Commission de protection financière des producteurs de céréales : rapport annuel 2024–2025
Message du président
Au nom de la Commission de protection financière des producteurs de céréales (la « Commission »), je vous présente notre rapport annuel pour l’exercice terminé le 31 mars 2025.
La vision de la Commission consiste à protéger les intérêts financiers des producteurs de l’Ontario qui ont vendu du maïs-grain, du soya, du blé ou du canola et ceux des propriétaires qui ont entreposé des céréales chez des exploitants d’élévateurs. Nous pouvons établir un lien direct entre la vision de la Commission et l’un des objectifs du ministère, c’est-à-dire veiller à ce que l’agriculture en Ontario soit durable.
En 2024–2025, la Commission a continué de se consacrer à la gestion des fonds dans une perspective de durabilité et d’offrir aux agriculteurs un outil de gestion des risques efficace.
La Commission a réalisé un examen annuel du rendement des fonds. On a comparé les soldes et les taux de croissance aux recommandations du rapport actuariel 2021–2022. Au 31 mars 2025, le solde de chaque fonds était au moins égal au solde minimal prévu et le total des soldes des fonds avait augmenté par rapport à l’exercice précédent. Le tableau à la page 20 récapitule les résultats obtenus par chacun des quatre fonds (maïs-grain, soya, canola et blé). Aucune réclamation n’a été reçue en 2024–2025 et aucun paiement n’a été effectué par les fonds au titre d’une réclamation antérieure.
Depuis 2019, le ministère dirige un examen de la législation ontarienne régissant les programmes de protection financière (le Programme de protection financière des producteurs de céréales et le Programme de protection financière des bovins de boucherie de l’Ontario). La nouvelle Loi de 2023 visant à protéger les agriculteurs contre les défauts de paiement (réglementation des activités des marchands de produits agricoles et des exploitants de services d’entreposage), adoptée au printemps 2023, n’a toujours pas été promulguée en 2024–2025. Au cours de l’été et de l’automne 2023, le ministère a consulté les intervenants (dont la Commission) au sujet des modifications réglementaires proposées visant à soutenir la mise en œuvre de la Loi. En 2024–2025, le ministère a poursuivi les consultations afin d’appuyer l’élaboration des règlements, notamment en publiant deux documents de travail auprès du Registre de la réglementation pour une période de commentaires de 60 jours (du 27 février au 29 avril 2024). La Commission a continué de fonctionner sous le régime de la Loi sur le recouvrement du prix des produits agricoles, L.R.O. 1009, chap. F.10 (LRPPA) tout au long de 2024–2025. Elle continuera à le faire jusqu’à ce que la nouvelle loi et les règlements connexes soient promulgués et opérationnalisés. Le ministère a ciblé l’automne 2025 comme date d’entrée en vigueur pour la promulgation de la nouvelle loi et de ses règlements. Toute mise à jour nécessaire en ce qui concerne les activités ou les déclarations de la Commission sera traitée une fois la nouvelle loi et ses règlements entrés en vigueur.
La Commission a continué de collaborer avec le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise et les intervenants tout au long de l’année afin de désigner de nouveaux membres et pourvoir les sièges vacants au sein de la Commission. En 2024–2025, un membre a été reconduit dans ses fonctions, tandis que le mandat d’un autre a pris fin. En août 2024, suite à une publication sur le site Web du Secrétariat des nominations, un membre existant a été nommé vice-président. L’effectif total s’élevait à sept membres à temps partiel, à la fin de l’exercice. La liste des membres de la Commission pour l’exercice 2024–2025 figure à la page 11 du présent rapport.
Dans l’avenir, la Commission s’est engagée à retenir les services d’un actuaire en raison des changements survenus dans l’environnement (c.-à-d. concernant les taux d’intérêt ou le prix des produits de base) depuis la dernière évaluation actuarielle réalisée en 2021‑2022. Dans l’intervalle, la Commission continuera à surveiller tous les fonds pour s’assurer qu’ils augmentent ou que leurs soldes se maintiennent à un niveau approprié. Lorsque les consultations sur les propositions de modifications réglementaires seront terminées, la Commission décidera des prochaines étapes et du calendrier pour engager un actuaire pour l’étude actuarielle.
La Commission continuera de mettre l’accent sur la durabilité des fonds, tout en s’acquittant des responsabilités qui lui incombent.
Respectueusement,
Ron Campbell
Président, Commission de protection financière des producteurs de céréales
Gouvernance
Créée en 1985, la Commission de protection financière des producteurs de céréales est considérée comme un organisme provincial régi par un conseil d’administration en vertu de la Directive concernant sur les organismes et les nominations (DON).
Les membres relèvent du ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise (le « ministre »), par l’intermédiaire du président, en ce qui a trait à fixer des buts et des objectifs et à établir l’orientation stratégique de la Commission. La Commission fonctionne en vertu des pouvoirs que lui confère la LRPPA et conformément au protocole d’entente (PE) conclu entre le président et le ministre.
Le mandat, les stratégies et les activités de la Commission ont toujours été axés sur la gestion prudente des fonds pour veiller à ce qu’il soit possible de verser les indemnités nécessaires aux propriétaires et producteurs de maïs-grain, de soya, de blé et de canola. Le mandat de la Commission, qui prévoit que cette dernière administre les fonds, effectue des enquêtes, approuve ou rejette les réclamations et recouvre des fonds, est directement lié aux buts du ministère liés à la promotion du développement durable de l’agriculture en Ontario.
Protocole d’entente
Le PE décrit la relation entre la Commission de protection financière des producteurs de céréales et le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise de l’Ontario et établit le cadre de responsabilités du ministre et du président. Le PE précise les responsabilités que doivent assumer le ministre, le président, le sous-ministre et la Commission, ainsi que les dispositions administratives, financières et relatives aux vérifications en lien avec le MAAAO.
En cas de changement de ministre ou de président, les parties doivent signer une lettre d’affirmation du PE actuel, ou signer un nouveau PE dans les six mois. Suite à la nomination du président de la Commission en novembre 2023, les deux parties ont affirmé le PE existant (en vigueur depuis le 5 juin 2017) en signant la lettre d’affirmation le 15 avril 2024.
Conformément aux mises à jour de la DON en octobre 2024, tous les ministères devaient mettre à jour le PE avec leurs organismes respectifs conformément au modèle fourni et mettre en place et signer un nouveau PE le 1er février 2025. Le calendrier n’a pas pu être respecté en raison de la période du bref électoral, l’Assemblée législative ayant été dissoute et le gouvernement ne siégeant pas. Toutefois, avec la nomination du ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise le 19 mars 2025, le nouveau PE devrait être signé au cours de l’exercice 2025–2026. Il continuera de refléter l’actuelle LRPPA et ses règlements connexes. Une fois la nouvelle loi et ses règlements promulgués, le ministère collaborera avec la Commission en vue de mettre à jour le PE et toute entente connexe.
Mandat, objectifs et activités de la Commission
Le Programme de protection financière des producteurs de céréales (le « PPPC » ou le « programme ») a été lancé au milieu des années 1980 après une série de faillites dans le secteur des élévateurs à grains. Ce programme protège les producteurs qui vendent du maïs-grain, du soya, du blé ou du canola à des marchands titulaires de permis. Il protège également les propriétaires qui entreposent leurs grains dans des silos agréés.
Le programme comprend un volet de délivrance de permis et d’inspection en vertu de la Loi sur le grain, ainsi qu’un volet de protection financière. Le MAAAO a chargé Agricorp d’administrer le programme en vertu d’un contrat. Agricorp nomme un inspecteur en chef chargé d’assurer l’exécution et l’application du programme conformément à la Loi (délivrance de permis, inspection, application de la loi, plaintes, communication, rapports et remises pour la Commission).
Mandat de la Commission
La Commission relève du ministre et a été formée en vertu de la LRPPA et des règlements suivants pris en application de celle-ci :
- Règlement de l’Ontario 70/12, Paiements sur les fonds des producteurs de grain
- Règlement de l’Ontario 321/11 (Droits payables aux commissions)
- Règlement de l’Ontario 467/19 (Paiements des dépenses par les commissions)
Le mandat de la Commission est défini au paragraphe 4 (1) de la LRPPA :
- (1) Les attributions des commissions sont les suivantes :
- gérer leurs fonds;
- étudier les réclamations qui leur sont présentées en vertu de la présente loi et en déterminer la validité;
- accepter ou refuser le paiement de tout ou partie des réclamations et fixer les montants et le mode de paiement;
- recouvrer les sommes auxquelles elles ont droit en vertu de la présente loi, notamment au moyen d’une poursuite devant un tribunal compétent;
- exercer les fonctions et pouvoirs prescrits par règlement.
La principale priorité et responsabilité de la Commission consiste à assurer l’administration et la gestion prudente des quatre fonds (maïs-grain, soya, canola et blé), et à se préparer à traiter les réclamations lorsqu’elles surviennent. Les fonds servent à indemniser les producteurs/propriétaires si jamais un marchand ou un exploitant d’élévateur à grains manquait à son obligation.
Tous les revenus des fonds gérés par la Commission proviennent des droits obligatoires des producteurs, des revenus de placements et du recouvrement des sommes dues.
La Commission a tenu à jour sa connaissance de la procédure visant les réclamations et est prête à régler toute réclamation présentée. Les nouveaux membres ont suivi une formation sur le règlement des réclamations, en fonction de leurs besoins, laquelle comprenait un aperçu des lignes directrices en la matière. La Commission prend des décisions concernant les réclamations en se fondant sur la preuve et le droit.
