Avant-propos

Je suis heureuse de présenter les Comptes publics 2025-2026 pour la province de l’Ontario. Les Comptes publics offrent un rapport exhaustif de la situation financière et des résultats financiers de l’Ontario, démontrant la façon dont le gouvernement se porte à la défense des contribuables, protège les ressources publiques et exécute son mandat de protéger la population ontarienne.

Pour l’exercice se terminant le 31 mars 2026, l’Ontario a enregistré un déficit de 13 milliards de dollars, une amélioration de 1,6 milliard de dollars comparativement aux perspectives projetées dans le Budget de 2025. Ce résultat a été favorisé par notre solide approche fiscale et notre discipline financière, notamment des recettes plus élevées que prévu, un revenu accru provenant des entreprises publiques, des recettes du secteur parapublic et d’autres sources non fiscales.

Les Comptes publics soulignent les progrès réalisés par notre gouvernement dans l’exécution des engagements décrits dans le Budget de l’Ontario 2025 : Un plan pour protéger l’Ontario. Dans une période d’incertitude économique durable causée par la hausse des tarifs états-uniens, l’Ontario reste entièrement focalisé sur la protection de l’économie de la province, tout en investissant dans les services et l’infrastructure dont dépendent les familles. Depuis avril 2025, le gouvernement a annoncé près de 30 milliards de dollars pour des mesures d’aide et de soutien afin de protéger les travailleurs et les entreprises de l’Ontario touchés par les tarifs. Ces mesures comprennent des investissements pour offrir de la formation, du perfectionnement des compétences et des services d’emploi aux travailleurs, ainsi que des programmes de prêts pour aider les entreprises et les collectivités touchées par les perturbations commerciales à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et leurs relations commerciales.

Nous renforçons nos assises économiques en appuyant les entreprises grâce à des réductions de taxes et d’impôts, en attirant des investissements dans des industries à forte croissance comme l’intelligence artificielle, la fabrication avancée et les minéraux critiques, en accroissant la capacité de production et de transport d’électricité et en favorisant l’innovation à l’échelle de secteurs clés. Ces efforts aident à positionner l’Ontario comme l’une des collectivités publiques les plus compétitives du G7 pour investir, créer des emplois et faire des affaires.

Les dépenses totales des programmes ont atteint 220,9 milliards de dollars, représentant une hausse de 10 milliards de dollars, ou de 4,7 pour cent, par rapport au précédent exercice. Ces investissements favorisent la croissance économique, renforcent les programmes et les services essentiels et aident les travailleurs, les entreprises et les collectivités de l’Ontario à évoluer dans le contexte économique actuel.

La protection et le renforcement des services publics demeurent une priorité clé. Les dépenses dans le secteur de la santé ont augmenté de 6,6 milliards de dollars, ou de 7,2 pour cent, comparativement à l’exercice précédent, ce qui reflète la demande croissante pour des services assurés par l’Assurance-santé, les hôpitaux, les soins à domiciles, les soins de longue durée et les services sociaux. Les dépenses en éducation ont augmenté de 2,3 milliards de dollars, ou de 6,1 pour cent, soutenues par des investissements dans les services de garde d’enfants et le financement des engagements découlant de la convention collective. Les dépenses d’infrastructure ont crû de 1,9 milliard de dollars, soutenant des investissements dans les hôpitaux, le transport en commun, les autoroutes, la connectivité à large bande et le logement.

Parallèlement à cela, l’Ontario demeure engagé dans une gestion budgétaire responsable. Le gouvernement continue de gérer attentivement les finances provinciales tout en conservant la souplesse nécessaire pour réagir aux problèmes émergents et favoriser la croissance économique. Cette approche équilibrée aide à créer les conditions pour une économie plus forte et plus résiliente tout en assurant la durabilité des services publics. Le gouvernement a déployé un gel de l’embauche dans ses organismes en 2025, ce qui a évité près de 300 millions de dollars en coûts pour le public et à réduit de 20 pour cent le recours à des experts-conseils.

Nous sommes prêts à défendre notre bilan de gestion budgétaire responsable, notamment neuf opinions sans réserve consécutives, deux rehaussements distincts de la cote de crédit, ainsi que la transformation de la fonction publique de l’Ontario en la fonction publique la plus épurée au pays. En maintenant une solide assise financière, nous sommes mieux positionnés pour protéger l’économie, les services publics et la prospérité à long terme de l’Ontario, tout en réduisant les coûts d’emprunt et en permettant des investissements accrus dans l’infrastructure et les programmes dont la population dépend quotidiennement.

Les résultats présentés dans les Comptes publics 2025-2026 démontrent la détermination de l’Ontario à bâtir une économie plus compétitive, résiliente et autonome tout en protégeant des emplois, en appuyant les entreprises et en prodiguant les services publics sur lesquels la population ontarienne compte.

Original signé par :

L’honorable Kinga Surma   
Présidente du Conseil du Trésor

Introduction

Le rapport annuel est une composante clé des Comptes publics de l’Ontario; il sert à illustrer la transparence et la responsabilité de la province dans la déclaration de ses activités et de sa situation financières. Les états financiers consolidés présentent les résultats de l’exercice 2025–26 par rapport au Budget de 2025 déposé le 15 mai 2025 et la situation financière du gouvernement au 31 mars 2026. Comme par les années passées, le rapport annuel compare également les résultats de l’exercice en cours à ceux de l’exercice précédent et présente une analyse des tendances sur cinq ans pour de nombreux ratios financiers clés.

La production des Comptes publics de l’Ontario exige un travail d’équipe ainsi que la collaboration d’un grand nombre d’intervenants du secteur public de l’Ontario. Le Bureau de la vérificatrice générale joue un rôle essentiel en auditant les états financiers consolidés de la province et en produisant un rapport à cet égard; le Comité permanent des comptes publics joue aussi un rôle important, car il assure la surveillance et l’orientation prévues dans la loi. J’aimerais remercier toutes les personnes qui ont contribué et collaboré à ce travail.

Nous sommes heureux de recevoir des commentaires sur les Comptes publics. Veuillez nous faire part de vos observations, par courrier électronique, à infoTBS@ontario.ca.

Original signé par :

Carlene Alexander, CPA, CGA, MBA    
Sous-ministre, Secrétariat du Conseil du Trésor
Conseil du Trésor et Conseil de gestion du gouvernement

Énoncé de responsabilité

Les états financiers consolidés sont préparés par le gouvernement de l’Ontario selon les principes comptables recommandés pour les gouvernements par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP). 

Les états financiers consolidés sont audités par la vérificatrice générale de l’Ontario en vertu de la Loi sur le vérificateur général et des normes de certification généralement reconnues du Canada. La vérificatrice générale émet une opinion indépendante sur ces états financiers consolidés. Son rapport, qui se trouve aux pages 51-57 indique son opinion et ce sur quoi elle est fondée. 

La direction dresse les états financiers consolidés selon les principes comptables généralement reconnus pour le secteur public. Elle est également responsable du maintien des systèmes de gestion financière et de contrôle interne pour assurer avec une certitude raisonnable que les opérations consignées dans les états financiers consolidés entrent dans le cadre des pouvoirs établis par la loi, que les actifs sont dûment protégés et que les renseignements financiers servant à la préparation de ces états financiers consolidés sont fiables. 

Original signé par :

Carlene Alexander, CPA, CGA, MBA    
Sous-ministre,
Secrétariat du Conseil du Trésor

Le 28 août 2026

Original signé par :

Gadi Mayman    
Sous-ministre par intérim,
Ministère des Finances

Le 28 août 2026

Original signé par :

Beili Wong, FCPA, FCA    
Contrôleuse générale, 
Bureau de la contrôleuse générale
Secrétariat du Conseil du Trésor

Le 28 août 2026

Original signé par :

Khalida Noor, CPA, CA    
Sous-ministre adjointe
et contrôleuse provinciale,
Secrétariat du Conseil du Trésor  

Le 28 août 2026

Le gouvernement de l’Ontario est responsable des états financiers consolidés et accepte la responsabilité de l’objectivité et de l’intégrité de ces états financiers consolidés ainsi que de l’étude et analyse des états financiers. Les personnes chargées de la gouvernance sont responsables de la surveillance du processus de présentation de l’information financière du gouvernement de l’Ontario.

Original signé par :

L’honorable Peter Bethlenfalvy    
Président du Conseil du Trésor 
Ministre des Finances

Le 28 août 2026

Étude et analyse des états financiers

Points saillants

Tableau 1
Points saillants des résultats financiers de 2025–26 
(en milliards de dollars)

État consolidé des résultats
Pour l’exercice clos le 31 mars
PosteBudget reclassé de 2025 footnote 1Chiffres réels de 2025–26Chiffres réels retraités de 2024–25 footnote 1Variation par rapport au(x) 
Budget reclassé de 2025
Variation par rapport au(x) 
Chiffres réels retraités de 2024–25
Total des revenus218,6223,3224,94,7(1,6)
Charges - Programmes215,0220,9210,95,810,0
Charges - Intérêt et autres frais de service de la dette16,215,515,1(0,7)0,3
Total des charges231,2236,3226,05,110,3
Réserve2,0––(2,0)–
Déficit annuel(14,6)(13,0)(1,1)1,6(11,9)
État consolidé de la situation financière 
Au 31 mars
PosteChiffres réels de 2025–26Chiffres réels retraités de 2024–2025footnote 1Variation par rapport au(x) 
Chiffres réels retraités de 2024–2025
Actif financier144,9144,20,7
Passif599,9571,228,7
Dette nette(455,0)(427,1)(27,9)
Actif non financier197,0180,017,0
Déficit accumulé(258,0)(247,1)(11,0)
Le déficit accumulé comprend :
PosteChiffres réels de 2025–26Chiffres réels retraités de 2024–2025footnote 1Variation par rapport au(x) 
Chiffres réels retraités de 2024–2025
Déficit de fonctionnement accumulé(261,9)(249,2)(12,7)
Gains de réévaluation accumulés3,92,2(1,7)

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Points saillants des résultats financiers

