendances établies. La distribution moyenne des immigrants par âge et par sexe observée au cours des cinq dernières années demeure constante tout au long de la période de projection. Presque 90 % des immigrants s’étant établi en Ontario en 2020–2021 étaient âgés de 0 à 44 ans.

Diagramme 16: Immigration en Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 16: Immigration en Ontario de 1971 à 2046

Émigration

L’émigration totale est définie comme étant le flux d’émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d’Ontariens temporairement à l’étranger. Le niveau total d’émigration de l’Ontario a été en moyenne de presque 16 000 au cours des deux années avant la pandémie. Alors qu'un retour net d'environ 3 000 émigrants (émigration négative) a été observé en 2019–20, l'émigration pour 2020–21 était presque revenue aux niveaux d'avant la pandémie, à 12 000.

Le nombre d’émigrants est difficile à estimer avec exactitude, car les données disponibles sont incomplètes. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d’après diverses sources indirectes, comme des données fiscales et des statistiques provenant de l’American Community Survey et du Department of Homeland Security. Cependant, ces estimations sont probablement inférieures au nombre réel de personnes qui émigrent de l'Ontario chaque année. Cette sous-estimation peut aider à expliquer la différence entre la croissance démographique telle que mesurée par les dénombrements du recensement ajustés pour le sous-dénombrement net et la croissance démographique estimée par Statistique Canada au cours de la même période.

Au cours de la dernière période intercensitaire de 2011 à 2016, les estimations démographiques de Statistique Canada ont surestimé la croissance démographique en Ontario de près de 12 000 personnes en moyenne chaque année. On pense que la sous-estimation de l'émigration fait partie de l'explication. Afin de tenir compte de cet aspect inexpliqué des tendances estimatives de la croissance démographique de l’Ontario, les projections supposent que l’émigration est entièrement responsable de la surestimation. Par conséquent, un ajustement annuel de près de 12 000 par an à l'émigration est appliqué pour chaque année des projections.

Dans le scénario de référence, les taux moyens d’émigration selon le sexe et l’âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes qui émigreront chaque année de chaque division de recensement. Ces taux sont ensuite rajustés pour refléter l'ajustement résiduel intercensitaire annuel. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement. Pour l’ensemble de l’Ontario, cela se traduit par une augmentation progressive du nombre d’émigrants pendant la période de projection, atteignant presque 47 000 d’ici 2045–2046.

Dans le scénario de croissance faible, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont augmentés de 30 % et correspondent ainsi à 130 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d’émigration qui atteint 54 000 en 2045–2046.

Diagramme 17: Émigration de l’Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 17: Émigration de l’Ontario de 1971 à 2046

Dans le scénario de croissance forte, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont abaissés de 30 % et correspondent ainsi à 70 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d’émigration qui atteint 35 000 en 2045–2046.

Résidents non permanents

Il y avait environ 600 000 résidents non permanents (p. ex., étudiants internationaux, travailleurs étrangers, demandeurs d’asile) en Ontario au 1er juillet 2021. Ces résidents étrangers font partie de la population de base puisqu’ils sont dénombrés dans le recensement et inclus dans les composantes de la croissance démographique. Les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique dans les projections. L’établissement d’hypothèses pour cette composante est compliqué en raison des fluctuations considérables d’une année à l’autre et de la nature transitoire du groupe.

L'augmentation du nombre de résidents non permanents en Ontario a été en moyenne de 77 000 annuellement au cours des trois années civiles précédant la pandémie. Au cours des deux dernières années, les restrictions de voyage et les initiatives d'immigration ciblant les candidats déjà au Canada en tant que détenteurs de permis de résidence temporaire ont ralenti l'augmentation du nombre de résidents non permanents en Ontario. Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 11 500 par an. Cette augmentation représente un taux moyen de 0,09 % de la population totale chaque année.

