Photo par : Holly Bickerton

Situation

Menacée

Le terme « menacée » signifie que l’espèce vit à l’état sauvage en Ontario, qu’elle n’est pas en voie de disparition, mais qu’elle pourrait finir par l’être si rien n’est fait à l’égard des facteurs qui la menacent.

Date de son ajout à la liste des espèces en péril en Ontario

L’airelle à longues étamines avait déjà été classée espèce en péril lors de l’entrée en vigueur de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition en 2008.

Lire le rapport d’évaluation le plus récent (PDF en anglais en seulement)

Apparence

L’airelle à longues étamines est un arbuste dressé, décidu et étalé appartenant à la famille des plantes éricacées et qui s’apparente également étroitement aux bleuets et aux canneberges. Il dépasse rarement plus d’un mètre de hauteur. Les feuilles de l’airelle à longues étamines sont alternes, ovales, vert foncé sur le dessus et blanchâtres en dessous, sans dents. Les jeunes brindilles sont plutôt velues, mais elles deviennent plus lisses et tendent à développer une texture pelée avec l’âge.

Au début de l’été, l’airelle à longues étamines produit des grappes de fleurs blanches pendantes. Le fruit, une baie d’un bleu verdâtre, renferme quelques graines molles et mûrit en août.

Habitat

L’aire de répartition de l’airelle à longues étamines s’étend a sud des États de New York, de l’Ohio et du Missouri jusqu’à la Floride et à l’est du Texas. Au Canada, on ne trouve cette espèce que dans deux régions de l’Ontario, dans des habitats dont le climat est tempéré par leur proximité avec de grandes étendues d’eau :

  • la région du Niagara, le long des gorges du Niagara
  • les Mille-Îles à l’est de Kingston

Présence

En Ontario, l’airelle à longues étamines pousse principalement dans des zones boisées dégagées et sèches, sur des sols sableux et bien drainés, au pied de chênes, de faux sapins ou de pins blancs.

Il existe cinq populations d’airelle à longues étamines, dont la plupart se trouvent dans la région des Mille-Îles.

Menaces

Les deux menaces les plus graves pesant sur l’airelle à longues étamines au Canada sont :

  • l’extinction d’incendies, ce qui cause la fermeture du couvert forestier et fait de l’ombrage
  • le broutage des chevreuils

Les activités récréatives peuvent représenter une menace du fait que les populations d’airelles à longues étamines sont situées à proximité des sentiers et sont donc susceptibles d’être détruites par le piétinement.

Mesures que nous prenons

Les espèces menacées et leur habitat sont protégés aux termes de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Cette même loi nous oblige en outre à préparer un guide de rétablissement pour les espèces menacées. Toutes les espèces inscrites sur la Liste des espèces en péril en Ontario peuvent donner droit à un financement du gouvernement au titre du Programme d’intendance des espèces en péril.

Programme de rétablissement

Un programme de rétablissement propose au ministère des moyens pour qu’un nombre suffisant de spécimens de l’espèce se répandent en Ontario.

Lire le résumé et le plan complet (le 18 février, 2010)

Réponse du gouvernement

Une réponse du gouvernement décrit les mesures que le gouvernement songe à prendre ou à soutenir afin d’aider à rétablir l’espèce.

Lire la réponse du gouvernement (le 18 novembre 2010)

Examen quinquennal des progrès accomplis

Un examen quinquennal des progrès accomplis fait rapport sur les progrès accomplis à l’égard de la protection et le rétablissement d’une espèce, dans les cinq ans suivant la publication de la déclaration du gouvernement pour l’espèce.

Lisez le rapport sur les progrès accomplis dans la protection et le rétablissement de 13 espèces en péril, dont l’airelle à longues étamines (2015).

Protection de l’habitat

Protection générale de l’habitat - le 30 juin 2013

Ce que vous pouvez faire

Signalez sa présence

Signalez vos observations d’espèces en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN), qui est le Centre des données sur la conservation de l’Ontario. Joignez-vous au projet Rare Species of Ontario (espèces rares de l’Ontario) du Centre grâce à iNaturalist, une application en ligne permettant d’identifier les espèces végétales et animales, afin de communiquer rapidement et facilement vos observations.

Devenez bénévole

Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

  • Les propriétaires fonciers privés ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces. Si vous trouvez des espèces en péril sur vos terres, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement d’espèces en péril et de leur habitat.
  • Les espèces envahissantes constituent une menace grave pour de nombreuses espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir comment contribuer à lutter contre cette menace, consultez les pages suivantes :

Signalez les activités illicites

Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 866 MOE-TIPS (663-8477).

Faits en bref

  • La pollinisation de l’airelle à longues étamines est assurée par les insectes et la dispersion de ses graines par les oiseaux et d’autres animaux, ou au moyen de rhizomes souterrains qui forment des colonies couvrant plusieurs mètres carrés.
  • Aux États-Unis, l’airelle à longues étamines occupe des habitats dont la persistance dépend des incendies. On pense que les incendies peuvent jouer un rôle dans la germination des graines. Au Canada, l’airelle à longues étamines produit des graines, mais il n’existe aucune preuve d’établissement de plants naturels.
  • Le nom scientifique de l’airelle à longues étamines, stamineum, vient du mot latin qui signifie « étamine qui ressort ». Les fleurs de cette espèce ont des étamines (partie de la fleur qui produit du pollen) dont la longueur dépasse de beaucoup celle des pétales.