Variation par rapport aux chiffres réels de 2024–25

  • Le gouvernement de l’Ontario a enregistré un déficit de 13,0 milliards de dollars pour l’exercice clos le 31 mars 2026, comparativement au déficit de l’exercice précédent de 1,1 milliard de dollars. L’augmentation de 11,9 milliards de dollars du déficit annuel est principalement attribuable à la hausse des charges de programmes et à des revenus moins élevés (voir le tableau 1 précédent).
  • Le total des revenus était de 223,3 milliards de dollars, une baisse de 1,6 milliard de dollars, ou 0,7 %, par rapport à l’exercice précédent. La diminution a été en grande partie attribuable au revenu ponctuel provenant du règlement judiciaire sur le tabac qui a été constaté en 2024–25 et aux revenus inférieurs déclarés par le secteur parapublic. Ces baisses ont été partiellement compensées par une hausse des revenus fiscaux témoignant d’une croissance économique, et par des transferts plus élevés du gouvernement du Canada. Voir les détails aux pages 10 à 11.
  • Le total des charges de programmes pour 2025–26 a augmenté de 10,0 milliards de dollars, ou 4,7 %, passant de 210,9 milliards de dollars à 220,9 milliards de dollars depuis l’exercice précédent.
    • secteur de la santé, en raison principalement de l’utilisation et des coûts accrus des soins de santé, ce qui comprend l’Assurance-santé de l’Ontario et les coûts de fonctionnement liés à la prestation des soins de santé dans les hôpitaux et à domicile;
    • secteur de l’éducation, en raison surtout de la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada et du financement destiné à soutenir les engagements conformes aux conventions collectives;
    • secteur des services à l’enfance et des services sociaux, principalement en raison de la demande croissante pour de l’aide sociale et des investissements continus pour soutenir les personnes ayant des besoins particuliers et les survivants de la violence sexiste;
    • secteur de la justice, principalement attribuable aux investissements dans la prestation de services essentiels destinés à la sécurité publique, dont la Police provinciale de l’Ontario, les services de police des Premières Nations, les services correctionnels et Aide juridique Ontario.
  • L’intérêt  les autres frais de service de la dette étaient plus élevés que l’année précédente de 0,3 milliard de dollars, ou 2,2 %, en raison d’une hausse du montant total de la dette en cours et d’un taux d’intérêt effectif plus élevé. Voir les détails à la page 25.
  • Les actifs non financiers ont augmenté de 17,0 milliards de dollars par rapport à l’exercice précédent, ce qui s’explique principalement par une augmentation de 16,7 milliards de dollars de la valeur comptable nette des immobilisations de l’Ontario, telles que les immeubles et l’infrastructure de transport.
  • Les dépenses totales consacrées aux infrastructures ont augmenté de 1,9 milliard de dollars par rapport à l’année précédente, notamment en raison d’une hausse des dépenses dans les infrastructures hospitalières et d’investissements dans les programmes d’infrastructures municipales. L’Ontario a investi 25,6 milliards de dollars dans les actifs appartenant au gouvernement et à ses entités consolidées, ce qui s’est traduit par de nouveaux investissements dans les immobilisations et la réparation d’actifs existants. Le gouvernement a aussi investi 5,5 milliards de dollars au moyen de transferts à des partenaires non consolidés et pour d’autres dépenses liées à l’infrastructure. Voir les détails à la page 30.
  • Le passif total s’est accru de 28,7 milliards de dollars et le total de l’actif financier a augmenté de 0,7 milliard de dollars, ce qui s’est traduit par une hausse de 27,9 milliards de dollars, ou 6,5 %, de la dette nette par rapport à l’exercice précédent (voir les détails à la page 31). L’augmentation du passif est principalement attribuable à une augmentation de la dette. L’augmentation de l’actif financier est principalement attribuable à la hausse des investissements dans des entreprises publiques et aux prêts en cours, contrebalancée par une diminution des débiteurs, de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, et des actifs dérivés. Le déficit accumulé a augmenté de 11,0 milliards de dollars, ou 4,4 %, par rapport à l’année précédente, en raison surtout de l’augmentation de 12,7 milliards de dollars du déficit de fonctionnement, contrebalancée par une hausse des gains de réévaluation accumulés de 1,7 milliard de dollars.

Variation par rapport au Budget de 2025

  • Le gouvernement de l’Ontario a accusé un déficit de 13,0 milliards de dollars pour l’exercice clos le 31 mars 2026, comparativement au déficit de 14,6 milliards de dollars prévu dans le Budget de 2025, attribuable surtout à des revenus plus élevés provenant des entreprises publiques, aux autres revenus non fiscaux plus élevés et à l’intérêt et aux autres frais de service de la dette moins élevés, ce qui est compensé en partie par une hausse des charges de programmes attribuable aux demandes accrues et à la répartition des programmes et services. (Voir le tableau 1 précédent).
  • Les revenus, qui ont totalisé 223,3 milliards de dollars, sont supérieurs de 4,7 milliards de dollars, ou de 2,2 %, à ce qui était prévu dans le Budget de 2025, ce qui est surtout attribuable à ce qui suit :
    • les revenus provenant des entreprises publiques ont été plus élevés que prévu;
    • les revenus déclarés par les ministères et les organismes publics consolidés ont été plus élevés, de même que ceux du secteur parapublic;
    • les revenus fiscaux fondés sur les données des cotisations fiscales mises à jour par l’Agence du revenu du Canada (ARC) ont été plus élevés, ce qui témoigne d’une croissance économique plus forte que prévu en 2025;
    • les transferts du gouvernement du Canada étaient plus élevés.

Voir les détails à la page 13.

  • Les charges de programmes, qui ont totalisé 220,9 milliards de dollars, sont supérieures de 5,8 milliards de dollars, ou de 2,7 %, à ce qui était prévu dans le Budget de 2025. Les charges de programmes sont plus élevées dans les secteurs suivants :
    • secteur de la santé, hausse surtout attribuable à l’augmentation des coûts liés à la rémunération des médecins, à la demande accrue pour des programmes axés sur l’utilisation et à l'augmentation des dépenses hospitalières;
    • secteur de l’éducation postsecondaire, hausse liée principalement au recours plus important que prévu à l’aide financière aux étudiants;
    • secteur des services à l’enfance et des services sociaux, charges accrues principalement en raison de la demande plus élevée que prévu pour les programmes d'aide sociale, ainsi que de l'augmentation des mesures de soutien destinées aux enfants et aux jeunes;
    • secteur de la justice, hausse principalement attribuable aux investissements dans la prestation de services essentiels, dont les services correctionnels, les services de police des Premières Nations, la Police provinciale de l’Ontario, les tribunaux, ainsi qu’aux coûts des règlements judiciaires.

Ces hausses sont en partie contrebalancées par des charges de programmes moins élevées dans le secteur de l'éducation, principalement en raison d'un nombre d'inscriptions inférieur aux prévisions, conformément aux tendances démographiques.

Voir les détails à la page 21.

  • L’intérêt et les autres frais de service de la dette ont été inférieurs de 0,7 milliard de dollars, ou de 4,6 %, aux prévisions du Budget de 2025, en raison des frais d’intérêt moins élevés sur la dette active et de revenus d’intérêt plus élevés tirés des placements que détient l’Ontario. Voir les détails à la page 25.

Analyse des résultats de 2025–26

Revenus

Tableau 2
Détails des résultats réels de 2025–26 
(en milliards de dollars)
RevenusBudget reclassé de 2025footnote 2Chiffres réels de 2025–26Chiffres réels retraités de 2024–25 footnote 2Variation par rapport au(x) 
Budget reclassé de 2025
Variation par rapport au(x) 
Chiffres réels retraités de 2024–25
Impôt sur le revenu des particuliers57,857,055,7(0,8)1,3
Taxe de vente40,139,339,4(0,8)(0,1)
Impôt des sociétés26,028,327,82,30,5
Impôt-santé des employeurs8,28,37,80,10,5
Impôts fonciers prélevés aux fins scolaires5,96,05,90,10,1
Contribution-santé de l’Ontario5,45,25,2(0,2)(0,1)
Taxe sur l’essence et les carburants2,22,32,20,10,1
Autres impôts et taxes7,06,76,3(0,3)0,4
Total des revenus fiscaux152,4153,0150,30,62,7
Transferts du gouvernement du Canada38,839,136,60,32,5
Droits, dons et autres revenus provenant d’organismes du secteur parapublic10,912,014,71,1(2,8)
Revenus tirés des participations dans des entreprises publiques6,37,77,51,40,3
Revenus d’intérêt et de placements2,02,12,80,2(0,6)
Autres revenus non fiscaux8,29,413,11,2(3,7)
Total des revenus218,6223,3224,94,7(1,6)

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Variation par rapport aux chiffres réels de 2024–25

Le total des revenus pour 2025–26 a diminué de 1,6 milliard de dollars, ou de 0,7 %, par rapport à l’exercice précédent.

  • Les revenus fiscaux ont augmenté de 2,7 milliards de dollars, ou de 1,8 %, en 2025–26, soutenus par la croissance du produit intérieur brut nominal de 4,1 % en 2025. L’augmentation a été principalement attribuable à la hausse de l’impôt sur le revenu des particuliers et de l’impôt des sociétés, mais partiellement compensée par les répercussions du projet de loi C-15 (Loi no 1 d’exécution du budget de 2025), adopté par le gouvernement fédéral le 26 mars 2026, qui comprenait plusieurs mesures de déduction pour amortissement accéléré.
  • Les transferts du gouvernement du Canada ont augmenté de 2,5 milliards de dollars, ou de 6,8 %, en 2025–26, ce qui est le résultat surtout d’une hausse des transferts provenant des principaux programmes de financement fédéraux, dont le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et l’aide pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada.
  • Les droits, dons et autres revenus d’organismes du secteur parapublic ont diminué de 2,8 milliards de dollars, ou de 18,7 %, en 2025–26, en raison surtout des revenus de tiers moins élevés provenant des collèges, ce qui découle de la baisse des frais de scolarité des étudiants étrangers et de la réduction progressive des partenariats entre les établissements publics et privés.
  • Les revenus tirés des entreprises publiques ont augmenté de 0,3 milliard de dollars, ou de 3,4 %, en 2025–26. Ce rendement a été principalement attribuable à une hausse des revenus nets tirés d’Ontario Power Generation (OPG), d’Hydro One Ltd. (HOL), de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG) et de Jeux en ligne Ontario. Ces gains ont été en partie neutralisés par une diminution des revenus nets tirés de la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO).
  • Les revenus d’intérêt et de placements ont diminué de 0,6 milliard de dollars, ou de 22,9 % en 2025–26, principalement en raison de la baisse des taux d’intérêt sur les placements.
  • Les autres revenus non fiscaux ont diminué de 3,7 milliards de dollars, ou de 28,1 %, en 2025–26 en raison principalement de revenus ponctuels provenant du règlement judiciaire sur le tabac constatés en 2024–25 et des recouvrements moins élevés de dépenses de l’exercice précédent déclarés par les ministères et les organismes publics consolidés.

Description de graphique 1

Variation par rapport au Budget de 2025

Les revenus pour 2025–26 ont été supérieurs de 4,7 milliards de dollars, ou de 2,2 %, aux prévisions du Budget de 2025.

  • Les revenus fiscaux ont été de 0,6 milliard de dollars, ou de 0,4 %, supérieurs aux prévisions du Budget de 2025, principalement en raison de revenus de l’impôt sur le revenu des sociétés plus élevés que prévu, fondés sur les données sur les cotisations mises à jour de l’ARC pour 2025 et les années précédentes. Cette hausse a été partiellement compensée par des revenus de l’impôt sur le revenu des particuliers et du Régime d’assurance-santé de l’Ontario (RASO) inférieurs aux prévisions, ce qui reflète les données mises à jour de l’ARC sur les estimations de cotisations pour 2025 et les années antérieures, ainsi que par des revenus moins élevés provenant de la taxe de vente harmonisée (TVH), attribuables à la révision à la baisse des estimations fédérales pour 2026 et les années antérieures. Les revenus fiscaux ont également été freinés par l’adoption du projet de loi C-15 par le gouvernement fédéral le 26 mars 2026, qui comprenait plusieurs mesures de déduction pour amortissement accéléré.
  • Les transferts du gouvernement du Canada ont augmenté de 0,3 milliard de dollars, ou de 0,7 %, en raison principalement de transferts plus élevés aux hôpitaux et du financement des services de soutien à l’évacuation offerts aux collectivités des Premières Nations touchées par les inondations et les feux de forêt. Ce résultat a été en partie compensé par le report de fonds dans le cadre de l’Accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada.
  • Les droits, dons et autres revenus du secteur parapublic ont augmenté de 1,1 milliard de dollars, ou de 10,1 %, en raison surtout de la hausse plus importante que prévu des revenus de tiers provenant des hôpitaux, qui découle des revenus plus élevés issus des droits, des services auxiliaires, des dons, des subventions de recherche et d’autres revenus divers.
  • Les revenus provenant des entreprises publiques ont augmenté de 1,4 milliard de dollars, ou de 22,2 %, en raison surtout des revenus nets plus élevés que prévu tirés d’OPG, d’HOL, de Jeux en ligne Ontario et de la Société ontarienne du cannabis (OCS). Les hausses ont été en partie neutralisées par des revenus nets moins élevés tirés d’OLG et de la LCBO.
  • Les revenus d’intérêt et de placements ont été de 0,2 milliard de dollars, ou de 10,0 %, supérieurs aux prévisions, en raison principalement des revenus d’intérêt et de placements plus élevés d’organismes du secteur parapublic.
  • Les autres revenus non fiscaux ont augmenté de 1,2 milliard de dollars, ou de 14,2 %, en raison principalement de recouvrements plus élevés que prévu de dépenses de l’exercice précédent et de revenus tirés des droits, licences et permis, ainsi que d’autres revenus divers déclarés par les ministères et les organismes publics consolidés.