Au cours des prochains mois, les gains nets des résidents non permanents seront affectés par les mesures spéciales mises en place par le gouvernement fédéral en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine. En particulier, l’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine (AVUCU) a été créée pour aider les Ukrainiens et les membres de leur famille à venir au Canada le plus rapidement possible et pour leur donner la possibilité de travailler et d'étudier pendant leur séjour au Canada en vertu de permis pluriannuels de résidence temporaire. Le nombre de permis AVUCU n'a pas été plafonné et un grand nombre de demandeurs ont déjà été approuvés. Sur la base des dernières informations et malgré le niveau élevé d'incertitude, des hypothèses ont été faites pour inclure l'arrivée de 20 000  titulaires de permis AVUCU en Ontario d'ici le 1er juillet 2022, et 30 000 supplémentaires en 2022–2023. Après 2023, l’hypothèse est qu’ils quitteront le Canada à l'expiration de leur permis ou qu’ils seront absorbés progressivement dans la population de résidents permanents par le biais de l'immigration.

Le scénario de référence reflète les tendances à long terme de l’évolution annuelle du nombre de résidents non permanents en établissant le gain annuel à long terme à 0,08 % de la population. Les hypothèses à long terme pour chaque scénario de projection sont atteintes après une période de transition afin de refléter les gains nets plus élevés attendus à court terme, y compris les titulaires de permis AVUCU.

Pour 2021–2022, le gain net du scénario de référence est fixé à 100 000, suivi de gains nets de 110 000 en 2022–2023, de 60 000 en 2023–2024, de 40 000 en 2024–2025, de 30 000 en 2025–2026 et de 20 000 en 2026–2027. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte sont définis selon une fourchette de 50 % au-dessus et en dessous du gain net du scénario de référence en 2021–2022 et 2022–2023, de 40 % en 2023–2024, de 30 % en 2024–2025, et de 20 % sur le reste de la période de projection.

Diagramme 18: Changement annuel du nombre de residents non permanents en Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 18: Changement annuel du nombre de residents non permanents en Ontario de 1971 à 2046
Hypothèses sur les résidents non permanents à l'échelle des divisions de recensement

La part prévue de chaque division de recensement pour ce qui est de l’augmentation nette de résidents non permanents, de même que de leurs distributions par âge et par sexe, sont fondées sur les parts correspondantes à chaque division de recensement observées au cours des cinq dernières années. Aux fins des projections, cette distribution demeure constante pour toute la période visée.

Migration interprovinciale

La migration interprovinciale est une composante de la croissance qui varie considérablement d’une année à l’autre. Même si l’Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant de certaines autres provinces, l’analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques. Au cours des 30 dernières années, la migration interprovinciale nette n’a pas contribué à la croissance démographique de l’Ontario, affichant une perte annuelle moyenne de 2 800 personnes. Depuis 2015, la migration interprovinciale nette vers l’Ontario avait été positive. Cependant, les données les plus récentes montrent un revirement de cette tendance avec une perte nette de 17 000 en 2020–2021.

Diagramme 19: Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2046
Description accessible du Diagramme 19: Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2046

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l’Ontario est fixée à −36 900 en 2021–2022 reflétant les données les plus récentes, suivi de pertes nettes de 29 500 en 2022–2023, de 22 100 en 2023–2024, de 14 800 en 2024–2025 et de 7 400 en 2025–2026. L'hypothèse à long terme d'un gain net de zéro est atteinte en 2026–2027, restant à ce niveau pour le reste de la période de projection.

Les scénarios de croissance faible et de croissance forte sont définis comme une fourchette de 10 000 au-dessus et en-dessous de la perte nette du scénario de référence en 2021–2022 et 2022–2023. Des fourchettes au-dessus et en dessous du scénario de référence de 7 500 en 2023–2024 et de 5 000 pour le reste de la période de projection sont définies.

Les flux d’entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s’établissent respectivement à 62 500, 65 000 et 67 500. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 67 500, 65 000 et 62 500.

Hypothèses sur la migration interprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

Pour chaque division de recensement, les flux migratoires interprovinciaux reflètent les taux de migration selon l'âge et le sexe observés au cours des cinq dernières années et varient au cours de la période de projection en fonction des fluctuations à l'échelle de l'Ontario. La part de la migration interprovinciale d’entrée et de sortie de l’Ontario correspondant à chaque division de recensement au cours des cinq dernières années est appliquée aux flux prévus pour la province et maintenue constante tout au long de la période de projection.

Migration intraprovinciale

À l’échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population d’une division à une autre au sein de la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe directement sur la croissance démographique uniquement à l’échelle des divisions de recensement.

Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 460 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux devrait augmenter lentement, passant de 434 000 en 2021–2022 à 463 000 en 2045–2046. Le taux correspondant de migration intraprovinciale en Ontario diminuera légèrement au cours de la période de projection, passant de 2,9 % en 2021–2022 à 2,3 % en 2045–2046.

Hypothèses sur la migration intraprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province, en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d’âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d’origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement.

L’évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.

Glossaire

Accroissement naturel
Le nombre de naissances moins le nombre de décès.
Âge médian
L’âge médian est l’âge auquel exactement la moitié de la population est plus vieille et l’autre moitié est plus jeune. Cette mesure est souvent utilisée pour comparer les structures par âge entre diverses régions.
Cohorte
Groupe de personnes qui a connu un événement démographique précis au cours d’une période donnée, qui peut être une année. Par exemple, la cohorte de naissance de 1966 se compose du nombre de personnes nées en 1966.
Espérance de vie
Mesure statistique reflétant le nombre moyen d'années de vie restantes pour les membres d'une population donnée à un âge donné s'ils devaient connaître au cours de leur vie les taux de mortalité par âge observés au cours d'une année donnée.
Estimations démographiques
Mesures de la population historique et courante de résidents établies au moyen de données administratives et issues du recensement.
Écho du baby-boom
Personnes nées entre 1972 et 1992. Les enfants des membres de la génération du baby-boom.
Génération du baby-boom
Personnes nées au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1965, et qui a été marquée par un accroissement marqué des taux de fécondité et du nombre absolu de naissances.
Indice synthétique de fécondité
La somme des taux de fécondité par âge dans une année donnée. Indique le nombre moyen d’enfants qu’une génération de femmes aurait si, au cours de leur vie de reproduction, elles avaient des taux de fécondité identiques à ceux de l’année en question.
Migration internationale
Mouvement de population entre l’Ontario et un pays étranger. La migration internationale comprend les immigrants, les émigrants et les résidents non permanents. La migration internationale nette est la différence entre le nombre de personnes en provenance d’autres pays qui s’installent dans la province et le nombre de personnes qui quittent cette dernière pour s’installer à l’étranger.
Migration interprovinciale
Mouvement de population entre l’Ontario et le reste du Canada. La migration interprovinciale nette est la différence entre le nombre de personnes qui s’installent en Ontario en provenance d’autres parties du Canada et le nombre de personnes qui quittent l’Ontario pour s’installer autre part au Canada.
Migration intraprovinciale
Mouvement de population entre les 49 divisions de recensement de l’Ontario. La migration intraprovinciale nette d’une division de recensement donnée est la différence entre le nombre de personnes qui s’installent dans cette division en provenance d’autres parties de l’Ontario et le nombre de personnes qui quittent cette division pour s’installer autre part dans la province.
Migration nette
Différence entre le nombre de personnes qui s’installent dans un secteur géographique donné et le nombre de personnes qui quittent ce même secteur. Ce chiffre tient compte de toutes les composantes de la migration comprises dans la migration internationale nette, la migration interprovinciale nette et la migration intraprovinciale nette (en ce qui concerne les régions de la province).
Résidents non permanents
Étrangers résidant en Ontario (p. ex., étudiants internationaux, travailleurs étrangers et demandeurs d’asile).
RGT
La région du grand Toronto est formée des divisions de recensement de Toronto, Durham, Halton, Peel et York.
Vieillissement de la population
Expression utilisée pour décrire un changement dans la structure des âges vers plus de personnes âgées. Un indicateur du vieillissement de la population est l’accroissement de la proportion des personnes âgées (de 65 ans et plus) dans l’ensemble de la population.

Tableaux statistiques

Consultez les tableaux statistiques connexes dans le Catalogue de données ouvertes de l'Ontario.

