Projet de réhabilitation Hunt-Cornelius
En savoir plus sur le processus d’évaluation environnementale pour la réhabilitation des risques miniers à la mine Hunt-Cornelius.
Situation actuelle
Attestation d’achèvement.
Résumé du projet
Hunt Cornelius (numéro AMIS 07283) est une ancienne usine de molybdène qui a fonctionné de 1916 à 1918. Le site est constitué de droits de surface privés, alors que la Couronne demeure propriétaire des droits miniers souterrains.
L’objectif du projet est de réhabiliter les risques physiques de la mine, qui comprennent deux puits, deux galeries d’accès, deux galeries montantes et plusieurs piliers de couronne interconnectés et potentiellement instables. Les travaux de réhabilitation proposés comprendront l’installation de clôtures autour de tous les piliers de couronne potentiellement instables, ainsi qu’autour de toutes les ouvertures de la mine, à l’exception d’une galerie d’accès. Cette galerie d’accès sera sécurisée à l’aide d’un portail en acier inoxydable conçu pour être adapté aux chauves-souris, qui empêchera de manière permanente l’accès du public tout en permettant aux chauves-souris d’entrer et de sortir facilement des galeries souterraines.
La clôture permanente répond aux exigences du Code de réhabilitation des sites miniers de l’Ontario (auquel fait référence le Règl. de l’Ont. 35/24 en application de la Loi sur les mines) pour la fermeture à exécuter à l’égard des dangers liés aux mines. Le plan comprend le déboisement de 3 m de chaque côté de la clôture afin d’éviter que la clôture ne soit éventuellement endommagée par la chute de végétaux. L’installation du portail à chauves-souris nécessitera des travaux de forage et l’abattage d’un nombre limité d’arbres afin de préparer le site et d’accueillir la structure.
Les travaux devraient commencer à l’automne 2026 par le débroussaillage et reprendre au printemps 2027 par la pose des clôtures et l’installation du portail à chauves-souris au cours de l’été 2027.
Auteur de la proposition
Ministère de l’Énergie et des Mines
Emplacement
Canton de Brougham, comté de Renfrew, Ontario
Type
Bulletin
Numéro de référence
Registre environnemental de l’Ontario # : 026-0399
Contact
À l’ATTENTION DE : Eric Cobb
Gestionnaire de projet de réhabilitation de mines
933, chemin du lac Ramsey
Sudbury (Ontario)
P3E 6B5
Courriel : minerehab@ontario.ca
Avis de possibilité de fournir des commentaires sur un projet de catégorie B
Le ministère de l’Énergie et des Mines (MEM) vous invite à lui faire part de vos commentaires sur le projet de réhabilitation Hunt-Cornelius, situé dans le canton de Brougham. L’emplacement du projet est indiqué dans la figure ci-dessous.
L’objectif du projet est de réhabiliter les risques physiques liés à la mine. L’infrastructure minière à réhabiliter se compose d’un puits principal, de deux galeries montantes (est et ouest), d’une zone de piliers de couronne et d’une galerie d’accès. La stratégie de réhabilitation proposée pour la galerie d’accès consiste à installer un portail adapté aux chauves-souris. La stratégie pour la zone du pilier de la couronne, la levée ouest, la galerie montante est et le puits principal est de les sécuriser avec des clôtures permanentes.
Ce projet de catégorie B est réalisé conformément à l’évaluation environnementale de portée générale concernant les activités du ministère du Développement du Nord et des Mines en vertu de la loi sur les mines. Vous êtes invités à donner votre avis et à exprimer vos préoccupations concernant ce projet. Les commentaires doivent être reçus avant le 3 juin 2026. Pour plus de renseignements ou pour soumettre des commentaires sur le projet, veuillez vous adresser à :
À l’ATTENTION DE : Eric Cobb
Gestionnaire de projet de réhabilitation de mines
933, chemin du lac Ramsey
Sudbury (Ontario)
P3E 6B5
Courriel : minerehab@ontario.ca
Veuillez noter que les renseignements personnels fournis dans un commentaire (comme le nom, l’adresse et le numéro de téléphone) et vos points de vue et opinions sont recueillis par le MEM en application de la Loi sur les évaluations environnementales dans le but d’engager une consultation publique et de prendre des décisions concernant le projet. Les renseignements personnels peuvent également être communiqués à la Direction des autorisations environnementales du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs. La collecte, l’utilisation et la communication de ces renseignements sont régies par la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée. Les questions relatives à la collecte de ces renseignements doivent être adressées à la personne de contact mentionnée ci-dessus.