Tendances en matière de revenus

Le graphique 2 illustre les tendances récentes pour les principales sources de revenus de l’Ontario.

Description de graphique 2

Revenus fiscaux

Entre 2021–22 et 2025–26, les revenus fiscaux se sont accrus à un taux annuel moyen de 3,8 %, ce qui est inférieur au taux annuel moyen de croissance du PIB nominal de 6,5 %.

Bien que la croissance économique et l’augmentation des revenus fiscaux soient étroitement liées, plusieurs facteurs ont une incidence sur ce lien, notamment les suivants :

  • la hausse de certaines sources de revenus, telles que l’impôt des sociétés, qui peut différer considérablement de la croissance économique au cours d’un exercice donné en raison de la volatilité inhérente des bénéfices des entreprises ainsi que du recours à des dispositions fiscales, comme le report prospectif ou rétrospectif des pertes;
  • l’incidence du nombre de logements construits ou revendus sur les revenus tirés de la TVH et des droits de cession immobilière, qui est proportionnellement plus importante que sa contribution au PIB;
  • les changements subis par les taxes sur l’essence et les carburants, basées sur le volume, qui suivent de plus près l’augmentation du PIB réel que celle du PIB nominal, puisque ces sources de revenus ne sont pas touchées directement par l’évolution des prix.

Transferts du gouvernement fédéral

Entre 2021–22 et 2025–26, les transferts du gouvernement du Canada ont augmenté à un taux annuel moyen de 6,3 %. En font partie les principaux transferts fédéraux, notamment le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et la péréquation. Il y a également un certain nombre de transferts fédéraux destinés à la province qui sont en grande partie liés à des programmes particuliers, tels que l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada, les priorités partagées en santé, l’infrastructure et le développement du marché du travail. Certains transferts sont continus, tandis que d’autres sont d’une durée limitée.

Droits, dons et autres revenus provenant d’organismes du secteur parapublic

Entre 2021–22 et 2025–26, les revenus issus du secteur parapublic ont progressé à un taux annuel moyen de 5,4 %. Cette augmentation est principalement attribuable à la forte croissance des revenus de tiers provenant des hôpitaux et des conseils scolaires, tandis que les revenus de tiers liés aux collèges ont fortement diminué en 2025–26 en raison d’une baisse d’inscriptions d’étudiants étrangers.

Revenus tirés des participations dans des entreprises publiques

Les revenus provenant des entreprises publiques comprennent ceux d’OPG, d’HOL, de la LCBO, d’OLG, de l’OCS et de Jeux en ligne Ontario.

Entre 2021–22 et 2025–26, les revenus d’intérêt et de placements ont augmenté à un taux annuel moyen de 4,6 %.

Revenus d’intérêt et de placements

Les revenus d’intérêt et de placements ont trait à tous les revenus d’intérêt et de placements perçus à l’extérieur du périmètre comptable du gouvernement.

Entre 2021-2022 et 2025–2026 , les revenus d’intérêt et de placements ont augmenté à un taux annuel moyen de 31,5 %.

Autres revenus non fiscaux

Les autres revenus non fiscaux sont générés par un certain nombre de sources, dont la vente et la location de biens et de services; les droits, les licences et les permis; les remboursements pour des dépenses provinciales liées à la prestation de services particuliers; les redevances tirées de l’utilisation de ressources de la Couronne; et les recouvrements au titre des contrats d’approvisionnement en électricité.

Les autres revenus non fiscaux ont augmenté à un taux annuel moyen de 8,7 % entre 2021–22 et 2025–26.

Charges

Tableau 3
Détails des résultats réels de 2025–26 
(en milliards de dollars)
ChargesBudget reclassé de 2025footnote 3,footnote 2Chiffres réels de 2025–26Chiffres réels retraités de 2024-25 footnote 2Variation par rapport au(x) 
Budget de 2025
Variation par rapport au(x) 
Chiffres réels retraités de 2024–25
Secteur de la santé90,697,590,96,96,6
Secteur de l’éducationfootnote 340,540,137,8(0,3)2,3
Secteur de l’éducation postsecondaire12,913,914,11,0(0,2)
Secteur des services à l’enfance et des services sociaux20,321,420,51,00,9
Secteur de la justice6,77,27,10,60,1
Autres programmesfootnote 344,040,740,5(3,3)0,2
Total des charges de programmes215,0220,9210,95,810,0
Intérêt et autres frais de service de la dette16,215,515,1(0,7)0,3
Total des charges213,2236,3226,05,110,3
Réserve2,0––(2,0)–

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Variation par rapport aux chiffres réels de 2024–25

Le total des charges de programmes pour 2025–26 a augmenté de 10,0 milliards de dollars, ou de 4,7 %, passant de 210,9 milliards de dollars à 220,9 milliards de dollars depuis l’exercice précédent.

  • Les charges du secteur de la santé ont augmenté de 6,6 milliards de dollars, ou 7,2 %, par rapport à l’exercice précédent, en raison surtout de ce qui suit :
    • augmentation de 1,8 milliard de dollars dans les programmes de l’Assurance-santé de l’Ontario attribuable à un accès accru, à une utilisation plus importante et à la hausse du coût des services médicaux;
    • augmentation de 1,5 milliard de dollars des dépenses des hôpitaux pour la prestation de services et de programmes de soins de santé;
    • augmentation de 1,3 milliard de dollars dans l’ensemble des programmes de santé, y compris une utilisation accrue des programmes de médicaments, la croissance des services de cancérologie, l’amélioration des services ambulanciers municipaux, ainsi que des investissements plus importants dans les programmes de formation et d’éducation;
    • augmentation de 1,1 milliard de dollars dans le secteur hospitalier en raison d’investissements visant à répondre aux besoins des hôpitaux en matière de fonctionnement;
    • augmentation de 0,5 milliard de dollars des dépenses consacrées aux soins à domicile, liée aux investissements destinés à soutenir la hausse du volume des prestations de soins à domicile, les soins palliatifs et les programmes de transition de l’hôpital vers le domicile;
    • augmentation de 0,3 milliard de dollars destinée à financer des initiatives supplémentaires de développement des immobilisations et à renforcer les effectifs dans le secteur des soins de longue durée, afin d’améliorer la qualité des soins.
  • Les charges du secteur de l’éducation ont augmenté de 2,3 milliards de dollars, ou de 6,1 %, par rapport à l’exercice précédent, en raison surtout de la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada et du financement destiné à soutenir les engagements conformes aux conventions collectives.
  • Les charges du secteur de l’éducation postsecondaire ont diminué de 0,2 milliard de dollars, soit de 1,2 %, par rapport à l’exercice précédent, principalement en raison de la baisse des dépenses dans le secteur des collèges, liée au plafonnement imposé par le gouvernement fédéral concernant le nombre d’étudiants étrangers, un résultat en partie compensé par l’augmentation des dépenses consacrées à l’aide financière aux étudiants en raison d’une plus forte demande.
  • Les charges des services à l’enfance et des services sociaux se sont accrues de 0,9 milliard de dollars, ou de 4,2 %, par rapport à l’exercice précédent, principalement en raison de la demande croissante pour de l’aide sociale, des investissements continus visant à élargir l’accès à des services pour les personnes ayant des besoins particuliers et les survivants de la violence sexiste et du financement supplémentaire pour soutenir les augmentations inflationnistes annuelles du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et du Programme d’aide à l’égard d’enfants qui ont un handicap grave.
  • Les charges du secteur de la justice ont augmenté de 0,1 milliard de dollars, ou de 2,0 %, par rapport à l’exercice précédent. Cette hausse est principalement attribuable aux investissements dans la prestation de services essentiels destinés à la sécurité publique, dont la Police provinciale de l’Ontario, les services de police des Premières Nations, les services correctionnels et Aide juridique Ontario.
  • Les charges des autres programmes ont augmenté de 0,2 milliard de dollars, ou de 0,6 %, par rapport à l’exercice précédent, ce qui correspond à une charge globale conforme aux dépenses de l’année précédente. Cela comprend des dépenses plus élevées pour divers programmes ministériels, comme le Programme d’atténuation du prix de l’électricité et le Programme pour l’infrastructure municipale et le logement.

Se reporter au graphique 3 pour voir la ventilation des charges de programmes par secteur.

Description de graphique 3

Le graphique 4 illustre les dépenses par type de charges. Les dépenses du gouvernement liées aux salaires et aux avantages sociaux comprennent les coûts relatifs aux organismes consolidés faisant partie du périmètre comptable du gouvernement, dont les hôpitaux, les conseils scolaires, les collèges et les sociétés d’aide à l’enfance, ainsi que les coûts associés à la fonction publique de l’Ontario.

Description de graphique 4

La part « Transferts » du graphique 4 tient compte des paiements effectués à divers fournisseurs de services pour appuyer la prestation de services publics. Ces tiers bénéficiaires de financement sont les professionnels de la santé, y compris les médecins, les organismes de services sociaux, les universités, les fournisseurs de services de garde d’enfants et les municipalités. Une partie importante des dépenses engagées par ces tierces parties, en tant que fournisseurs de services, sert habituellement au paiement des salaires et des avantages sociaux, c.-à-d., les coûts liés à la rémunération. Les transferts n’englobent pas les transferts effectués aux hôpitaux, aux conseils scolaires, aux collèges et aux sociétés d’aide à l’enfance. Ces derniers sont pris en compte dans les types de charges tels que les coûts de fonctionnement et les salaires et avantages sociaux, qui sont déclarés par les organismes.

Variation par rapport au Budget de 2025

Le total des charges de programmes pour 2025–26 a été de 220,9 milliards de dollars, soit 5,8 milliards de dollars, ou 2,7 %, de plus que prévu dans le Budget de 2025. Les charges de programmes plus élevées sont surtout attribuables aux facteurs suivants :

  • Les charges du secteur de la santé se sont élevées à 6,9 milliards de dollars, soit 7,6 % de plus que prévu, en raison surtout des coûts plus élevés de la rémunération des médecins, de la demande accrue pour des programmes axés sur l’utilisation, notamment l’Assurance-santé de l’Ontario, les Programmes de médicaments de l’Ontario et les soins à domicile, ainsi que d’une augmentation des dépenses, principalement de la part des hôpitaux, pour faire face aux pressions opérationnelles.
  • Les charges pour le secteur de l’éducation postsecondaire ont été supérieures de 1,0 milliard de dollars, ou de 7,8 %, au plan établi, en raison surtout du recours plus important que prévu à l’aide financière aux étudiants.
  • Les charges des services à l’enfance et des services sociaux ont dépassé de 1,0 milliard de dollars, soit de 5,1 %, les prévisions, principalement en raison de la demande accrue pour le programme Ontario au travail et le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, ainsi que d’investissements supplémentaires dans la protection de l’enfance et pour soutenir les enfants et les jeunes ayant des besoins particuliers.
  • Les charges du secteur de la justice ont dépassé de 0,6 milliard de dollars, soit de 8,4 %, les prévisions. Cette hausse est principalement attribuable à des investissements dans la prestation de services essentiels, dont les services correctionnels, les services de police des Premières Nations, la Police provinciale de l’Ontario et les tribunaux, ainsi qu’aux coûts des règlements judiciaires.