Description accessible des diagrammes

Diagramme 1: Population de l’Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme linéaire indique la population totale estimative de l’Ontario de 1971 à 2021 ainsi que les projections jusqu’en 2046 selon trois types de scénario (scénario de référence, de croissance forte et de croissance faible). Au cours de la période de données historiques, la population de l’Ontario est passée de 7,8 millions d’habitants en 1971 à 14,8 millions en 2021. Sur la période de projection de 2021 à 2046, les trois scénarios divergent graduellement. Dans le scénario de référence, la population totale atteint 20,4 millions d’habitants en 2046. À la fin de la période de projection, la population s’établit à 22,7 millions de personnes dans le scénario de croissance forte et à 18,3 millions dans le scénario de croissance faible.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 2: Taux annuel de croissance démographique en Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme illustre le taux annuel de croissance démographique en Ontario au moyen de barres pour la période de données historiques de 1971 à 2021, et le taux de croissance projeté au moyen de lignes pour les trois types de scénario (scénario de référence, de croissance forte et de croissance faible). Au cours de la période de données historiques, le taux de croissance annuel est de 1,5 % en 1971-1972 et diminue jusqu’à 0,8 % en 1980-1981. Une période de taux de croissance élevé fait alors suite et culmine à 2,7 % en 1988-1989 pour atteindre un sommet moindre à 1,8 % en 2000-2001, pour ensuite se replier à 0,8 % en 2014-2015 et terminant à 0,5 % en 2020-2021. Le taux annuel de croissance démographique projeté en Ontario dans le scénario de référence est de 1,8 % en 2021-2022 et 2022-2023 et il tend à diminuer pour atteindre 1,1 % en 2045-2046. Dans le scénario de croissance forte, le taux de croissance annuel passe de 2,8 % en 2021-2022 à 1,4 % au cours de la période de projection. Dans le scénario de croissance faible, ce taux passe de 0,9 % en 2021-2022 à 0,7 % en 2045-2046.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 3: Contribution de l’accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l’Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme illustre la contribution annuelle de l’accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l’Ontario de 1971 à 2046. Au cours de la période de données historiques, l’accroissement naturel a été plus stable que la migration nette, partant à environ 69 000 personnes en 1971-1972, pour atteindre un sommet intermédiaire de 79 000 en 1990-1991 avant d’amorcer un repli et s’établir à 20 000 en 2020-2021. L’accroissement naturel devrait culminer à environ 23 000 en 2029-2030, suivi d’une légère baisse jusqu’à 31 000 en 2045-2046. La migration nette a été beaucoup plus instable au cours de la période de données historiques, partant à environ 45 000 personnes en 1971-1972, tombant dans un creux à 10 000 en 1978-1979 et rebondissant vers des sommets de 194 000 en 1988-1989, 168 000 en 2000-2001 et 205 000 en 2019-2020. Le gain migratoire annuel net devrait chuter initialement de 245 000 en 2021-2022 à 181 000 en 2027-2028, suivi d’une augmentation graduelle jusqu’à 192 000 d’ici 2045-2046.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 4: Pyramide des âges de la population de l’Ontario en 2021 et 2046

Cette pyramide des âges indique le nombre de personnes dans chaque groupe d’âge en Ontario en 2021 et en 2046, distinctement pour les hommes et les femmes. En 2021, la pyramide commence au bas avec environ 70 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes âgés de zéro, et s’élargit graduellement à plus de 115 000 personnes par cohorte dans leur vieille vingtaine. Nous observons ensuite un léger rétrécissement de la pyramide à environ 90 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes vers 43 ans et une remontée à plus de 110 000 au milieu de la vieille cinquantaine. La pyramide s’amincit par la suite pour n’indiquer que quelques milliers de personnes par cohorte de 95 ans et plus. La ligne de 2046 commence autour de 100 000 personnes chacun pour les hommes et les femmes âgés de zéro, suivi d’une pointe abrupte à plus de 145 000 après 20 ans. Vient ensuite un déclin autour de 140 000 jusqu’à l’âge de 40 ans, puis un rapetissement graduel de la pyramide jusqu’à 95 ans et plus.