Attestation d’achèvement
Le ministère de l’Énergie et des Mines (MEM) a terminé l’évaluation du projet de réhabilitation des risques miniers à la mine abandonnée Hunt-Cornelius (numéro AMIS 07283). La mine est située dans le canton de Brougham, dans le comté de Renfrew, à environ 8 km au nord-est de Tweed, en Ontario.
Le projet a pour but de réhabiliter les dangers de la mine Hunt-Cornelius afin d’éliminer les risques pour la sécurité publique. Le site est reconnu pour être fréquenté par les résidents pour des activités récréatives, et les chercheurs étudiant les populations de chauves-souris en hibernation accèdent régulièrement aux installations souterraines. Les activités de réhabilitation comprendront l’installation d’un portail en acier inoxydable à l’entrée de la galerie, ainsi que l’installation de clôtures autour des autres dangers miniers. Cette approche permettra de réduire le risque d’accès accidentel du public, tout en maintenant l’accès à long terme pour les chauves-souris et en préservant leur habitat contre toute perturbation future.
Ce projet a fait l’objet d’une évaluation de catégorie B, conformément à l’évaluation environnementale de portée générale pour les activités du ministère du Développement du Nord et des Mines en vertu de la Loi sur les mines.
Synthèse de la consultation
La mine Hunt est un gîte d’hivernage de chauves-souris grandement étudié et est considérée comme l’un des deux plus grands sites d’hibernation en Ontario. Afin de veiller à ce que les activités de réhabilitation nuisent le moins possible à la population de chauves-souris, nous sommes restés en communication constante avec les chercheurs qui étudient cette population sur le site pour échanger de l’information et faciliter la planification du projet. Plusieurs rencontres ont eu lieu avec ces experts, dont les commentaires ont orienté le choix de la méthode de réhabilitation privilégiée, les mesures d’atténuation appropriées ainsi que le calendrier des travaux afin d’éviter de perturber les chauves-souris en hibernation. Les recommandations formulées par ces chercheurs concernant la protection des chauves-souris et de leur habitat ont préséance sur celles des organismes de réglementation, le cas échéant, puisqu’ils possèdent les connaissances les plus approfondies de l’utilisation du site minier et des environs par les chauves-souris.
Le ministère des Mines a distribué des lettres de consultation aux organismes gouvernementaux, aux communautés autochtones et aux autres personnes intéressées le 1er mai 2026. De plus, un Avis de possibilité de fournir des commentaires a été publié sous forme de bulletin dans le Registre environnemental de l’Ontario (REO nᵒ 026-0399) et mentionné également sur la page Web Ressources sur la Loi sur les mines. L’avis et les lettres étaient accompagnés d’une description du projet comprenant un résumé des effets environnementaux négatifs potentiels liés à l’entreprise, ainsi que des mesures d’atténuation proposées pour éliminer ou atténuer l’importance de ces effets. Toutes les parties consultées ont eu l’occasion de faire part de leurs commentaires et de formuler leurs préoccupations concernant le projet au cours d’une période de commentaires de 30 jours.