Lettre d’orientation du ministre
En décembre 2023, la ministre d’alors de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise a envoyé la lettre d’orientation 2024–2025 au président de la Commission, énonçant ses attentes et celles du gouvernement de l’Ontarien à l’égard de la Commission. Les attentes générales du gouvernement de l’Ontario sont présentées dans la note d’attestation envoyée chaque année au ministre. Le plan d’activités 2024–2027 de la Commission traite des attentes du ministre relativement à la Commission en 2024–2025. Ces attentes sont énoncées ci-après.
| Attentes du ministre | Résultats de la Commission de protection financière des producteurs de céréales |
|---|---|
Assurer une surveillance efficace de ces deux volets :
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Maintenir une communication ouverte, fournir un service client de qualité supérieure et entretenir des relations avec les principaux groupes d’intervenants, notamment :
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| Continuer d’examiner les réclamations et de statuer sur celles-ci de façon juste et équitable et dans des délais raisonnables, en se concentrant sur la réduction du fardeau et l’amélioration de l’expérience liée au service à la clientèle. La Commission est censée statuer sur les réclamations en se fondant sur une application prudente et cohérente des procédures opérationnelles établies, ainsi que sur un service à la clientèle efficace. |
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| Poursuivre le dialogue avec le Ministère, si nécessaire, lors des consultations à venir pour soutenir la mise en œuvre de la Loi visant à protéger les agriculteurs contre les défauts de paiement. |
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| Soutenir les priorités du gouvernement pour moderniser l’exécution du programme et encourager l’innovation et la résilience du secteur agroalimentaire en utilisant cette perspective pour éclairer les décisions opérationnelles de la Commission; et soutenir l’élaboration des politiques du ministère, au besoin, en tirant parti des connaissances et de l’expertise de ses membres sur le secteur. |
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Pour accomplir son mandat et celui du ministre, la Commission a fixé des objectifs et prévu des mesures pour les atteindre. La Commission a fixé les cinq objectifs suivants pour 2024–2025 :
- Veiller à la durabilité des fonds à long terme : la Commission a chargé Agricorp de l’administration usuelle des fonds, mais elle demeure responsable de la supervision et de la gestion des fonds. La Commission évalue chaque année le rendement des fonds par rapport aux objectifs établis. Pour l’exercice 2024–2025, le solde de chacun des quatre fonds était au moins égal au solde minimal prévu.
L’examen actuariel de 2021–2022 recommandait d’augmenter les droits obligatoires pour le maïs-grain et le canola parce qu’à l’époque, le risque de ne pas atteindre le niveau d’excédent cible augmentait, ce qui indiquait que le financement était insuffisant.
Suite à une discussion avec les intervenants, la Commission a envoyé une lettre au ministre recommandant d’envisager une modification des droits obligatoires pour le maïs-grain (de 0,001 $ à 0,019 $ par tonne vendue) et le canola (de 0,20 $ à 0,417 $ par tonne vendue) sur la base des résultats pour garantir le maintien de la solvabilité des fonds. Il n’y a eu aucun changement concernant les droits obligatoires lors de l’exercice 2024–2025. Les droits obligatoires sont établis en vertu d’un règlement ministériel. Par conséquent, la recommandation de la Commission est traitée dans le cadre de l’examen du programme de protection financière.
La Commission s’est engagée à retenir les services d’un actuaire au cours de l’exercice 2024–2025 compte tenu des commentaires des intervenants et des changements survenus dans l’environnement (c.-à-d. concernant les taux d’intérêt ou le prix des produits de base) depuis la dernière évaluation actuarielle réalisée en 2021‑2022. En 2024–2025, la Commission a préparé un document sur la portée des travaux. Toutefois, en raison de la période du bref électoral, les travaux ont été suspendus, les organismes ayant été appelés à se limiter à la gestion des affaires courantes. La Commission discutera de ces travaux une fois le bref terminé et en rendra compte à ce moment-là. - Maintenir un processus de règlement simple, juste et accessible dans les meilleurs délais : la Commission a examiné ses lignes directrices relatives aux décisions sur les réclamations et a établi des procédures opérationnelles (matériel de formation) pour faciliter le traitement des réclamations.
Les membres reçoivent une formation sur le traitement des réclamations ou une formation d’appoint avant de pouvoir statuer sur une ou des réclamations. Cette formation leur donne une vue d’ensemble du processus. Ces outils aideront la Commission à s’assurer que le processus de règlement est équitable et opportun.
La Commission n’a reçu aucune réclamation au cours de l’exercice 2024–2025. Voir l’annexe 1 pour un historique des réclamations. - S’assurer que les ententes et les directives sont comprises et que les documents requis en vertu du PE sont en place : la Commission examine les documents requis en vertu de la DON et du PE pour s’assurer qu’ils sont compris et que les documents appropriés sont versés aux dossiers. La Commission peut faire appel à un conseiller juridique pour l’aider à conclure les accords requis et à traiter les réclamations, le cas échéant. En 2024–2025, la Commission a satisfait à toutes ses obligations et aux échéanciers en vertu de la DON. Elle a réitéré cet engagement auprès du ministre par le biais de son attestation annuelle en février 2025. Voir les pages 14 à 16 pour plus de détails.
Suite à la nomination du président de la Commission en novembre 2023, les deux parties ont affirmé et signé le PE existant (en vigueur depuis le 5 juin 2017) le 15 avril 2024, garantissant l’existence des documents de gouvernance requis. - Consulter les intervenants de l’industrie : en général, la Commission participe à des rencontres avec les intervenants tous les deux ou trois ans ou plus fréquemment, au besoin. La dernière réunion qui a eu lieu en décembre 2022 portait sur les résultats de l’examen actuariel de 2021–2022.
La Commission a présenté aux intervenants son rapport annuel 2023–2024 et son plan d’activités 2025–2028, après avoir obtenu l’approbation du ministre. - Veiller au rendement élevé de la Commission : la Commission examine régulièrement les mandats des membres lors des réunions du conseil d’administration et travaille avec le MAAAO et les groupes d’intervenants pour combler tout siège vacant. La Commission travaille avec le MAAAO environ six mois avant l’expiration du mandat d’un membre pour avoir le temps de mener à bien le processus de reconduction éventuelle et (ou) combler tout siège vacant. En cas de siège vacant, la Commission demande au groupe d’intervenants d’identifier des candidats qualifiés en vue d’une éventuelle nomination. La Commission tient également à jour un manuel d’orientation et offre une formation aux nouveaux membres.
Durant l’exercice, un membre a été reconduit dans ses fonctions tandis que le mandat d’un autre a pris fin. De plus, au cours de l’exercice, le siège de la vice-présidence qui était vacant depuis février 2024 a été comblé en août 2024 par un membre existant, suite à une publication sur le site Web du Secrétariat des nominations. Vous trouverez une liste des membres de la Commission à la page 11.
Principales activités de la Commission
La Commission a tenu au total 2 réunions virtuelles au cours de l’exercice 2024–2025 portant sur les éléments suivants :
- l’examen et l’approbation des états financiers trimestriels
- le rapport annuel, le plan d’activités et l’évaluation des risques
- l’examen et la prise des décisions en matière de placement
Soutien et personnel de la Commission
La Commission n’a pas de personnel. La Commission a conclu un contrat avec Agricorp qui offre à la Commission un soutien sur les plans des services financiers, de la gouvernance et du secrétariat. Le personnel qui rend ces services à la Commission ne participe pas à l’examen et à la délivrance de permis aux marchands de grain ou aux propriétaires d’élévateurs. Cette séparation des fonctions permet d’éviter toute perception possible de conflits d’intérêts en ce qui a trait au soutien offert à la Commission sur le plan du règlement des réclamations soumises.
En 2017–2018, la Commission a conclu un contrat pluriannuel avec Agricorp, qui prévoit une prestation de services sur les plans des services financiers, de la gouvernance et du secrétariat. Cette entente de services a été prolongée pour quatre périodes supplémentaires d’un an. En janvier 2025, la Commission a approuvé une décision visant à prolonger l’entente de services pour une durée d’un an supplémentaire qui expire le 31 mars 2026.
Services d’enquête et juridiques
Un nouveau règlement ministériel (Règl. de l’Ont. 467/19) adopté en application de la LRPPA fait que la Commission doit couvrir tous les coûts liés aux enquêtes et aux démarches juridiques depuis le 1er avril 2020 (exception faite des coûts liés aux révisions judiciaires portant sur les décisions de la Commission à la Cour divisionnaire ou pour tout appel à un palier supérieur).
Les services juridiques sont fournis à la Commission par l’intermédiaire de la Direction des services juridiques du ministère du Procureur général et la Direction des services juridiques du MAAAO. L’avocat transmet à la Commission des conseils privilégiés et confidentiels sur les ententes, les réclamations, les révisions judiciaires des décisions de la Commission et le recouvrement des sommes qui lui sont dues. Il contribue également à la formation continue des membres de la Commission en matière de règlement de réclamations.
L’Unité de la conformité, de l’application des mesures législatives et des renseignements du MAAAO fournit à la Commission des services d’étude sur demande.
Au sujet de la Commission
Structure de la Commission
Le Règlement de l’Ontario 70/12, Paiements sur les fonds des producteurs de grain, pris en application de la LRPPA, exige que la Commission se compose d’au moins cinq membres nommés par le ministre. Les membres de la Commission sont généralement nommés pour des mandats de deux ou trois ans qui peuvent être reconduits. Tous les postes, y compris celui de vice-président et de président, sont occupés par des membres nommés par le ministre.
La Commission compte généralement des membres (marchands et producteurs) nommés par l’industrie céréalière :
- la Ontario Canola Growers Association (OCGA)
- la Ontario Agri-Business Association (OABA)
- la Grain Farmers of Ontario (GFO)
Les titulaires d’un siège sont rémunérés (c.-à-d. ils perçoivent des indemnités quotidiennes) en fonction de leur rôle, comme le prévoit la DON. Cette rémunération est versée par le MAAAO et non par les fonds. Vous trouverez ci-dessous un sommaire de la rémunération de chaque membre de la Commission pour 2024–2025 (à l’exclusion des frais de déplacement), tel que fourni par le MAAAO, en fonction de la date à laquelle les demandes de rémunération ont été soumises par les membres et traitées par le ministère.