Sources: Statistique Canada pour 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 5: Proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Ce diagramme linéaire comporte trois lignes indiquant l’évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046. Le groupe de 15 à 64 ans représente la proportion la plus élevée ayant été relativement stable au cours de la période de données historiques, se fixant entre 60 % et 70% et montrant une tendance à la baisse amorcée autour de 2010. Au cours de la période de projection, la proportion du groupe de 15 à 64 ans devrait fléchir pour passer de 66,6 % à 63.3 %. La proportion du groupe de 0 à 14 ans est en chute graduelle ayant passé de 28,4 % en 1971 à 15,3 % en 2021 et diminuera encore pour atteindre 14,8 % d’ici 2046. La proportion des personnes âgées a augmenté lentement de 8,3 % en 1971 à 18,3 % en 2021, et augmentera encore plus rapidement au cours de la première moitié de la période de projection pour atteindre 21,8 % en 2046. La proportion de personnes âgées a surpassé celle des enfants en 2016.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 6: Rythme de croissance des groupes d’âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus, de 1971 à 2046

Ce diagramme linéaire illustre le rythme de croissance annuelle des groupes d’âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans et plus en Ontario, de 1971 à 2046. La croissance du groupe de 65 ans et plus est plus rapide que celle des deux autres groupes pour la plus grande part de la période de données historiques et de la première moitié de la période de projection, atteignant un sommet à 4,3 % en 2011-2012 et un creux à près de 0,9 % au début des années 2040. Le rythme de croissance annuelle du groupe de 15 à 64 ans emprunte une tendance graduellement à la baisse passant de 2,4 % en 1971-72 à 0,7 % à la fin des années 2020, et remonte par la suite à 1,2 % au début des années 2040. Le rythme de croissance annuelle du groupe de 0 à 14 ans fluctue beaucoup plus, étant en baisse de 1971 à 1982, avec un creux de −2,3 % en 1978-1979, puis également de 2002 à 2011. La croissance du groupe des enfants devrait culminer à 1,7 % au milieu des années 2030, terminer à 1,2 % en 2045-2046.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 7: Évolution de l’accroissement naturel par division de recensement de 2021 à 2046

Cette carte montre l’évolution de l’accroissement naturel par division de recensement en Ontario au cours de la période de projection de 2021 à 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement dans lesquelles l’accroissement naturel devrait être négatif de 2021-2022 à 2045-2046 sont : Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Algoma, Sudbury, Grand Sudbury, Timiskaming, Manitoulin, Parry Sound, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Huron, Bruce, Grey, Haldimand-Norfolk, Niagara, Muskoka, Haliburton, Kawartha Lakes, Peterborough, Northumberland, Hastings, Prince Edward, Lennox & Addington, Frontenac, Renfrew, Lanark, Leeds & Grenville, Prescott & Russell, Stormont, Dundas & Glengarry.

Une division de recensement dans laquelle l’accroissement naturel devrait être positif en 2021-2022, mais négatif en 2035-2036 est : Simcoe.

Une division de recensement dans laquelle l’accroissement naturel devrait être négatif en 2021-2022, mais positif de 2022-2023 à 2045-2046 est : Essex.

Les divisions de recensement dans lesquelles l’accroissement naturel devrait être positif de 2021-2022 à 2045-2046 sont : Kenora, Middlesex, Elgin, Perth, Oxford, Brant, Waterloo, Wellington, Hamilton, Dufferin, Halton, Peel, York, Toronto, Durham, Ottawa.

Source: Projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 8: Population des régions de l’Ontario en 2021 et 2046

Ce diagramme montre une carte des six régions de l’Ontario avec des barres indiquant leur population totale en 2021 et en 2046.

Pour 2021, le diagramme montre la population totale en millions pour chaque région comme suit :

Nord-Ouest, 0,2; Nord-Est, 0,6; Sud-Ouest, 1,7; Centre, 3,2; RGT, 7,1; Est, 1,9.

Pour 2046, le diagramme montre la population totale en millions pour chaque région comme suit :

Nord-Ouest, 0,2; Nord-Est, 0,6; Sud-Ouest, 2,3; Centre, 4,6; RGT, 10,0; Est, 2,7.

Sources: Statistique Canada pour 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 9: Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2021 à 2046

Cette carte montre la croissance et la décroissance démographique par division de recensement en Ontario au cours de la période de projection de 2021 à 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Une division de recensement dans laquelle une décroissance démographique est projetée : Cochrane.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est entre 0 et 25 % sont : Kenora, Rainy River, Thunder Bay, Algoma, Sudbury, Timiskaming, Grand Sudbury, Manitoulin, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Peterborough, Northumberland, Hastings, Frontenac Prince Edward, Lennox & Addington, Renfrew, Leeds & Grenville, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est entre 25 et 40 % sont : Parry Sound, Essex, Elgin, Huron, Bruce, Perth, Grey, Haldimand-Norfolk, Brant, Hamilton, Niagara, Toronto, York, Durham, Kawartha Lakes, Muskoka, Haliburton, Lanark, Prescott & Russell.

