Photos par : Rick Stankiewicz (gauche), Larry Watkins (milieu-gauche), John Averill (milieu-droit), et Alan Dextrase (droit)

Situation

Préoccupante

Espèce indigène sensible aux activités humaines ou aux événements naturels, ce qui pourrait faire en sorte qu’elle devienne en péril de disparition (p. ex. monarque).

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

Le monarque a déjà été évalué comme une espèce préoccupante lors de l’entrée en vigueur de la Loi sur les espèces en voie de disparition en 2008.

Lire le rapport d'évaluation le plus récent (PDF en anglais seulement)

Apparence

Le monarque est un magnifique papillon orange et noir avec des petites taches blanches. Ce papillon est relativement grand et l’envergure de ses ailes peut atteindre entre 93 et 105 millimètres. La chenille du monarque est facilement reconnaissable : elle a des rayures noires, blanches et jaunes et on la trouve sur les asclépiades où elle se nourrit. Au terme de sa phase d’alimentation et de croissance, la chenille du monarque mue en une magnifique chrysalide de couleur jade avec des taches dorées.

Habitat

Pendant tout son cycle de vie, le monarque utilise trois différents types d’habitat. Seules les chenilles se nourrissent des asclépiades et sont confinées dans les prés et les espaces découverts où poussent ses plantes. Les papillons adultes peuvent se trouver dans des habitats très variés où ils se nourrissent du nectar d’une variété de fleurs des champs. Le monarque passe l’hiver dans les sapinières d’Oyamel dans le centre du Mexique.

Présence

L’aire de répartition du monarque va de l’Amérique centrale jusqu’au sud du Canada. Au Canada, les monarques sont en plus grand nombre dans le Sud de l’Ontario et au Québec où les asclépiades et l’habitat de reproduction sont répandus. À la fin de l’été et en automne, le monarque de l’Ontario migre vers le centre du Mexique où il passera les mois d’hiver. Au cours de leur migration, des groupes de monarques comptant des milliers de papillons peuvent être observés le long des rives septentrionales du lac Ontario et du lac Érié.

Menaces

La plus grande menace qui pèse sur les monarques de l’Ontario est la perte et la fragmentation de leur habitat dans les lieux de survie hiémale du centre du Mexique, où les forêts sont abattues et transformées en champs agricoles et en pâturages. L’utilisation répandue de pesticides et d’herbicides dans toute l’aire de répartition du monarque pourrait aussi limiter son rétablissement.

Mesures que nous prenons

Les espèces préoccupantes ne bénéficient pas d’une protection pour les espèces ou leur habitat.

Contribuez à empêcher la disparition d’autres espèces en péril de l’Ontario

Signalez son présence

Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

Devenez bénévole

Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

Les propriétaires fonciers privés ont un rôle important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leurs habitats. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site ontario.ca/especesenperil

Signalez les activités illicites

Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 -TIPSMNR (8477667).

Faits en bref

  • En automne, le monarque peut parcourir jusqu’à 3 000 kilomètres entre les aires de reproduction de l’est de l’Amérique du Nord et les lieux de survie hiémale du centre du Mexique; certains monarques peuvent effectuer jusqu’à 80 kilomètres en un seul jour.
  • Bien que la plupart des monarques adultes ne vivent pas plus de quatre ou cinq semaines, ceux qui se métamorphosent en papillons en automne peuvent vivre entre sept et huit mois; c’est cette génération qui migre vers le sud pendant les hivers canadiens.
  • Les monarques qui se rendent de l’est de l’Amérique du Nord jusqu’au Mexique ne sont pas les mêmes que ceux qui reviennent le printemps suivant; alors qu’ils quittent les lieux d’hivernage du Mexique, ces papillons plus âgés pondent des œufs dans le sud des États-Unis; les descendants de cette génération sont ceux qui volent vers le Nord jusqu’au Canada.
  • Les asclépiades contiennent une toxine que la chenille du monarque est capable d’emmagasiner dans son corps en se nourrissant; la toxine reste dans son système et rend le papillon adulte toxique aux oiseaux prédateurs.
  • Une autre espèce de papillons, le vice-roi, ressemble à s’y méprendre au monarque; le vice-roi ne se nourrit pas d’asclépiades, mais la plupart des prédateurs évitent le vice-roi, en raison de sa forte ressemblance avec le monarque qui est toxique; il est prouvé, en fait, que le vice-roi peut aussi être toxique à cause d’une substance qui est contenue dans les feuilles de saule que mange sa chenille; certains prédateurs évitent sans doute le monarque en raison de sa trop grande ressemblance avec le vice-roi toxique.