En 2024–2025, suite à la publication par le ministère d’une annonce sur le site Web du Secrétariat des nominations, un membre existant a été nommé vice-président par le ministre, sa nomination prenant effet le 6 août 2024. En outre, un membre a été reconduit dans ses fonctions, tandis que le mandat d’un autre a pris fin.
La Commission a continué de suivre les mandats de ses membres et d’agir de manière proactive en recommandant des candidats au ministre pour s’assurer de bénéficier de la gouvernance nécessaire pour accomplir son mandat.
Le tableau ci-dessous présente les membres du 1er avril 2024 au 31 mars 2025 :
| Nom du membre | Poste | Organisme | Mandat | Rémunération pour 2024-2025 |
|---|---|---|---|---|
| Ron Campbell | Président/Membre | OABA | Président : Du 3 novembre 2023 au 2 novembre 2026 *Nommé président en novembre 2023 Membre : Du 29 janvier 2018 au 3 novembre 2023 | 331,50 $ |
| Jeff Barlow | Vice-président/Membre | GFO | Vice-président : Du 6 août 2024 au 5 août 2027 *Nommé à la vice-présidence en août 2024 Membre : Du 22 mars 2022 au 6 août 2024 | 184 $ |
| Jennifer Macdonald | Membre | OCGA | Du 13 mars 2017 au 28 mars 2026 | 168 $ |
| Paul Hazzard | Membre | OABA | Du 21 août 2020 au 20 août 2026 | 168 $ |
| Nadine Schwandt | Membre | OABA | Du 27 octobre 2017 au 26 octobre 2026 | 168 $ |
| Tyler McBlain | Membre | Nomination directe par le ministre | Du 21 août 2019 au 20 août 2027 *Mandat reconduit en août 2024 | 168 $ |
| Keith Black | Membre | GFO | Du 28 mars 2022 au 27 mars 2025 *Mandat terminé en mars 2025 | S.O. |
| Jennifer Doelman | Membre | GFO | Du 26 juin 2019 au 25 juin 2025 | 168 $ |
Rendement opérationnel
La Commission met l’accent sur l’efficacité et la fiabilité. Durant le dernier exercice, la Commission a mis en œuvre son plan d’activités et a atteint ses buts et objectifs. Le tableau des pages 14 à 16 présente un résumé des objectifs et des résultats de rendement de la Commission. Elle a atteint ou surpassé tous ses objectifs.
La Commission continue de respecter les directives, politiques et contrats applicables, ce qui comprend le respect des exigences de la DON en ce qui a trait à la soumission au ministre du plan d’activités et du rapport annuel. Ces documents sont traduits et publiés sur le site Web du MAAAO après avoir été approuvés par le ministre.
Vérification annuelle des transactions financières de la Commission
Le BVGO effectue tous les ans une vérification des comptes et des transactions financières de la Commission. Le solde de chaque fonds (maïs-grain, soya, blé et canola) était au moins égal au solde minimal prévu, comme l’indique le rapport actuariel pour 2021–2022 (voir les résultats à la page 14).
Examen des programmes de protection financière
Depuis 2019, le ministère dirige un examen de la législation ontarienne régissant les programmes de protection financière (le Programme de protection financière des producteurs de céréales et le Programme de protection financière des bovins de boucherie de l’Ontario). La nouvelle Loi de 2023 visant à protéger les agriculteurs contre les défauts de paiement (réglementation des activités des marchands de produits agricoles et des exploitants de services d’entreposage), adoptée au printemps 2023, n’a toujours pas été promulguée en 2024–2025. Au cours de l’été et de l’automne 2023, le ministère a consulté les intervenants (dont la Commission) au sujet des modifications réglementaires proposées visant à soutenir la mise en œuvre de la Loi. En 2024–2025, le ministère a poursuivi les consultations afin d’appuyer l’élaboration des règlements, notamment en publiant deux documents de travail auprès du Registre de la réglementation pour une période de commentaires de 60 jours (du 27 février au 29 avril 2024). La Commission a continué de fonctionner sous le régime de la Loi sur le recouvrement du prix des produits agricoles, L.R.O. 1009, chap. F.10 (LRPPA) tout au long de 2024–2025. Elle continuera à le faire jusqu’à ce que la nouvelle loi et les règlements connexes soient promulgués et opérationnalisés. Le ministère a ciblé l’automne 2025 comme date d’entrée en vigueur pour la promulgation de la nouvelle loi et de ses règlements. Toute mise à jour nécessaire en ce qui concerne les activités ou les déclarations de la Commission sera traitée une fois la nouvelle loi et ses règlements entrés en vigueur.
Examen actuariel des droits obligatoires et de la viabilité des fonds
L’examen actuariel de 2021–2022 recommandait d’augmenter les droits obligatoires pour le maïs-grain et le canola parce qu’à l’époque, le risque de ne pas atteindre le niveau d’excédent cible augmentait, ce qui indiquait que le financement était insuffisant. Suite à une discussion avec les intervenants en décembre 2022, la Commission a envoyé une lettre au ministre recommandant d’envisager une modification des droits obligatoires pour le maïs-grain (de 0,001 $ à 0,019 $ par tonne vendue) et le canola (de 0,20 $ à 0,417 $ par tonne vendue) pour garantir le maintien de la solvabilité des fonds. Les droits obligatoires pour le blé et le soya sont demeurés les mêmes.
Compte tenu des commentaires des intervenants et des changements survenus dans l’environnement (c.-à-d. concernant les taux d’intérêt ou le prix des produits de base) depuis la dernière évaluation actuarielle réalisée en 2021‑2022, la Commission s’est engagée à retenir les services d’un actuaire au cours de l’exercice 2024–2025. Plus tard au cours de l’exercice, la Commission a préparé un document sur la portée de ces travaux. En raison du bref électoral, les travaux ont été suspendus, les organismes devant se limiter à la gestion des affaires courantes. La Commission discutera de ces travaux une fois le bref terminé et en rendra compte à ce moment-là.
Il n’y a eu aucun changement concernant les droits obligatoires lors de l’exercice 2024–2025. Les droits obligatoires sont établis en vertu d’un règlement ministériel. Par conséquent, la recommandation de la Commission est traitée dans le cadre de l’examen du programme de protection financière.
La Commission s’est engagée à retenir les services d’un actuaire au cours de l’exercice 2024–2025 compte tenu des commentaires des intervenants et des changements survenus dans l’environnement (c.-à-d. concernant les taux d’intérêt ou le prix des produits de base) depuis la dernière évaluation actuarielle réalisée en 2021‑2022. En 2024–2025, la Commission a préparé un document sur la portée des travaux. Toutefois, en raison de la période du bref électoral, les travaux ont été suspendus, les organismes ayant été appelés à se limiter à la gestion des affaires courantes. La Commission discutera de ces travaux une fois le bref terminé et en rendra compte à ce moment-là. En attendant, elle continuera à surveiller les quatre Fonds chaque année et à formuler les recommandations appropriées en vue d’apporter les modifications qui s’imposent.
Objectifs et mesures du rendement
Les principaux objectifs de la Commission pour l’exercice clôturé le 31 mars 2025 étaient les suivants :
- Maintenir un fonds d’indemnisation solvable géré en fonction des intérêts supérieurs des producteurs et propriétaires de céréales
- Appliquer des procédures de règlement des réclamations et rendre des décisions justes en temps opportun
- Approuver ou refuser les réclamations et recouvrer les indemnités versées
- Veiller à ce que la Commission respecte les directives, politiques et contrats applicables
Les indicateurs suivants reflètent les résultats attendus de la Commission et servent de point de référence pour la mesure et l’évaluation de l’impact de ses activités :
| Mesure de rendement | Référence | Cible 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Cible 2025–2026 | Cible 2026–2027 | Cible2027–2028 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| La vérification financière annuelle mène à une opinion sans réserve selon les principes comptables généralement reconnus au Canada. | Opinion sans réserve | Opinion sans réserve | Objectif atteint | Opinion sans réserve | Opinion sans réserve | Opinion sans réserve |
| Solde cible du fonds pour le maïs-grain | Le solde minimal du fonds de 5 750 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 5 750 000 $ est maintenu. | Objectif atteint : solde de 6 141 174 $ | Le solde minimal du fonds de 5 750 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 5 750 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 5 750 000 $ est maintenu. |
| Solde cible du fonds pour le soya | Le solde minimal du fonds de 4 500 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 4 500 000 $ est maintenu. | Objectif atteint : solde de 7 699 588 $ | Le solde minimal du fonds de 4 500 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 4 500 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 4 500 000 $ est maintenu. |
| Solde cible du fonds pour le canola | Le solde minimal du fonds de 1 000 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 1 000 000 $ est maintenu. | Objectif atteint : solde de 1 162 216 $ | Le solde minimal du fonds de 1 000 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 1 000 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 1 000 000 $ est maintenu. |
| Solde cible du fonds pour le blé | Le solde minimal du fonds de 3 250 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 3 250 000 $ est maintenu. | Objectif atteint : solde de 5 202 531 $ | Le solde minimal du fonds de 3 250 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 3 250 000 $ est maintenu. | Le solde minimal du fonds de 3 250 000 $ est maintenu. |
| Recevoir les états financiers des fonds d’Agricorp et les analyser | Chaque trimestre | Chaque trimestre | Objectif atteint | Chaque trimestre | Chaque trimestre | Chaque trimestre |
Selon l’examen actuariel de 2021–2022, le solde de chaque fonds était au moins égal au solde minimal prévu.
