En plus des espèces de poissons-gibiers discutées dans les sections précédentes du présent plan de gestion des pêches de la ZGP 18, il y a un certain nombre d’autres espèces ou groupes d’espèces qui ont des fonctions récréatives, commerciales ou écologiques importantes. Ceci comprend les espèces de poissons-fourrages (qui sont une source de nourriture pour les poissons-gibiers piscivores, y compris les espèces qui sont utilisées légalement comme poissons d’appât), les poissons communs (ou poissons-gibiers non traditionnels) qui sont pêchés dans une moindre mesure par les pêcheurs sportifs, et les espèces en péril (en voie de disparition, menacées ou préoccupantes) qui sont officiellement désignées comme telles par des lois provinciales ou fédérales.

On devrait mentionner que plusieurs espèces de poissons peuvent faire parties de deux groupes d’espèces différents.

Dans la plupart des cas, sauf pour les espèces en péril, les espèces de poissons-fourrages et de poissons communs ne sont pas expressément réglementées pour la pêche récréative (pas de saison fermée ou de limites de prise et de taille).

Poissons-fourrages

Il y a environ 545 récolteurs de poissons d’appât, 640 marchands de poissons d’appât et 5 800 zones de récolte d’appâts en Ontario (141 de ces zones sont situées entièrement ou partiellement dans la ZGP 18). On estime prudemment que la valeur totale au détail des appâts dans la province est de 23 millions de dollars (MRNF, 2014).

Les programmes d’évaluation des pêches du MRNF n’étaient pas très efficaces dans le passé lorsqu’il s’agissait de prélever des échantillons d’espèces de poissons-fourrages et d’évaluer ces communautés, même si des méthodes non standards étaient utilisées. Les poissons de petite taille (moins de 10 cm ) sont une source d’alimentation essentielle pour plusieurs espèces de poissons prédateurs. Ces populations ne sont pas exposées à la plupart des techniques connues de décompte de prises au filet ou n’ont pas été une priorité des objectifs de sondage. D’autres modes d’échantillonnage sont souvent utilisés pour ce segment de la communauté halieutique.

Les espèces, la taille et l’abondance des poissons-fourrages qui ont été échantillonnés dans le passé et, plus récemment, avec des relevés de surveillance à grande échelle (SGÉ) suggèrent qu’il peut y avoir des poissons-fourrages pour alimenter les grands prédateurs dans chacun des lacs, bien que dans certains cas les espèces disponibles ne soient pas optimales. La plupart des espèces de poissons sont des prédateurs opportunistes mais les espèces gibbeuses à nageoire épineuse (comme les crapets et l’achigan) ne sont généralement pas des espèces fourrages prisées parce qu’elles sont difficiles à capturer et n’offrent pas une valeur nutritive élevée, comparativement à d’autres espèces (comme le meunier noir – Catostomus commersoni, le cisco de lac – Coregonus artedii et les gros cyprinidés – ménés) (MRN, 2009b). Les besoins en matière de poissons-fourrages doivent être identifiés avant de pouvoir déterminer si la nourriture disponible est un facteur limitatif pour les populations de poissons prédateurs.

Poissons communs

La plupart des programmes d’évaluation des pêches du MRNF n’ont pas été conçus spécifiquement pour les espèces de poissons communs et leurs communautés, bien qu’un certain nombre de spécimens aient été échantillonnés à l’aide de ces techniques dans le passé.

La carpe commune (Cyprinus carpio), bien qu’elle ne soit pas originaire de l’Ontario, se retrouve dans la ZGP 18. Elle peut toutefois être relativement rare dans les lacs de cette zone puisque peu de ces poissons ont été observés dans les décomptes plus récents de prises au filet. La carpe commune peut souvent atteindre une taille assez grosse qui dépasse 80 cm (31 po) et peser plus de 10 kg (22 lb). D’autres ZGP ont signalé une pêche émergente de ce poisson, pratiquée principalement à partir de la rive, mais il n’est pas encore clair si une pêche à la carpe commune émerge dans la ZGP 18.

La barbotte (Ameiurus nebulosus) est un membre de la famille des poissons-chats et une des espèces de poissons les plus largement réparties dans la ZGP 18. On la retrouve dans un très grand nombre de lacs et de rivières mais elle n’est pas beaucoup pêchée de façon récréative. Les résidents locaux ont remarqué un déclin important de l’abondance de barbottes dans certains plans d’eau de la zone. Les décomptes de prises au filet qui sont réalisés présentement sont soit inefficaces pour échantillonner les barbottes ou leur répartition regroupée rend une bonne interprétation des données plus difficile.