Les divisions de recensement dans lesquelles la croissance démographique projetée est de plus de 40 % sont : Middlesex, Oxford, Wellington, Dufferin, Simcoe, Waterloo, Halton, Peel, Ottawa.

Source: Projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 10: Proportion de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2046

Cette carte indique la proportion projetée de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement de l’Ontario en 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement comptant moins de 22 % de personnes âgées en 2046 sont : Kenora, Middlesex, Waterloo, Wellington, Dufferin, Hamilton, Halton, Peel, Toronto, Durham, Ottawa.

Les divisions de recensement comptant de 22 à 27 % de personnes âgées en 2046 sont : Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Grand Sudbury, Essex, Elgin, Bruce, Perth, Oxford, Brant, Haldimand-Norfolk, Niagara, Simcoe, York, Frontenac.

Les divisions de recensement comptant de 27 à 30 % de personnes âgées en 2046 sont : Timiskaming, Nipissing, Lambton, Chatham-Kent, Huron, Grey, Peterborough, Hastings, Renfrew, Prescott & Russell, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement comptant de plus de 30 % de personnes âgées en 2046 sont : Algoma, Sudbury, Manitoulin, Parry Sound, Muskoka, Haliburton, Kawartha Lakes, Northumberland, Prince Edward, Lennox & Addington, Lanark, Leeds & Grenville.

Source: Projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 11: Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement de 2021 à 2046

Cette carte montre la croissance du nombre de personnes âgées dans la population de chaque division de recensement de l’Ontario entre 2021 et 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées inférieure à 40 % entre 2021 et 2046 sont : Kenora, Rainy River, Thunder Bay, Cochrane, Timiskaming, Algoma, Manitoulin, Sudbury, Nipissing, Lambton, Prince Edward.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées de 40 à 55 % entre 2021 et 2046 sont : Grand Sudbury, Parry Sound, Chatham-Kent, Huron, Bruce, Haliburton, Peterborough, Northumberland, Renfrew, Lennox & Addington, Frontenac, Leeds & Grenville, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées de 55 à 80 % entre 2021 et 2046 sont : Essex, Grey, Middlesex, Elgin, Perth, Oxford, Haldimand-Norfolk, Brant, Hamilton, Niagara, Toronto, Muskoka, Kawartha Lakes, Hastings, Lanark.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre de personnes âgées supérieure à 80 % entre 2021 et 2046 sont : Waterloo, Wellington, Dufferin, Simcoe, Halton, Peel, York, Durham, Ottawa, Prescott & Russell.

Source: Projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 12: Croissance et décroissance du nombre d’enfants de 0 à 14 ans par division de recensement de 2021 à 2046

Cette carte montre la croissance et la décroissance du nombre d’enfants de 0 à 14 ans en Ontario par division de recensement entre 2021 et 2046. Les divisions de recensement sont divisées en quatre catégories.

Les divisions de recensement ayant une décroissance projetée du nombre d’enfants de 0 à 14 ans entre 2021 et 2046 sont : Kenora, Thunder Bay, Cochrane, Nipissing.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d’enfants de 0 à 14 ans de 0 à 20 % entre 2021 et 2046 sont : Rainy River, Algoma, Sudbury, Timiskaming, Manitoulin, Grand Sudbury, Parry Sound, Lambton, Chatham-Kent, Prince Edward, Haliburton, Peterborough, Hastings, Renfrew, Lennox & Addington, Frontenac, Leeds & Grenville, Prescott & Russell, Stormont, Dundas & Glengarry.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d’enfants de 0 à 14 ans de 20 à 35 % entre 2021 et 2046 sont : Essex, Perth, Elgin, Brant, Haldimand-Norfolk, Niagara, York, Toronto, Durham, Kawartha Lakes, Muskoka, Northumberland, Lanark.

Les divisions de recensement ayant une croissance projetée du nombre d’enfants de 0 à 14 ans supérieure à 35 % entre 2021 et 2046 sont : Huron, Bruce, Grey, Middlesex, Oxford, Waterloo, Wellington, Hamilton, Halton, Dufferin, Peel, Simcoe, Ottawa.