| Mesure de rendement | Référence | Cible 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Cible 2025–2026 | Cible 2026–2027 | Cible2027–2028 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Réclamations traitées avec un minimum de retards. | Requérants avisés dans les 2 jours civils suivant la réception d’une réclamation, et marchands et exploitants d’élévateurs dans les 4 jours | Requérants avisés dans les 2 jours suivant la réception d’une réclamation, et marchands et exploitants d’élévateurs dans les 4 jours | Sans objet. La Commission n’a traité aucune réclamation en 2024–2025. | Requérants avisés dans les 2 jours suivant la réception d’une réclamation, et marchands et exploitants d’élévateurs dans les 4 jours | Requérants avisés dans les 2 jours suivant la réception d’une réclamation, et marchands et exploitants d’élévateurs dans les 4 jours | Requérants avisés dans les 2 jours suivant la réception d’une réclamation, et marchands et exploitants d’élévateurs dans les 4 jours |
| Les réclamations sont réglées de manière équitable. | Les réclamations font l’objet d’un examen individuel et les lignes directrices établies en matière de règlement sont respectées | Les réclamations font l’objet d’un examen individuel et les lignes directrices en matière de règlement sont respectées | Sans objet. La Commission n’a traité aucune réclamation en 2024–2025. | Les réclamations font l’objet d’un examen individuel et les lignes directrices en matière de règlement sont respectées | Les réclamations font l’objet d’un examen individuel et les lignes directrices en matière de règlement sont respectées | Les réclamations font l’objet d’un examen individuel et les lignes directrices en matière de règlement sont respectées |
| Les auteurs de réclamations sont avisés de la décision de la Commission | Dans les 10 jours civils suivant la décision de la Commission | Dans les 10 jours suivant la décision de la Commission | Sans objet. Aucune lettre de décision n’a été produite, la Commission n’ayant traité aucune réclamation en 2024–2025. | Dans les 10 jours suivant la décision de la Commission | Dans les 10 jours suivant la décision de la Commission | Dans les 10 jours suivant la décision de la Commission |
| Mesure de rendement | Référence | Cible 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Cible 2025–2026 | Cible 2026–2027 | Cible2027–2028 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| La Commission analyse les réclamations pour établir leur recevabilité. | La Commission se reporte à la LRPPA et fait appel à des avocats si nécessaire pour déterminer la recevabilité des réclamations. | La Commission se reporte à la LRPPA et fait appel à des avocats si nécessaire pour déterminer la recevabilité des réclamations. | Sans objet. La Commission n’a traité aucune réclamation en 2024–2025. | La Commission se reporte à la LRPPA et fait appel à des avocats si nécessaire pour déterminer la recevabilité des réclamations. | La Commission se reporte à la LRPPA et fait appel à des avocats si nécessaire pour déterminer la recevabilité des réclamations. | La Commission se reporte à la LRPPA et fait appel à des avocats si nécessaire pour déterminer la recevabilité des réclamations. |
| Recouvrer toute somme à laquelle la Commission a droit en vertu de la LRPPA | Nous consultons un avocat avant d’entreprendre une procédure de recouvrement. | Nous consultons un avocat avant d’entreprendre une procédure de recouvrement. | Sans objet. Aucune réclamation n’a fait l’objet d’une décision et par conséquent aucun remboursement n’a été effectué par les fonds en 2024–2025 pour recouvrer des sommes dues. | Nous consultons un avocat avant d’entreprendre une procédure de recouvrement. | Nous consultons un avocat avant d’entreprendre une procédure de recouvrement. | Nous consultons un avocat avant d’entreprendre une procédure de recouvrement. |
| Mesure de rendement | Référence | Cible 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Cible 2025–2026 | Cible 2026–2027 | Cible2027–2028 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Modification effectuée de la PE en vigueur | La modification respecte la section 1.9.1 de la Directive concernant les organismes et les nominations | La modification respecte la section 1.9.1 de la Directive concernant les organismes et les nominations (si cela s’applique) | Objectif atteint :En avril 2024, le président et le ministre ont confirmé le maintien de l’utilisation du PE de juin 2017. | La modification respecte la section 1.9.1 de la Directive concernant les organismes et les nominations (si cela s’applique) | La modification respecte la section 1.9.1 de la Directive concernant les organismes et les nominations (si cela s’applique) | La modification respecte la section 1.9.1 de la Directive concernant les organismes et les nominations (si cela s’applique) |
| Soumettre le rapport annuel au ministre | Chaque année | Dans les 90 jours suivant la réception par l’organisme des états financiers vérifiés, ce qui satisfait aux exigences de la DON | Objectif atteint : exigence de la DON respectée. Le rapport a été soumis au ministre par l’intermédiaire de l’agent de liaison du MAAAO le 6 février 2024, c’est-à-dire moins de 90 jours après la fin de la vérification comptable (le 18 janvier 2024), conformément aux exigences de la DON. | Dans les 90 jours suivant la réception par l’organisme des états financiers vérifiés, ce qui satisfait aux exigences de la DON | Dans les 90 jours suivant la réception par l’organisme des états financiers vérifiés, ce qui satisfait aux exigences de la DON | Dans les 90 jours suivant la réception par l’organisme des états financiers vérifiés, ce qui satisfait aux exigences de la DON |
| Soumettre le plan d’activités au ministre | Chaque année | Mars 2024 | Objectif atteint Le plan d’activités 2025–2028 a été soumis le 1er mars 2025. | Mars 2025 | Mars 2026 | Mars 2027 |
| Soumettre au MAAAO le rapport trimestriel d’évaluation des risques | Chaque trimestre | Chaque trimestre | Objectif atteint Soumis à l’agent de liaison du ministère | Chaque trimestre | Chaque trimestre | Chaque trimestre |
| Soumettre au ministre l’attestation de conformité de l’organisme | Chaque année | Chaque année | Objectif atteint Soumis à la Liaison avec les organismes le 18 février 2025. | Chaque année | Chaque année | Chaque année |
Analyse du rendement financier
Depuis le 1er janvier 2020, la Commission assume maintenant la plupart des coûts d’exécution du programme (délivrance de permis, application de la loi, gestion des fonds et règlement des réclamations) en application du nouveau règlement ministériel (Règl. de l’Ont. 467/19 : Paiements des dépenses par les commissions) adopté en vertu de la LRPPA pour l’administration de la Loi sur le grain. Bien que la Commission soit tenue d’assumer tous les frais administratifs du programme en puisant dans les fonds, elle n’est pas habilitée à délivrer des permis aux marchands et aux exploitants d’élévateurs à grains ni à faire appliquer la Loi sur le grain.
Depuis le 1er avril 2020, la Commission a également commencé à assumer les frais d’enquête et la plupart des frais juridiques liés au traitement des réclamations en vertu de la LRPPA. Les services juridiques passent également en revue tout contrat conclu par la Commission et tout document de gouvernance en plus de prodiguer les conseils juridiques demandés par la Commission. La Commission n’est pas tenue de couvrir les frais liés aux révisions judiciaires de ses décisions. La Commission continue de faire appel au ministère, qui soutient ses services juridiques et d’examen de réclamations. Ce modèle de partage des coûts a depuis entraîné une augmentation des dépenses de la Commission réglées par les fonds.
Solde global des quatre fonds
L’exercice financier de la Commission va du 1er avril au 31 mars.
Le solde global des quatre fonds à la fin de l’exercice 2024–2025 se chiffre à 20,21 millions de dollars, soit une augmentation de 0,98 million de dollars par rapport à l’exercice précédent. Ce qui suit est un résumé des quatre fonds à la fin de l’exercice 2024–2025 par rapport à l’exercice précédent :
- Le solde du fonds pour le maïs-grain a légèrement augmenté, passant de 6,04 millions de dollars à 6,14 millions de dollars.
- Le solde du fonds pour le soya a augmenté, passant de 7,14 millions de dollars à 7,70 millions de dollars.
- Le solde du fonds pour le blé a augmenté, passant de 4,91 millions de dollars à 5,20 millions de dollars.
- Le solde du fonds pour le canola a légèrement augmenté, passant de 1,12 million de dollars à 1,16 million de dollars.
Le montant des droits obligatoires reçus est légèrement plus élevé que lors de l’exercice précédent, tout comme celui des revenus de placement, ce qui s’explique par des taux d’intérêt plus élevés sur certains placements arrivés à échéance en 2024–2025.
Dans l’ensemble, les revenus générés en 2024–2025 ont couvert les dépenses et aucune réclamation n’a été enregistrée au cours de l’exercice 2024–2025.
Revenus
Les revenus provenant des droits obligatoires des producteurs, perçus lorsqu’ils vendent l’un des quatre produits de base, sont plus élevés en 2024–2025 qu’en 2023–2024. Consultez la page 20 pour plus de détails.
Chaque année, la Commission procède à un examen approfondi de ses stratégies de placement, qui comprend l’examen de stratégies de rechange afin de veiller à maximiser le rendement des investissements. La Commission réalise un examen de son portefeuille de placements tous les trimestres ainsi qu’à l’échéance d’un placement. La Commission apporte les modifications requises pour maximiser le rendement de ses placements.
Les variations des taux d’intérêt ont une incidence sur les revenus de la Commission. Grâce à l’augmentation des taux d’intérêt sur les placements de mars 2022 à mars 2024, la Commission a profité de taux élevés pour certains placements à court terme (c.-à-d. des durées de 1 à 3 ans). Par conséquent, ses revenus de placement ont généré un taux de rendement plus élevé que lors de l’exercice précédent. Bien que les taux d’intérêt augmentent à court terme, la courbe des taux s’est inversée, ce qui indique des taux d’intérêt bas à long terme (c.-à-d., de trois à cinq ans). La stratégie de placement de la Commission consiste, dans la mesure du possible à échelonner les placements pour réduire l’influence des fluctuations des taux d’intérêt et maximiser les revenus de placement. Les taux d’intérêt ont baissé de 225 points de base tout au long de l’exercice 2025 et les réinvestissements récents ont été effectués à des taux inférieurs à ceux obtenus antérieurement, ce qui aura une incidence sur les futurs rendements des placements. Les intérêts générés par les placements en 2024–2025 ont produit un taux de rendement plus élevé de 60 points de base, soit 13 % de plus par rapport à l’exercice précédent. Le rendement moyen des placements en 2024–2025 s’est établi à 5,1 %, contre 4,5 % en 2023–2024, ce qui s’explique par des taux plus élevés sur les placements détenus au cours de l’exercice.