Ces augmentations ont été en partie contrebalancées par ce qui suit :

  • Les charges des autres programmes ont été de 3,3 milliards de dollars ou de 7,5 % inférieures aux prévisions, principalement en raison des calendriers de construction mis à jour pour les projets d’accès Internet haute vitesse, des dépenses moins élevées que prévu dans les programmes d’emploi et de formation axés sur la demande et de la mise à jour des calendriers des projets d’aménagement de terrains à usage industriel et d’investissement stratégique. Cela correspond aussi aux crédits budgétaires de 3,0 milliards de dollars alloués au fonds de prévoyance qui ont été utilisés durant l’exercice pour financer les charges de programmes dans divers secteurs afin de répondre aux besoins émergents et aux événements imprévus.
  • Les charges du secteur de l’éducation se sont élevées à 0,3 milliard de dollars, soit 0,9 % de moins que prévu, principalement en raison d’un nombre d’inscriptions inférieur aux prévisions, conformément aux tendances démographiques.

Tendances des charges

Le graphique 5 montre les récentes tendances des dépenses pour les principaux secteurs de programmes.
 

Description de graphique 5

  • Les charges du secteur de la santé sont passées de 75,4 milliards de dollars en 2021–22 à 97,5 milliards de dollars en 2025–26, soit une hausse de 6,6 % en moyenne par année. Cette hausse comprend ce qui suit :
    • soutien aux hôpitaux de l’Ontario pour leur permettre de faire face aux pressions opérationnelles et salariales et de répondre à la demande croissante en matière de soins hospitaliers;
    • investissements pour répondre à la demande croissante de services médicaux par l’entremise de l’Assurance-santé de l’Ontario, notamment en ce qui concerne la hausse des coûts liés à l’accès aux soins, à leur utilisation et à la rémunération des médecins;
    • recours accru au Programme de médicaments de l’Ontario et au Programme de financement des nouveaux médicaments afin d’améliorer l’accès aux traitements médicamenteux et aux pharmacothérapies;
    • utilisation accrue des services de soins à domicile et en milieu communautaire, ce qui témoigne des progrès accomplis vers un système de santé plus intégré et efficient, en rapprochant les soins de la maison et en libérant ainsi une certaine capacité hospitalière;
    • financement supplémentaire pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, les services liés au cancer, ainsi que d’autres programmes de santé prioritaires;
    • soutien pour les foyers de soins de longue durée grâce à des investissements accrus consacrés aux heures de soins directs, par le biais de programmes de renforcement des effectifs, d’amélioration des opérations et de développement des immobilisations visant à raccourcir les listes d’attente dans le secteur et à faire progresser l’aménagement de nouveaux lits et le réaménagement d’anciens lits
  • Les charges du secteur de l’éducation ont augmenté pour passer de 29,9 milliards de dollars en 2021–22 à 40,1 milliards de dollars en 2025–26, ce qui équivaut à une hausse moyenne de 7,6 % par année. Cette augmentation est principalement attribuable à ce qui suit :
    • mise en œuvre de l’Accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada;
    • construction, agrandissement et rénovation d’écoles pour offrir aux élèves des lieux d’apprentissage modernes;
    • financement pour soutenir les engagements correspondant aux modalités des conventions collectives.
  • Les charges du secteur de l’éducation postsecondaire sont passées de 10,6 milliards de dollars en 2021–22 à 13,9 milliards de dollars en 2025–26, ce qui représente une hausse de 7,0 % en moyenne, par année. Cette augmentation est principalement due au recours accru à l’aide financière aux étudiants, aux subventions versées aux établissements postsecondaires en vertu du Fonds pour la viabilité financière du secteur postsecondaire, ainsi qu’aux investissements dans la création de places d’apprentissage visant à améliorer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail dans des secteurs clés, tels que les ressources humaines en santé, ainsi que les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM).
  • Les charges du secteur des services à l’enfance et des services sociaux sont passées de 16,9 milliards de dollars en 2021–22 à 21,4 milliards de dollars en 2025–26, ce qui représente une augmentation de 6,1 % en moyenne par année. Cette augmentation est le fait surtout de ce qui suit :
    • financement plus élevé de l’aide sociale pour répondre à la demande;
    • augmentation des allocations de base mensuelles accordées en vertu du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et de la prestation mensuelle maximale du Programme d’aide à l’égard d’enfants qui ont un handicap grave;
    • augmentation des investissements destinés à soutenir les enfants ayant des besoins particuliers, les adultes atteints de troubles du développement et les survivants de violence sexiste et de traite de personnes.
  • Les charges du secteur de la justice sont passées de 4,9 milliards de dollars en 2021–22 à 7,2 milliards de dollars en 2025–26, ce qui équivaut à une hausse de 10,2 % en moyenne par année. Cette augmentation est principalement attribuable à des investissements dans la prestation de services essentiels destinés à la sécurité publique, notamment les services de police des Premières Nations, les tribunaux, Aide juridique Ontario, les établissements correctionnels et les services de protection contre les incendies, ainsi qu’aux coûts des règlements judiciaires.
  • Les charges des autres programmes sont passées de 32,8 milliards de dollars en 2021–22 à 40,7 milliards de dollars en 2025–26, ce qui représente une augmentation de 5,6 % en moyenne par année. Cette augmentation reflète principalement les dépenses consacrées aux investissements dans les transports en commun, au Programme pour l’infrastructure municipale et le logement, ainsi qu’au renforcement des services d’aide à l’évacuation d’urgence destinés aux communautés des Premières Nations.

Intérêt et autres frais de service de la dette

Les charges de l’intérêt et des autres frais de service de la dette ont augmenté, passant de 15,1 milliards de dollars en 2024–25 à 15,5 milliards de dollars en 2025–26 en raison surtout d’une hausse du montant total de la dette active.

Les charges de l’intérêt et les autres frais de service de la dette ont été inférieurs de 0,7 milliard de dollars à ce qui avait été prévu au Budget de 2025, en raison des frais d’intérêt moins élevés sur la dette active et de revenus d’intérêt plus élevés tirés des placements que détient l’Ontario.

Le graphique 6 montre que le ratio intérêt (ajusté)-revenus (ajustés) a diminué pour l’Ontario au cours de la période allant de 2021–22 à 2025–26, étant passé d’un sommet de 6,8 % en 2021–22 à son niveau actuel de 6,0 %. Cette hausse, qui fait passer le taux de 5,6 % en 2024–25 à 6,0 % en 2025–26, s’explique par l’augmentation des charges d’intérêts résultant d’une hausse de la dette totale en cours et d’une légère baisse des revenus.

Description de graphique 6

Analyse de l’état de la situation financière

Actif financier

Tableau 4
Actif financier 
(en milliards de dollars)
PosteChiffres réels de 2025–26% du totalChiffres réels retraités de 2024–25% du totalVariation Augmentation (Diminution)
Trésorerie et équivalents de trésorerie32,222,2 %33,923,5 %(1,6)
Placements de portefeuille31,922,0 %32,322,4 %(0,4)
Débiteurs20,714,3 %22,815,8 %(2,2)
Prêts en cours13,49,3 %12,18,4 %1,4
Actifs dérivés5,23,6 %6,14,2 %(0,9)
Autres actifs1,41,0 %1,00,7 %0,4
Participations dans des entreprises publiques40,127,7 %36,025,0 %4,1
Total de l’actif financier144,9100,0 %144,2100,0 %0,7

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

L’actif financier comprend les éléments suivants : la trésorerie et les équivalents de trésorerie, ainsi que les placements de portefeuille dont dispose le gouvernement pour répondre à ses besoins en matière de dépenses; les débiteurs et les prêts en cours, qui sont des montants que la province s’attend à recevoir de tierces parties; d’autres actifs, y compris les actifs dérivés et les participations dans des entreprises publiques.

Le total de l’actif financier a augmenté de 0,7 milliard de dollars en 2025–26 par rapport à l’exercice précédent (voir le tableau 4). Cette hausse est attribuable à ce qui suit :

  • augmentation des participations dans des entreprises publiques de 4,1 milliards de dollars, en raison surtout de l’augmentation des bénéfices nets provenant d’Ontario Power Generation et de l’apport en capital de la province à OPG;
  • hausse des prêts en cours de 1,4 milliard de dollars, en raison surtout de l’augmentation des prêts accordés aux étudiants, aux municipalités et à d’autres entités du secteur public.

Ces augmentations en 2025–26 ont été en partie contrebalancées par ce qui suit :

  • baisse de 2,2 milliards de dollars des débiteurs en raison surtout d’une diminution des créances au titre de la taxe de vente harmonisée, de l’impôt sur le revenu des particuliers et de l’impôt des sociétés;
  • diminution de 1,6 milliard de dollars de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, principalement due au fait que la trésorerie affectée aux activités de fonctionnement, de capital et de placement a été supérieure à celle découlant des activités de financement;
  • diminution de 0,9 milliard de dollars des actifs dérivés, découlant surtout de la réévaluation en fin d’exercice des contrats existants.

Le graphique 7 illustre les tendances récentes de l’actif financier du gouvernement.

Description de graphique 7

La valeur des actifs financiers, dont la trésorerie, les débiteurs et les placements de portefeuille, tend à varier davantage étant donné que les actifs d’une année à l’autre sont souvent le fait de circonstances particulières à la fin de l’exercice et fonction, par exemple, des emprunts anticipés pour répondre aux besoins de la période suivante.

Le total des participations dans les entreprises publiques a augmenté de manière relativement constante depuis 2021–22. L’augmentation nette s’explique principalement par une hausse de l’actif net dans les entreprises publiques, dont les revenus nets d’OPG et les revenus de placements liés à l’Ontario Nuclear Funds Agreement pour la gestion des déchets de combustion et au déclassement des centrales nucléaires. L’augmentation de 2025–26 est légèrement plus forte qu’auparavant en raison de la contribution en capital apportée à OPG par la province.

Immobilisations corporelles

Le gouvernement est chargé d’un important portefeuille d’actifs non financiers, qui est presque entièrement constitué d’immobilisations corporelles.

Les immobilisations corporelles appartenant au gouvernement et à ses entités consolidées constituent l’élément le plus important des investissements dans l’infrastructure de l’Ontario. Ces actifs englobent ceux que la province possède directement, comme les routes provinciales, les réseaux de transports en commun, ainsi que les actifs des hôpitaux, des conseils scolaires, des collèges, des sociétés d’aide à l’enfance et des organismes qui sont consolidés dans ses états financiers. On tient compte des actifs des entreprises publiques dans l’état consolidé de la situation financière de l’Ontario en tant que « participations dans des entreprises publiques » sous « Actif financier ».

La valeur comptable nette des immobilisations corporelles de l’Ontario inscrite s’établissait à 194,5 milliards de dollars en 2025–26, soit une augmentation de 16,7 milliards de dollars, ou 9,4 %, par rapport à l’exercice précédent. Ensemble, les immeubles, notamment les hôpitaux, les écoles et les collèges, constituent la plus grande part de ce montant, soit 86,6 milliards de dollars. Le total figurant dans l’état consolidé de la situation financière comporte aussi des biens en construction, dont certains sont construits selon le modèle des partenariats public‑privé, en vertu duquel le secteur privé finance les biens durant la construction. L’incidence du modèle des partenariats public‑privé sur le passif est abordée dans la section « Autre financement à long terme ».

