Photos par : JD Taylor

Situation

En voie de disparition

Le terme « en voie de disparition » signifie que cette espèce vit à l’état sauvage en Ontario, mais risque de disparaître de façon imminente.

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

L’aigle royal a déjà été évalué comme une espèce en voie de disparition lors de l’entrée en vigueur de la Loi sur les espèces en voie de disparition en 2008.

Apparence

L’aigle royal, autrefois connu sous le nom d’aigle doré, est l’un des oiseaux de proie les plus gros et les plus puissants de l’Ontario. L’adulte a un plumage doré derrière le cou, la tête et le haut des ailes, mais le reste de son corps est principalement brun foncé.

Les juvéniles ont beaucoup de blanc visible à la base de la queue et sous leurs ailes, mais cette couleur blanche sera disparue quand les oiseaux auront cinq ans. Les pygargues à tête blanche juvéniles peuvent avoir une forte ressemblance avec les aigles royaux juvéniles, mais les pattes de l’aigle royal sont complètement recouvertes de plumes, alors que celles du pygargue à tête blanche sont dépourvues de plumes.

Lorsqu’il vol, l’aigle royal tient ses ailes légèrement au-dessus de l’horizontal et on aperçoit moins de sa tête et de son cou que le pygargue à tête blanche, et sa queue est plus longue.

Habitat

L’aigle royal niche dans des endroits éloignés et non perturbés, bâtissant généralement son nid sur les bords d’une falaise ou d’une rive abruptes, mais ils se serviront aussi de gros arbres, si nécessaire.

Il chasse principalement près des endroits ouverts, comme les grands bogues ou la toundra. Pendant la migration, on peut l’apercevoir à peu près n’importe où, mais on les voit principalement migrant vers l’ouest le long des rives des lacs Ontario et Érié en novembre.

Un nombre plus petit d’individus passe l’hiver dans la moitié sud de l’Ontario, le plus souvent près des grands sites d’hivernage de chevreuils, où ils peuvent trouver des carcasses.

Présence

Au Canada, l’aigle royal se trouve principalement dans les montagnes et les prairies de l’Ouest, mais il est aussi relativement répandu au Labrador et dans la péninsule d’Ungava, au Québec

En Ontario, des aigles royaux reproducteurs se trouvent uniquement dans les terres basses de la baie d’Hudson, bien qu’il existe certains indices qu’il nichait autrefois beaucoup plus au sud.

On croit qu’il existe actuellement environ de dix à vingt paires dans la province.

présence d’aigle royal

Pour voir une version agrandie de cette carte (PDF)

Menaces

L’aigle royal est très sensible aux perturbations près de son nid et peut l’abandonner s’il est harcelé ou s’il est tenu à l’écart de ses œufs ou de ses oisillons pendant trop longtemps.

Il a aussi grandement souffert de la persécution par les êtres humains, dont la chasse et le piégeage illégaux, bien que grâce à une attitude généralement plus favorable à l’égard des prédateurs, ces problèmes ont beaucoup diminué au cours des dernières décennies.

L’électrocution sur les lignes de transmission d’électricité est un problème continu dans l’ouest de l’Amérique du Nord et des collisions avec les turbines éoliennes ont été documentées à certains endroits. Les produits chimiques et les toxines qu’il absorbe par les animaux qu’il consomme peuvent aussi nuire à l’aigle royal.

Mesures que nous prenons

Les espèces en voie de disparition et leur habitat général sont automatiquement protégés.

Programme de rétablissement

Un programme de rétablissement propose au ministère des moyens pour faire en sorte que des quantités suffisantes de l’espèce reviennent en Ontario.

Lire le résumé (2 mars 2015).

Lire le plan complet (2 mars 2015).

Réponse du gouvernement

Un réponse du gouvernement décrit les mesures que le gouvernement songe à prendre ou à soutenir afin d’aider à rétablir l’espèce.

Lire la réponse du gouvernement (le 23 mars 2016)

Protection de l’habitat

Protection générale de l’habitat -

Ce que vous pouvez faire

Signalez sa présence

  • Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

Devenez bénévole

  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez l’aigle royal sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez :
    www.ontario.ca/especesenperil
  • Études d’oiseaux Canada travaille à faire progresser la compréhension, l’appréciation et la conservation des oiseaux sauvages et de leur habitat, en Ontario et ailleurs. Pour obtenir de plus amples informations sur la façon dont vous pouvez les aider, visitez le site :
    www.bsc-eoc.org
  • Les forêts caroliniennes du sud de l’Ontario abritent une diversité étonnante de plantes et d’animaux sauvages, y compris de nombreuses espèces en péril. L’organisme Carolinian Canada œuvre au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour en savoir plus, visitez :
    www.carolinian.org/SpeciesHabitats.htm

Signalez les activités illicites

  • Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).

Faits en bref

  • Un nombre croissant d’aigles royaux sous-adultes passent l’été le long des côtes de la baie d’Hudson, où ils chassent l’abondante oie des neiges dans ses colonies de nidification.
  • L’aigle royal a une envergure d’un peu plus de deux mètres et peu peser jusqu’à six kilogrammes!
  • Le nombre d’aigles royaux aperçus aux postes ontariens de surveillance traditionnels de la migration des rapaces a augmenté de façon considérable au cours des deux dernières décennies. À l’automne 2008, plusieurs postes sur les lacs Ontario et Érié en ont signalé plus de 50 pendant une seule journée – nombre qu’on aurait cru impossible il y a même une décennie!

Documents supplémentaires

Sources

Mis à jour : 12 août 2021
Date de publication : 09 avril 2014