La Direction des espèces en péril du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPP) a formulé plusieurs commentaires concernant les répercussions sur les espèces en péril protégées en vertu de la Loi sur la conservation des espèces. Plusieurs espèces susceptibles d’être présentes sur le site du projet ou dans un rayon de 2 km ont été recensées, notamment la tortue mouchetée, le ginseng à cinq folioles, le noyer cendré et plusieurs espèces de chauves-souris protégées. La Direction des espèces en péril a exposé divers facteurs à prendre en compte et a recommandé des mesures d’atténuation liées à la protection des plantes vasculaires, aux chauves-souris et aux tortues. Nous avons examiné les mesures d’atténuation recommandées par le MEPP et les avons intégrées à la documentation du projet, le cas échéant. Les activités de réhabilitation seront enregistrées et un plan de conservation sera préparé conformément à l’annexe 2 du Règlement de l’Ontario 75/26 : Activités exigeant un enregistrement en vertu de la Loi sur la conservation des espèces (LCE). Bien que le MEM reconnaisse les mesures d’atténuation proposées pour les espèces de chauves-souris, la recommandation des chercheurs spécialistes, particulièrement en ce qui concerne les périodes d’interdiction des travaux, se verra accorder la priorité en raison de leur connaissance approfondie de l’utilisation du site par ces espèces.
Le ministère des Affaires civiques et du Multiculturalisme (MACM) a confirmé qu’il n’y a aucun site archéologique connu dans un rayon de 300 m de la zone du projet et a souligné, sur la base d’une recherche sommaire, que le site pourrait présenter un potentiel sur le plan de la valeur ou de l’intérêt patrimonial culturel. Le MACM a recommandé qu’une évaluation préalable soit menée pour évaluer le potentiel en ressources archéologiques, ainsi qu’en ressources patrimoniales bâties et/ou en paysages culturels patrimoniaux. Les activités de réhabilitation proposées se dérouleront sur des buttes rocheuses présentant un mort-terrain minimal et au sein de zones déjà perturbées du site. Aucun bâtiment ni structure n’est présent sur le site. L’évaluation préliminaire réalisée par le MACM pour ce projet n’a révélé aucune ressource archéologique connue ou potentielle, et aucune incidence n’est prévue sur les ressources archéologiques, le patrimoine bâti ou les paysages culturels patrimoniaux.
Les communautés autochtones ont exprimé des préoccupations concernant la découverte potentielle de ressources archéologiques non répertoriées jusqu’à présent et ont demandé que la communauté concernée soit rapidement avisée en cas de découverte d’artefacts. Des mesures d’atténuation visant la découverte de ressources archéologiques non répertoriées ont été intégrées au rapport d’évaluation environnementale de portée générale. Une collectivité a insisté davantage sur l’importance d’intégrer les systèmes de connaissances anichinabés aux pratiques scientifiques, réglementaires et d’ingénierie occidentales. Les communautés autochtones ont proposé plusieurs mesures de surveillance et de gestion adaptative pour s’assurer que le comportement et l’accès des chauves-souris ne soient pas perturbés, que l’empreinte du déboisement soit réduite au minimum, que les arbres matures soient protégés et que la remise en état du site soit effectuée après les travaux. Ces recommandations ont été intégrées dans le rapport d’évaluation environnementale de portée générale.
Un membre du public a soulevé des préoccupations concernant la méthode de réhabilitation proposée et les répercussions écologiques potentielles de l’installation d’un portail en acier inoxydable à l’entrée de la galerie pour les chauves-souris, particulièrement en ce qui a trait à la population de chauves-souris et aux recherches en cours. Le ministère reconnaît que les ouvertures de mines menant à la surface constituent des éléments d’habitat essentiels pour les chauves-souris et a travaillé en étroite collaboration avec des chercheurs universitaires spécialisés pour veiller à ce que les activités de réhabilitation soient menées avec un minimum de répercussions. L’approche de réhabilitation choisie soutient l’utilisation continue de la mine par les chauves-souris et la poursuite des recherches universitaires, tout en assurant la sécurité du public.
Aucun autre commentaire reçu n’a d’incidence sur le projet dans sa forme actuelle. Le ministère des Mines mettra en œuvre le projet conformément à la documentation du projet.
Approuvé par :
Marc Stewart, septembre 9, 2026
Chef de la Section de la réhabilitation des sites miniers
Ministère des Mines
933 Ramsey Lake Road, Sudbury (Ontario)
Téléphone : 705 670-5798
Courriel : marc.stewart@ontario.ca