Tendances de la population de touladis et état de la pêche

Le touladi est un poisson natif de la région et l’Ontario abrite une proportion importante (25 %) de la population mondiale de touladis indigènes qui se reproduisent naturellement. Le touladi a connu des pertes considérables dans son aire de répartition native de l’est de l’Amérique du Nord, en raison principalement d’une perte de son habitat et de la concurrence avec d’autres espèces. La population de touladis a été réduite de façon dramatique dans les endroits où il y a eu beaucoup d’aménagement riverain. La ZGP 18 fournit une pêche au touladi limitée mais de qualité.

Sur les 871 lacs portant un nom dans la zone, 58 sont gérés comme des lacs de touladis. Dans la plupart des cas, lorsque le touladi est présent dans un lac, celui-ci est géré principalement pour cette espèce. Il reste toutefois de très petites populations de touladis dans quelques lacs d’eaux froides qui sont maintenant gérés pour d’autres espèces. Un examen de la population globale de touladis dans la ZGP 18 semble indiquer que 24 % des lacs renferment des touladis de petite taille qui se nourrissent surtout d’invertébrés et de petits poissons. Soixante-huit pour cent des lacs offrent du cisco, du grand corégone et/ou de l’éperlan arc-en-ciel comme proies, ce qui produit des touladis de plus grande taille, et 8 % des lacs sont présentement classés comme des lacs aux communautés halieutiques inconnues nécessitant une évaluation pour connaître leur type.

Touladis de petite taille

La population de touladis de petite taille dans la ZGP 18 a fait l’objet de relevés entre 1997 et 2010 à l’aide de l’index printanier des poissons du littoral pris au filet (IPPLF) et de l’index des poissons des zones profondes pris au filet en été (IPZPFÉ). Six relevés de l’IPZPFÉ et dix relevés de l’IPZPFÉ ont été effectués dans quatre et neuf lacs, respectivement, de la ZGP 18. De plus, une surveillance à grande échelle (SGÉ) est réalisée pour évaluer la communauté halieutique, y compris les touladis, et des relevés ont été faits dans trois lacs de touladis de petite taille de la ZGP 18 de 2008 à 2010.

L’abondance de touladis – qui est affectée par la récolte et la qualité de l’habitat – est estimée par le nombre moyen de touladis pris dans un filet (capture par unité d’effort), qui varie à l’échelle de la ZGP 18. Le taux de capture moyen des touladis de petite taille calculé à partir d’un nombre limité de relevés de l’IPZPFÉ (6 relevés, 4 lacs) est de 3,8 touladis/filet dans la ZGP 18, comparativement à environ 3,2 touladis/filet dans la ZGP 5 (zone dans le Nord-Ouest de l’Ontario avec le plus d’opportunités de pêche au touladi). Le taux de capture moyen des touladis de petite taille calculé à partir de données de l’IPZPFÉ est de 0,8 touladi/filet dans la ZGP 18.

Le taux de capture moyen provenant des relevés de surveillance à grande échelle (SGÉ) est de 1,8 touladi/filet dans la ZGP 18. L’abondance relative de touladis dans le Sud de l’Ontario peut toutefois être vulnérable à un plus grand nombre de facteurs de pression auxquels les touladis sont généralement exposés par rapport au Nord de la province. La prépondérance d’altérations riveraines, de contaminations industrielles et agricoles ainsi que de changements dans les communautés halieutiques, y compris l’introduction d’espèces envahissantes, semble plus grande dans le Sud de la province.

Un plus grand nombre de classes d’âges et de poissons d’un âge maximal élevé indique un recrutement et une survie des poissons adultes réussis. Les données d’évaluation montrent que peu de touladis atteignent l’âge maximal commun dans le Sud de l’Ontario d’environ 20 ans (McCauley, 2011), ce qui suggère un faible taux de survie. Seulement <1 % (relevés de surveillance à grande échelle – SGÉ), 0 % (relevés de l’index printanier des poissons du littoral pris au filet – IPZPFÉ) et <1 % (relevés de l’index des poissons des zones profondes pris au filet en été – IPZPFÉ) des touladis de petite taille étaient âgés d’au moins 15 ans, avec le nombre total de classes d’âges suivant : 15 (SGÉ), 11 (IPPLF) et 12 (IPZPFÉ). L’âge médian du touladi capturé était de 7, 6 et 5 ans pour les relevés SGÉIPZPFÉ et IPZPFÉ, respectivement. Ces données récemment recueillies suggèrent que la population de touladis pourrait avoir un taux élevé de mortalité avec des âges moyens de 6 à 8 ans, 6 à 7 ans et 5 à 7 ans pour les relevés SGÉIPZPFÉ et IPZPFÉ, respectivement.

