Mai 2011
© Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 2011
Le présent document peut être reproduit à des fins non commerciales à la condition d’en indiquer la source.
PIBS 6192f

1.0 Introduction

Nous décrivons dans le présent document la marche à suivre pour obtenir un permis (voir l’annexe 1) autorisant l’achat et l’utilisation d’un produit antiparasitaire (soit un larvicide de démoustication) pour prévenir ou combattre le virus du Nil occidental (VNO) sur les terrains privés lorsqu’une telle utilisation est approuvée par le médecin-hygiéniste local. Les terrains privés comprennent entre autres :

  • les centres commerciaux ;
  • les écoles et les conseils scolaires ;
  • les immeubles d’habitation, les condominiums, les groupes d’habitations en rangée ;
  • les propriétés résidentielles, agricoles, commerciales et industrielles ;
  • les terres de nature récréative (terres relevant d’un office de protection de la nature, zoos, parcs d’attractions, etc.) ;
  • les terres de la Couronne et les propriétés associées;
  • les emprises à l’usage des services publics, les emprises de chemin de fer et les chaussées ;
  • tout autre terrain privé qui n’est pas visé par un programme municipal de lutte contre le VNO ou par un programme entrepris par la circonscription sanitaire.

On trouvera dans le présent document (voir l’annexe 2) les obligations à respecter en ce qui concerne la notification du public lorsqu’un programme de lutte contre le VNO est entrepris.

nota : Le présent document ne porte pas sur les traitements larvicides destinés à enrayer la nuisance associée aux moustiques ni sur les procédures visant les personnes qui sont exemptées de l’obligation d’avoir un permis de lutte antiparasitaire ou une licence d’utilisation pour l’achat d’un pesticide destiné à l’utilisation d’un pesticide dans un plan d’eau.

Voici ce que prescrit le Règlement de l’Ontario 63/09, pris en application de la Loi sur les pesticides :

  • Quiconque veut utiliser un produit pesticide dans un plan d’eau pour y détruire un insecte nuisible (aussi appelé traitement antiparasitaire dans un plan d’eau)doit obtenir un permis approuvé par le directeur nommé en vertu de la Loi.
  • Une personne titulaire d’un permis de lutte contre les mouches piqueuses ou d’un permis de lutte antiparasitaire au moyen d’un aéronef qui désire utiliser un produit pesticide, dans un plan d’eau, doit obtenir un permis approuvé par le directeur nommé en vertu de la Loi.

Toute personne qui possède un terrain, en est l’occupant ou est l’employé à temps plein du propriétaire ou de l’occupant ne doit pas obtenir de permis pour utiliser un larvicide sur un plan d’eau situé sur le terrain si ce plan d’eau se trouve entièrement à l’intérieur des limites du terrain du propriétaire et si aucune eau ne s’en écoule directement ou indirectement, sauf par percolation, hors des limites du terrain. Cette exemption ne porte pas sur les bouches d’égout (puisqu’elles s’écoulent à l’extérieur de la propriété jusqu’aux collecteurs d’eau pluviale municipaux) ou les fossés le long des routes (à moins que le propriétaire ne soit responsable du fossé et qu’aucune eau ne s’écoule dans celui-ci). Nota : Si le larvicide est un produit de la catégorie 3 (voir l’annexe 3) la personne, ou le titulaire d’un permis de lutte contre les mouches piqueuses ne pourra pas acheter le larvicide à moins d’obtenir une lettre approuvé par le directeur nommé en vertu de la Loi (para 98(2)5 prescrit le Règlement de l’Ontario 63/09).

Les formulaires dûment remplis et documents à l’appui doivent être remis au spécialiste des pesticides du bureau régional (voir les adresses au tableau 1) qui est affecté au comté où doit être effectué le traitement antiparasitaire.

2.0 Les moustiques en tant que vecteurs du virus du Nil occidental (VNO)

Une évaluation des risques visant à déterminer si le VNO touchera ou non une population est fondée sur plusieurs facteurs. L’identification des espèces de moustiques présentes et leur dénombrement font partie de cette évaluation et permettent de cerner l’endroit et le moment où le traitement larvicide doit être effectué afin de ainsi perturber le cycle de transmission du VNO.

Les espèces Culex pipiens et Culex restuans sont deux espèces qui se nourrissent principalement du sang d’oiseaux, mais occasionnellement du sang d’humains et d’autres mammifères. Les femelles de l’espèce Culex hivernent à l’état adulte et parfois alors qu’elles ont été infectées par le VNO. Il arrive parfois que les oiseaux migrateurs reviennent en Ontario déjà infectés par le virus. Au début du printemps, les femelles Culex qui ont été fécondées et qui ont survécu à l’hiver (le taux de mortalité est élevée) quittent leur lieu d’hivernage (égouts, bâtiments extérieurs, cavités souterraines, sous-sols, etc.), se dispersent et se nourrissent du sang d’oiseaux (particulièrement le sang d’oisillons). Elles se nourrissent surtout après le coucher du soleil et avant l’aube.

Dans le Sud de l’Ontario, on sait que les espèces Culex pipiens et le Culex restuans sont les principales espèces responsables du maintien et de la propagation du VNO au sein de la populations d’oiseaux. Après s’être nourrie du sang d’oiseaux, les femelles Culex pondent des œufs dans des récipients, des bouches d’égout, des fossés herbeux aménagés au bord des routes, des pneus, des barils collecteurs d’eau de pluie, des toiles de recouvrement de piscines, des embarcations entreposées hors de l’eau et tout ce qui peut contenir des eaux stagnantes. L’intérieur de tasses, de cannettes de boisson gazeuse, de bouteilles en plastique, de sacs en plastique, de pneus abandonnés et d’autres déchets constituent des lieux de reproduction favorables, au début du printemps, pour les moustiques de l’espèce Culex. Les femelles de l’espèce C. restuans émergent un peu plus tôt que celles de l’espèce C. pipiens. Les récipients jetés au rebut qui peuvent contenir des eaux de fonte des neiges et des pluies printanières leur fournissent donc un gîte larvaire couvert attrayant. Il est donc préférable de ramasser les déchets au début du printemps et de les éliminer de façon adéquate pour diminuer ainsi les gîtes potentiels.

Selon la température et l’abondance des gîtes larvaires, plusieurs générations de C. pipiens ou de C. restuans peuvent être présentes d’avril au début d’août. La majorité des femelles adultes qui se développent vers le milieu ou la fin d’août ne sucent pas de sang avant de s’accoupler et de chercher un endroit où passer l’hiver (la diapause hiémale). Les femelles Culex qui sont issues de couvains du milieu de l’été peuvent prendre plusieurs repas de sang sur des oiseaux infectés par le VNO et transmettre le virus à des mammifères par leurs piqûres.

Le VNO semble être mortel pour de nombreuses espèces d’oiseaux de la famille des Corvidés (entre autres les corneilles d’Amérique, les corbeaux et les geais). La présence d’oiseaux morts qui ont le VNO est le premier signe que le VNO se répand au sein d’une population locale d’oiseaux (c'est ce qu'on appelle une amplification épizootique). Le Culex restuans est vraisemblablement la principale espèce impliquée dans l’épizootie de VNO au début de saison dans les populations d’oiseaux. Il est possible que les populations de moineaux, de rougegorges et d’étourneaux des villes soient des réservoirs du VNO. Plus tard au cours de la saison, le Culex pipiens est l’espèce prédominante et se reproduit dans les eaux stagnantes des bouches d’égout, des eaux de surface et des contenants. Le VNO pourrait être transmis des oiseaux aux humains si le Culex pipiens se nourrit du sang d’un oiseau infecté et pique ensuite des personnes.