Le crapet de roche (Ambloplites rupestris) est également bien réparti et établi dans toute la ZGP 18. Il occupe un créneau similaire au crapet arlequin, au crapet-soleil et à la marigane noire, mais il n’est pas récolté aussi intensément que d’autres espèces de petits poissons-gibiers – même s’il est bien comestible et peut facilement être attrapé. Le crapet de roche peut influer sur la composition des communautés halieutiques et peut constituer un prédateur important de plusieurs espèces de poissons-gibiers à un stade précoce de leur existence.

Le lépisosté osseux (Lepisosteus osseus) se retrouve dans certaines parties de la ZGP 18, spécialement dans les affluents du lac Ontario/fleuve Saint-Laurent (ZGP 20) et de la rivière des Outaouais (ZGP 12). Il existe très peu d’information sur le statut de ces populations.

La lotte (Lota lota), également appelée lingue ou morue-lingue, est un membre de la famille des gadidés et se retrouve un peu partout dans la ZGP 18. On possède peu d’information sur l’abondance des lottes dans la zone mais on semble l’attraper souvent durant la saison de pêche sur la glace dans la zone. Bien que la lotte soit souvent perçue comme une espèce de poissons communs, elle est parfaitement comestible.

La barbue de rivière (Ictalurus punctatus) se retrouve en assez grande densité dans les affluents du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais au sein de la ZGP 18. C’est un excellent poisson de consommation (bien que certaines personnes trouvent son goût trop fort et riche). Ce poisson a une certaine importance commerciale et offre un excellent défi aux pêcheurs sportifs (Scott et Crossman, 1998).

Espèces de poissons en péril

En Ontario, les espèces en péril sont protégées par une loi fédérale et une loi provinciale. La Loi sur les espèces en péril (Canada) protège les espèces jugées en péril à l’échelle nationale. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue le statut des espèces pour voir si elles devraient être désignées dans la Loi sur les espèces en péril. Les espèces qui sont énumérées dans l’Annexe 1 de cette loi reçoivent une protection. Au palier provincial, la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition a remplacé l’ancienne loi promulguée en 1971. Dans le cadre de cette loi, les espèces jugées en péril sont évaluées par le Comité de détermination du statut des espèces en péril en Ontario (CDSEPO). Une fois que des espèces sont désignées « en péril », elles sont ajoutées à la liste des espèces en péril en Ontario dans une des quatre catégories. Les espèces en voie de disparition, menacées ou disparues sur cette liste reçoivent une protection légale automatique en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. La quatrième catégorie concerne les espèces préoccupantes et comprend des espèces qui possèdent des caractéristiques spéciales qui les rendent vulnérables aux activités humaines ou aux événements naturels. La loi dans laquelle une espèce particulière est énumérée détermine la loi chargée de sa protection. Si l’espèce est énumérée dans les deux lois, celle qui offre la plus grande protection prévaut. Dans la ZGP 18, neuf poissons qui sont officiellement énumérés dans la loi fédérale ou la loi provinciale ont été identifiés. Ces espèces et leur désignation sont indiquées dans le tableau 8.

Tableau 8 : Espèces de poissons en péril dans la ZGP 18

EspècesDésignation provincialeDésignation fédérale
Anguille d’Amérique (Anguilla rostrata)En voie de disparitionNon désignée
Fouille-roche gris (Percina copelandi)MenacéeMenacée

Esturgeon jaune (Acipenser fulvescens)
Population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent

MenacéeNon désignée
Bec-de-lièvre (Exoglossum maxillingua)MenacéePréoccupante

Lamproie argentée (Ichthyomyzon unicuspis)
Population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent

PréoccupanteNon désignée
Lamproie du nord (Ichthyomyzon fossor)PréoccupantePréoccupante
Méné d’herbe (Notropis bifrenatus)PréoccupantePréoccupante
Brochet vermiculé (Esox americanus vermiculatus)PréoccupantePréoccupante
Chevalier de rivière (Moxostoma carinatum)PréoccupantePréoccupante

Gestion des espèces de poissons-fourrages et de poissons communs dans la ZGP 18

La ZGP 18 soutient des populations abondantes de poissons-fourrages et de poissons communs, bien que le manque de données d’évaluation ait été reconnu comme un point préoccupant dans le plan de gestion des pêches. Le MRNF et le conseil consultatif ont identifié plusieurs défis concernant l’évaluation et, possiblement, la façon de déterminer les besoins de gestion additionnels de populations de certaines espèces de poissons-fourrages (y compris les poissons d’appât) et de poissons communs dans la ZGP 18.