Touladis de grande taille

La population de touladis de grande taille dans la ZGP 18 a fait l’objet de relevés entre 1994 et 2012 à l’aide de l’index printanier des poissons du littoral pris au filet (IPPLF) et de l’index des poissons des zones profondes pris au filet en été (IPZPFÉ). Trente relevés de l’IPZPFÉ et huit relevés de l’IPZPFÉ ont été effectués dans 19 et 7 lacs, respectivement, de la ZGP 18. De plus, une surveillance à grande échelle (SGÉ) est réalisée pour évaluer la communauté halieutique, y compris les touladis, et des relevés ont été faits dans 13 lacs de touladis de grande taille de la ZGP 18 de 2008 à 2010.

Le taux de capture moyen des touladis de grande taille calculé à partir des relevés de l’IPZPFÉ est de 1,4 touladi/filet dans la ZGP 18, comparativement à environ 1,5 touladi/filet dans la ZGP 5 (zone dans le Nord-Ouest de l’Ontario avec le plus d’opportunités de pêche au touladi). Le taux de capture moyen des touladis de grande taille calculé à partir de données de l’IPZPFÉ est de 0,6 touladi/filet dans la ZGP 18.

Le taux de capture moyen provenant des relevés de surveillance à grande échelle (SGÉ) est de 0,5 touladi/filet dans la ZGP 18. Douze pour cent (SGÉ), <1 % (IPPLF) et 0 % (IPZPFÉ) des touladis de grande taille étaient âgés d’au moins 15 ans, avec le nombre total de classes d’âges suivant : 24 (SGÉ), 12 (IPPLF) et 8 (IPZPFÉ). L’âge médian du touladi capturé était de 8, 7 et 4 ans pour les relevés SGÉIPZPFÉ et IPZPFÉ, respectivement. Ces données récemment recueillies suggèrent que la population de touladis pourrait avoir un taux élevé de mortalité avec des âges moyens de 6 à 17 ans, 4 à 8 ans et 4 à 5 ans pour les relevés SGÉIPZPFÉ et IPZPFÉ, respectivement.

Les touladis peuvent être plus affectés que la plupart des autres espèces de poissons-gibiers, par des facteurs autres que la pêche à la ligne, comme le changement climatique, les introductions d’espèces ou les modifications de l’habitat. L’introduction de moules zébrées dans plusieurs des lacs de touladis de la ZGP 18 au cours des dernières années peut avoir rendu l’eau encore plus claire. Bien que l’on ait d’abord pensé qu’une telle invasion n’affectait pas beaucoup les pêches au touladi, des données récentes suggèrent que celle-ci peut avoir causé des changements importants dans la base alimentaire de cette espèce dans certains lacs (Evans, 2012). Ce facteur peut limiter la capacité productive du touladi et il faudra en tenir compte lors de l’évaluation de l’efficacité des mesures de gestion.

En résumé, les populations de touladis dans la ZGP 18 sont présentement considérées comme étant d’une abondance relativement modérée, bien que certaines populations montrent des signes de mortalité élevée. La plupart des populations comprennent une forte proportion de poissons ayant atteint ou presque l’âge de maturité mais ne comportent pas assez de poissons plus gros et plus âgés. La gestion de cette espèce devrait viser le maintien de la distribution et de l’abondance des populations et, dans certains cas, l’accroissement de cette abondance au-delà du niveau actuel.

Gestion du touladi dans la ZGP 18

Le déclin dans l’abondance des touladis et sa répartition dans certains lieux de pêche de la ZGP 18 a été reconnu comme une question préoccupante et une priorité dans le plan de gestion des pêches. Le MRNF et le conseil consultatif ont identifié un certain nombre de défis concernant la gestion des populations de touladis dans la ZGP 18.