La valeur comptable nette des immobilisations a augmenté en moyenne de 8,3 % par année au cours de la période allant de 2021–22 à 2025–26. Cette augmentation est en majeure partie attribuable à la construction et à la rénovation d’immeubles dans la province, aux infrastructures de transport, dont les routes et les ponts provinciaux, ainsi qu’au réseau de transport en commun provincial appartenant à Metrolinx, un organisme du gouvernement.

Voir le graphique 8, qui illustre les tendances récentes de la valeur comptable nette des immobilisations corporelles provinciales par secteur.

Description de graphique 8

Dépenses liées à l’infrastructure

Les dépenses au titre de l’infrastructure de l’Ontario en 2025–26 ont été de 31,1 milliards de dollars (voir le tableau 5). Cela inclut 25,6 milliards de dollars investis dans des actifs appartenant au gouvernement et à ses entités consolidées, comme il en est question dans la section sur les immobilisations corporelles, et 5,5 milliards de dollars fournis aux fins d’investissement dans les immobilisations à des partenaires non consolidés tels que les universités et les municipalités, ainsi que d’autres dépenses en infrastructure.

Les dépenses totales dans l’infrastructure en 2025–26 sont de 1,9 milliard de dollars supérieures à celles de l’exercice précédent, ceci s’expliquant par une hausse des charges dans les secteurs de la santé et les autres secteurs, y compris une hausse des dépenses dans l’infrastructure hospitalière et des investissements dans les programmes d’infrastructure municipale, compensées en partie par des dépenses moins élevées dans les secteurs de l’éducation et de l’éducation postsecondaire.

Les dépenses en infrastructure n’ont pas atteint les 35,0 milliards de dollars prévus dans le Budget de 2025, en raison surtout d’une baisse des dépenses dans les secteurs de l’éducation, de l’éducation postsecondaire et d’autres secteurs, elle-même attribuable, pour l’essentiel, à une révision du calendrier d’exécution de divers projets. Cette baisse des dépenses a été compensée en partie par une hausse des dépenses dans le transport et les transports en commun, ainsi que les projets hospitaliers.

Tableau 5
Dépenses liées à l’infrastructure, 2025–26 
(en milliards de dollars)
SecteurInvestissement dans les immobilisations corporellesfootnote 4Transferts et autres dépenses liées à l’infrastructurefootnote 5Total des dépenses liées à l’infrastructureBudget de 2025 Total des dépenses liées à l’infrastructure
Transport et transports en commun14,31,215,515,3
Santé5,50,56,05,2
Éducation3,60,23,84,2
Éducation postsecondaire0,60,20,80,9
Autres secteursfootnote 61,73,35,09,4
Totauxfootnote 7,footnote 825,65,531,135,0

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Passif

Le passif de l’Ontario est constitué de la dette et d’autres obligations financières, telles que des créditeurs et le coût estimé des paiements futurs, y compris le passif découlant des prestations de retraite et des autres avantages sociaux futurs (voir le tableau 6).

Tableau 6
Passif 
(en milliards de dollars)
PosteChiffres réels de 2025–26% du totalChiffres réels retraités de 2024–2025% du totalVariation Augmentation (Diminution)
Créditeurs et charges à payer44,77,5 %44,97,9 %(0,2)
Dette494,482,4 %462,080,9 %32,3
Autre financement à long terme18,43,1 %19,23,4 %(0,8)
Revenus et apports en capital reportés15,62,6 %16,72,9 %(1,1)
Passif découlant des prestations de retraite et des autres avantages sociaux futurs13,72,3 %13,72,4 %-
Passifs dérivés3,60,6 %5,20,9 %(1,6)
Autres passifs9,51,6 %9,41,6 %0,1
Total du passif599,9100,0 %571,2100,0 %28,7

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Dette

La dette constitue la plus grande partie du passif. Entre 2024–25 et 2025–26, la dette a augmenté de 32,3 milliards de dollars pour atteindre 494,4 milliards de dollars à la fin de l’exercice, en vue principalement de financer le déficit et l’investissement dans l’infrastructure pour soutenir les services publics essentiels, comme les soins de santé, l’éducation, le transport et les transports en commun.

Le tableau 7 résume le financement du gouvernement en 2025–26.

Tableau 7
Utilisation des nouveaux fonds par l’Ontario, 2025–26 
(en milliards de dollars)
PosteMontant $
Déficit de fonctionnement et autres opérationsfootnote 96.4
Investissement dans les immobilisations appartenant au gouvernement et à ses organismes consolidés, y compris les hôpitaux, les conseils scolaires, les collèges et les sociétés d’aide à l’enfancefootnote 1022,6
Diminution de la trésorerie et des placements du gouvernement financés par des avoirs liquidesfootnote 11(1,0)
Subtotal28,0
Diminution d’autre financement à long terme, immobilisations corporelles financées par des partenariats public-privé (PPP)footnote 124,3
Nouveau financement net32,3

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Le gouvernement a exécuté son programme d’emprunt annuel de 58,6 milliards de dollarss en 2025–26, comparativement aux 49,5 milliards de dollars empruntés en 2024–25.

Autre financement à long terme

Cette catégorie englobe les obligations pour financer la construction de biens publics, y compris ceux obtenus dans le cadre de partenariats public-privé, et la dette totale du secteur parapublic. Tous les biens appartenant au gouvernement de l’Ontario et à ses entités consolidées, et le passif connexe lié au financement, font partie de l’état consolidé de la position financière de l’Ontario pendant la construction et au moment où le passif est engagé. Pour des renseignements sur les investissements dans les biens, se reporter à la section sur les immobilisations corporelles.

Autres types de passifs

Les autres types de passifs englobent les créditeurs, les prestations de retraite et autres avantages sociaux futurs, les paiements de transfert reçus du gouvernement fédéral qui n’ont pas été utilisés et qui représentent des revenus reportés, les passifs dérivés et d’autres passifs.

Le graphique 9 illustre les tendances récentes du passif de l’Ontario. Cette tendance au cours de la période allant de 2021–22 à 2025–26 montre que la dette publique a augmenté, en raison surtout du financement des investissements dans les immobilisations et des déficits annuels. Les autres types de passifs, dont les créditeurs et les revenus reportés, ont tendance à être plus variables, puisqu’ils s’appliquent souvent à des circonstances particulières à la fin de l’exercice, telles que les charges à payer pour des biens et des services.

Description de graphique 9

Risques et gestion des risques

L’information et les résultats financiers de l’Ontario sont assujettis à différents risques et incertitudes sur lesquels le gouvernement provincial n’a que peu ou pas de contrôle.

Les revenus fiscaux de l’Ontario sont en majorité administrés et perçus par le gouvernement fédéral en vertu de divers accords de perception fiscale. Le détail des cotisations réelles établies par l’ARC pour l’année d’imposition en cours et les années précédentes est communiqué au ministère des Finances de l’Ontario bien après la fin de l’année d’imposition. Si le gouvernement fédéral ne lui fournit pas ces informations, le ministère des Finances se fonde sur des modèles économiques pour établir les prévisions concernant les impôts relevant de l’administration fédérale. L’Ontario gère les risques liés aux prévisions de revenus en consultant des économistes du secteur privé en vue de formuler des hypothèses aux fins de planification pour le gouvernement. Par souci de prudence dans sa planification financière, le ministère des Finances prévoit une croissance du PIB légèrement inférieure à la moyenne des prévisions du secteur privé. Les revenus de l’Ontario sont largement tributaires du niveau d’activité économique et de son rythme dans la province.

Le gouvernement surveille constamment les revenus afin d’évaluer les risques auxquels ses finances pourraient être exposées. La collaboration avec l’ARC, qui administre environ 80 % des revenus fiscaux de l’Ontario, est essentielle à cette fin. En outre, l’Ontario cherche sans cesse des façons d’améliorer ses méthodes de prévision et de surveillance des rentrées d’impôt.

Il y a aussi des risques associés à d’autres sources de revenus, tels que les transferts fédéraux et les revenus tirés des entreprises publiques. Comme ces éléments représentent une plus petite part du total des revenus, comparativement aux sources de revenus plus importantes, telles que les revenus fiscaux, les risques qu’ils présentent sont relativement plus faibles pour le plan financier. En outre, ces risques sont difficiles à prévoir et à quantifier. Ainsi, les paiements de transfert fédéraux sont assujettis aux changements apportés aux politiques fédérales tandis que les bénéfices nets des entreprises publiques sont assujettis aux décisions réglementaires et aux conditions du marché. La note 1 afférente aux états financiers consolidés fournit d’autres détails sur l’incertitude de mesure.

En outre, compte tenu du rythme actuel des changements ainsi que de la nature interconnectée de l’environnement externe et des risques émergents, la province doit tenir compte des risques et des débouchés potentiels lorsqu’elle établit ses priorités. Les technologies en évolution rapide, comme l’intelligence artificielle, combinées à l’incertitude géopolitique et macroéconomique (par exemple, droits de douane et commerce), peuvent introduire de nouveaux risques ou amplifier les risques existants pour le gouvernement, par exemple ceux liés à la cybersécurité, aux infrastructures, à la gestion de la chaîne d’approvisionnement, à la résilience opérationnelle et à la capacité de la main-d’œuvre, qui nécessitent des réponses coordonnées et ciblées ainsi que des mesures d’atténuation pour soutenir la capacité du gouvernement à atteindre ses objectifs prioritaires.

Les autres outils de gestion des risques employés par le gouvernement comprennent les fonds de prévoyance pour s’attaquer aux risques qui s’étaient matérialisés. Dans le Budget de 2025, le gouvernement a engagé un total de 3,0 milliards de dollars (2,8 milliards de dollars au titre du fonctionnement et 0,1 milliard de dollars au titre des immobilisations) pour le fonds de prévoyance standard. Après la publication du Budget de 2025, une somme supplémentaire de 2,0 milliards de dollars a été versée dans le fonds de prévoyance standard afin de soutenir la mise en œuvre des initiatives annoncées dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025. Le fonds de prévoyance standard a été utilisé pour abaisser la pression ou soutenir différentes initiatives, telles que les suivantes :

  • investissement dans les services de soins à domicile, et élargissement et maintien du programme visant la transition de l’hôpital à la maison;
  • demande plus forte pour les programmes d’aide sociale;
  • investissements dans la prestation de services essentiels, dont les services judiciaires, les services de coroner et de médecine légale et la Subvention pour la sécurité-incendie;
  • aide aux municipalités, aux petites entreprises, aux petites exploitations agricoles et aux organismes à but non lucratif suite à la tempête de verglas;
  • activités obligatoires de gestion et de suppression des feux de forêt pour la saison d’incendies 2025, qui a vu le nombre d’hectares brûlés augmenter 300 % par rapport à la moyenne des 10 dernières années;
  • instauration du Fonds d’aide aux initiatives pour la sécurité routière, afin d’appuyer les mesures de réduction de la circulation dans les corridors scolaires et les zones de sécurité communautaire où des radars municipaux étaient déployés auparavant.

Conformément à la Loi de 2019 sur la viabilité, la transparence et la responsabilité financières, l’excédent ou le déficit prévu chaque année comporte une réserve en guise de protection contre les changements imprévus aux revenus et aux charges qui pourraient avoir des incidences négatives sur les résultats financiers du gouvernement. Le Budget de 2025 prévoyait une réserve de 2,0 milliards de dollars pour 2025–26. Exclusion faite de cette réserve, le déficit prévu pour 2025–26 dans le Budget de 2025 se chiffrait à 12,6 milliards de dollars.