Source: Projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 13: Indice synthétique de fécondité en Ontario de 1979 à 2046

Ce diagramme linéaire montre l’indice synthétique de fécondité des femmes en Ontario de 1979 à 2019, et les projections selon trois scénarios pour la période de 2021 à 2046. Au cours de la période de données historiques, l’indice synthétique de fécondité en Ontario a été relativement stable, passant de 1,61 en 1979 à 1,42 en 2019. Selon le scénario de référence, l’indice synthétique de fécondité devrait passer de 1,40 en 2021-22 à 1,50 en 2045-46. Selon le scénario de croissance forte, l’indice synthétique de fécondité devrait augmenter de 1,50 en 2021-22 à 1,70 en 2045-46. Selon le scénario de croissance faible, l’indice synthétique de fécondité devrait diminuer initialement de 1,30 en 2021-22, mais retournera à 1,30 en 2045-46.

Source: Ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 14: Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario de 1979 à 2046

Ce diagramme linéaire montre l’espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario de 1979 à 2020, et les projections selon trois scénarios pour la période de 2021 à 2046.

Pour les femmes, l’espérance de vie à la naissance est passée de 78,9 ans en 1979 à 84,4 ans en 2020. Au cours de la période de projection, l’espérance de vie des femmes devrait augmenter graduellement pour atteindre, en 2046, 87,9 ans selon le scénario de référence, 89,4 ans selon le scénario de croissance forte et 86,7 ans selon le scénario de croissance faible.

Pour les hommes, l’espérance de vie à la naissance est passée de 71,8 ans en 1979 à 79,9 ans en 20120. Au cours de la période de projection, l’espérance de vie des hommes devrait augmenter graduellement pour atteindre, en 2046, 84,8 ans selon le scénario de référence, 86,5 ans selon le scénario de croissance forte et 83,3 ans selon le scénario de croissance faible.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2020 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 15: Taux d’immigration en Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme linéaire montre le taux d’immigration en Ontario de 1971 à 2021, et les projections selon trois scénarios jusqu’à 2046. Au cours de la période de données historiques, le taux d’immigration a connu une forte volatilité, étant à 0,79 % au départ en 1971-1972, il a monté à 1,49 % en 1973-1974, pour ensuite baisser et atteindre un creux à 0,44 % au milieu des années 1980, pour augmenter à nouveau à 1,38 % en 1992-1993, avant de fléchir graduellement pour s’établir à 0,66 % en 2014-2015, suivi d’un rebondissement à 0,97 % en 2018-2019.

Au cours de la période de projection de 2021 à 2046, le taux d’immigration en Ontario rebondira initialement à 1,51 % en 2021-2022 selon le scénario de référence, 1,88 % selon le scénario de croissance forte et 1,13 % selon le scénario de croissance faible. Un déclin graduel suivra pour tous les scenarios jusqu’en 2045-2046 pour atteindre 1,10 % selon le scénario de référence, 1,14 % selon le scénario de croissance forte et 1,04 % selon le scénario de croissance faible.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 16: Immigration en Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme montre le niveau d’immigration annuelle en Ontario de 1971 à 2021, et les projections selon trois scénarios jusqu’à 2046. Au cours de la période de données historiques, l’immigration a connu une forte volatilité, le nombre d’immigrants étant à 62 000 au départ en 1971-1972, il a monté à 120 000 en 1973-1974, pour tomber à 40 000 au milieu des années 1980, pour augmenter encore et atteindre un sommet à 153 000 en 2001-2002, avant de fléchir graduellement par la suite pour s’établir à 90 000 en 2014-2015, suivi d’un rebondissement à 139 000 en 2018-2019.

L’immigration en Ontario devrait augmenter pour passer de 196 000 immigrants en 2022-2023 à 222 000 en 2045-2046 selon le scénario de référence, de 236 000 à 255 000 selon le scénario de croissance forte, et de 157 000 à 189 000 selon le scénario de croissance faible.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 17: Émigration de l’Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme montre le niveau d’émigration annuelle de l’Ontario de 1971 à 2021, et les projections selon trois scénarios jusqu’à 2046. Au cours de la période de données historiques, l’émigration a connu une forte volatilité, le nombre d’émigrants étant à 13 000 au départ en 1971-1972, il est monté à 22 000 en 1973-1974, pour tomber à 8 000 en 1980-1981, pour augmenter encore et atteindre un sommet à 27 000 en 1993-1994, puis demeurant sous les 20 000 depuis 2016.