Défis posés par la gestion :

  • dégradation ou destruction de l’habitat causée par l’aménagement riverain; niveau accru d’éléments nutritifs provenant de systèmes septiques défectueux ou de l’érosion des rives; changement climatique causant une hausse du régime thermique
  • faible abondance de poissons d’âge adulte
  • pêche au touladi grandement pratiquée sur une base constante
  • la demande en matière de touladis dépasse le nombre de poissons présentement disponibles dans certaines pêches
  • l’introduction de poissons dans certaines communautés halieutiques simples crée de la concurrence pour les ressources limitées

Le MRNF, avec l’aide du conseil consultatif, a élaboré des objectifs et des stratégies pour traiter les défis posés et aider à atteindre le but de gestion suivant concernant le touladi.

But :

Maintenir les populations actuelles de touladis et, si possible, les augmenter

Objectif 1 :

Maintenir les lacs où le touladi indigène se reproduit naturellement.

Comme ceci a été mentionné précédemment, le principal facteur contribuant au déclin des pêches au touladi est la réduction d’habitats convenables. La gestion de divers éléments préjudiciables, comme le fait de limiter la quantité de travaux d’aménagement riverain pour réduire l’apport d’éléments nutritifs, peut se révéler la technique la plus efficace pour gérer l’habitat en eau profonde important du touladi.

Des stocks génétiques uniques de touladis ont été identifiés dans la ZGP 18. Ces souches ont la petite taille et les traits planctonivores typiques des poissons des lacs intérieurs du Sud de l’Ontario et une analyse génétique suggère que malgré plusieurs années d’empoissonnement de souches des Grands Lacs, les poissons qui se trouvent dans ces lacs intérieurs montrent peu de signes de croisement avec les poissons du programme provincial de frayères. La souche locale de touladi a des marqueurs génétiques indiquant que ces poissons ont été isolés pendant une période de temps plus longue que la normale. Ces poissons représentent essentiellement les populations de touladis les plus uniques du point de vue génétique ayant été identifiées en Ontario – un vestige de la population de touladis qui s’est dispersée lors du retrait des glaciers. Des échantillons ont été prélevés dans un certain nombre de lacs locaux et les résultats de l’analyse génétique aideront à identifier, cartographier et préserver les souches spéciales de touladis qui se sont adaptées localement. Cet objectif de la stratégie de gestion du touladi dans la ZGP 18 vise à assurer la durabilité de ces populations naturelles de touladis uniques.

L’ensemencement de touladis (autre que l’initiative d’ensemencement-croissance-prise) devrait se faire seulement pour rétablir des populations qui ont diminué considérablement, tout en traitant les facteurs qui ont causé cette réduction d’abondance importante. Dans plusieurs cas malheureusement, le principal facteur ayant contribué au déclin de la pêche au touladi est le manque d’habitat convenable en eau profonde, causé par divers éléments préjudiciables, comme l’érosion provenant de l’aménagement riverain, la sédimentation, les systèmes septiques défectueux, le changement climatique (réchauffement du régime thermique), l’introduction d’espèces envahissantes, etc. Les pratiques d’ensemencement à des fins de rétablissement de la population devraient également tenir compte de l’importance des souches génétiquement uniques des populations actuelles.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • réduire la récolte par les pêcheurs sportifs dans les lacs où les poissons se reproduisent naturellement en encourageant la récolte dans les lacs où se pratique l’ensemencement-croissance-prise de touladis ou la récolte d’autres espèces
  • minimiser l’introduction de nouvelles espèces dans les lacs de touladis en collaborant avec des partenaires et des intervenants pour promouvoir la prévention d’introductions
  • identifier les populations de touladis vulnérables en se fondant sur l’évaluation de la capacité des lacs et partager cette information avec les municipalités pour permettre la planification efficace de l’aménagement du territoire
  • collaborer avec les intervenants pour mieux les sensibiliser; promouvoir et réaliser des travaux de réhabilitation produisant des rivages naturels
  • étudier des possibilités de prélever des échantillons de tissus pour permettre l’identification des stocks génétiques du touladi afin de formuler des tactiques de réhabilitation efficaces qui pourraient être requises pour traiter les problèmes causés par le changement climatique ou d’autres problèmes
  • pour les populations de touladis très dégradées où le recrutement est limité, songer à faire un empoissonnement de réhabilitation pour permettre aux populations de se rétablir, si les circonstances sont appropriées (voir la section sur l’empoissonnement)

Objectif 2 :

Augmenter l’abondance du touladi et le nombre de populations viables.