Dans le cadre d’un programme intégré de gestion des moustiques, il faudrait envisager l’élimination des moustiques Culex au début du printemps dans les eaux de surface afin de réduire la propagation du VNO dans le cycle oiseau/moustique et, pendant tout l’été, dans les bouches d’égout pour empêcher que le VNO ne se répande dans les populations humaines.

L’utilisation de produits larvicides devrait faire partie de tout programme intégré de démoustication. Un tel programme comprend les éléments suivants :

  • des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public qui mettent l’accent sur la protection personnelle ;
  • la réduction des gîtes larvaires sur les terrains privés et publiques ;
  • l’enlèvement et l’élimination correcte des vieux pneus et autres récipients qui peuvent contenir de l’eau stagnante ;
  • des programmes de contrôle et de surveillance.

Des traitements larvicides ciblant le Culex spp. et fondés sur une évaluation locale des risques, devraient être envisagés du début du printemps jusqu’au milieu de l’été dans les plans d’eau de surface tels que les fossés, et du début du printemps jusqu’à la fin de l’été, dans les bouches d’égout pour réduire considérablement le développement des larves de moustiques.

Les opérations larvicides devraient être ciblées sur les bouches d’égout dont le contenu est hautement organique, soit celles où l’on retrouve des feuilles ou du gazon provenant d’arbres ou de pelouses situés à proximité. Les bouches d’égout situées le long des routes principales et dans les stationnements n’ont généralement pas un contenu organique élevé et par conséquent, on n’y retrouve des larves de moustiques qu’en petit nombre.

D’autres espèces de moustiques prédominantes pendant les mois d’été, telles que les Aedes vexans, Coquillettidia pertubans et d’autres espèces moins communes comme les Culex salinarius, Ochlerotatus trivittatus, Ochlerotatus triseriatus, Ochlerotatus stimulans, Anopholes punctipennis et Anopholes walkeri peuvent jouer un rôle dans la transmission du VNO des oiseaux infectés aux humains. L’Aedes vexans se reproduit principalement dans des nappes d’eau temporaires créées après une pluie (fossés en bordure d’une route, pâturages inondés). Les moustiques adultes sont présents du mois de mai jusqu'au premier gel. Le Culex pertubans n’a qu’une génération par année et se reproduit dans les marais à quenouilles. Le Culex tarsalis, la principale espèce associée à l’enzootie dans l’Ouest du Canada, a été trouvé dans le Nord de l’Ontario et dans certaines parties du Sud de l’Ontario. Les Ochlerotatus japonicus, des espèces de moustiques qui peuvent être des vecteurs de transmission du virus, ont également testé positifs au VNO dans le Sud-Ouest de l’Ontario.

Si le dénombrement des moustiques adultes par piégeage indique que des vecteurs présentent un taux élevé d’infection par le virus, il pourrait alors s’avérer nécessaire de débuter des traitements larvicides ciblant ces espèces. Les traitements larvicides qui sont effectués de la fin du printemps jusqu'au début de l’automne, dans des nappes d’eau temporaires créées par les pluies, empêcheront les larves d’Aedes vexans de parvenir au stade adulte. Cela devrait permettre de diminuer les risques de transmission du VNO à l’être humain par les piqûres de moustiques. La destruction du Culex pertubans dans les marais à quenouilles est très difficile. La larve ne se nourrit pas à la surface mais s’attache aux quenouilles creuses pour respirer et se nourrir en filtrant sa nourriture sous la surface et par conséquent, il arrive souvent que le larvicide n’atteigne pas la larve.

3.0 Règlement sur les produits antiparasitaires

La gestion des produits antiparasitaires est une responsabilité qu'assument conjointement les gouvernements fédéral et provinciaux. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), un organisme de Santé Canada, est chargée d’examiner les demandes d’homologation de produits pesticides et de porter un jugement sur la sécurité, la valeur et l’efficacité des produits soumis à son examen. Les pesticides qu'elle approuve peuvent être vendus et utilisés au Canada.

Le ministère de l’Environnement régit la vente, l’usage, le transport, l’entreposage et l’élimination en Ontario des produits antiparasitaires qui ont été approuvés par le gouvernement fédéral. Le ministère s’occupe de cette tâche conformément à la Loi sur les pesticides et au Règlement de l’Ontario 63/09. Le Règlement de l’Ontario 63/09 prévoit 11 catégories de pesticides. Ces catégories, la base de données qui fournit des renseignements sur les pesticides, le règlement et la loi se trouvent sur le site Web du ministère de l’Environnement. La catégorie détermine qui peut vendre ou utiliser les produits de pesticides ainsi que les restrictions associées à leur utilisation (p. ex., l’obligation d’avoir un permis ou une licence). Vous trouverez à l’annexe 3 une liste des larvicides présentement classés qui sont autorisés pour la lutte contre le VNO à condition de détenir un permis en Ontario.

Les produits antiparasitaires sont classés dans une des six catégories. À chaque catégorie sont associées les règles déterminant qui peut vendre ou utiliser les produits de cette catégorie, ainsi que les règles régissant l’utilisation de ces produits (p. ex., l’obligation d’avoir un permis ou une licence). Vous trouverez des renseignements à jour sur les produits classés en vous rendant sur le site Web du Comité consultatif sur les pesticides de l’Ontario. Le site Web renferme une passerelle menant à la base de données Pepsis. Vous trouverez à l’annexe 3 une liste des larvicides dont l’utilisation est autorisées pour les titulaires de permis de lutte contre le VNO en Ontario.

4.0 Programmes de prévention ou de lutte contre le VNO sur les terrains privés

Les propriétaires de terrains privés (centres commerciaux, conseils scolaires, immeubles d’habitation, propriétés résidentielles, agricoles, commerciales et industrielles, emprises à l’usage des services publics, emprises de chemin de fer, etc.), les gestionnaires de terres de nature récréative (terres relevant d’un office de protection de la nature, zoos, parcs d’attractions, etc.) ou les administrateurs de terres de la Couronne (Secrétariat du Conseil de gestion, ministère des Richesses naturelles, ministère des Transports, Société immobilière de l’Ontario, Hydro One organismes fédéraux, etc.) peuvent effectuer un traitement larvicide dans des plans d’eau situés sur une propriété qui leur appartient ou qu’ils gèrent, si un tel traitement est autorisé par le médecin-hygiéniste local.

Un traitement de démoustication serait probablement entrepris pour appuyer ou compléter un traitement effectué par la municipalité ou par une circonscription sanitaire, ce traitement ayant été autorisé par le médecin-hygiéniste local ou ayant été demandé conformément à un ordre pris en application de l’article 13 de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, dans une zone urbaine. Le ministère de l’Environnement de l’Ontario juge hautement prioritaires les demandes de permis associées à un ordre concernant un risque pour la santé pris par un médecin-hygiéniste local.

nota : Les bouches d’égout situées sur des terrains privés s’écoulent normalement dans un réseau public de collecte des eaux pluviales, c’est pourquoi il est nécessaire d’obtenir une autorisation écrite de la compétence intéressée (par ex., ville, municipalité, etc.) et de joindre celle-ci à la demande de permis pour pouvoir utiliser un larvicide dans une bouche d’égout. Comme les fossés situés sur des terrains privés le long des chaussées publiques sont municipalité, toute demande de permis doit être accompagnée d’une permission écrite pour l’application de larvicides dans ces plans d’eau de surface. Voir la section 4.4.

