Le cabomba de Caroline (Cabomba caroliniana) est une espèce aquatique envahissante originaire du sud-est des États-Unis et de certains endroits de l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, elle a envahit certaines zones du bassin versant de la rivière Crowe, dans le centre de l’Ontario, ainsi que des plans d’eau du nord-ouest des États-Unis, de l’Asie et de l’Australie.

Un photo de cabomba
Cabomba fixé à un moteur de bateau. Photo : Sam Brinker, DNMRNF

Le cabomba de Caroline est une plante d’aquarium populaire. Il a peut-être été introduit en Ontario par quelqu’un qui a vidé le contenu d’un aquarium dans un cours d’eau, ou par des bateaux de plaisance qui ont transporté des fragments de la plante depuis une zone infestée située à l’extérieur de la province.

Le cabomba de Caroline pousse et se propage de façon agressive, formant de denses tapis en dessous de la surface de l’eau ou sur sa surface. On le trouve surtout dans des eaux stagnantes ou lentes, profondes de moins de trois mètres. La plante peut tolérer des températures froides et rester verte toute l’année. Elle préfère les eaux acides dont le pH varie entre 4,8 et 7,8.

Aire de répartition

En Ontario, le cabomba de Caroline a d’abord été repéré dans le lac Kasshabog qui fait partie du bassin versant de la rivière Crowe, au nord-est de la ville de Peterborough. Depuis sa découverte en 1991, il s’est propagé dans le bassin versant jusqu’à la rivière North et les lacs South et Big Mountain. Le cabomba de Caroline a aussi été introduit en Australie, en Inde, au Japon, en Malaisie ainsi que dans le nord-est et le nord-ouest des États-Unis.

Répercussions du cabomba de Caroline

La population poussant dans le bassin versant de la rivière Crowe est la seule population sauvage connue en Ontario. Si cette plante se propage hors de cette zone, elle pourrait perturber la vie des plantes et des animaux d’autres bassins versants et nuire aux activités récréatives

  • Le cabomba de Caroline pousse rapidement et forme d’épais tapis qui supplantent les plantes indigènes, bloquent le soleil nécessaire aux plantes immergées, perturbent les communautés de poissons et engorgent les canaux de drainage et les cours d’eau.
  • De denses peuplements de cabomba de Caroline peuvent gêner les baigneurs et les plaisanciers, et empêcher d’autres utilisations récréatives des cours d’eau.
  • Parce que le cabomba de Caroline prospère dans les eaux acides, il pourrait se propager dans des lacs du Bouclier canadien dont les eaux ont tendance à être acides.
Un illustration de croquis cabomba.
Croquis de cabomba. Cabomba caroliniana
Illustration : IFAS Centre for Aquatic Plants, University of Florida, Gainsville, 1990
Une photo d'un tapis de cabomba
Épais tapis de cabomba. Photo : Sam Brinker, DNMRNF

Comment identifier le cabomba de Caroline

  • Le cabomba de Caroline est une plante submergée qui s’enracine au fond des lacs et rivières.
  • Sous l’eau, des paires de feuilles en forme d’éventail et finement divisées poussent de façon opposée sur la tige principale, créant un effet plumeté.
  • La plante a aussi de petites feuilles flottantes oblongues mesurant jusqu’à trois centimètres de longueur.
  • Le cabomba de Caroline fleurit de la fin du printemps jusqu’au début de l’automne. Habituellement, les fleurs s’élèvent au-dessus de la surface de l’eau. Elles mesurent de 0,6 à 1,5 cm de largeur et sont blanches ou jaune pâle, parfois avec une teinte violette ou rose.

Le cabomba de Caroline ressemble à d’autres plantes aquatiques, dont l’utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris), la renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis), le myriophylle de Sibérie (Myriophyllum sibiricum), le bident de Beck (Megalodonta beckii) et la cornifle nageante (Ceratophyllum demersum). Seul le cabomba de Caroline a des feuilles opposées, finement divisées et en forme d’éventail sur des tiges distinctes.

Ce que vous pouvez faire

  • Apprenez à identifier le cabomba de Caroline et sachez comment éviter de le propager accidentellement par votre bateau. Cela est particulièrement important en ce qui concerne le lac Kasshabog, la rivière Crowe et les cours d’eau communiquant.
  • Évitez les zones infestées ou réduisez votre vitesse quand vous naviguez près des infestations de cabomba de Caroline. Votre hélice peut déchiqueter la plante et créer des fragments qui se répandront en d’autres endroits.
  • Inspectez votre bateau, votre remorque et votre équipement après chaque utilisation. Enlevez toutes les plantes, les animaux et la boue avant de transporter votre bateau dans d’autres plans d’eau.
  • Évitez de mettre des plants de cabombas de Caroline dans votre aquarium ou votre jardin aquatique. Les amateurs d’aquarium et de jardins aquatiques ne devraient utiliser que des plantes indigènes ou non envahissantes, et on les encourage à acheter des plantes non envahissantes chez leur détaillant.
  • Signalez toute observation de cette plante en téléphonant au 1 800 563-7711  ou en visitant le Ontario's Invading Species Awareness Program.
Un photo du fleur de cabomba
Fleur de cabomba, feuilles flottantes ou submergées. Photo : Sam Brinker, DNMRNF

Autres ressources

Invasive Species Centre
Arrêtez la propagation des espèces envahissantes
Ontario Invasive Plant Council
Ontario's Invading Species Awareness Program

Pour plus de renseignements :

Téléphonez à la ligne d’assistance sur les espèces envahissantes au 1 800 563-7711.

Cette fiche de renseignements peut être reproduite à des fins non commerciales.

© 2012, Imprimeur de la Reine pour l’Ontario

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Mis à jour : 03 septembre 2021
Date de publication : 19 novembre 2018