La stratégie provinciale relative aux pêches du MRNF et le conseil consultatif de la ZGP 18 mettent la priorité sur les populations autonomes qui se reproduisent naturellement. Un certain nombre de stratégies décrites dans ce document aideront à accroître l’abondance du touladi et à offrir des possibilités de pêche à la ligne de meilleure qualité. Il est également reconnu que les activités d’ensemencement-croissance-prise (ECP) fournissent des possibilités de pêche et de récolte additionnelles tout en réorientant les pressions exercées sur le touladi pour protéger les ressources halieutiques qui se reproduisent naturellement.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • évaluer l’état des populations de touladis et les pêches qu’elles soutiennent
  • pour les lacs/populations dont les données sont inconnues, déterminer le phénotype de la taille des touladis (petite ou grande taille) pour aider à prendre des décisions futures en matière de gestion
  • fournir des possibilités de collaboration avec le public/des partenaires pour évaluer les pressions exercées sur les pêches et les taux de récolte en demandant au public de signaler leurs observations (comme avec des programmes bénévoles de journal du pêcheur)
  • empoissonner les lacs à l’aide du programme d’ensemencement-croissance-prise pour réduire les pressions exercées sur les pêches au touladi indigène
  • identifier les priorités scientifiques concernant la gestion durable du touladi et partager/promouvoir ces priorités avec les scientifiques du MRNF et le milieu universitaire

Objectif 3 :

Accroître le recrutement naturel du touladi.

Les touladis se rassemblent dans des sites particuliers pour frayer chaque automne sur les hauts-fonds rocheux des lacs. Il est important d’identifier, de mettre en valeur et de protéger ces sites pour assurer la durabilité des populations de touladis. Les aires de frai du touladi peuvent être affectées par des niveaux et des débits d’eau fluctuants. Il faut maintenir des niveaux et débits d’eau uniformes durant la période de frai/incubation/éclosion du touladi. Si le niveau d’eau baisse pendant cette période, les œufs peuvent mourir en étant exposés à la glace ou l’air. Il y a plusieurs barrages et installations hydroélectriques dans la ZGP 18 qui contrôlent le débit et le niveau de l’eau et qui pourraient influer sur le succès des activités de frai du touladi.

Comme on l’a déjà mentionné, le principal facteur contribuant au déclin des pêches au touladi est souvent la réduction d’habitats convenables. La gestion de divers éléments préjudiciables, comme le fait de limiter la quantité de travaux d’aménagement riverain (par l’entremise du processus d’aménagement du territoire des municipalités et l’application du modèle d’évaluation de la capacité du touladi) pour réduire l’apport d’éléments nutritifs, peut se révéler la technique la plus efficace pour gérer l’habitat en eau profonde important du touladi.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • identifier les populations de touladis qui sont vulnérables aux pressions causées par le développement (modèle d’évaluation de la capacité du touladi) et communiquer cette information aux responsables de l’aménagement du territoire et autres organismes de réglementation (y compris le MRNF dans le cadre du processus de planification de la gestion de l’eau) pour permettre la protection des populations vulnérables
  • collaborer avec les intervenants pour identifier les aires de frai et les besoins en matière de réhabilitation, et surveiller les hauts-fonds où fraie le touladi dans les pêches qui posent des problèmes de recrutement
  • partager les objectifs de gestion des pêches, les aires de frai et d’autres renseignements sur l’habitat (p. ex. : Information sur les terres de l’Ontario) avec des organismes partenaires pour protéger ces sites d’importance par l’entremise de l’aménagement du territoire et de leurs mandats réglementaires (comme Pêches et Océans Canada et la Loi sur les pêches)
  • accroître et partager les connaissances sur les exigences en matière de recrutement du touladi à l’aide de recherches scientifiques

Objectif 4 :

Maintenir les possibilités de pêcher le touladi à la ligne.

Le MRNF et le conseil consultatif reconnaissent tous les deux que certaines populations de touladis dans la ZGP 18 ont connu un déclin au cours des dernières années tandis que d’autres ont complètement disparu ou ont été converties avec le programme d’ensemencement-croissance-prise (ECP). Pour faire contre-mesure, les lacs visés par le programme ECP sont empoissonnés dans le seul but de fournir des possibilités de pêche sportive et de récolte, et leur établissement dans la zone permet de formuler des règlements plus libéraux dans certains plans d’eau tout en aidant à réduire la pression exercée sur les lacs de touladis indigènes plus vulnérables.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • maintenir les saisons actuelles
  • maintenir les lacs de touladis où se déroulent présentement des activités d’ensemencement-croissance-prise (ECP), lorsque ces mesures sont efficaces, pour créer d’autres possibilités de pêche à la ligne ainsi que des possibilités de pêche en hiver

Ce but, ces objectifs et ces stratégies ont été résumés dans le tableau 2.