Peut soumettre une demande de permis :

  • un destructeur autorisé engagé à contrat par un propriétaire de terrain privé ;
  • un propriétaire de terrain privé titulaire d’un permis de destructeur approprié ;
  • un employé d’un propriétaire de terrain privé qui est embauché à temps plein et qui est titulaire d’un permis de destructeur approprié.

La demande de permis doit être accompagnée d’une permission écrite ou d’un ordre pris par le médecin-hygiéniste local en application de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Veuillez noter que cette autorisation peut être assortie des conditions suivantes :

  • L’application d’un larvicide dans des plans d’eau qui se trouvent sur des terrains privés ne peut avoir lieu que si les plans d’eau en question ne peuvent être drainés ou modifiés (par ex., si le coût est prohibitif ou si le plan d’eau constitue une zone fragile).
  • Le destructeur autorisé est tenu de fournir une copie de tous les permis exigés. Les renseignements fournis doivent préciser clairement les adresses des terrains privés et du genre de plans d’eau destinés à être traités au moyen d’un larvicide contre les larves de moustiques avant que puisse commencer le traitement.
  • Il est également nécessaire de fournir aux services de santé des copies des rapports de fin d’année (rapports sommaires) remis au ministère de l’Environnement, une fois qu’ils sont terminés, pour tous les permis délivrés.

Le ministère de l’Environnement encourage les propriétaires à soumettre relativement tôt (par exemple, au début d’avril) les demandes de permis dûment remplies et les documents à l’appui. Les demandes seront étudiées et approuvées en fonction des modalités propres au site.

Les demandeurs peuvent * combiner + les lieux de traitement en vertu d’un seul permis. Ainsi, si un destructeur autorisé a confié à un conseil scolaire au sein de la circonscription sanitaire l’application d’un larvicide dans les bouches d’égout qui se trouvent sur les terrains de 23 écoles et dans cinq étangs situés sur le terrain de cinq écoles, il devra soumettre deux demandes de permis - le formulaire 1866 pour toutes les bouches d’égout qui se trouvent sur les terrains appartenant au conseil scolaire et le formulaire 1867 pour les 5 étangs. Pour ce qui concerne les immeubles d’habitation en copropriété, plusieurs propriétés peuvent être réunies dans le cadre d’une demande de permis, à condition qu’elles soient toutes situées dans la même circonscription sanitaire.

4.1 Surveillance

Pour déterminer s’il faut ou non effectuer un traitement larvicide, il est important d’avoir un bon programme de surveillance, comprenant le dénombrement des oiseaux trouvés morts, le dénombrement des moustiques adultes (par piégeage) et la détermination des endroits abritant des larves. Les municipalités et les circonscriptions sanitaires sont encouragées à entreprendre des programmes de surveillance. Le dénombrement des oiseaux trouvés morts a été suspendu en Ontario. Si elles ne l’ont pas déjà fait l’année précédente, les municipalités et les circonscriptions sanitaires devraient commencer, au début du printemps, à dénombrer les humains atteints et à effectuer une surveillance des larves, afin de déterminer si un traitement larvicide est justifié. Le dénombrement des moustiques adultes devrait aussi débuter à la mijuin.

4.2 Règles relatives aux permis et aux techniciens

Pour exploiter une entreprise qui utilise des pesticides pour détruire des insectes nuisibles, il faut être titulaire d’une licence d’exploitant. Les entreprises qui fournissent des services de destruction des larves de moustiques effectuent des traitements en milieu aquatique. Elles doivent pour cette raison avoir une assurance de responsabilité civile d’au moins un million de dollars et toute autre exigence en matière d’assurance que prescrit le Règlement de l’Ontario 63/09. Ces entreprises doivent par ailleurs être certaines que leur police d’assurance autorise l’usage de produits pesticides dans des plans d’eau (autrement dit, la police ne doit pas comporter de clause excluant les traitements en milieu aquatique). L’exploitant est tenu d’embaucher des destructeurs titulaires des licences nécessaires pour effectuer un traitement larvicide.

Les propriétaires fonciers qui prévoient utiliser un larvicide dans un plan d’eau situé sur leur terrain ne sont pas tenus d’obtenir une licence d’exploitant si leurs employés à temps plein sont titulaires des licences nécessaires et se chargent de faire l’application du larvicide.

Les traitements larvicides contre le VNO doivent être effectués par des personnes qui sont titulaires d’un des permis suivants :

  • un permis de lutte contre les mouches piqueuses autorisant les traitements larvicides effectués au sol ;
  • un permis de lutte antiparasitaire au moyen d’un aéronef autorisant les traitements larvicides.

Un destructeur détenant les licences requises peut superviser indirectement (en visitant le site d’extermination au moins une fois par semaine) jusqu’à sept techniciens. Voir l’article 46 du Règlement de l’Ontario 63/09 pris en application de la Loi sur les pesticides concernant les restrictions sur l’usage des pesticides par des personnes supervisées par un destructeur détenant un licence.

4.3 Demandes de permis

Les propriétaires fonciers peuvent décider de présenter une demande de permis pour effectuer des traitements larvicides en se fondant sur des données scientifiques ou de santé, telles que des activités de surveillance en temps réel des moustiques ou des données de surveillance d’années antérieures.

Le ministère de l’Environnement ne prendra en considération l’utilisation de larvicides à base de méthoprène, de Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) ou de Bacillus sphaericus (B. sphaericus) que si le demandeur détient un permis pour la lutte contre le VNO.

Les propriétaires fonciers doivent remettre une demande séparée (comprenant le formulaire et les documents à l’appui) pour chacun des quatre types de traitements larvicides suivants :