Défis :

  • réduction du nombre de poissons-fourrages (comme les espèces fourrages pélagiques dans certains lacs d’eaux froides)
  • sous-utilisation des espèces de poissons communs pour la pêche récréative
  • sensibilisation/éducation du public (promotion des espèces) – accroître la valeur récréative de ces espèces
  • perte de l’habitat, spécialement dans les cours d’eau d’amont, en raison du développement urbain
  • destruction de l’habitat causée par l’aménagement riverain; accroissement des taux d’éléments nutritifs provenant de systèmes septiques défectueux ou de l’érosion des rives
  • absence d’un protocole efficace d’évaluation standardisé de plusieurs des populations de poissons-fourrages dans les plus petits réseaux lacustres et fluviaux
  • les fluctuations du niveau et du débit de l’eau au printemps nuisent au recrutement
  • des changements dans les dispositions visant la protection des poissons et de leur habitat de la Loi sur les pêches (Canada) récemment modifiée, particulièrement en ce qui a trait aux cours d’eau d’amont et autres qui abritent seulement des populations de poissons-fourrages (ces plans d’eau étant souvent affectés par le développement urbain)
  • quantification de la récolte des poissons d’appât dans des plans d’eau précis

Le MRNF, avec l’aide du conseil consultatif, a élaboré des objectifs et des stratégies pour traiter les défis posés et aider à atteindre le but de gestion suivant concernant les poissons-fourrages et les poissons communs.

But :

Maintenir les populations de poissons-fourrages et de poissons communs, notamment par la reproduction naturelle, afin d’assurer la présence d’une base adéquate de poissons-fourrages et la viabilité de la récolte sportive et commerciale.

Objectif 1 :

Maintenir l’abondance des poissons-fourrages et des poissons communs.

Bien qu’il n’y ait pas de données disponibles sur les tendances des populations au cours des années, le MRNF et le conseil consultatif ont identifié le besoin de surveiller les populations de poissons-fourrages dans la ZGP 18, compte tenu du lien direct qui existe entre ce segment de la communauté halieutique et le segment des poissons-gibiers plus prisés ainsi que l’influence que ce premier segment peut avoir sur le deuxième. Le principal défi de gestion de cet objectif est l’absence d’un protocole standardisé qui permettrait d’évaluer les populations de poissons-fourrages dans les lacs plus petits et les petits cours d’eau et ruisseaux étroits et non franchissables à gué.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • surveiller les populations à l’aide du programme de SGÉ et de données de partenaires (comme les offices de protection de la nature)
  • lorsque cela est possible, inclure la surveillance et l’évaluation de ces espèces dans les études en cours
  • examiner les possibilités de déterminer l’abondance et la répartition des espèces avec les récolteurs de poissons d’appât dans la ZGP 18
  • étudier ou appuyer l’élaboration de nouvelles méthodes de décompte de prises au filet dans les ruisseaux et petites rivières non franchissables à gué

Objectif 2 :

Maintenir ou augmenter le recrutement des poissons-fourrages et des poissons communs.

Les poissons-fourrages et les poissons communs se réunissent dans des aires spécifiques chaque printemps et chaque automne pour frayer dans des baies peu profondes, des zones littorales, des terres humides ou des sections de lacs, rivières ou ruisseaux avec beaucoup de courant (comme des rapides). Il faut bien identifier, améliorer, protéger et fournir un accès à ces aires pour assurer la durabilité des populations de poissons-fourrages et poissons communs. Les aires de frai des poissons-fourrages peuvent être affectées par des niveaux et des débits d’eau qui fluctuent. Il est important de maintenir des niveaux et débits d’eau constants pendant la période de frai/d’incubation/d’éclosion des poissons-fourrages et poissons communs. Si les niveaux d’eau baissent pendant cette période, les œufs peuvent mourir en étant exposés à l’air. Il y a de nombreux barrages et installations hydroélectriques dans la ZGP 18 qui contrôlent le débit et le niveau de l’eau et qui pourraient influer sur le succès du frai des poissons-fourrages et des poissons communs.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • protéger les plans d’eau qui abritent seulement des populations de poissons-fourrages, spécialement dans les cours d’eau d’amont, les terres humides et les étangs
  • réduire les répercussions de la gestion du niveau de l’eau en examinant et en fournissant des commentaires sur les plans de gestion de l’eau

Objectif 3 :

Maintenir et promouvoir les possibilités de pêche à la ligne des espèces de poissons communs.

