Photos par : Johanna James-Heinz

Situation

En voie de disparition

Espèce indigène qui risque, de façon iminente, de disparaître de l’Ontario ou de la planète (par ex. magnolia acuminé)

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

28 septembre 2010

Lire le rapport d’évaluation

Apparence

Le bourdon à tache rousse est une abeille de taille moyenne à grande, mesurant d’un à deux centimètres de longueur, les reines étant à l’extrémité la plus grande de cet écart. Comme la plupart des abeilles, le bourdon à tache rousse est jaune et noir, mais les mâles et les ouvrières se distinguent par une tache brun rougeâtre sur le deuxième segment de l’abdomen. Le bourdon à tache rousse se nourrit de pollen et de nectar d’une grande variété de plantes à fleurs.

Habitat

Le bourdon à tache rousse, comme les autres espèces de bourdons vivent dans les habitats ouverts comme les terres agricoles mixtes, les milieux urbains, les savanes, les forêts ouvertes et les dunes. Les plus récents signalements proviennent de savanes de chênes, qui contiennent à la fois une faune et une flore de terres boisées et de prairies.

Présence

Le bourdon à tache rousse était autrefois présent et commun dans tout l’est de l’Amérique du Nord, du sud de l’Ontario vers le sud jusqu’en Géorgie et vers l’ouest jusqu’aux Dakotas.

L’espèce a subi un déclin rapide et prononcé dans toute son aire de répartition depuis les années 1970; seuls quelques spécimens ont été recueillis en Ontario au cours des récentes années. Le seul endroit où cette abeille a été aperçue au Canada depuis 2002 est dans le parc provincial The Pinery sur le lac Huron.

présence du bourdon à tache rousse

Pour voir une version agrandie de cette carte (PDF)

Menaces

On ne connaît pas la raison du déclin du bourdon à tache rousse. Parmi les causes soupçonnées, il y a l’utilisation de pesticides et la propagation de la maladie à partir d’abeilles servant à polliniser les récoltes de légumes en serre.

Les menaces qui pèsent sur les populations restantes comprennent la perte d’habitat et le changement climatique potentiel.

Mesures que nous prenons

Les espèces en voie de disparition et leur habitat général sont automatiquement protégés.

Programme de rétablissement

Un programme de rétablissement propose au ministère des moyens pour faire en sorte que des quantités suffisantes de l’espèce reviennent en Ontario.

Lire le résumé (7 décembre 2011).

Lire le plan complet (7 décembre 2011).

Réponse du gouvernement

Un réponse du gouvernement décrit les mesures que le gouvernement songe à prendre ou à soutenir afin d’aider à rétablir l’espèce.

Lire le réponse du gouvernement (7 septembre 2012).

Protection de l’habitat

Un règlement sur l’habitat définit l’habitat d’une espèce et peut en décrire les caractéristiques (par exemple une crique, une falaise ou une plage), les limites géographiques ou d’autres particularités uniques.

Lire le résumé des règlements sur l’habitat (1 janvier 2014)

Ce que vous pouvez faire

Signalez son présence

Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

Devenez bénévole

Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

  • les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril; si vous trouvez le bourdon à tache rousse sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats; pour obtenir de plus amples informations, visitez :
    www.ontario.ca/especesenperil
  • les pollinisateurs, dont les abeilles, jouent un rôle clé dans la survie de nombreuses espèces de plantes rares de l’Ontario, mais ils connaissent un dépérissement marqué à l’échelle mondiale; pour plus de renseignements sur ce que vous pouvez faire pour aider les chercheurs à surveiller les populations de pollinisateurs en Ontario, visitez le site Web :
    www.pollinisationcanada.ca
  • pour fournir du nectar et du pollen pour les bourdons à tache rousse, plantez une variété de plantes indigènes à fleurs dans votre jardin; les abeilles ont tendance à préférer les fleurs roses, mauves ou jaunes et ont besoin de nourriture du début du printemps à la fin de l’automne
  • les forêts caroliniennes du sud de l’Ontario abritent une diversité étonnante de plantes et d’animaux sauvages, y compris de nombreuses espèces en péril; l’organisme Carolinian Canada œuvre au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats - pour en savoir plus, visitez :
    www.carolinian.org/SpeciesHabitats.htm

Signalez les activités illicites

Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 -TIPSMNR (8477667).

Faits en bref

  • le bourdon à tache rousse prélève le nectar des fleurs en perçant un trou avec sa bouche sur leur surface extérieure puis en suçant le nectar avec sa langue; ce comportement se nomme le « vol de nectar « ; il laisse une trace sur la fleur qui peut aider les chercheurs à déceler la présence d’abeilles dans un endroit en particulier
  • les abeilles font ce qu’on nomme la pollinisation vibratile; elles attrapent la structure productrice de pollen de la fleur entre leurs mâchoires en faisant vibrer les muscles de ses ailes, ce qui provoque des vibrations qui font tomber le pollen qui serait autrement resté emprisonné dans la fleur; certaines plantes, dont les tomates, les poivrons et les canneberges, dépendent de la pollinisation vibratile
  • les bourdons sont différents des autres abeilles en se sens qu’ils sont de grande taille, qu’ils sont pelucheux et qu’ils transportent le pollen dans des « paniers à pollen « situés sur leurs pattes arrière
  • bien que les bourdons femelles puissent piquer, elles sont assez dociles et ne piqueront que si leur colonie est perturbée ou si elles se sentent acculées