  1. Bouches d’égout et collecteurs d’eaux pluviales :
    • Le ministère pourra autoriser, à ces endroits, l’usage de produits à base de méthoprène ou de B. sphaericus, car les eaux contenues dans les bouches d’égout et les collecteurs d’eaux pluviales présentent une teneur élevée en matières organiques et en particules en suspension, ce qui signifie qu'il est peu probable qu’y soient présents des organismes aquatiques non ciblés. (nota : Le pesticide biologique Bti est peu efficace dans des plans d’eau riches en matières organiques et en limon).
    • Il est inscrit sur l’étiquette que la dose de comprimés de méthoprène est de 0,7 gramme par bouche d’égout (une dose de traitement correspondant à 11,2 kg/ha dans des eaux riches en matières organiques), en fonction d’une superficie d’eau moyenne de 0,6 m2. Les bouches d’égout dont la surface d’eau moyenne est supérieure à 0,6 m2 devraient recevoir une dose proportionnellement plus élevée de comprimés de méthoprène. La dose de méthoprène en briquette indiquée sur l’étiquette est d’une briquette par bouche d’égout (remarque : l’enregistrement des briquettes est valide pour l’utilisation dans les bouches d’égouts uniquement). Pour ce qui est de B. sphaericus, la dose prescrite est d’un sachet de 10 grammes par bouche d’égout. Les sachets sont solubles dans l’eau.
    • Il n'est pas contraire aux directives figurant sur l’étiquette d’utiliser une dose accrue de comprimés dans une bouche d’égout, si les eaux qui s'y trouvent ont du mal à s'écouler et sont refoulées, dans le puits, au-dessus de la conduite de drainage, ce qui favorise l’accumulation d’eau stagnante. On pourra établir si c'est le cas par une vérification préalable au traitement (voir l’annexe 8). Un examen des pratiques exemplaires montre que l’on peut utiliser, dans de telles situations, une dose de comprimés allant jusqu'à 3,5 grammes. Une telle dose concorde avec les directives figurant sur l’étiquette.
    • Vous trouverez à l’annexe 8 de plus amples renseignements sur les doses de traitement.
  2. Fossés et nappes d’eau temporaires ou permanentes, dont les bassins de gestion des eaux pluviales :
    • Le ministère pourra autoriser, à ces endroits, l’usage de produits à base de méthoprène, de Bti ou de B. sphaericus les fossés et nappes d’eau temporaires ou permanentes (y compris les bassins de gestion des eaux pluviales). Ces produits pourraient être envisagés en présence d’organismes aquatiques non ciblés. (Bti et B. sphaericus sont pathogènes seulement pour les larves de moustiques et n’ont qu’un impact minime sur les autres larves de mouches aquatiques.)
    • On établit la dose de traitement en fonction du stade larvaire, de l’espèce ciblée, et ainsi de suite, conformément aux directives figurant sur l’étiquette du produit.
  3. Zones fragiles- Terres humides, habitat essentiel du poisson, réserve de poisson, habitat des espèces en voie de disparition et des espèces menacées : les demandes de permis (voir l’annexe 7) pour les zones fragiles seront évaluées en conformité avec le protocole sur les zones fragiles établi par le ministère des Richesses naturelles de concert avec d’autres agences environnementales (voir l’annexe 10).
    • Le ministère pourrait autoriser, à ces endroits, l’usage de produits à base de Bti ou de B. sphaericus, car ces nappes d’eau renferment souvent des organismes aquatiques non ciblés. (Bti et B. sphaericus sont pathogènes seulement pour les larves de moustiques, et leurs conséquences sur les autres insectes aquatiques sont très minimes.)
    • On établira la dose de traitement en fonction du stade larvaire, de l’espèce ciblée, etc., conformément aux directives figurant sur l’étiquette du produit Bti ou B. sphaericus.
  4. Bassins de stabilisation d’eaux ou de boues d’égout
    • Le ministère pourrait autoriser, à ces endroits, l’usage de produits à base de méthoprène ou de B. sphaericus, car ces nappes d’eaux ont une haute teneur en matières organiques, ce qui signifie qu'il est peu probable que des organismes aquatiques non ciblés y soient présents (nota : l’efficacité du Bti est limitée dans les plans d’eau dont la teneur en matières organiques est élevée).
    • Une dose de traitement de 11,2 kg/ha de comprimés de méthoprène ou une dose de 22,4 kg/ha de granulés est indiquée pour des eaux riches en matières organiques (voir l’annexe 6 pour déterminer la teneur en matières organiques d’une nappe d’eau). La dose prescrite de B. sphaericus est de 5,6 à 16,8 kg/ha (de 0,56 à 1,68 g/m2).

4.4 Documents à annexer à la demande de permis

Personnes ayant déjà fait une demande

Soit, les demandeurs qui :

  • ont obtenu un permis approuvé depuis 2003 pour un traitement de destruction des larves de moustiques dans le cadre d’un programme de lutte contre le VNO et qui ont fourni au ministère de l’Environnement des cartes sur papier ou des cartes électroniques et des coordonnées de cartographie numérique;
  • présentent une demande de permis pour entreprendre un traitement de démoustication dans le cadre d’un programme de lutte contre le VNO lorsque les renseignements sur la zone qu’on se propose de traiter ont subi des changements mineurs; doivent fournir les documents 1, 2, 3, 4, 5, 7, 8 et 9 ci-dessous. Les changements mineurs (zones de traitement supplémentaires ou réduites) doivent être déterminés en décrivant la région géographique dans la demande de permis.

Ces personnes ne sont pas tenues de soumettre à nouveau les cartes (document 6 ci-dessous) avec la demande de permis ; elles devront cependant fournir des cartes avec le rapport sommaire.

Personnes n’ayant jamais fait de demande

Les nouvelles demandes de permis autorisant l’application d’un larvicide pour la destruction des larves de moustiques afin de prévenir ou combattre le VNO doivent comprendre les documents suivants :

  1. Un formulaire dûment rempli (voir l’annexe 1). Il vous faut remplir le formulaire 1866 lorsque vous demandez l’autorisation d’utiliser un larvicide dans des bouches d’égout et le formulaire 1867 lorsque vous demandez l’autorisation d’utiliser un larvicide dans des plans d’eau de surface.
  2. Une preuve de couverture d’assurance précisant que la police admet la destruction en milieu aquatique.
  3. Une copie l’ordre pris en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé (voir l’annexe 4, modèle 1) ou une lettre d’appui du médecin-hygiéniste local autorisant le traitement larvicide sur les terrains publics ou privés (voir l’annexe 4, modèle 2) indiquant :
    • qu'un traitement larvicide est jugé nécessaire pour détruire des larves de Culex restuans ou de Culex pipiens et prévenir une amplification épizootique due au VNO, ce jugement étant fondé sur des données récentes ou des données obtenues grâce aux activités entreprises au cours de l’année précédente pour dénombrer les oiseaux morts porteurs du VNO ou dénombrer des moustiques dans ce territoire ou dans un territoire voisin, et/ou
    • qu'un traitement larvicide est jugé nécessaire pour réduire les populations de Culex pipiens, d’Aedes vexans ou celles d’autres espèces de moustiques qui pourraient transmettre le VNO à des êtres humains après avoir piqué des oiseaux infectés, ce jugement étant fondé sur les données obtenues grâce aux activités entreprises pendant l’année en cours pour dénombrer les oiseaux, animaux ou humains morts en raison du VNO ou dénombrer les moustiques.

    nota : Il se peut que le ministère de l’Environnement ait déjà dans ses dossiers une copie de l’ordre pris en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé ou d’une lettre d’autorisation du médecin-hygiéniste local. Veuillez communiquer avec le spécialiste des pesticides pour vérifier si c’est le cas (voir le tableau 1).

  4. Une déclaration écrite d’un représentant officiel d’une ville,d’une municipalité, etc. où se trouve le terrain privé et qui autorise l’emploi d’un larvicide dans des eaux de surface, des bouches d’égout, des égouts pluviaux ou des fossés appartenant à la ville, à la municipalité, etc. mais se trouvant sur le terrain privé (voir l’annexe 4, modèle 3). nota : Cette déclaration écrite n’est pas exigée lorsqu’un ordre a été pris en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé.
  5. Une déclaration écrite du propriétaire ou du gestionnaire du terrain privé de l’utilisation d’un larvicide. Voir l’annexe 4, modèle 4. Nota : Cette déclaration écrite n’est pas exigée si l’ordre est pris en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé (p. ex, en raison d’un propriétaire foncier récalcitrant ou absent).
  6. Une ou des cartes du lieu qui doit être traité. Le ministère encourage fortement les propriétaires à remettre une copie électronique des cartes ou des données de cartographie numérique. Lorsque vous avez des données de cartographie numérique, veuillez les faire parvenir au spécialiste des pesticides du bureau régional qui s’en servira pour générer des cartes pour les besoins du ministère de l’Environnement (selon l’emplacement en Ontario). Veuillez soumettre les coordonnées de cartographie numérique et les adresses de voirie, comme il est indiqué à l’annexe 9.