Les revenus totaux en 2024–2025 étaient de 1 557 497 $, contre 1 349 939 $ en 2023–2024. L’augmentation par rapport à l’exercice précédent s’explique par un rendement supérieur des placements de la Commission au cours de l’exercice 2024–2025.
La Commission continue de surveiller les contributions des producteurs et le taux de croissance annuel des quatre fonds afin de s’assurer que le solde de chaque fonds soit au moins égal au solde minimal prévu. Selon les examens actuariels pour 2021–2022, le solde de chacun des quatre fonds était au moins égal au solde minimal prévu.
Dépenses
La Commission a poursuivi sa gestion efficace des dépenses au cours des dernières années.
Depuis novembre 2010, et comme l’indique la version actuelle du PE, la Commission doit rémunérer la ou les personnes chargées d’évaluer la situation financière des demandeurs et des titulaires de permis de marchand de céréales. Agricorp fournit ces services au programme.
En 2024–2025, les dépenses au titre de l’examen de la situation financière, de la délivrance de permis et de l’application de la loi (coûts administratifs du programme) ont atteint 515 493 $, une hausse par rapport aux dépenses de 442 317 $ enregistrées en 2023–2024. Ce chiffre demeure toutefois moins élevé que le budget de la Commission. En règle générale, les coûts administratifs du programme affichent de légères fluctuations tous les ans pour des raisons de nature opérationnelle, comme le règlement des problèmes liés à la délivrance de permis, des défauts de paiement de marchands ou d’exploitants d’élévateurs et la communication d’information requise pour régler les réclamations.
Les dépenses liées à la gouvernance, au secrétariat et aux services financiers ont légèrement augmenté en 2024–2025, s’élevant à 56 883 $, contre 55 892 $ pour l’exercice 2023–2024. Cette augmentation par rapport à l’exercice précédent s’explique principalement par une hausse du temps consacré par les services financiers à la vérification du BVGO.
En 2024–2025, la Commission n’a traité aucune réclamation et n’a par conséquent versé aucun paiement lié à des réclamations au titre des fonds.
Les dépenses engagées par la Commission pour les services d’étude des réclamations et juridiques en 2024–2025 se sont élevées à 173 $, contre 49 $ en 2023–2024 (le montant des dépenses est comparable à celui de l’année précédente). Aucune réclamation n’ayant été soumise au cours des exercices 2023–2024 et 2024–2025, aucune dépense n’a été engagée pour des services juridiques liés au règlement de réclamation, ni pour des services d’enquête.
Le total des dépenses pour 2024–2025 se chiffre à 572 549 $, par rapport à 498 258 $ en 2023–2024. Voir la page 20 pour la ventilation des revenus et des dépenses par fonds.
La Commission assume les dépenses suivantes versées à des parties liées :
- Les services de gouvernance, de secrétariat et de finance, et l’examen de la situation financière, la délivrance de permis et l’application de la loi sont payés à Agricorp.
- Les services juridiques et d’enquête sont payés au MAAAO.
Tableau financier
Les nombres ont été arrondis au dollar près uniquement afin de simplifier le rapport.
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Cotisations des producteurs | 498 000 $ | 512 092 $ | 520 900 $ | 594 101 $ | 73 201 $ |
| Revenus de placement | 793 000 $ | 837 847 $ | 950 000 $ | 963 396 $ | 13 396 $ |
| Recouvrements de réclamations | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ |
| Total des revenus | 1 291 000 $ | 1 349 939 $ | 1 470 900 $ | 1 557 497 $ | 86 597 $ |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Examen de la situation financière, délivrance de permis et application de la loi | 536 000 $ | 442 317 $ | 556 800 $ | 515 493 $ | (41 307 $) |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Services financiers | 33 700 $ | 36 673 $ | 34 300 $ | 42 103 $ | 7 803 $ |
| Administration et secrétariat | 47 000 $ | 19 219 $ | 52 000 $ | 14 780 $ | (37 220 $) |
| Services juridiques et d’enquête | 10 000 $ | 49 $ | 10 000 $ | 173 $ | (9 827 $) |
| Frais d’honoraires de professionnels (p. ex., examen actuariel) | 0 $ | 0 $ | 45 000 $ | 0 $ | (45 000 $) |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Indemnités versées | 347 000 $ | 0 $ | 347 000 $ | 0 $ | (347 000 $) |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Dépenses totales | 973 700 $ | 498 258 $ | 1 045 100 $ | 572 549 $ | (472 551 $) |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Solde net (total des revenus – total des dépenses) | 317 300 $ | 851 681 $ | 425 800 $ | 984 948 $ | 559 148 $ |
| Exercice financier | Budget 2023–2024 | Résultat réel 2023–2024 | Budget 2024–2025 | Résultat réel 2024–2025 | Écart par rapport au budget 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Solde des fonds au début de l’exercice | 18 368 880 $ | 18 368 880 $ | 19 220 561 $ | 19 220 561 $ | 0 $ |
| Solde des fonds à la fin de l’exercice | 18 686 180 $ | 19 220 561 $ | 19 646 361 $ | 20 205 509 $ | 559 148 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cotisations des producteurs | 7 607 $ | 8 971 $ | 349 037 $ | 440 999 $ | 11 018 $ | 11 183 $ | 144 430 $ | 132 948 $ | 512 092 $ | 594 101 $ |
| Revenus de placement | 267 607 $ | 229 196 $ | 310 719 $ | 360 743 $ | 49 892 $ | 55 584 $ | 209 629 $ | 247 873 $ | 837 847 $ | 963 396 $ |
| Recouvrements de réclamations | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ |
| Total des revenus | 275 214 $ | 308 167 $ | 659 756 $ | 801 742 $ | 60 910 $ | 66 767 $ | 354 059 $ | 380 821 $ | 1 349 939 $ | 1 557 497 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Examen de la situation financière, délivrance de permis et application de la loi | 181 084 $ | 190 806 $ | 185 354 $ | 216 116 $ | 22 115 $ | 25 775 $ | 53 764 $ | 82 796 $ | 442 317 $ | 515 493 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Services financiers | 14 662 $ | 15 252 $ | 14 982 $ | 17 373 $ | 1 964 $ | 2 477 $ | 5 065 $ | 7 001 $ | 36 673 $ | 42 103 $ |
| Administration et secrétariat | 7 868 $ | 5 471 $ | 8 054 $ | 6 196 $ | 961 $ | 739 $ | 2 336 $ | 2 374 $ | 19 219 $ | 14 780 $ |
| Services juridiques et d’enquête | 20 $ | 64 $ | 21 $ | 73 $ | 2 $ | 8 $ | 6 $ | 28 $ | 49 $ | 173 $ |
| Frais d’honoraires de professionnels (p. ex. examen actuariel) | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Indemnités versées | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ | 0 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépenses totales | 203 634 $ | 211 593 $ | 208 411 $ | 239 758 $ | 25 042 $ | 28 999 $ | 61 171 $ | 92 199 $ | 498 258 $ | 572 549 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Solde net (total des revenus – total des dépenses) | 71 580 $ | 96 574 $ | 451 345 $ | 561 984 $ | 35 868 $ | 37 768 $ | 292 888 $ | 288 622 $ | 851 681 $ | 984 948 $ |
| Ventilation par fonds (chiffres réels) | Maïs-grain 2023–2024 | Maïs-grain 2024–2025 | Soya 2023–2024 | Soya 2024–2025 | Canola 2023–2024 | Canola 2024–2025 | Blé 2023–2024 | Blé 2024–2025 | Total 2023–2024 | Total 2024–2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Solde des fonds au début de l’exercice | 5 973 020 $ | 6 044 600 $ | 6 686 259 $ | 7 137 604 $ | 1 088 580 $ | 1 124 448 $ | 4 621 021 $ | 4 913 909 $ | 18 368 880 $ | 19 220 561 $ |
| Solde des fonds à la fin de l’exercice | 6 044 600 $ | 6 141 174 $ | 7 137 604 $ | 7 699 588 $ | 1 124 448 $ | 1 162 216 $ | 4 913 909 $ | 5 202 531 $ | 19 220 561 $ | 20 205 509 $ |
Annexe 1 : Historique des réclamations (au 31 mars 2025)
| Exercice financier (1er avril au 31 mars) | Nombre de réclamations reçues/décisions rendues par la Commission | Nombre de paiements liés à des réclamations | Montant total des réclamations payées sur les fonds | Dollars recouvrés et ajoutés aux fonds | Montant versé par les fonds |
|---|---|---|---|---|---|
| 1985–1988 | 271 | 98 | 1 087 205,04 $ | 338 979,00 $ | 748 253,04 $ |
| 1988–1989 | 2 | 2 | 15 806,69 $ | 0,00 $ | 15 806,69 $ |
| 1989–1990 | 13 | 13 | 249 748,02 $ | 0,00 $ | 249 748,02 $ |
| 1990–1991 | 20 | 18 | 279 367,75 $ | 2 000,00 $ | 277 367,75 $ |
| 1991–1992 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 1992–1993 | 11 | 11 | 266 814,40 $ | 40 000,00 $ | 226 814,40 $ |
| 1993–1994 | 27 | 24 | 270 500,59 $ | 0,00 $ | 270 500,59 $ |
| 1994–1995 | 5 | 1 | 15 993,09 $ | 8 000,00 $ | 7 993,09 $ |
| 1995–1996 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 1996–1997 | 51 | 45 | 434 282,39 $ | 0,00 $ | 434 282,39 $ |
| 1997–1998 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 1998–1999 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 1999–2000 | 21 | 21 | 57 786,98 $ | 0,00 $ | 57 786,98 $ |
| 2000–2001 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2001–2002 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2002–2003 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2003–2004 | 8 | 8 | 147 204,67 $ | 11 379,00 $ | 135 825,67 $ |
| 2004–2005 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2005–2006 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2006–2007 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2007–2008 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2008–2009 | 19 | 18 | 731 797,00 $ | 267 000,00 $ | 464 797,00 $ |
| 2009–2010 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2010–2011 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2011–2012 | 3 | 0 | 0,00 $ | 0,00 $ | 0,00 $ |
| 2012–2013 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2013–2014 | néant | Néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2014–2015 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2015–2016 | 5 | 4 | 7 617,23 $ | 7 617,23 $ | 0,00 $ |
| 2016–2017 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2017–2018 | 15 | 2 | 29 132,89 $ | 29 132,89 $ | 0,00 $ |
| 2018–2019 | 8 | 0 | 0,00 $ | 0,00 $ | 0,00 $ |
| 2019–2020 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2020–2021 | 1 | 0 | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2021–2022 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2022–2023 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2023–2024 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| 2024–2025 | néant | néant | S.O. | S.O. | S.O. |
| Total | 480 | 265 | 3 593 283,74 $ | 704 108,12 $ | 2 889 175,62 $ |
Annexe 2 : États financiers vérifiés pour l’exercice terminé le 31 mars 2025
Responsabilité de la direction à l’égard des états financiers
Les états financiers ci-joints ont été établis conformément aux normes comptables pour le secteur public canadien. La direction est chargée de veiller à l’exactitude, à l’intégrité et à l’objectivité des renseignements que renferment les états financiers. Les états financiers comprennent certains montants qui sont nécessairement fondés sur les meilleures estimations de la direction et découlent d’un jugement prudent.