La stratégie provinciale relative aux pêches du MRNF et le conseil consultatif de la ZGP 18 mettent la priorité sur les populations autonomes qui se reproduisent naturellement. Un certain nombre de stratégies décrites dans ce document continueront de maintenir ou d’accroître indirectement l’abondance des espèces de poissons communs et à offrir des possibilités de pêche à la ligne de qualité.

Dans d’autres territoires de compétence légale, certaines de ces espèces de poissons communs sont plus prisées par les pêcheurs sportifs pour l’excellente expérience de pêche et les possibilités de récolte offertes. Un bon nombre de pêcheurs résidents de l’Ontario méprisent les bonnes possibilités de récolte de ces espèces.

Un des éléments du mandat du MRNF est de fournir des possibilités de pêche en tenant compte de l’utilisation durable des ressources de pêche. L’abondance relative de la plupart des espèces de poissons communs peut soutenir un niveau de récolte important. Les possibilités libérales actuelles de pêche sportive aux espèces de poissons communs sont très sous-utilisées dans tous les plans d’eau de la ZGP 18.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • maintenir des règlements de pêche libéraux associés à ces espèces pour encourager la pêche et la récolte lorsque cela est approprié
  • formuler une stratégie de commercialisation pour promouvoir les possibilités de pêche offertes aux marchés non traditionnels (comme les pêcheurs européens et les pêcheurs de carpe commune)

Ce but, ces objectifs et ces stratégies ont été résumés dans le tableau 9.

Tableau 9 : Résumé de la gestion des espèces de poissons-fourrages et de poissons communs

Adapté du format tabulaire.

But de la gestion des espèces de poissons-fourrages et de poissons communs

Maintenir les populations de poissons-fourrages et de poissons communs, notamment par la reproduction naturelle, afin d’assurer la présence d’une base adéquate de poissons-fourrages et la viabilité de la récolte sportive et commerciale

Objectifs 1 :

Maintenir l’abondance des poissons-fourrages et des poissons communs.

Stratégies
  • Surveiller les populations à l’aide du programme de SGÉ et de données de partenaires (comme les offices de protection de la nature).
  • Lorsque cela est possible, inclure la surveillance et l’évaluation de ces espèces dans les études en cours.
  • Examiner les possibilités de déterminer l’abondance et la répartition des espèces avec les récolteurs de poissons d’appât dans la ZGP 18.
  • Étudier ou appuyer l’élaboration de nouvelles méthodes de décompte de prises au filet dans les ruisseaux et petites rivières non franchissables à gué.
Évaluation des progrès

Cycle 3 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Capture médiane (en poids) de poissons-fourrages/poissons communs par unité d’effort, (échantillonné) par zone pondérée (tous les lacs combinés des relevés SGÉ)Poids actuel (kg/filet)Poids actuel (kg/filet)
Objectifs 2 :

Maintenir ou augmenter le recrutement des poissons-fourrages et des poissons communs.

Stratégies
  • Protéger les plans d’eau qui abritent seulement des populations de poissons-fourrages, spécialement dans les cours d’eau d’amont, les terres humides et les étangs.
  • Réduire les répercussions de la gestion du niveau de l’eau en examinant et en fournissant des commentaires sur les plans de gestion de l’eau.
Évaluation des progrès

Cycle 3 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Nombre moyen actuel de jeunes de l’année dans les relevés SGÉNombre moyen actuel de jeunes de l’année dans les relevés SGÉ= ou >Nombre moyen actuel de jeunes de l’année dans les relevés SGÉ
Nombre moyen actuel de poissons juvéniles dans les relevés SGÉNombre moyen actuel de poissons juvéniles dans les relevés SGÉ>Nombre moyen actuel de poissons juvéniles dans les relevés SGÉ
Objectifs 3 :

Maintenir et promouvoir les possibilités de pêche à la ligne des espèces de poissons communs.

Stratégies
  • Maintenir des règlements de pêche libéraux associés à ces espèces pour encourager la pêche et la récolte lorsque cela est approprié.
  • Formuler une stratégie de commercialisation pour promouvoir les possibilités de pêche offertes aux marchés non traditionnels (comme les pêcheurs européens et les pêcheurs de carpe commune).
Évaluation des progrès

Cycle 4 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Maintenir la durée actuelle de la saison de pêche aux poissons communs (ouverte toute l’année)N/AN/A

Gestion des espèces de poissons en péril dans la ZGP 18

La ZGP 18 soutient des populations relativement peu élevées d’espèces de poissons en péril, bien que le manque de données d’évaluation rende la détermination du statut de diverses espèces plus difficile. Ceci a été reconnu comme un point préoccupant possible dans le plan de gestion des pêches. Le MRNF et le conseil consultatif ont identifié plusieurs défis concernant l’évaluation et, possiblement, la façon de déterminer les besoins de gestion additionnels de populations de certaines espèces de poissons en péril dans la ZGP 18.