    Les éléments cartographiques que doit comporter au minimum toute carte fournie à l’appui de tout type de traitement larvicide sont les suivants :

    • une échelle de 1 : 25 000 ;
    • ’identification de toutes les zones fragiles (voir l’annexe 7 pour des définitions), notamment : les terres humides.

    Les données cartographiques sur les bouches d’égout doivent comprendre les éléments d’information suivants :

    • les limites approximatives des zones à traiter ou du bassin versant des égouts pluviaux ;
    • le nombre approximatif et la surface approximative des bouches d’égout dans la zone de traitement proposée ou dans le bassin versant des égouts pluviaux (pour les écoles, condominiums et autres petits terrains privés, il faut fournir l’emplacement exact) ;
    • l’emplacement des points de rejet et exutoires lorsque les bouches d’égout sont situées dans une zone fragile ou à proximité d’une telle zone (consulter la municipalité locale pour obtenir ces renseignements; s’ils ne sont pas disponibles, obtenir une lettre de la municipalité indiquant que l’endroit où la bouche d’égout se déverse ou rejette ses eaux n’est pas connu et joindre cette lettre aux documents à l’appui).

    Les données cartographiques sur les fossés, nappes d’eau temporaires ou permanentes, bassins de retenue des eaux d’orage et zones fragiles footnote * doivent comprendre les éléments d’information suivants :

    • les limites approximatives des zones à traiter ;
    • l’emplacement des points de rejet et exutoires lorsque l’eau de surface traitée se trouve dans une zone fragile ou à proximité d’une telle zone (consulter la municipalité locale pour obtenir ces renseignements; s’ils ne sont pas disponibles, obtenir une lettre de la municipalité indiquant que l’endroit où les eaux de surface se déversent n’est pas connu et joindre cette lettre aux documents à l’appui) ;
    • une estimation de la superficie totale (en hectares) qui est destinée à être traitée.

    Pour ce qui est des traitements effectués sur des terrains privés, il faut annexer à la demande de permis une deuxième carte décrivant les lieux en détail et précisant l’emplacement du terrain par rapport aux grandes intersections. Il pourrait s’agir d’un plan du site ou d’une esquisse, mais ceux-ci doivent indiquer l’orientation (N, S, E, O), tous les bâtiments et terrains de stationnement, ainsi que les zones fragiles, notamment les suivantes :

    • les criques, ruisseaux, rivières et lacs qui traversent la propriété ou qui la bordent, ainsi que les égouts pluviaux qui se déversent dans ces zones ;
    • la désignation des terrains avoisinants (installation industrielle, ravin, entreprise commerciale, etc.).

    Si vous fournissez des coordonnées de cartographie numérique plutôt que des cartes, vous devez annexer à votre formulaire une déclaration concernant le point de rejet ou l’exutoire.

  7. Une description des mesures qui seront prises pour protéger les zones fragiles contre les effets que pourrait occasionner le mouvement du larvicide hors de la zone ciblée.
  8. Une description des mesures qui seront prises pour déterminer quelles bouches d’égout ont été traitées au larvicide, incluant le nombre de traitement par bouches, de même que celles qui n’ont pas été traitées avec un larvicide.
  9. Les données de surveillance exigées pour certains types de traitements larvicides. Si votre programme exige de la surveillance, il faut inclure une description des méthodes qui seront utilisées pour respecter les obligations imposées par le ministère de l’Environnement. En cas d’incertitude, veuillez vous reporter à la section 5.0 ci-dessous, qui renferme une description des données de surveillance pré-traitement et posttraitement exigées, et à la section 6.0, qui renferme les méthodes de surveillance recommandées.

4.5 Rapports sommaires à fournir

D’après les conditions assorties au permis qui ont été approuvées par le ministère de l’Environnement, les propriétaires fonciers doivent remettre un rapport sommaire d’ci au 1er décembre, dans lequel sont identifiés les endroits où un traitement larvicide a été effectué. Voir l’annexe 11 pour des modèles de rapport sommaire et des renseignements sur toutes les autres obligations liées aux demandes Nota : Il n’est pas nécessaire d’utiliser le format exact de ces modèles; cependant, tous les renseignements demandés doivent être fournis. Le ministère de l’Environnement encourage fortement les propriétaires à fournir en format électronique toutes les données sur l’emplacement réel et les zones où un traitement larvicide a été effectué, y compris les coordonnées de cartographie numérique (voir l’annexe 9).

Fiches de surveillance des larves : le détenteur du permis doit conserver les fiches de surveillance prétraitement et post-traitement (voir l’annexe 5) des zones fragiles ainsi que les fiches de surveillance prétraitement des fossés et des nappes d’eau temporaires ou permanentes (y compris les bassins de gestion des eaux pluviales) pendant une période de deux ans et les remettre au ministère de l’Environnement à sa demande. Voir la section 5.0 ci-dessous pour connaître les exigences du ministère. Voir l’annexe 11 pour un résumé des renseignements qui doivent faire partie du contrôle du traitement larvicide avant et après.

5.0 Obligations relatives à la surveillance

Il est obligatoire d’annexer à la demande de permis une description des méthodes qui seront utilisées pour observer les prescriptions du ministère énoncées plus bas.

  1. Bouches d’égout ou collecteurs d’eaux pluviales traités au méthoprène ou à l’aide de B. sphaericus :
    • Il n'y a pas de prescriptions relatives à la surveillance lorsqu’on utilise du méthoprène (voir la section 6.0 pour les recommandations relatives à la surveillance). Le ministère exige que l’on fasse une surveillance de prétraitement lorsqu’on utilise B. sphaericus (il est dit sur l’étiquette de prélever des échantillons dans les bouches d’égout pour voir si des larves de moustiques y sont présentes). Le ministère suggère de prélever des échantillons dans 10 % des bouches d’égout choisies au hasard (30 bouches d’égout, au maximum) pour déterminer si des larves y sont présentes.
  2. Fossés et nappes d’eau temporaires ou permanentes (dont les bassins de gestion des eaux pluviales) traités au moyen de méthoprène, de Bti ou de B. sphaericus :
    • Le ministère exige que l’on détermine, avant le traitement larvicide, la teneur en matières organiques des eaux (p. ex., la présence d’algues sur la surface indique une haute teneur en matières organiques, ce qui nécessite une dose de traitement accrue) et/ou le stade larvaire des moustiques (p. ex., la dose de traitement est moindre pour les premier et deuxième stades larvaires, et elle est accrue pour les troisième et quatrième stades), afin de sélectionner la dose appropriée de méthoprène, de Bti ou de B. sphaericus (voir l’annexe 5 et l’annexe 6). Nota : Il doit y avoir une présence de larves pour appliquer Bti ou B. sphaericus.
  3. Zones fragiles traitées au moyen de Bti ou de B. sphaericus :
    • Le ministère exige que l’on détermine, avant le traitement larvicide, la teneur en matières organiques des eaux ainsi que le stade larvaire des moustiques, pour qu’il soit possible d’utiliser la bonne dose prescrite de Bti ou de B. sphaericus.
    • Il exige également que l’on surveille au moins 10 sites afin de déterminer le taux de mortalité des larves, dans un délai de 24 à 48 heures après le traitement au Bti ou de 48 heures après un traitement à l’aide de B. sphaericus (voir l’annexe 5).
  4. Bassins de stabilisation d’eaux ou de boues d’égout traités au méthoprène ou à l’aide de B. sphaericus :
    • Il n'y a pas de prescriptions relatives à la surveillance lorsqu’on utilise le méthoprène (voir la section 6.0 pour les recommandations relatives à la surveillance). Le ministère exige que l’on détermine, avant le traitement larvicide, la teneur en matières organiques des eaux (p. ex., la présence d’algues sur la surface indique une haute teneur en matières organiques, ce qui nécessite une dose de traitement accrue), ainsi que le stade larvaire des moustiques (p. ex., la dose de traitement est moindre pour les premier et deuxième stades larvaires, et elle est accrue pour les troisième et quatrième stades), afin de sélectionner la dose appropriée de B. sphaericus (voir l’annexe 5). Nota : Il doit y avoir une présence de larves pour appliquer B. sphaericus.