Pour s’acquitter de sa responsabilité quant à l’intégrité et à la fidélité des états financiers, la direction maintient des systèmes et des pratiques de contrôle financier et de gestion conçus pour fournir l’assurance raisonnable que les opérations sont autorisées, que l’actif est protégé et que la tenue de dossiers est bien faite. Les systèmes comprennent des politiques et des procédures officielles ainsi qu’une structure organisationnelle qui prévoit, comme il se doit, la délégation des pouvoirs et la séparation des responsabilités.
Il incombe au conseil d’administration de s’assurer que la direction s’acquitte de ses responsabilités à l’égard des rapports financiers et des contrôles internes. La Commission tient régulièrement des réunions pour superviser les activités financières de l’organisme et examine chaque année les états financiers.
Ces états financiers ont été vérifiés par le Bureau du vérificateur général de l’Ontario. La responsabilité du Bureau du vérificateur général de l’Ontario consiste à exprimer une opinion à savoir si les états financiers sont présentés fidèlement et conformément aux normes comptables pour le secteur public canadien. Le rapport du vérificateur indépendant, présenté à la page suivante, décrit l’étendue de l’examen de l’auditeur et son opinion.
Becky Philpott
Directrice des finances, Agricorp
Aron Nonkes
Contrôleur, Agricorp
27 février 2026
Rapport de l’auditeur indépendant
À la Commission de protection financière des producteurs de céréales et au Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise
Opinion
J’ai effectué l’audit des états financiers de la Commission de protection financière des producteurs de céréales (Fonds pour les producteurs de maïs-grain, de soya, de blé et de canola) (la Commission), qui comprennent l’état de la situation financière au 31 mars 2025, et les états des résultats et des soldes des fonds et des flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, ainsi que les notes complémentaires, y compris le résumé des principales méthodes comptables.
À mon avis, les états financiers ci-joints donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle de la situation financière de la Commission au 31 mars 2025, ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, conformément aux normes comptables canadiennes pour le secteur public.
Fondement de l’opinion
J’ai effectué mon audit conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada. Les responsabilités qui m’incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités de l’auditeur à l’égard de l’audit des états financiers » du présent rapport. Je suis indépendant de la Commission conformément aux règles de déontologie qui s’appliquent à l’audit des états financiers au Canada et je me suis acquitté des autres responsabilités déontologiques qui m’incombent selon ces règles. J’estime que les éléments probants que j’ai obtenus sont suffisants et appropriés pour fonder mon opinion d’audit.
Autres informations
La responsabilité des autres informations incombe à la direction. Les autres informations se composent des informations contenues dans le rapport annuel 2024–25 de la Commission, mais ne comprennent pas les états financiers et mon rapport de l’auditeur sur ces états.
Mon opinion sur les états financiers ne s’étend pas aux autres informations et je n’exprime aucune forme d’assurance que ce soit sur ces informations.
En ce qui concerne mon audit des états financiers, ma responsabilité consiste à lire les autres informations et, ce faisant, à apprécier s’il existe une incohérence significative entre celles-ci et les états financiers ou la connaissance que j’ai acquise au cours de l’audit, ou encore si les autres informations semblent autrement comporter une anomalie significative.
J’ai obtenu le rapport annuel 2024-25 de la Commission avant la date de ce rapport de l’auditeur. Si, à la lumière des travaux que j’ai effectués, je conclus à la présence d’une anomalie significative dans les autres informations, je suis tenue de signaler ce fait. Je n’ai rien à signaler à cet égard.
Responsabilités de la direction et des responsables de la gouvernance à l’égard des états financiers
La direction est responsable de la préparation et de la présentation fidèle des états financiers conformément aux normes comptables canadiennes pour le secteur public, ainsi que du contrôle interne qu’elle considère comme nécessaire pour permettre la préparation d’états financiers exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs.
Lors de la préparation des états financiers, c’est à la direction qu’il incombe d’évaluer la capacité de la Commission à poursuivre son exploitation, de communiquer, le cas échéant, les questions relatives à la continuité de l’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf si la Commission a l’intention de cesser son activité ou si aucune autre solution réaliste ne s’offre à elle.
Il incombe aux responsables de la gouvernance de surveiller le processus d’information financière de la Commission.
Responsabilités de l’auditeur à l’égard de l’audit des états financiers
Mes objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble sont exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, et de délivrer un rapport de l’auditeur contenant mon opinion. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada permettra toujours de détecter toute anomalie significative qui pourrait exister. Les anomalies peuvent résulter de fraudes ou d’erreurs et elles sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influer sur les décisions économiques que les utilisateurs des états financiers prennent en se fondant sur ceux-ci.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada, j’exerce mon jugement professionnel et fais preuve d’esprit critique tout au long de cet audit. En outre :
- j’identifie et évalue les risques que les états financiers comportent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, conçois et mets en œuvre des procédures d’audit en réponse à ces risques, et réunis des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder mon opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne;
- j’acquiers une compréhension des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit afin de concevoir des procédures d’audit appropriées aux circonstances, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne de la Commission;
- j’apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, de même que des informations y afférentes fournies par cette dernière;
- je tire une conclusion quant au caractère approprié de l’utilisation par la direction du principe comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments probants obtenus, quant à l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de la Commission à poursuivre son exploitation. Si je conclus à l’existence d’une incertitude significative, je suis tenu d’attirer l’attention des lecteurs de mon rapport sur les informations fournies dans les états financiers au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas adéquates, d’exprimer une opinion modifiée. Mes conclusions s’appuient sur les éléments probants obtenus jusqu’à la date de mon rapport. Des événements ou situations futurs pourraient par ailleurs amener la Commission à cesser son exploitation;
- j’évalue la présentation d’ensemble, la structure et le contenu des états financiers, y compris les informations fournies dans les notes, et apprécie si les états financiers représentent les opérations et événements sous-jacents d’une manière propre à donner une image fidèle.
Je communique aux responsables de la gouvernance notamment l’étendue et le calendrier prévus des travaux d’audit et mes constatations importantes, y compris toute déficience importante du contrôle interne que j’aurais relevée au cours de mon audit.
Le vérificateur général adjoint,
Jeremy Blair, CPA, CA, ECA
Toronto (Ontario)
Le 27 février 2026
Commission de protection financière des producteurs de céréales (Fonds des producteurs de maïs-grain, de soya, de blé et de canola)
État de la situation financière au 31 mars 2025
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Trésorerie | 213 416 $ | 199 177 $ | 406 001 $ | 388 767 $ | 119 342 $ | 117 611 $ | 146 561 $ | 63 325 $ | 885 320 $ | 768 880 $ |
| Placements à court terme (note 3) | 3 977 449 $ | 3 838 769 $ | 4 733 175 $ | 4 259 588 $ | 791 465 $ | 697 734 $ | 3 407 915 $ | 2 985 092 $ | 12 910 004 $ | 11 781 183 $ |
| Droits des producteurs à recevoir | 454 $ | 596 $ | 17 179 $ | 19 682 $ | 1 109 $ | 1 052 $ | 3 980 $ | 5 780 $ | 22 722 $ | 27 110 $ |
| Total de l’actif à court terme | 4 191 319 $ | 4 038 542 $ | 5 156 355 $ | 4 668 037 $ | 911 916 $ | 816 397 $ | 3 558 456 $ | 3 054 197 $ | 13 818 046 $ | 12 577 173 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Placements à long terme (note 3) | 2 013 033 $ | 2 113 613 $ | 2 614 790 $ | 2 579 658 $ | 258 835 $ | 321 187 $ | 1 671 489 $ | 1 891 645 $ | 6 558 147 $ | 6 906 103 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total de l’actif | 6 204 352 $ | 6 152 155 $ | 7 771 145 $ | 7 247 695 $ | 1 170 751 $ | 1 137 584 $ | 5 229 945 $ | 4 945 842 $ | 20 376 193 $ | 19 483 276 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Comptes créditeurs | 63 178 $ | 107 555 $ | 71 557 $ | 110 091 $ | 8 535 $ | 13 136 $ | 27 414 $ | 31 933 $ | 170 684 $ | 262 715 $ |
| Total du passif | 63 178 $ | 107 555 $ | 71 557 $ | 110 091 $ | 8 535 $ | 13 136 $ | 27 414 $ | 31 933 $ | 170 684 $ | 262 715 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Solde des fonds | 6 141 174 $ | 6 044 600 $ | 7 699 588 $ | 7 137 604 $ | 1 162 216 $ | 1 124 448 $ | 5 202 531 $ | 4 913 909 $ | 20 205 509 $ | 19 220 561 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Passifs et soldes des Fonds | 6 204 352 $ | 6 152 155 $ | 7 771 145 $ | 7 247 695 $ | 1 170 751 $ | 1 137 584 $ | 5 229 945 $ | 4 945 842 $ | 20 376 193 $ | 19 483 276 $ |
Se reporter aux notes afférentes aux états financiers.