Défis :

  • réduction de l’abondance des populations d’espèces de poissons en péril
  • perte d’habitat; micro-habitat limité dans certains cas
  • surveillance difficile de ces populations à densité relativement peu élevée et absence d’un protocole efficace standardisé pour évaluer plusieurs des populations d’espèces de poissons en péril
  • les fluctuations du niveau et du débit de l’eau au printemps nuisent au recrutement
  • il existe un besoin de mieux éduquer le public sur l’identification des espèces de poissons en péril

Le MRNF, avec l’aide du conseil consultatif, a élaboré des objectifs et des stratégies pour traiter les défis posés et aider à atteindre le but de gestion suivant concernant les espèces en péril.

But :

Favoriser le rétablissement et la viabilité future des populations d’espèces de poissons en péril.

Objectif 1 :

Maintenir ou, si possible, accroître l’abondance des espèces de poissons en péril.

Le MRNF et le conseil consultatif ont identifié le besoin de surveiller les populations d’espèces de poissons en péril dans la ZGP 18, compte tenu de leur état critique. Le principal défi de gestion de cet objectif est que les processus vitaux de ces espèces et leur habitat ne sont pas bien compris, et que nous ne possédons pas présentement un protocole standardisé pour évaluer efficacement ces diverses populations.

Les stratégies pour atteindre l’objectif visé comprennent :

  • surveiller les populations à l’aide du programme de SGÉ ou de l’index des communautés de poissons riverains pris au filet (ICPRF) et de données de partenaires ou de titulaires d’un permis pour faire la collecte de poissons à des fins scientifiques
  • lorsque cela est possible, inclure la surveillance et l’évaluation de ces espèces dans les études en cours
  • étudier ou appuyer l’élaboration de méthodes d’évaluation pour des espèces précises
  • participer au travail d’équipes de planification du rétablissement d’espèces et mettre en œuvre les recommandations fournies dans les plans
  • protéger tous les plans d’eau qui abritent seulement des populations de poissons-fourrages (en incluant possiblement des espèces de poissons en péril), spécialement dans les cours d’eau d’amont, les terres humides et les étangs
  • réduire les répercussions de la gestion du niveau de l’eau en examinant et en fournissant des commentaires sur les plans de gestion de l’eau
  • collaborer avec les intervenants pour mieux les sensibiliser; promouvoir et réaliser des travaux de réhabilitation produisant des rivages naturels

Ce but, ces objectifs et ces stratégies ont été résumés dans le tableau 10.

Tableau 10 : Résumé de la gestion des espèces de poissons en péril

Adapté du format tabulaire.

But de la gestion des espèces de poissons en péril

Favoriser le rétablissement et la viabilité future des populations d’espèces de poissons en péril

Objectifs 1 :

Maintenir ou, si possible, accroître l’abondance des espèces de poissons en péril.

Stratégies
  • Surveiller les populations à l’aide du programme de SGÉ ou de l’index des communautés de poissons riverains pris au filet (ICPRF) et de données de partenaires ou de titulaires d’un permis pour faire la collecte de poissons à des fins scientifiques.
  • Lorsque cela est possible, inclure la surveillance et l’évaluation de ces espèces dans les études en cours.
  • Étudier ou appuyer l’élaboration de méthodes d’évaluation pour des espèces précises.
  • Participer au travail d’équipes de planification du rétablissement d’espèces et mettre en œuvre les recommandations fournies dans les plans.
  • Protéger tous les plans d’eau qui abritent seulement des populations de poissons-fourrages (en incluant possiblement des espèces de poissons en péril), spécialement dans les cours d’eau d’amont, les terres humides et les étangs.
  • Réduire les répercussions de la gestion du niveau de l’eau en examinant et en fournissant des commentaires sur les plans de gestion de l’eau.
  • Collaborer avec les intervenants pour mieux les sensibiliser; promouvoir et réaliser des travaux de réhabilitation produisant des rivages naturels.
Évaluation des progrès

Cycle 3 du programme de SGÉ

IndicateursPoints de référenceCibles
Nombre de poissons en péril/filet dont l’habitat est cibléNombre actuel de poissons en péril/filet dont l’habitat est ciblé>Nombre actuel de poissons en péril/filet dont l’habitat est ciblé