6.0 Recommandations du ministère de l’Environnement relatives à la surveillance

L’observation des recommandations suivantes est laissée à la discrétion des titulaires du permis.

  1. Bouches d’égout ou collecteurs d’eaux pluviales traités au méthoprène :
    • Le ministère de l’Environnement recommande que l’on dénombre les larves présentes dans les bouches d’égout pour déterminer s’il est nécessaire d’effectuer un traitement au méthoprène.
    • Il recommande que l’on détermine, après un traitement, le nombre de pupes qui ont atteint le stade adulte (voir à ce sujet le mode d’emploi du méthoprène ou la fiche de surveillance qui se trouve à l’annexe 6).
    • Le ministère recommande que des granules ou des briquettes soient placées uniquement dans les puisards des bouches d’égout qui contiennent de l’eau. Des études récentes indiquent que des niveaux d’eau moins élevés dans les puisards des bouches d’égout causés par des feuilles ou de la vase font en sorte qu’une moins grande quantité d’eau est retenue dans le puisard. Par conséquent, il est davantage possible que les granules ou les briquettes soient emportés durant une forte pluie.

    Le ministère suggère que l’on choisisse au hasard 10 % des bouches d’égout (30 bouches d’égout, au maximum) devant subir un traitement larvicide et que l’on détermine le degré d’efficacité du traitement au méthoprène à ces endroits.

  2. Fossés et nappes d’eau temporaires ou permanentes (dont les bassins de gestion des eaux pluviales) traités au moyen de méthoprène, de Bti ou de B. sphaericus :
    • Le ministère recommande que l’on surveille un certain nombre de fossés et de nappes d’eau afin de déterminer le taux de mortalité des larves dans un délai de 24 à 48 heures après un traitement au moyen de Bti et un délai de 48 heures après un traitement au moyen de B. sphaericus. Si l’on utilise le méthoprène, il faut compter le nombre de pupes qui ont atteint le stade adulte (voir à ce sujet le mode d’emploi du méthoprène ou l’annexe 6).

    Le ministère suggère que la surveillance de post-traitement porte sur au moins plusieurs fossés et nappes d’eau temporaires ou permanentes, et que le dénombrement de larves se fasse à plusieurs endroits au bord de ces plans d’eau.

  3. Zones fragiles traitées à l’aide de Bti ou de B. sphaericus :

    Voir les obligations décrites à la section 5.0 ci-dessus.

  4. Bassins de stabilisation d’eaux ou de boues d’égout traités au méthoprène ou à l’aide de B. sphaericus :
    • Le ministère de l’Environnement recommande que l’on dénombre les larves à 10 endroits au bord des bassins, pour établir s’il est nécessaire d’effectuer un traitement au méthoprène.
    • Si l’on utilise B. sphaericus, le ministère recommande que l’on dénombre les larves à 10 endroits au bord des bassins (voir l’annexe 5). Si l’on utilise le méthoprène, il faut compter le nombre de pupes qui ont atteint le stade adulte (voir à ce sujet le mode d’emploi du méthoprène ou la fiche de surveillance qui se trouve à l’annexe 6).

7.0 Conditions assorties au permis

Les demandes de permis sont étudiées par les spécialistes des pesticides du bureau régional. Les demandes dûment remplies et auxquelles sont annexés tous les documents requis sont traitées dans un délai de cinq jours ouvrables après leur réception.

Un destructeur autorisé qui obtient un permis approuvé pour l’application d’un larvicide doit se conformer aux exigences du Règlement de l’Ontario 63/09 pris en application de la Loi sur les pesticides. Le permis approuvé pourra par ailleurs être assorti des conditions suivantes :

  • Seul peut utiliser un larvicide, un titulaire de permis de lutte antiparasitaire (permis autorisant la destruction au sol de mouches piqueuses ou permis autorisant les traitements effectués au moyen d’un aéronef), un technicien dûment formé qui est supervisé par un titulaire de permis de lutte contre les mouches piqueuses (conformément au Règlement de l’Ontario 63/09 pris en application de la Loi sur les pesticides) ou un destructeur autorisé qui est considéré comme un technicien conformément au Règlement de l’Ontario 63/09 pris en application de la Loi sur les pesticides.
  • Le permis et les conditions d’utilisation assorties au permis ne sont valables que pour l’année 20__.
  • Une copie du permis doit être fournie à chaque équipe de traitement larvicide qui se rend à un lieu de traitement.
  • Le larvicide doit être utilisé conformément aux directives figurant sur l’étiquette.
  • Le larvicide (en granules, en briquettes ou en sachets) doit être mis dans les bouches d’égout par les fentes de la grille. Il ne doit pas être mis dans une bouche d’égout lorsque les eaux s’écoulent très librement à l’intérieur de la canalisation, par exemple pendant une pluie abondante, car cela empêcherait le larvicide méthoprène de se déposer au fond de la bouche d’égout, ou le larvicide B. sphaericus de se distribuer comme il faut dans l’eau.
  • Le public doit être mis au courant du traitement conformément aux règles énoncées dans le document. Avis informant le public qu’un traitement pesticide sera entrepris pour détruire des larves de moustiques afin de prévenir ou de combattre le virus du Nil occidental (voir l’annexe 2).
  • Le destructeur autorisé responsable de l’utilisation du larvicide doit immédiatement signaler au bureau de district du ministère de l’Environnement (le numéro de téléphone est inscrit sur le permis) tout emploi du pesticide qui a entraîné un risque pour la santé ou l’environnement, ou des dégâts à une propriété. Si un pesticide est déversé, il doit le signaler immédiatement au Centre d’intervention en cas de déversement, au 1 800 268-6060.
  • Un rapport sommaire (voir les modèles à l’annexe 11) doit être remis au spécialiste des pesticides du bureau régional d’ici au 1er décembre de l’année en cours.
  • Le ministère pourra imposer d’autres conditions par la suite, en fonction de chaque cas.
Tableau 1 - Spécialistes des pesticides des bureaux régionaux du ministère de l’Environnement de l’(Ontario)
Région Comté ou canton Spécialistes des pesticides Adresse postale Téléphone/numéro sans frais/télécopieur
Direction régionale du Centre
Toronto, Halton, Peel, York and Durham, Muskoka, Simcoe
Herman Ploeg
herman.ploeg@ontario.ca
5775, rue Yonge, 8e étage
Toronto, (Ontario)
M2M 4J1
Direction régionale du Centre-Ouest
Haldimand, Norfolk, Niagara, Hamilton-Wentworth, Dufferin, Wellington, Waterloo, Brantford
Christine Carey
christine,carey@ontario.ca
119, rue King Ouest, 12e étage
Hamilton, (Ontario)
L8P 4Y7
Direction régionale de l’Est
Frontenac, Hastings, Lennox & Addington, Prince Edward, Leeds & Grenville, Prescott & Russell, Stormont/Dundas & Glengarry Peterborough, Kawartha Lakes, Northumberland, Renfrew, Ottawa, Lanark, District of Nipissing (Twp. of South Algonquin), Haliburton
Scott Olan
scott.olan@ontario.ca
1259, chemin Gardiners
Kingston, (Ontario)
K7P-3J6
Direction régionale du Sud-Ouest
Elgin, Middlesex, Oxford, Essex, Kent, Lambton, Bruce, Grey, Huron, Perth
Crystal Lafrance
crystal.lafrance@ontario.ca
Tom Cowan
tom.cowan@ontario.ca
733, chemin Exeter
London, (Ontario)
N6E 1L3
Direction régionale du Nord-Est
Manitoulin, Nipissing, Parry Sound, Sudbury, Algoma (East), Timiskaming, Sault Staint Marie
Pesticides Specialist
199, rue Larch, bureau 1101
Sudbury, (Ontario)
P3E 5P9
Direction régionale du Nord-Ouest
Algoma (West), Cochrane, Kenora, Rainy River, Timmins, Thunder Bay
Nadine Dubois
nadine.dubois@ontario.ca
435, rue James Sud, bureau 331
Thunder Bay, (Ontario)
P7E 6S7
Autres Personnes-ressources
Direction des évaluations et autorisations environnementales
  • Délivrance de permis
2, avenue St. Clair Ouest, étage 12A
Toronto, (Ontario)
M4V 1L5
Selina Tse
416 314-8079
selina.tse@ontario.ca
Université de Guelph – Campus de Ridgetown
  • Accréditation en vue de l’obtention d’un permis
  • Programme de formation des techniciens
  • Accréditation des vendeurs
ligne sans frais : 1 888 620-9999  
Pesticide Industry Regulatory Council (PIRC)
Pesticide Industry Council (PIC)
  • Programme de formation des techniciens
ligne sans frais : 1 800 615-9813