Au cours de la période de données historiques, le résiduel a varié entre −2 000 en 1987-1988 et 22 000 en 2007-2008.

L’émigration de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 42 000 émigrants en 2021-2022 à 47 000 en 2045-2046 selon le scénario de référence, de 29 000 à 35 000 selon le scénario de croissance forte, et demeurera à 54 000 selon le scénario de croissance faible.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 18: Changement annuel du nombre de residents non permanents en Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme montre la variation annuelle du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2021, et les projections selon trois scénarios jusqu’à 2046. Au cours de la période de données historiques, le gain net a connu une forte volatilité, affichant au départ des valeurs près de zéro au début des années 1970, atteignant un sommet de 95 000 résidents non permanents en 1988-1989, un creux de −54,000 en 1992-1993, ainsi qu’un autre haut niveau de 78 000 en 2017-2018.

Le gain annuel net projeté de résidents non permanents en Ontario, selon le scénario de référence, devrait fléchir de 110 000 en 2022-2023 à 13 000 en 2027-2028, pour ensuite atteindre 16 000 en 2045-2046. Dans le scénario de croissance forte, le gain diminue de 150 000 en 2022-2023 à 16 000 en 2027-2028 et atteint 19,000 en 2045-2046. Dans le scénario de croissance faible, le gain diminue de 50 000 en 2021-2022 à 10 000 en 2027-2028 et atteint 13,000 en 2045-2046.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Diagramme 19: Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2046

Ce diagramme montre la migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2021, et les projections selon trois scénarios jusqu’à 2046.

Au cours de la période de données historiques, la migration interprovinciale nette emprunte des cycles de gains nets suivis par des cycles de pertes nettes. La migration interprovinciale nette a généralement été négative au cours des années 1970, à la fin des années 1980 et au début des années 1990 et elle est négative depuis 2003. Les cycles positifs ont eu lieu au début des années 1980 et à la fin des années 1990. En 2019-2020, la migration interprovinciale nette en Ontario a été de près de 0.

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette s’établit à −37 000 en 2021-2022, augmentant à zéro en 2026-2027 et demeurant à zéro pour le reste des projections. Selon le scénario de croissance forte, la migration interprovinciale nette s’établit à −27 000 en 2021-2022, augmentant à 5 000 en 2026-2027 et demeurant à ce niveau pour le reste des projections. Selon le scénario de croissance faible, la migration interprovinciale nette s’établit à −47 000 en 2021-2022, augmentant à −5 000 en 2026-2027 et demeurant à ce niveau pour le reste des projections.

Sources: Statistique Canada pour les données de 1971 à 2021 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

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Carte des divisions de recensement de l'Ontario

Cette carte comprend les divisions de recensement suivantes :

RGT :

  1. Toronto
  2. Durham
  3. Halton
  4. Peel
  5. York

Centre :

  1. Brant
  2. Dufferin
  3. Haldimand-Norfolk
  4. Haliburton
  5. Hamilton
  6. Muskoka
  7. Niagara
  8. Northumberland
  9. Peterborough
  10. Simcoe
  11. Kawartha Lakes
  12. Waterloo
  13. Wellington

Est :

  1. Ottawa
  2. Frontenac
  3. Hastings
  4. Lanark
  5. Leeds et Grenville
  6. Lennox et Addington
  7. Prescott et Russell
  8. Prince Edward
  9. Renfrew
  10. Stormont, Dundas et Glengarry

Sud-Ouest :

  1. Bruce
  2. Elgin
  3. Essex
  4. Grey
  5. Huron
  6. Chatham-Kent
  7. Lambton
  8. Middlesex
  9. Oxford
  10. Perth

Nord-Est :

  1. Algoma
  2. Cochrane
  3. Manitoulin
  4. Nipissing
  5. Parry Sound
  6. Grand Sudbury
  7. Sudbury
  8. Timiskaming

Nord-Ouest :

  1. Kenora
  2. Rainy River
  3. Thunder Bay

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