Approuvé au nom du conseil d’administration
Ron Campbell
Président
Jeff Barlow
Vice-président
Commission de protection financière des producteurs de céréales (Fonds des producteurs de maïs-grain de soya de blé et de canola)
État des résultats et des soldes des Fonds exercice clos le 31 mars 2025
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Droits des producteurs | 8 971 $ | 7 607 $ | 440 999 $ | 349 037 $ | 11 183 $ | 11 018 $ | 132 948 $ | 144 430 $ | 594 101 $ | 512 092 $ |
| Revenus de placement | 299 196 $ | 267 607 $ | 360 743 $ | 310 719 $ | 55 584 $ | 49 892 $ | 247 873 $ | 209 629 $ | 963 396 $ | 837 847 $ |
| Recouvrements d’indemnités versées (note 4) | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. |
| Total des revenus | 308 167 $ | 275 214 $ | 801 742 $ | 659 756 $ | 66 767 $ | 60 910 $ | 380 821 $ | 354 059 $ | 1 557 497 $ | 1 349 939 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Examen de la situation financière délivrance de permis en application de la loi | 190 806 $ | 181 084 $ | 216 116 $ | 185 354 $ | 25 775 $ | 22 115 $ | 82 796 $ | 53 764 $ | 515 493 $ | 442 317 $ |
| Services financiers | 15 252 $ | 14 662 $ | 17 373 $ | 14 982 $ | 2 477 $ | 1 964 $ | 7 001 $ | 5 065 $ | 42 103 $ | 36 673 $ |
| Administration et secrétariat | 5 471 $ | 7 868 $ | 6 196 $ | 8 054 $ | 739 $ | 961 $ | 2 374 $ | 2 336 $ | 14 780 $ | 19 219 $ |
| Services juridiques et d’enquête | 64 $ | 20 $ | 73 $ | 21 $ | 8 $ | 2 $ | 28 $ | 6 $ | 173 $ | 49 $ |
| Indemnités versées (note 4) | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. | S.O. |
| Total des dépenses | 211 593 $ | 203 634 $ | 239 758 $ | 208 411 $ | 28 999 $ | 25 042 $ | 92 199 $ | 61 171 $ | 572 549 $ | 498 258 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Excédent des revenus par rapport aux dépenses | 96 574 $ | 71 580 $ | 561 984 $ | 451 345 $ | 37 768 $ | 35 868 $ | 288 622 $ | 292 888 $ | 984 948 $ | 851 681 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Soldes des Fonds au début de l’exercice | 6 044 600 $ | 5 973 020 $ | 7 137 604 $ | 6 686 259 $ | 1 124 448 $ | 1 088 580 $ | 4 913 909 $ | 4 621 021 $ | 19 220 561 $ | 18 368 880 $ |
| Soldes des Fonds à la fin de l’exercice | 6 141 174 $ | 6 044 600 $ | 7 699 588 $ | 7 137 604 $ | 1 162 216 $ | 1 124 448 $ | 5 202 531 $ | 4 913 909 $ | 20 205 509 $ | 19 220 561 $ |
Se reporter aux notes afférentes aux états financiers.
Commission de protection financière des producteurs de céréales (Fonds des producteurs de maïs-grain de soya de blé et de canola)
État des flux de trésorerie exercice clos le 31 mars 2025
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Excédent des revenus par rapport aux dépenses | 96 574 $ | 71 580 $ | 561 984 $ | 451 345 $ | 37 768 $ | 35 868 $ | 288 622 $ | 292 888 $ | 984 948 $ | 851 681 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (Augmentation) diminution des intérêts courus sur les placements | (45 723 $) | (80 094 $) | (54 133 $) | (99 196 $) | (17 729 $) | (24 948 $) | (42 779 $) | (73 653 $) | (160 364 $) | (277 891 $) |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (Augmentation) diminution des comptes débiteurs | 142 $ | (141 $) | 2 503 $ | (1 423 $) | (57 $) | 1 598 $ | 1 799 $ | (3 137 $) | 4 387 $ | (3 103 $) |
| Augmentation (diminution) des comptes créditeurs | (44 377 $) | 39 508 $ | (38 534 $) | 41 914 $ | (4 601 $) | 4 574 $ | (4 519 $) | 5 487 $ | (92 031 $) | 91 483 $ |
| Trésorerie provenant (utilisée dans) des activités d’exploitation | 6 616 $ | 30 853 $ | 471 820 $ | 392 640 $ | 15 381 $ | 17 092 $ | 243 123 $ | 221 585 $ | 736 940 $ | 662 170 $ |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Acquisition de placements | (2 304 000 $) | (2 672 000 $) | (3 076 000 $) | (3 377 000 $) | (289 000 $) | (377 000 $) | (1 914 000 $) | (2 371 000 $) | (7 583 000 $) | (8 797 000 $) |
| Produits de placements | 2 311 623 $ | 2 565 000 $ | 2 621 414 $ | 2 871 000 $ | 275 350 $ | 365 000 $ | 1 754 113 $ | 2 029 000 $ | 6 962 500 $ | 7 830 000 $ |
| Trésorerie provenant (utilisée dans) des activités d’investissements | 7 623 $ | (107 000 $) | (454 586 $) | (506 000 $) | (13 650 $) | (12 000 $) | (159 887 $) | (342 000 $) | (620 500 $) | (967 000 $) |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Augmentation (diminution) de la trésorerie | 14 239 $ | (76 147 $) | 17 234 $ | (113 360 $) | 1 731 $ | 5 092 $ | 83 236 $ | (120 415 $) | 116 440 $ | (304 830 $) |
| Exercice financier | Maïs-grain 2025 | Maïs-grain 2024 | Soya 2025 | Soya 2024 | Canola 2025 | Canola 2024 | Blé 2025 | Blé 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Trésorerie au début de l’exercice | 199 177 $ | 275 324 $ | 388 767 $ | 502 127 $ | 117 611 $ | 112 519 $ | 63 325 $ | 183 740 $ | 768 880 $ | 1 073 710 $ |
| Trésorerie à la fin de l’exercice | 213 416 $ | 199 177 $ | 406 001 $ | 388 767 $ | 119 342 $ | 117 611 $ | 146 561 $ | 63 325 $ | 885 320 $ | 768 880 $ |
Se reporter aux notes afférentes aux états financiers.
1. Création des Fonds
La Commission de protection financière des producteurs de céréales (la Commission), un organisme du gouvernement de l’Ontario, a été créée en 1984 en vertu de la Loi sur le recouvrement du prix des produits agricoles (LRPPA). Il s’agit d’un organisme chargé d’administrer les fonds destinés aux producteurs de maïs-grain, de soya, de blé et de canola (les « Fonds »). Les Fonds ont été constitués pour offrir un service sans but lucratif aux producteurs :
- Producteurs de maïs-grain – constitué le 3 novembre 1984.
- Producteurs de soya – constitué le 3 novembre 1984.
- Producteurs de canola – constitué le 22 juillet 1989.
- Producteurs de blé – constitué le 13 décembre 2004. La Commission ontarienne de commercialisation du blé a versé une contribution non affectée et non récurrente d’un million de dollars pour constituer le Fonds.
Établis par voie réglementaire en vertu de la LRPPA, les Fonds ont pour objectif de protéger les producteurs (de maïs-grain, de soya, de blé et de canola) en cas de défaut de paiement de la part d’un marchand. Depuis le 1er juillet 2012, les producteurs peuvent se faire rembourser 95 % d’une réclamation approuvée pour tout défaut de paiement de la part d’un marchand agréé. La Commission tente de recouvrir les sommes réclamées auprès des marchands agréés.
En vertu du règlement 467/19 de l’Ontario, la Commission est responsable de toutes les dépenses se rapportant à l’application de la LRPPA et de la Loi sur le grain.
En tant qu’organisme provincial régi par un conseil d’administration, la Commission de protection financière des producteurs de céréales est exempte d’impôt sur le revenu.
2. Principales conventions comptables
a) Méthode de comptabilité
Les états financiers ont été préparés par la direction selon les Normes comptables canadiennes pour le secteur public (NCSP) pour les gouvernements, comme recommandé par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada). La Commission a également choisi d’appliquer les normes de la série SP 4200 s’appliquant aux organismes sans but lucratif du secteur public.
b) Comptabilisation des revenus
Les revenus des Fonds proviennent des droits des producteurs, des revenus de placement et des recouvrements d’indemnités versées.
Le Règlement de l’Ontario 321/11, pris en application de la LRPPA, prescrit des droits payables à la Commission lors de la vente de grains à un marchand titulaire d’un permis par un producteur. Ces droits sont versés par les producteurs soit à l’Ontario Canola Growers Association (OCGA), soit aux Grain Farmers of Ontario (GFO), puis remis à la Commission. Les revenus sont comptabilisés lorsque les droits des producteurs sont exigibles auprès de l’OCGA et du GFO.