ligne sans frais : 1 800 265-5656

 
Direction de l’élaboration des normes
  • Exigences en matière de politiques et de notification
  • Renseignements sur les produits
40, avenue St. Clair Ouest, 7e étage
Toronto (Ontario)
M4V 1M2
Geoff Cutten
416 327-5174
geoff.cutten@ontario.ca

Ana Gaina
416 212-4826
ana.gaina@ontario.ca

Direction de la surveillance environnementale

Études de surveillance environnementale

  • Études du degré d’efficacité
  • Études de la qualité de l’eau
125, route Resources
Toronto, (Ontario)
M9P 3V6

Téléc. :416 327-6519

 
Centre d’intervention en cas de déversement 1 800 268-6060  
Tableau 2 - Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario B Personnes-ressources concernant le virus du Nil occidental
Circonscription sanitaire Personne-ressource du MRN Titre et district Téléphone Courriel Télécopieur
Circonscription sanitaire d’Algoma Ilsa Langis Biologiste de district 705 941-5108 ilsa.langis@ontario.ca 705 949-6450
Circonscription sanitaire d’Algoma Tom Kenerknecht Planificateur
District de Wawa
705 856-2396 poste 217 tom.kinerknecht@ontario.ca 705 856-7511
Circonscription sanitaire d’Algoma Gord Eason Biologiste régional
District de Wawa
705 856-2396 poste 285 gord.eason@ontario.ca 705 856-7511
Circonscription sanitaire du comté de Brant Art Timmerman Biologiste spécialiste de la faune aquatique et terrestre
District de Guelph
519 826-4935 art.timmerman@ontario.ca 519 826-4929
Circonscription sanitaire de ChathamKent Holly Simpson Biologiste régionale
District d’Aylmer
519 354-8210 holly.simpson@ontario.ca 519 354-0313
Services de santé publique et communautaires de la Ville de Hamilton Joad Durst Superviseur régional
District de Guelph
905 562-1175 joad.durst@ontario.ca 905 562-1154
Service de santé de la Ville d’Ottawa Shaun Thompson Écologiste de district
District de Kemptville
613 258-8235 shaun.thompson@ontario.ca 613 258-3920
Comté de Lambton Holly Simpson Biologiste régionale
Aylmer District
519 354-8210 holly.simpson@ontario.ca 519 354-0313
Service de santé de la région de Durham John Pisapio Biologiste
District d’Aurora
905 713-7387 john.pisapio@ontario.ca 905 731-7361
Circonscription sanitaire de l’Est de l’Ontario Shaun Thompson Écologiste de district
District de Kemptville
613 258-8235 shaun.thompson@ontario.ca 613 258-3920
Circonscription sanitaire de Elgin-St. Thomas Pud Hunter Biologiste
District d’Aylmer
519 773-4713 pud.hunter@ontario.ca 519 773-9014
Circonscription sanitaire de Grey Bruce Kevin Hawthorne Superviseur régional
District de Midhurst
519 371-6751 kevin.hawthorne@ontario.ca 519 372-3305
Circonscription sanitaire de Haldimand-Norfolk Pud Hunter Biologiste
District d’Aylmer
519 773-4713 pud.hunter@ontario.ca 519 773-9014
Circonscription sanitaire du district de Haliburton, Kawartha, Pine Ridge Cam McCauley Biologiste, évaluation
District de Peterborough
613 531-5705 cam.mccauley@ontairo.ca 613 531-5730
Circonscription sanitaire régionale de Halton Dave Boddington Surintendant intérimaire
Bronte Creek P.P.
905 827-6911 poste 223 dave.boddington@ontario.ca 905 637-4120
Circonscription sanitaire des comtés de Hasting et Prince Edward Erin MacDonald Biologiste régionale
District de Bancroft
613 332-3940 poste 259 erin.macdonald@ontario.ca 613 332-0608
Circonscription sanitaire du comté de Huron Mike Malhiot Superviseur régional intérimaire
District de Guelph
519 482-3311 mike.malhiot@ontario.ca 519 482-5031
Circonscription sanitaire de Kingston, Frontenac, Lennox & Addington Cam McCauley Biologiste, évaluation
District de Peterborough
613 531-5705 cam.mccauley@ontairo.ca 613 531-5730
Circonscription sanitaire du district de Leeds, Grenville et Lanark Shaun Thompson Écologiste de district
District de Kemptville
613 258-8235 shaun.thompson@ontario.ca 613 258-3920
Circonscription sanitaire de Middlesex-London Pud Hunter Biologiste
District d’Aylmer
519 773-4713 pud.hunter@ontario.ca 519 773-9014
Circonscription sanitaire du district de North Bay-Parry Sound David Beaver Spécialiste technique de la GIR/A
District de North Bay
705 475-5525 david.beaver@ontario.ca 705 475-5500
Circonscription sanitaire du nordouest Mary Duda Biologiste
District de Kenora
807 468-2706 mary.duda@ontario.ca 807 468-2736
Conseil de santé du comté d’Oxford Pud Hunter Biologiste
District d’Aylmer
519 773-4713 pud.hunter@ontario.ca 519 773-9014
Circonscription sanitaire régionale de Peel John Pisapio Biologiste
District d’Aurora
905 713-7387 john.pisapio@ontario.ca 905 731-7361
Circonscription sanitaire du district de Perth Mike Malhiot Superviseur régional intérimaire
District de Guelph
519 482-3311 mike.malhiot@ontario.ca 519 482-5031
Circonscription sanitaire du comté et de la Ville de Peterborough Cam McCauley Biologiste, évaluation
District de Peterborough
613 531-5705 cam.mccauley@ontairo.ca 613 531-5730
Circonscription sanitaire du district de Porcupine Sarah Vascotto Spécialiste technique de la faune aquatique et terrestre
District de Chapleau
705 864-3162 sarah.vascotto@ontario.ca 705 864-0681
Circonscription sanitaire du district de Porcupine Leeanne Beaudin Spécialiste technique de la faune aquatique et terrestre
District de Cochrane
705 272-7156 leeanne.beaudin@ontario.ca 705 272-7183
Circonscription sanitaire du district de Porcupine Christine Greenaway Biologiste, planification
District de Timmins
705 235-1311 christine.greenaway@ontario.ca 705 235-1377
Circonscription sanitaire du district de Porcupine John Sadowsky Biologiste régional
District de Hearst
705 337-9317 john.sadowsky@ontario.ca 705 337-9345
Service de santé communautaire de la municipalité régionale de Waterloo Art Timmerman Biologiste spécialiste de la faune aquatique et terrestre
District de Guelph
519 826-4935 art.timmerman@ontario.ca 519 826-4929
Service de santé publique régional de Niagara Joad Durst Superviseur régional
District de Guelph
905 562-1175 joad.durst@ontario.ca 905 562-1154
Circonscription sanitaire du comté et du district de Renfrew Darwin Rosien Technicien principal en inventaire et évaluation de la faune aquatique et terrestre
District de Pembroke
613 732-5533 darwin.rosien@ontario.ca 613 732-2972
Circonscription sanitaire du district de Simcoe-Muskoka John Kus Superviseur régional
District de Midhurst
705 725-7534 john.kus@ontario.ca 705 725-7584
Circonscription sanitaire du district de Simcoe-Muskoka Christy MacDonald Spécialiste technique de la faune aquatique et terrestre 705 646-5522 christy.macdonald@ontario.ca 705 645-8372
Circonscription sanitaire de Sudbury et du district Mike Hall Biologiste régional
District de Sudbury
705 564-7862 mike.hall@ontario.ca 705 564-7879
Circonscription sanitaire de Sudbury et du district Christine Greenaway Biologiste, planification
District de Timmins
705 235-1311 christine.greenaway@ontario.ca 705 235-1377
Circonscription sanitaire du district de Thunder Bay Michael Deschamps Biologiste régional
District de Thunder Bay
807 475-1128 michael.deschamps@ontario.ca 807 475-1527
Circonscription sanitaire du district de Thunder Bay Dave Arola Technicien principal spécialiste de la faune aquatique et terrestre
District de Wawa
807 826-3225 poste 224 dave.arola@ontario.ca 807 826-4631
Circonscription sanitaire de Timiskaming Derek Elliott Technicien en gestion intérimaire de la faune aquatique et terrestre
District de Kirkland Lake
705 568-3229 derek.elliot@ontario.ca 705 568-3200
Service de santé publique de Toronto John Pisapio Biologiste
District d’Aurora
905 713-7387 john.pisapio@ontario.ca 905 731-7361
Circonscription sanitaire de Wellington-Dufferin-Guelph Art Timmerman Biologiste spécialiste de la faune aquatique et terrestre
District de Guelph
519 826-4935 art.timmerman@ontario.ca 519 826-4929
Circonscription sanitaire du comté de Windsor-Essex Holly Simpson Biologiste régionale
District d’Aylmer
519 354-8210 holly.simpson@ontario.ca 519 354-0313
Service de santé publique de la région de York John Pisapio Biologiste
District d’Aurora
905 713-7387 john.pisapio@ontario.ca 905 731-7361