Tableau 2 : Résumé de la gestion du touladi

Adapté du format tabulaire.

But de la gestion du touladi

Maintenir les populations actuelles de touladis et, si possible, les augmenter.

Objectifs 1.

Maintenir les lacs où le touladi indigène se reproduit naturellement.

Stratégies
  • Réduire la récolte par les pêcheurs sportifs dans les lacs où les poissons se reproduisent naturellement en encourageant la récolte dans les lacs où se pratique l’ensemencement-croissance-prise de touladis ou la récolte d’autres espèces.
  • Minimiser l’introduction de nouvelles espèces dans les lacs de touladis en collaborant avec des partenaires et des intervenants pour promouvoir la prévention d’introductions.
  • Identifier les populations de touladis vulnérables en se fondant sur l’évaluation de la capacité des lacs et partager cette information avec les municipalités pour permettre la planification efficace de l’aménagement du territoire.
  • Collaborer avec les intervenants pour mieux les sensibiliser; promouvoir et réaliser des travaux de réhabilitation produisant des rivages naturels.
  • Étudier des possibilités de prélever des échantillons de tissus pour permettre l’identification des stocks génétiques du touladi afin de formuler des tactiques de réhabilitation efficaces qui pourraient être requises pour traiter les problèmes causés par le changement climatique ou d’autres problèmes.
  • Pour les populations de touladis très dégradées où le recrutement est limité, songer à faire un empoissonnement de réhabilitation pour permettre aux populations de se rétablir, si les circonstances sont appropriées (voir la section sur l’empoissonnement).
Évaluation des progrès

Chaque cycle du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Nombre de lacs de touladis indigènesN/A

Nombre actuel de lacs de touladis indigènes

Nombre de souches génétiques de touladis indigènesN/ANombre actuel de souches génétiques de touladis indigènes
Objectifs 2 :

Augmenter l’abondance du touladi et le nombre de populations viables.

Stratégies
  • Évaluer l’état des populations de touladis et les pêches qu’elles soutiennent.
  • Pour les lacs/populations dont les données sont inconnues, déterminer le phénotype de la taille des touladis (petite ou grande taille) pour aider à prendre des décisions futures en matière de gestion.
  • Fournir des possibilités de collaboration avec le public/des partenaires pour évaluer les pressions exercées sur les pêches et les taux de récolte en demandant au public de signaler leurs observations (comme avec des programmes bénévoles de journal du pêcheur).
  • Empoissonner les lacs à l’aide du programme d’ensemencement-croissance-prise pour réduire les pressions exercées sur les pêches au touladi indigène.
  • Identifier les priorités scientifiques concernant la gestion durable du touladi et partager/promouvoir ces priorités avec les scientifiques du MRNF et le milieu universitaire.
Évaluation des progrès

Cycle 3 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Capture médiane (en poids) par unité d’effort, (échantillonné) par zone pondérée (tous les lacs combinés des relevés SGÉ)Poids actuel (kg/filet)>Poids actuel (kg/filet)
Proportion de lacs dans les relevés SGÉ où le rapport de biomasse (B/Bmax) est >0,5% actuel de lacs>% actuel de lacs
Proportion de lacs dans les relevés SGÉ où le taux de mortalité (Z/M) est <2% actuel de lacs>% actuel de lacs
Objectifs 3 :

Accroître le recrutement naturel du touladi.