Les revenus des placements sont comptabilisés au fur et à mesure qu’ils sont gagnés et les montants non encore reçus sont inclus dans la valeur comptable des placements.
Les recouvrements d’indemnités versées sont comptabilisés à leur valeur de réalisation lorsque le paiement de l’indemnité correspondante est approuvé, à moins que la direction n’estime que le recouvrement de l’indemnité est fortement douteux, auquel cas il est constaté une fois le paiement reçu. La valeur de réalisation correspond au montant de trésorerie attendu. Pour déterminer la valeur de réalisation des recouvrements d’indemnités, la direction tient compte du montant du cautionnement, s’il en est, fourni par le contrevenant en vertu de la Loi sur le grain.
c) Répartition des dépenses
Les dépenses, à l’exclusion des indemnités versées, des frais d’enquête et des frais juridiques, sont réparties entre les quatre Fonds en fonction de la valeur proportionnelle de chaque culture vendue, dont le minimum est fixé à 5 % (2024 : 5 %). Les frais juridiques et d’enquête et les indemnités versées sont attribués au Fonds du produit faisant l’objet de la réclamation.
d) Instruments financiers
Les instruments financiers des Fonds consistent en la trésorerie, les placements, les comptes débiteurs et les comptes créditeurs. Les placements comprennent des certificats de placement garanti (CPG) et des dépôts à préavis.
Les actifs et passifs financiers sont comptabilisés dans l’état de la situation financière lorsque la Commission devient partie aux dispositions contractuelles de l’instrument. Tous les instruments financiers sont classés dans l’une de ces deux catégories d’évaluation lors de leur comptabilisation initiale : la juste valeur ou le coût (ou coût amorti). Les actifs et passifs financiers évalués au coût (ou coût amorti) sont initialement comptabilisés au coût d’acquisition, y compris les coûts de transaction qui sont directement attribuables à leur acquisition ou à leur émission. La trésorerie, les comptes débiteurs et les comptes créditeurs sont tous évalués au coût amorti, tandis que les placements à court et à long terme sont évalués à leur juste valeur.
L’état des gains et des pertes de réévaluation n’a pas été présenté, car il n’y avait rien à signaler à ce sujet.
Chaque année, tous les actifs financiers sont soumis à un test de dépréciation. Lorsqu’il est déterminé qu’une baisse de valeur est durable, le montant de la perte est comptabilisé dans l’état des résultats et des soldes des Fonds. Tout gain ou perte non réalisés précédemment comptabilisés dans l’état des gains et des pertes de réévaluation est inversé et comptabilisé dans l’état des résultats et des soldes des Fonds lorsqu’il se concrétise.
La Commission est tenue de classer les évaluations de la juste valeur selon une hiérarchie qui comprend trois niveaux d’information servant à évaluer la juste valeur :
- Niveau 1 — Les prix non rajustés cotés sur des marchés actifs pour des actifs ou passifs identiques.
- Niveau 2 — Des données observables ou corroborées, autres que les éléments du niveau 1, telles que les prix cotés pour des actifs ou des passifs semblables sur des marchés inactifs ou des données de marché pour pratiquement toute la durée des actifs ou des passifs.
- Niveau 3 — Des données non observables, soutenues par peu ou aucune activité sur le marché et influant sur la juste valeur des actifs ou des passifs.
e) Incertitude relative à la mesure
La préparation des états financiers conformes aux NCSP exige de la direction qu’elle fasse des estimations et pose des hypothèses ayant une incidence sur les montants déclarés relativement aux actifs, aux passifs, aux revenus et aux dépenses. Il n’existe aucune incertitude relative à la mesure qui soit susceptible d’avoir une incidence importante sur les montants constatés ou présentés dans les états financiers.
3. Placements
| 2025 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépôts à préavis | Niveau 1 | 1 747 140 $ | 1 904 605 $ | 438 027 $ | 1 408 063 $ | 5 497 835 $ |
| Certificats de placement garantis | Niveau 2 | 2 230 309 $ | 2 828 570 $ | 353 438 $ | 1 999 852 $ | 7 412 169 $ |
| Total des placements à court terme | S.O. | 3 977 449 $ | 4 733 175 $ | 791 465 $ | 3 407 915 $ | 12 910 004 $ |
| 2025 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Certificats de placement garantis | Niveau 2 | 2 013 033 $ | 2 614 790 $ | 258 835 $ | 1 671 489 $ | 6 558 147 $ |
| Total des placements à long terme | S.O. | 2 013 033 $ | 2 614 790 $ | 258 835 $ | 1 671 489 $ | 6 558 147 $ |
| 2025 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Total des placements | S.O. | 5 990 482 $ | 7 347 965 $ | 1 050 300 $ | 5 079 404 $ | 19 468 151 $ |
| 2024 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépôts à préavis | Niveau 1 | 1 486 317 $ | 1 592 691 $ | 417 829 $ | 1 203 901 $ | 4 700 738 $ |
| Certificats de placement garantis | Niveau 2 | 2 352 452 $ | 2 666 897 $ | 279 905 $ | 1 781 191 $ | 7 080 445 $ |
| Total des placements à court terme | S.O. | 3 838 769 $ | 4 259 588 $ | 697 734 $ | 2 985 092 $ | 11 781 183 $ |
| 2024 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Certificats de placement garantis | Niveau 2 | 2 113 613 $ | 2 579 658 $ | 321 187 $ | 1 891 645 $ | 6 906 103 $ |
| Total des placements à long terme | S.O. | 2 113 613 $ | 2 579 658 $ | 321 187 $ | 1 891 645 $ | 6 906 103 $ |
| 2024 | Hiérarchie des justes valeurs | Maïs-grain | Soya | Canola | Blé | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Total des placements | S.O. | 5 952 382 $ | 6 839 246 $ | 1 018 921 $ | 4 876 737 $ | 18 687 286 $ |
Le portefeuille du Fonds est assorti de taux d’intérêt allant de 3,58 % à 6,50 % (2024 : 2,38 % à 6,50 %) et d’échéances allant de juin 2025 à février 2029 (2024 : juin 2024 à mars 2027).
4. Indemnités
En 2025, il n’y a eu aucun paiement ni recouvrement d’indemnités (2024 : 0 $).
5. Gestion des risques liés aux instruments financiers
a) Risque de marché
Le risque de marché est le risque que les fluctuations dans les valeurs marchandes aient une incidence sur la juste valeur des actifs et des passifs déclarés. Les facteurs de marché comprennent trois types de risques : le risque lié aux taux d’intérêt, le risque lié au change et le risque lié aux capitaux propres. Les Fonds ne sont pas exposés à un risque important lié au change ou aux capitaux propres, car la Commission ne réalise pas de transactions en devises étrangères et ne détient pas d’instruments de capitaux propres. Les Fonds fonctionnent dans les limites des directives de placement énoncées dans la loi, qui restreint les placements à des instruments facilement mobilisables et de qualité supérieure, telles que les billets de dépôt, les obligations, les obligations non garanties et d’autres titres de créance émis par les gouvernements fédéral et provinciaux et les institutions financières nationales.
b) Risque lié au taux d’intérêt
Le risque lié au taux d’intérêt fait référence aux conséquences négatives des fluctuations des taux d’intérêt sur la situation financière, les activités et le flux de trésorerie des Fonds. Les fluctuations des taux d’intérêt ont une incidence directe sur l’évaluation de la valeur marchande du portefeuille de titres à revenu fixe des Fonds.
Bien que les placements soient généralement conservés jusqu’à leur échéance, des gains ou des pertes réalisés pourraient survenir si la liquidation des placements s’avérait nécessaire pour répondre aux obligations de paiement. Aucun changement important par rapport à l’exercice précédent n’a été signalé relativement à l’exposition au risque ou aux politiques, procédures et méthodes utilisées pour évaluer les risques.
c) Risque de crédit
Le risque de crédit est le risque que des tiers ne puissent exécuter leurs obligations contractuelles comme convenu. Les Fonds sont exposés au risque de crédit principalement en raison des soldes à recevoir de l’OCGA et du GFO, ainsi que de ses titres de placement.
Le risque de crédit lié aux soldes à recevoir découle de la possibilité que les entités qui doivent de l’argent aux Fonds ne remplissent pas leurs obligations. La possibilité de recouvrement est examinée régulièrement et une provision pour créances douteuses, si nécessaire, est établie pour reconnaître les risques de dépréciation repérés.
Le risque de crédit lié aux titres de placement découle de la position du Fonds dans les certificats de placement garanti (CPG) et les dépôts à préavis. La politique de placement de la Commission restreint le type de placements que peuvent détenir les Fonds à des titres de créance canadiens de qualité supérieure, ce qui réduit considérablement le risque de crédit.
6. Opérations entre apparentés
La Commission a conclu avec Agricorp, un organisme provincial sous le contrôle commun de la province de l’Ontario, une entente de prestation de services d’examen de situation financière, de délivrance de permis, d’application de la loi, de finances, de gouvernance et de secrétariat. Ces services fournis par Agricorp s’élevaient à 568 604 $ (2024 : 493 943 $) et font partie des dépenses respectives figurant dans l’état des résultats et des soldes des Fonds.
La Commission doit assumer les coûts liés aux services juridiques et d’enquête fournis par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise (MAAAO). Pour l’exercice actuel, les coûts des services juridiques et d’enquête ont atteint 173 $ (2024 : 50 $) et sont comptabilisés dans les dépenses figurant dans l’état des résultats et des soldes des Fonds.
Notes en bas de page
- note de bas de page[1] Retour au paragraphe Les dépenses pour l’examen de la situation financière couvrent l’évaluation de la situation financière, les dépenses liées à deux membres du Comité d’examen de la situation financière (CESF) et d’autres frais administratifs (p. ex. frais bancaires). Les dépenses liées au CESF correspondent aux factures des cabinets Graham, Scott and Enns LLP et Gee, Lambart and Courtney moins les frais versés au CESF par les marchands.