Des provisions pour pertes ayant de fortes chances de se réaliser en raison de passifs éventuels, comme les litiges en cours et les revendications territoriales, et dont on peut raisonnablement faire une estimation, sont imputées aux charges et constatées au titre du passif. La note 1 des états financiers consolidés fournit d’autres détails à ce sujet.

La note 3 des états financiers consolidés explique les stratégies de gestion des risques du gouvernement qui visent à s’assurer que les risques liés aux emprunts sont gérés avec prudence et de façon efficiente.

Les changements aux principes comptables généralement reconnus (PCGR) du Canada pour le secteur public formulés par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP) peuvent avoir une incidence sur les budgets, les estimations et les résultats de l’Ontario. Le Bureau du contrôleur général, Secrétariat du Conseil du Trésor, surveille activement les changements proposés et fait part de ses observations aux autorités chargées d’établir les normes afin que celles‑ci favorisent la prise de décisions judicieuses quant aux politiques publiques, à la transparence et à la responsabilité en matière de rapports financiers.

Ratios financiers clés

Dans cette section du rapport annuel, on se sert d’indicateurs financiers clés pour évaluer la situation financière de l’Ontario. Les niveaux et les tendances de ces indicateurs montrent l’incidence de la conjoncture économique et de divers événements sur les finances du gouvernement de l’Ontario. Les ratios et le niveau de chacun au cours des cinq derniers exercices sont décrits au tableau 8.

Tableau 8
Ratios financiers clés 
Pour l’exercice clos le 31 mars
Poste2021-222022-232023-242024–252025–26
Viabilité - Dette nette-PIB (%)39,5 %37,5 %36,0 %35,7 %36,5 %
Viabilité - Dette nette-revenus (ajustés) (%)206,8 %207,3 %199,0 %192,2 %205,7 %
Viabilité - Dette nette par habitant ($)25 794 $26 380 $26 212 $26 451 $27 985 $
Souplesse - Intérêt (ajustés)-revenus (ajustés) (%)6,8 %6,4 %5,5 %5,6 %6,0 %
Souplesse - Revenus autonomes (ajustés)-PIB (%)15,9 %15,2 %15,1 %15,5 %14,6 %
Vulnérabilité - Transferts fédéraux-revenus (ajustés) (%)16,5 %16,2 %16,7 %16,5 %17,7 %
Vulnérabilité - Dette en devises-dette totale (%)16,1 %14,0 %12,9 %14,5 %17,8 %
Vulnérabilité - Dette en devises non couverte (%)0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %

Notes :

  1. Depuis 2020-2021, l’Ontario présente la dette publique déduction faite de tout placement dans ses propres obligations et bons du Trésor.
  2. Les prévisions des ratios de la dette nette et des ratios connexes dans le budget annuel sont fondées sur un calcul qui tient compte de la réserve.
  3. Les résultats pour 2024–25 et le budget sont retraités afin d’éliminer les soldes de revenus et de dépenses interentités liés à l’impôt-santé des employeurs. Voir la note 17 des états financiers consolidés.
  4. Les revenus (ajustés) correspondent au total des revenus, déduction faite des revenus d’intérêt et de placements. L’intérêt (ajusté) correspond à l’intérêt et autres frais de service de la dette, déduction faite des revenus d’intérêt et de placements.

Sources : Le PIB nominal est fondé sur les Comptes économiques de l’Ontario du premier trimestre de 2026, publiés par le ministère des Finances de l’Ontario. Les estimations démographiques proviennent de Statistique Canada.

Mesures de la viabilité

La dette nette permet de mesurer les revenus futurs dont le gouvernement aura besoin pour acquitter les frais associés à ses opérations antérieures. La dette nette en pourcentage du PIB de l’Ontario indique les demandes financières exercées sur l’économie et résultant des politiques du gouvernement en matière de dépenses et d’imposition. Un ratio dette nette-PIB moindre indique généralement une viabilité accrue.

Le ratio dette nette-PIB du gouvernement était de 36,5 % à la fin de l’exercice 2025–26, ce qui est inférieur au ratio de 37,9 % prévu dans le Budget de 2025. Comme le montre le tableau 8, ce ratio a augmenté de 0,8 point de pourcentage par rapport à l’exercice précédent, principalement parce que la dette nette a augmenté plus vite que le PIB.

Le ratio dette nette-revenus (ajustés) est une autre importante mesure de la viabilité, car la dette nette témoigne des revenus futurs nécessaires pour acquitter les frais associés à des opérations et événements antérieurs. Un ratio dette nette-revenus (ajustés) moindre indique généralement une viabilité accrue. Ce ratio était de 205,7 % à la fin de l’exercice 2025–26, ce qui est inférieur aux 211,4 % prévus dans le Budget de 2025. Le ratio a augmenté de 13,5 points de pourcentage par rapport à l’exercice précédent, en raison surtout d’une dette nette plus élevée.

Mesures de la souplesse

Le ratio intérêt (ajusté)-revenus (ajustés) indique la part des revenus provinciaux qui sert à payer l’intérêt et les autres frais de service de la dette. Les revenus (ajustés) correspondent au total des revenus, déduction faite des revenus d’intérêt et de placements. Un ratio plus faible indique généralement qu’un gouvernement a plus de souplesse pour consacrer ses revenus aux programmes. Le ratio a diminué pour l’Ontario au cours des cinq dernières années, étant passé d’un sommet de 6,8 % en 2021–22 au niveau actuel de 6,0 %.

Les revenus autonomes (ajustés) exprimés en pourcentage du PIB de l’Ontario démontrent la mesure dans laquelle le gouvernement tire parti des fonds de l’économie provinciale perçus par l’entremise de l’imposition, des frais d’utilisation et d’autres sources de revenus qu’il contrôle. Un fardeau fiscal lourd peut rendre une collectivité publique moins compétitive. Ainsi, l’augmentation de ce ratio peut réduire la souplesse quant aux revenus futurs.

Mesures de la vulnérabilité

Les transferts du gouvernement fédéral, exprimés en pourcentage du total des revenus (ajustés), indiquent la mesure dans laquelle l’Ontario dépend du gouvernement fédéral pour ses revenus. Un ratio plus élevé peut supposer qu’un gouvernement provincial dépend plus des transferts fédéraux. Les provinces peuvent avoir un contrôle limité sur la valeur de ces transferts, et des modifications apportées aux politiques fédérales peuvent entraîner des fluctuations des revenus provinciaux provenant du gouvernement fédéral.

La part des revenus de l’Ontario qui provient des transferts fédéraux (y compris les transferts directs au secteur parapublic) est de 17,7 % en 2025–26. Ce chiffre est légèrement supérieur à ceux observés ces dernières années.

La dette en devises par rapport à la dette totale est une mesure de la vulnérabilité associée aux fluctuations des taux de change. En effectuant des emprunts en devises, l’Ontario diversifie son bassin d’investisseurs et sa base de financement. Cela permet aussi au gouvernement de maintenir un accès adéquat à du capital étranger si les conditions du marché canadien deviennent moins favorables. L’Ontario gère son risque de change en se couvrant, c’est-à-dire en convertissant son exposition en devises à l’aide d’instruments financiers. Grâce à des opérations de couverture efficaces, le gouvernement limite constamment son exposition aux fluctuations de devises. Cette exposition, qui était de 0,1 % de la dette contractée pour les besoins de la province en 2021–22, est demeurée inchangée pendant la période de 2022–23 à 2025–26.

Gestion financière

Utilisation des deniers publics

Pour soutenir la croissance économique à long terme et la viabilité des finances publiques, le gouvernement demeure résolu à assurer la bonne gestion de l’argent des contribuables. Il s’agit notamment de privilégier la prise de décision fondée sur des données probantes et la mesure du rendement afin de cerner les possibilités de modernisation et d’améliorer l’efficacité et l’efficience des programmes et services publics.

Pour mieux appuyer cette approche, le gouvernement continue à mettre de l’avant une stratégie de gestion des résultats afin de promouvoir une meilleure harmonisation entre la mesure du rendement et les objectifs stratégiques dans l’ensemble du secteur public. Ces efforts visent à renforcer la responsabilisation, à éclairer la prise de décisions et à soutenir la prestation de programmes et de services efficaces et efficients tout en assurant la viabilité financière.

Le Comité de la vérification et de la responsabilisation (CVR) appuie dans une large mesure les efforts du gouvernement visant à assurer l’efficacité et l’efficience des opérations ainsi qu’une gérance judicieuse des fonds publics grâce à des pratiques adéquates de gestion des risques, de gouvernance et de contrôle interne. Il contribue à l’amélioration de la gouvernance en fournissant des informations et une orientation pour assurer l’alignement continu des services d’audit interne sur les risques émergents et les priorités du gouvernement, en fonction des conseils stratégiques indépendants que lui fournit son comité consultatif, le Comité de vérification interne de l’Ontario (CVIO).

Activités non financières

La présente section porte sur les résultats non financiers clés des principaux secteurs. Elle a pour objet de présenter les points saillants des dépenses du gouvernement et des activités connexes dans ces secteurs.

Secteur de la santé

Le système de santé de l’Ontario offre aux résidentes et aux résidents l’accès aux soins dont ils ont besoin, quand et où ils le souhaitent, à toutes les étapes de leur vie. L’Ontario met en place un système de soins de santé public centré sur le patient, équitable, axé sur les résultats, et durable.

Les résultats déclarés en 2025–26 englobent notamment les suivants :

  • Adoption de la Loi de 2025 sur les soins primaires, qui a reçu la sanction royale le 5 juin 2025, faisant de l’Ontario la première compétence canadienne à mettre en place un cadre législatif pour son système public de soins de santé primaires.
  • Ouverture de l’accès aux soins primaires à plus de 340 000 personnes en 2025–26.
  • Élargissement de cinq équipes de soins primaires dirigées par des fournisseurs francophones et mise en place ou élargissement de 13 organisations de soins primaires pour les Autochtones, ainsi que d’autres qui seront financées en 2026–27.
  • Lancement d’un processus d’approvisionnement concurrentiel pour soutenir la création d’un nouveau Système d’accès aux dossiers médicaux pour les soins primaires à l’échelle provinciale qui intégrera les dossiers des patients de façon sécuritaire, réduira les formalités administratives pour les fournisseurs de soins primaires et favorisera la qualité et la continuité des soins pour les patients.
  • Ouverture du nouveau service d’imagerie diagnostique Northpine au Complexe Général, Scarborough Health Network en avril 2025, élargissant l’accès aux services d’imagerie diagnostique et aidant davantage de personnes à recevoir des soins plus près de chez elles.
  • Déploiement du Programme FAST pour le financement accéléré de traitements spécifiques (Programme FAST), faisant de l’Ontario la première compétence canadienne à accélérer l’accès aux nouveaux médicaments contre le cancer et aidant les patients à accéder plus vite à des traitements vitaux contre le cancer.
  • Mise en place de nouvelles mesures en juin 2025 pour permettre au corps médical et infirmier autorisé en vertu d’un permis obtenu aux États-Unis de commencer plus rapidement à exercer en Ontario, ce qui aide à renforcer la main-d’œuvre des soins de santé et relie davantage de personnes aux soins.
  • Ouverture de 28 carrefours d’aide aux sans-abri et de lutte contre les dépendances en Ontario pour que les gens puissent accéder aux services et mesures de soutien en santé mentale et lutte contre les dépendances, ainsi qu’aux services sociaux, au soutien à l’emploi et au logement avec services de soutien. 
  • Élargissement de l’accès aux services communautaires de santé mentale pour les jeunes grâce à l’ouverture de quatre nouveaux carrefours, aidant les jeunes à accéder, près de chez eux, à des services de soutien intégrés pour la santé mentale, la lutte contre les dépendances et le mieux-être.
  • Augmentation continue de la capacité des soins de longue durée grâce à la mise en chantier de 25 foyers, ce qui permettra l’ajout de 3 027 nouveaux lits et la modification de 1 497 lits existants, ainsi qu’à l’ouverture de 23 foyers achevés récemment et qui accueillent désormais 2 108 nouveaux lits et 1 150 lits modifiés.
  • Déploiement d’un Programme de financement des immobilisations pour offrir plus de souplesse et de soutien aux exploitants de foyer de soins de longue durée pour la construction et le réaménagement d’établissements de ce type.
  • Investissements continus dans la dotation en personnel de soins de longue durée afin de maintenir les objectifs moyens du système de soins de longue durée, qui, pour les résidents, sont de quatre heures de soins par jour et de 36 minutes de soins offerts par des professionnels paramédicaux.
  • Renforcement de la main-d’œuvre grâce à des investissements accrus dans les programmes de soins infirmiers pour soutenir la formation d’environ 2 200 infirmières praticiennes, infirmières autorisées et infirmières auxiliaires autorisées, ainsi que l’élargissement de la formation en soin de la peau et des plaies que pourraient suivre jusqu’à 1 100 employés des soins de longue durée.
  • Amélioration de l’accès aux services de soins de longue durée et aux soutiens centrés sur les résidents grâce au déploiement du programme Accès aux soins de longue durée en milieu communautaire sur trois emplacements et à l’expansion des soins adaptés aux besoins culturels, linguistiques et religieux des résidents de 32 autres foyers de soins de longue durée.