Stratégies
  • Identifier les populations de touladis qui sont vulnérables aux pressions causées par le développement (modèle d’évaluation de la capacité du touladi) et communiquer cette information aux responsables de l’aménagement du territoire et autres organismes de réglementation (y compris le MRNF dans le cadre du processus de planification de la gestion de l’eau) pour permettre la protection des populations vulnérables.
  • Collaborer avec les intervenants pour identifier les aires de frai et les besoins en matière de réhabilitation, et surveiller les hauts-fonds où fraie le touladi dans les pêches qui posent des problèmes de recrutement.
  • Partager les objectifs de gestion des pêches, les aires de frai et d’autres renseignements sur l’habitat (p. ex. : Information sur les terres de l’Ontario) avec des organismes partenaires pour protéger ces sites d’importance par l’entremise de l’aménagement du territoire et de leurs mandats réglementaires (comme Pêches et Océans Canada et la Loi sur les pêches).
  • Accroître et partager les connaissances sur les exigences en matière de recrutement du touladi à l’aide de recherches scientifiques.
Évaluation des progrès

Cycle 3 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Nombre moyen de jeunes de l’année (<100 mm) dans les relevés SGÉNombre moyen actuel de jeunes de l’année (<100 mm) dans les relevés SGÉ>Nombre moyen actuel de jeunes de l’année (<100 mm) dans les relevés SGÉ
Nombre moyen de poissons juvéniles (<300 mm – petite taille et <450 mm – grande taille) dans les relevés SGÉNombre moyen actuel de poissons juvéniles (<300 mm – petite taille et <450 mm – grande taille) dans les relevés SGÉ>Nombre moyen de poissons juvéniles (<300 mm – petite taille et <450 mm – grande taille) dans les relevés SGÉ
Nombre moyen de classes d’âges dans les relevés SGÉNombre moyen actuel de classes d’âges dans les relevés SGÉ>Nombre moyen actuel de classes d’âges dans les relevés SGÉ
Objectifs 4 :

Maintenir les possibilités de pêcher le touladi à la ligne.

Stratégies
  • Maintenir les saisons actuelles.
  • Maintenir les lacs de touladis où se déroulent présentement des activités d’ensemencement-croissance-prise (ECP), lorsque ces mesures sont efficaces, pour créer d’autres possibilités de pêche à la ligne ainsi que des possibilités de pêche en hiver.
Évaluation des progrès

Cycle 4 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Nombre de jours dans les saisons de pêche au touladiN/ANombre actuel de jours dans les saisons de pêche au touladi
Nombre de lacs ECP de touladisN/ANombre actuel de lacs ECP de touladis

Surveillance et évaluation du touladi

Le programme provincial de surveillance à grande échelle (SGÉ) est la principale méthode d’évaluation utilisée pour recueillir des données sur les pêches en Ontario, y compris le touladi. Le programme de SGÉ fournit des renseignements sur l’abondance des poissons, la structure des populations, la croissance et la maturité des poissons ainsi que les efforts de pêche. Le programme de SGÉ peut signaler les tendances et l’état de la pêche à l’échelle de la ZGP. La communauté halieutique est également évaluée pour déterminer les changements dans la composition des espèces au cours du temps.

Stratégies :

  • adopter le programme de SGÉ à titre de principal mode de décompte de prises au filet (et recensement des efforts) pour évaluer l’état des populations de touladis (et sa base alimentaire pélagique) dans toute la ZGP 18
  • surveiller les populations de touladis à l’aide de protocoles standards de décompte de prises au filet (comme les relevés SGÉ et l’index des poissons des zones profondes pris au filet en été) pour traiter des problèmes de gestion particuliers qui surviennent dans des lacs non échantillonnés dans le cadre du programme de SGÉ
  • collaborer avec les partenaires et intervenants pour mettre sur pied un programme de surveillance des activités de frai du touladi et des besoins en matière de réhabilitation du frai (comme Lake Trout Watch)
  • fournir des possibilités de collaboration avec le public/des partenaires pour évaluer les pressions exercées sur les pêches et les taux de récolte en demandant au public de signaler leurs observations (comme avec des programmes bénévoles de journal du pêcheur)

Règlements actuels sur les pêches au touladi

Les règlements concernant le touladi dans la ZGP 18 se conforment aux lignes directrices de réglementation pour les pêches dans les lacs de poissons indigènes et les lacs empoissonnés dans le cadre du programme ECP, en ce qui a trait aux saisons et aux limites de prise. Une saison de pêche permise à l’année longue dans les lacs ECP, une saison de pêche allant du 4e samedi de mai au 8 septembre dans les lacs de touladis indigènes ainsi qu’une absence de restriction de taille pour les deux types de lacs sont présentement en vigueur. Une limite de prise et de possession de deux (2) touladis (qui sont compris dans la limite combinée de cinq (5) truites, y compris la truite moulac) s’applique aux détenteurs d’un permis de pêche sportive (limite de un (1) pour les détenteurs d’un permis de pêche écologique).