Photos par : © Charlotte Bill CC BY-NC (gauche) et © Jaliya CC BY-NC (droit)

Situation

Menacée

Une « espèce menacée » s'entend d’une espèce qui vit à l’état sauvage en Ontario et qui n’est pas en voie de disparition, mais qui le deviendra vraisemblablement si des mesures ne sont pas prises en vue de s'attaquer à des facteurs menaçant de la faire disparaître.

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

27 juin 2014

Lire le rapport d’évaluation (PDF en anglais seulement)

Apparence

L’hirondelle de rivage est un petit oiseau chanteur dont la partie supérieure est brune et la partie inférieure est blanche, et qui arbore une bande pectorale foncée distinctive. Elle mesure en moyenne 12 cm de long et pèse entre 10 et 18 grammes. La taille et la couleur des mâles et des femelles sont semblables.

En vol, on peut distinguer cette hirondelle des autres par ses battements d’ailes rapides et erratiques, ainsi que par son chant sonnant presque constant ressemblant à du papotage.

Les hirondelles de rivage se nourrissent d’insectes seules, en groupes de deux ou en volées. Elles attrapent des insectes aériens dans les airs, bien qu'elles se nourrissent également d’insectes ou d’araignées terrestres et aquatiques lorsqu'elles en ont un bon nombre à leur disposition.

Habitat

Les hirondelles de rivage nichent dans des terriers situés dans des milieux naturels et d’origine humaine où se trouvent des dépôts de silt et de sable offrant des parois verticales . De nombreux nids sont construits sur les berges des rivières et des lacs, mais on en trouve également dans des sablières et des gravières actives ou anciennes où les rives demeurent convenables. Les oiseaux se reproduisent en colonies de quelques membres à quelques milliers de paires.

L’hirondelle de rivage migre vers le sud pendant l’hiver, principalement en Amérique du Sud.

Présence

On trouve l’hirondelle de rivage partout dans le Sud de l’Ontario ainsi que des populations peu denses réparties dans le Nord de l’Ontario. Les populations les plus importantes vivent le long des rivages des lacs Érié et Ontario, ainsi que le long de la rivière Saugeen (qui se déverse dans le lac Huron).

Bien que l’hirondelle de rivage soit encore répandue en Ontario, on a constaté une diminution du nombre de membres de l’espèce et d’endroits où on la trouve dans la province.

presence de l’hirondelle de rivage

Pour voir une version agrandie de cette carte (PDF, 781KB)

Menaces

On croit qu'un certain nombre de facteurs regroupés menacent l’hirondelle de rivage. Ces facteurs comprennent la perte de l’habitat pour la reproduction et l’alimentation, la destruction de l’habitat de nidification, l’utilisation répandue de pesticides (qui a réduit les populations d’insectes que l’oiseau mange), les répercussions du changement climatique et la collision avec des véhicules.

Bien que les activités des sablières et des gravières puissent contribuer à la perte de certains nids, le fait qu'un grand nombre de colonies d’hirondelles de rivage soit situé dans des sablières et des gravières en Ontario laisse entendre que ces dernières offrent également un important habitat de nidification.

Mesures que nous prenons

Les espèces menacées et leur habitat général sont automatiquement protégés.

Programme de rétablissement

Un programme de rétablissement propose au ministère des moyens pour faire en sorte que des quantités suffisantes de l’espèce reviennent en Ontario.

Lire le résumé (le plan complet est disponible en anglais seulement) (2 juin, 2016)

Réponse du gouvernement

Un réponse du gouvernement décrit les mesures que le gouvernement songe à prendre ou à soutenir afin d’aider à rétablir l’espèce.

Lire réponse du gouvernement (2 mars, 2017)

Ce que vous pouvez faire

Signalez sa présence

Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

En savoir plus sur le signalement d’espèces sauvages.

Devenez bénévole

  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Assurer une intendance adéquate

  • Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance visant la protection et le rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
  • Études d’Oiseaux Canada s'efforce de favoriser une meilleure compréhension, la connaissance et la conservation des oiseaux sauvages et de leur habitat en Ontario et ailleurs. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon dont vous pouvez aider, consultez le site www.bsc-eoc.org/index.jsp?lang=FR&targetpg=index.
  • Le Programme de gérance agroenvironnementale Canada-Ontario est offert aux agriculteurs inscrits au Programme Canada-Ontario des plans agroenvironnementaux dans le but de favoriser une protection et une conservation accrues de l’habitat des espèces en péril. Vous trouverez de plus amples renseignements à l’adresse http://www.omafra.gov.on.ca/french/environment/efp/efp.htm.
  • Comme c'est le cas pour l’ensemble de la faune, ne dérangez pas et ne harcelez pas les oiseaux ou les sites de nidification. Soyez respectueux et observez les oiseaux à distance.

Signalez les activités illicites

  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).

En savoir plus la façon d’aider : Études d’Oiseaux Canada.

Faits en bref

  • À Long Point, en Ontario, des marais de quenouilles dans la baie intérieure sont utilisés comme sites de repos la nuit par de nombreuses hirondelles de rivage lorsqu'elles s'envolent vers le sud pour l’hiver.
  • On retrouve l’hirondelle de rivage sur chaque continent, à l’exception de l’Antarctique et de l’Australie.
  • Elle est la plus petite hirondelle des Amériques.
  • L’hirondelle de rivage mâle peut creuser un terrier d’une longueur de 60 à 90 cm en quatre ou cinq jours. Les mâles et les femelles construisent ensuite un nid composé d’herbes, de plumes, de radicelles et de feuilles dans lequel les femelles pondent habituellement quatre ou cinq œufs.