Secteur de l’éducation

Le système ontarien d’éducation et de la petite enfance financé par les deniers publics vise à préparer les enfants et les élèves de l’Ontario à réussir, et à veiller à ce que les jeunes puissent acquérir les compétences recherchées sur le marché du travail qui leur permettront d’obtenir de bons emplois bien rémunérés. Le gouvernement s’engage à faire en sorte que l’Ontario conserve un système d’éducation de premier ordre, tant en anglais qu’en français, qui met l’accent sur les compétences fondamentales importantes, telles que la lecture, l’écriture et les mathématiques.

Les résultats déclarés en 2025–26 englobent les suivants :

  • Poursuite des travaux visant à moderniser le curriculum pour veiller à ce que les élèves possèdent les compétences fondamentales en lecture, en écriture, ainsi qu’en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) pour mieux les préparer aux emplois de demain. Cela comprend :
    • un nouveau programme-cadre pour le jardin d’enfants, avec une attention particulière aux compétences de base en littératie et en STIM;
    • un nouveau programme-cadre obligatoire en 7e, 8e et 10e année portant sur l’expérience, l’histoire et la contribution des Canadiens noirs, l’Holocauste et la famine de l’Holodomor en Ukraine;
    • un crédit en littératie financière obligatoire pour les élèves et conditionnel à l’obtention de leur diplôme d’études secondaires de l’Ontario.
  • Élaboration et mise en œuvre continues de politiques et de programmes qui soutiennent les élèves dans leurs études et dans la planification de leur carrière et de leur vie, y compris des programmes de formation professionnelle, comme les programmes à double reconnaissance de crédit et les programmes de Majeure Haute Spécialisation.
  • Établissement de bureaux d’assistance aux élèves et aux familles, qui proposent aux parents et aux tuteurs un moyen clair et efficace d’obtenir de l’aide pour l’éducation de leurs enfants et de trouver plus rapidement des solutions.
  • Amélioration de l’accès aux services de garde d’enfants; on compte maintenant 532 525 places dans les services de garde agréés pour les enfants de zéro à 12 ans, ce qui représente une augmentation de 16 070 places depuis le 31 mars 2024.

Secteur de l’éducation postsecondaire

Le système d’éducation postsecondaire de l’Ontario dote les étudiantes et étudiants et les chercheurs d’emplois d’une éducation et de compétences de haut niveau leur ouvrant des portes sur de bons emplois, et il fournit aux employeurs de la province la main-d’œuvre qualifiée et les talents nécessaires à leur réussite et à leur prospérité.

Les résultats déclarés en 2025–26 englobent les suivants :

  • Maintien du taux de diplomation postsecondaire à environ 75 % en 2025–26, ce qui correspond au taux enregistré en 2024–25.
  • Soutien financier fourni à environ 530 000 étudiantes et étudiants à temps plein durant l’exercice 2025–26 dans le cadre du Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario.
  • Soutien à 9 700 étudiantes et étudiants dans le cadre de la subvention ontarienne Apprendre et rester, avec plus de 78 millions de dollars de subventions accordées à ce jour durant l’année scolaire 2025–26.
  • Soutien à 357 projets de recherche pour favoriser l’innovation dans les instituts et organismes de recherche de premier ordre dans la province, dont les collèges, les universités et les hôpitaux de recherche, grâce au Fonds pour la recherche en Ontario et au Programme de bourses de nouveaux chercheurs.
  • Soutien à la formation d’un plus grand nombre de médecins par l’ajout de 340 postes pour les étudiants de premier cycle et de 551 postes pour les étudiants des cycles supérieurs dans les facultés de médecine d’ici 2033.
  • Soutien à la formation en soins infirmiers grâce à l’ajout de 3 000 places supplémentaires dans les programmes de soins infirmiers auxiliaires et de baccalauréat en sciences infirmières.
  • Soutien à la commercialisation par l’intermédiaire de Propriété intellectuelle Ontario (PIO), qui a accueilli plus de 600 nouveaux clients du secteur de la petite et moyenne entreprise en 2025–26, pour un total de plus de 1 400 clients à la fin de mars 2026.
  • Soutien fourni à environ 6 500 stages de recherche de haute qualité par l’intermédiaire de Mitacs, une organisation qui établit des partenariats de recherche entre les établissements d’enseignement supérieur et l’industrie, grâce à une enveloppe de 32,4 millions de dollars sur trois ans.

Secteur des services à l’enfance et des services sociaux

Le ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires finance, conçoit et offre des programmes et des services, en collaboration avec des partenaires communautaires, afin de protéger et de soutenir les personnes en situation de besoin en Ontario. Le ministère œuvre pour améliorer les résultats pour les enfants, les jeunes, les familles et les personnes qui ont besoin d’aide, ainsi que pour promouvoir les possibilités sociales et économiques pour les femmes dans l’ensemble de l’Ontario.

Les résultats déclarés en 2025–26 englobent les suivants :

  • Exemption de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées comme revenu, afin de renforcer l’aide sociale et de faire en sorte que les bénéficiaires du Programme de soutien aux personnes handicapées de l’Ontario, du programme Ontario au travail et du Programme d’aide à l’égard d'enfants qui ont un handicap grave puissent recevoir la prestation fédérale sans réduction des paiements ou prestations auxquels ils ont droit au titre de l’aide sociale provinciale.
  • Soutien continu aux enfants atteints d’autisme et à leurs familles grâce à l’inscription de milliers d’enfants et de jeunes au Programme ontarien des services en matière d’autisme, qui propose notamment des services cliniques de base, des services à la famille essentiels, des services d’intervention d’urgence, des programmes de la petite enfance gérés par des fournisseurs de soins et des programmes de préparation aux débuts scolaires pour les enfants en bas âge.
  • Soutien à la construction du nouveau Centre de traitement intégré du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, un centre de traitement pour enfants moderne et entièrement accessible qui offrira des soins améliorés à plus de 13 700 enfants et jeunes ayant des besoins particuliers ainsi qu’à leurs familles dans l’est de l’Ontario lors de son inauguration en 2028.
  • Investissements dans le nouveau Fonds WELL pour le leadership et la contribution des femmes dans le domaine de l’économie, pour aider plus de femmes à accéder aux possibilités d’emploi et de leadership, tout en facilitant l’accès aux itinéraires d’études, de formation et d’emploi pour les survivantes de la traite de personnes et en favorisant le leadership des femmes dans les secteurs où la demande est forte, grâce à 12 nouveaux projets proposés au cours de la première année d’existence du fonds.
  • Instauration de changements législatifs pour resserrer la protection des enfants dans les adoptions privées et internationales grâce à une surveillance rehaussée, à des outils d’application de la loi renforcés et à des garanties améliorées permettant d’empêcher les acteurs malveillants d’entrer dans le système.
  • Renouvellement de la Stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes, qui a formé plus de 1 000 travailleurs de première ligne et soutenu des dizaines de milliers de survivants ainsi que des enfants qui étaient victimes ou à risque de l’être, ce qui a mené à des centaines d’accusations et d’arrestations depuis 2020.
  • Constitution d’une nouvelle Équipe d’intervention auprès des enfants à risque d’exploitation (Équipe INTERE) à Kenora pour renforcer les efforts de protection des enfants et des jeunes contre la traite sexuelle et soutenir les survivants en réunissant des travailleurs de la protection de l’enfance, des policiers et des agents de liaison autochtones pour identifier et soutenir les enfants et jeunes à risque d’exploitation, les connecter aux services et aider à tenir les délinquants responsables.
  • Renforcement de l’aide aux victimes d’actes de violence sexiste au moyen d’investissements visant à augmenter le nombre de places dans les refuges, et amélioration du Programme des agents de soutien dans le contexte de la Cour de la famille grâce à un meilleur accès aux refuges d’urgence en Ontario et à une aide permettant aux victimes de mieux s’orienter dans le système judiciaire de la famille.
  • Soutien continu au Programme d’alimentation saine pour les élèves et le Programme d’alimentation saine pour les élèves des Premières Nations grâce à la distribution de plus de 140 millions de collations et repas sains à plus de 800 000 élèves en 2025–26, dont plus d’un million offerts aux élèves de communautés autochtones.

Secteur de la justice

Le secteur de la justice appuie l’administration et la prestation des services de justice, dont l’administration des tribunaux, les poursuites relatives à des infractions, ainsi que la prestation de services juridiques et le soutien des victimes et des personnes vulnérables, en plus d’administrer le système de sécurité publique, les services policiers et les services correctionnels pour veiller à ce que les communautés diversifiées de l’Ontario soient soutenues et protégées.

Les résultats déclarés en 2025–26 englobent les suivants :

  • Élimination continue des difficultés qui accablent depuis longtemps le système judiciaire de l’Ontario grâce à des initiatives numériques visant à améliorer l’accès à la justice partout en Ontario, y compris dans les collectivités rurales, du Nord et des Premières Nations. Cela comprend :
    • le lancement de la première phase de l’initiative du Portail public des tribunaux de l’Ontario à Toronto, permettant aux utilisateurs de déposer des documents judiciaires, d’accéder à des informations sur les dossiers, d’acquitter des frais et de recevoir des décisions judiciaires sur une plateforme en ligne entièrement intégrée;
    • l’élargissement de l’accès aux audiences vidéo et audio dans l’ensemble de la province grâce à 250 salles d’audience désormais équipées d’une technologie permettant la tenue d’audiences hybrides.
  • Soutien accordé aux tribunaux, pour qu’ils puissent faire face à un nombre croissant de cas complexes, en augmentant leur capacité à instruire des affaires, notamment grâce à la nomination de 45 juges supplémentaires à la Cour de justice de l’Ontario.
  • Maintien et amélioration de la sécurité dans les palais de justice de la province grâce à des améliorations telles que la modernisation des systèmes de surveillance, des points d’entrée uniques et des systèmes d’accès par carte à ces établissements.
  • Ouverture du Centre de justice de London pour accroître l’accès à la justice pour les jeunes adultes à risque. Le Centre de justice combine les efforts d’application de la loi et de poursuite à des initiatives de prévention et d’intervention afin de réduire efficacement la violence et d’accroître la sécurité publique dans les quartiers aux besoins importants.
  • Édification de communautés plus sûres grâce à la Subvention pour la sécurité communautaire et les services policiers, qui soutient 127 projets en Ontario pour lutter contre les armes à feu et la violence des bandes criminalisées, la traite de personnes, les problèmes de santé mentale et les dépendances, ainsi que les défis liés à la criminalité motivée par la haine.
  • Renforcement du mandat de sécurité publique de la province grâce à l’adoption de la Loi de 2025 pour protéger l’Ontario en rendant les rues plus sûres et les collectivités plus fortes, ainsi que du projet de loi intitulé Loi de 2025 visant à maintenir les criminels derrière les barreaux, afin d’améliorer la protection des victimes, de lutter contre le vol de voitures, de resserrer les règles de mise en liberté sous caution, d’accroître la responsabilité des délinquants et d’améliorer les mesures de protection visant le bien-être des animaux.
  • Modernisation et amélioration des communications d’urgence de l’Ontario grâce à des investissements visant à aider les municipalités et les centres d’intervention d’urgence à passer au système 911 de nouvelle génération.
  • Protection des pompiers et des communautés grâce à la Subvention pour la sécurité-incendie, qui soutient 380 services d’incendie municipaux dans leurs initiatives de prévention du cancer et les interventions liées aux incendies de batterie lithium-ion, tout en faisant améliorant la sécurité-incendie grâce à la mise à jour continue du Code de prévention des incendies et à des campagnes provinciales de sensibilisation du public.
  • Amélioration de la sécurité dans les établissements correctionnels grâce à la multiplication des recherches canines, ce qui entraîne des interceptions de produits de contrebande, dont des armes fabriquées par les détenus ainsi que des drogues.
  • Élargissement du soutien en santé mentale proposé au personnel de sécurité publique dans le cadre de programmes offerts par l’employeur et au moyen de ressources en ligne gratuites.

État et capacité des immobilisations corporelles provinciales

Les investissements dans l’infrastructure devraient être faits selon une approche fondée sur des données probantes. Il s’agit notamment de mettre l’accent sur la gestion des actifs pour assurer la prestation de services publics de grande qualité, tout en gérant les coûts efficacement.

  • La province a réalisé son premier inventaire des actifs en 2016, ce qui représente une étape importante vers la gestion plus efficace des actifs provinciaux. L’inventaire des actifs infrastructurels est maintenant mis à jour annuellement et contient actuellement des renseignements sur l’emplacement, l’âge, l’état et la valeur de plus de 15 000 immobilisations corporelles, dont des immeubles ainsi que la totalité des ponts et l’ensemble du réseau routier de la province. Cet inventaire englobe la majorité de l’infrastructure qui appartient au gouvernement de l’Ontario ou qui est consolidée (soit de certains organismes du secteur parapublic).
  • La province utilise l’inventaire pour suivre et contrôler l’état physique de ses actifs, et en rendre compte. Ainsi, l’inventaire des actifs infrastructurels contient des indicateurs tels que des indices de l’état des installations (IEI), des indices de l’état des ponts (IEP) et des indices de l’état de la chaussée (IEC), qui servent à évaluer l’état des actifs infrastructurels.
  • L’Ontario a élargi la portée de ses données sur ses actifs infrastructurels en intégrant d’autres données et analyses pertinentes, comme la capacité et l’utilisation actuelles et prévues des actifs. Cet ensemble de données intégrées favorise la prise de décisions fondées sur des données probantes en matière de planification de l’infrastructure qui permettent de faire en sorte que les investissements dans l’infrastructure soient efficients et effectués au bon endroit et au bon moment.

Transparence et responsabilité

L’Ontario continue de prendre des mesures pour améliorer la transparence et la responsabilité financière dans ses rapports financiers. Pendant tout l’exercice, le gouvernement présente des mises à jour régulières sur les finances de l’Ontario. Le rapport annuel et les états financiers consolidés ainsi que les renseignements complémentaires connexes sont essentiels pour démontrer la transparence et la responsabilité du gouvernement pour ce qui est de rendre compte de sa position et de ses activités financières à la fin de l’exercice.

Nouveautés en ce qui concerne les normes comptables pour le secteur public

Les rapports financiers du gouvernement de l’Ontario sont préparés selon les principes comptables recommandés pour les gouvernements par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP) et énoncés dans le Manuel de comptabilité de CPA Canada pour le secteur public.

Comme il est décrit à la note 1 des états financiers consolidés, les changements futurs apportés aux normes comptables du secteur public et du secteur privé peuvent avoir une incidence sur la façon dont les actifs, les passifs, les revenus et les charges sont présentés dans les rapports financiers consolidés de l’Ontario. L’Ontario surveille avec intérêt d’autres projets en cours, dont ceux concernant les éléments incorporels, les avantages sociaux, les arrangements d’infonuagique, la dépréciation d’actifs détenus pour leur potentiel de service, la stratégie relative aux organismes sans but lucratif du secteur public, les modifications au chapitre SP 2120, les modifications aux normes comptables et les projets d’améliorations annuelles.

Rapport sur la responsabilité financière de l’Institut C.D. Howe

Chaque année, l’Institut C.D. Howe émet son commentaire sur la transparence des rapports financiers des gouvernements de palier supérieur du Canada, en mettant l’accent sur la pertinence, l’accessibilité, l’opportunité et la fiabilité de ces rapports financiers, y compris les Comptes publics. Chaque gouvernement reçoit une cote graphique en fonction de la qualité des chiffres présentés dans ces rapports, de l’accès et de la convivialité, ainsi que de la capacité de les utiliser pour prendre diverses décisions.

Dans le rapport de 2025, la cote de l’Ontario a été revue à la hausse.

À la date de l’opinion de la vérificatrice générale concernant les Comptes publics 2025–26, le rapport sur la responsabilité financière de 2026 portant sur les Comptes publics de l’Ontario 2024–25 n’avait pas été publié.

Description des graphiques

Graphique 1 : Revenus de 2025–26 par source

Ce graphique illustre, en pourcentage, la composition des revenus totaux de l’Ontario en 2025–26 par source. Les revenus totalisent 223,3 milliards de dollars.

L’impôt sur le revenu des particuliers représente 25,5 %, la taxe de vente, 17,6 %, l’impôt des sociétés, 12,7 %. Les impôts fonciers prélevés aux fins scolaires représentent 2,7 %, les autres impôts et taxes, 10,0 %, les transferts fédéraux, 17,5 %, les revenus tirés des participations dans des entreprises publiques, 3,5 %, les droits, dons et autres revenus provenant d’organismes du secteur parapublic, 5,4 %, les autres revenus non fiscaux, 4,2 %, et les revenus d’intérêt et de placements, 1,0 %.

Nota : Les pourcentages, qui ont été arrondis, peuvent ne pas totaliser 100 %.

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Graphique 2 : Revenus par source – comparaison sur cinq ans

Ce graphique à barres illustre les tendances récentes des revenus attribuables aux principales sources de revenus de l’Ontario. Les catégories de sources comprennent : l’imposition; les transferts fédéraux; les revenus tirés des participations dans des entreprises publiques; les droits, dons et autres revenus provenant d’hôpitaux, de conseils scolaires et de collèges, de sociétés d’aide à l’enfance, ainsi que d’autres revenus pour la période de 2021–22 à 2025–26.

Notes :  Les entreprises publiques comprennent : Hydro One Limited, la Régie des alcools de l’Ontario, la Société des loteries et des jeux de l’Ontario, Ontario Power Generation Inc., Jeux en ligne Ontario, et la Société ontarienne de vente du cannabis. Les revenus provinciaux tirés des revenus nets d’Hydro One Limited sont proportionnels à la part détenue par le gouvernement.

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Graphique 3 : Charges de programmes de 2025–26 par secteur

Ce graphique illustre, en pourcentage, la composition des charges de programmes de l’Ontario de 2025–26 par secteur. Les charges de programmes correspondent au total des dépenses, déduction faite des charges de l’intérêt et des autres frais de service de la dette. Les charges de programmes en 2025–26 totalisaient 220,9 milliards de dollars.

Voici le détail des charges de programmes par secteur : santé, 44,1 %; éducation, 18,2 %; autres programmes, 18,4 %; services à l’enfance et services sociaux, 9,7 %; éducation postsecondaire, 6,3 %; et justice, 3,3 %.

Notes :  Le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario est inclus dans Autres programmes et suit la présentation du tableau 3.7 du Budget de 2025. Les pourcentages, qui ont été arrondis, peuvent ne pas totaliser 100 %.

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Graphique 4 : Dépenses de 2025–26 par type de charges

Ce graphique illustre, en pourcentage, la composition du total des dépenses de l’Ontario en 2025–26 par type de charges. Les dépenses totalisent 236,3 milliards de dollars.

Les transferts représentent 41,0 %, les salaires et les avantages sociaux, 33,2 %, les coûts de fonctionnement, 17,6 %, les charges de l’intérêt et des autres frais de service de la dette, 6,5 % et les autres charges, 1,7 %.

Notes : Les coûts liés à la rémunération des entités non consolidées (p. ex., les municipalités, les universités) et les paiements versés aux médecins pour leurs services professionnels sont inclus dans les transferts. Les pourcentages, qui ont été arrondis, peuvent ne pas totaliser 100 %.

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Graphique 5 : Dépenses par secteur – comparaison sur cinq ans

Ce graphique à barres illustre la tendance du total des dépenses, pour la période de 2021–22 à 2025–26, dans les principaux secteurs de programmes : santé; éducation; services à l’enfance et services sociaux; éducation postsecondaire; justice; autres programmes; et Intérêt et autres frais de service de la dette.

Nota : Le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario est inclus dans Autres programmes pour suivre la présentation du tableau 3.7 du Budget de 2025.

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Graphique 6 : Intérêt (ajusté)-revenus (ajustés) – tendance sur cinq ans

Ce graphique illustre la tendance du ratio intérêt (ajusté)-revenus (ajustés), qui passe de 6,8 % en 2021–22 à 6,0 % en 2025–26.

Comme le montre ce graphique, bien que les frais d’intérêt aient en majeure partie augmenté en termes absolus, ils ont diminué de façon constante en pourcentage des revenus du gouvernement de l’Ontario depuis 2021–22. Cela s’explique principalement par de faibles taux d’intérêt et par une gestion efficiente de la dette.

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Graphique 7 : Actifs financiers – comparaison sur cinq ans

Ce graphique à barres illustre la tendance des actifs financiers de l’Ontario par catégorie : trésorerie, placements, débiteurs, prêts en cours, actifs dérivés, autres actifs, et participations dans des entreprises publiques pour la période de 2021–22 à 2025–26.

Nota : Les entreprises publiques comprennent : Hydro One Limited, la Régie des alcools de l’Ontario, la Société des loteries et des jeux de l’Ontario, Ontario Power Generation Inc., Jeux en ligne Ontario et la Société ontarienne du cannabis.

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Graphique 8 : Tendances de la valeur comptable nette des immobilisations corporelles provinciales – comparaison sur cinq ans

Ce graphique à barres illustre les tendances de la valeur comptable nette des immobilisations corporelles provinciales par secteur : transport et transports en commun, santé, éducation, éducation postsecondaire et autre pour la période de 2021–22 à 2025–26.

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Graphique 9 : Passifs – tendance sur cinq ans

Ce graphique à barres illustre les tendances récentes des passifs totaux pour l’Ontario par type : dette, autre financement à long terme et autres types de passifs pour la période de 2021–22 à 2025–26.

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