Annexe 1 : Formulaires de demandes de permis

Le ministère de l’Environnement prévoit que la demande de permis soit remplie et signée par un exterminateur détenteur d’un permis qui est chargé du traitement larvicide. Le formulaire 1866 – Demande de permis de destruction de parasites aquatiques dans les bassins collecteurs pour la répression du virus du Nil occidental et le formulaire 1867 – Demande de permis de destruction de parasites aquatiques dans l’eau de surface pour la répression du virus du Nil occidental sont disponibles en ligne sur le Répertoire central des formulaires de l’Ontario.

Les formulaires sont énumérés sous la Direction de l’élaboration des normes et passent ensuite au niveau des programmes – section de gestion des pesticides.

Annexe 2 : Avis informant le public qu’un traitement antiparasitaire sera entrepris pour détruire des larves de moustiques afin de prévenir ou de combattre le virus du Nil occidental (programmes municipaux ou de la circonscription sanitaire)

Il faut aviser le public lorsqu’on applique un larvicide. Le tableau suivant indique les méthodes disponibles sur les emplacements indiqués :

Emplacement Méthode
A. Des bouches d’égout 1, 2
B. Des fossés, des nappes d’eau temporaires ou permanentes, dont des bassins de gestion des eaux pluviales 1, 2, 3
C. Des bassins de stabilisation d’eaux ou de boues d’égout 1, 2, 3
D. Des zones fragiles 1, 2, 3

Méthode 1

Il faut faire publier un avis dans un journal à grand tirage, distribué dans les environs de la zone où aura lieu le traitement en milieu aquatique, au début du traitement larvicide. L’avis doit faire au moins 10 cm. de large. (Ainsi, un avis pourrait paraître en avril, précisant qu’un larvicide sera mis dans les bouches d’égout situées sur la propriété privée toutes les trois semaines jusqu’au X octobre.) Voir l’exemple d’avis ci-dessous.

Méthode 2

Il faut remettre, au début du traitement larvicide, un avis écrit à tous les propriétaires et à toutes les personnes responsables de terrains situés à l’intérieur de la zone à traiter. Il faut aussi afficher l’avis à toutes les portes d’entrée d’immeubles publics situés sur le terrain privé avant chaque traitement larvicide et cet avis doit rester affiché pendant au moins 48 heures. (Ex. : Lorsqu’un traitement larvicide doit être effectué dans des bouches d’égout situées sur le terrain de plusieurs écoles, il faudra fournir, en avril, un avis au surintendant du conseil scolaire et au directeur de chaque école. L’avis devra également être affiché avant chaque traitement larvicide et rester affiché pendant au moins 48 heures à toutes les portes d’entrée de l’école où un traitement larvicide est effectué). Voir l’avis type ci-dessous, qui peut être modifié pour le traitement larvicide des eaux de surface.

Les avis remis selon les méthodes 1 et 2 doivent donner les renseignements suivants :

  • Des précisions sur le traitement larvicide, notamment :
    • le nuisible ciblé (en l’occurrence, des larves de moustiques) et le but du traitement (prévention du virus du Nil occidental) ;
    • la date ou les dates proposées du traitement en milieu aquatique ;
    • ’emplacement des zones à traiter (nom du plan d’eau, les rues qui bordent la zone à traiter, toutes les bouches d’égout situées sur une rue donnée, etc.) ;
    • le nom du larvicide et son numéro d’homologation en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires (Canada) ;
    • la préparation du larvicide (comprimés, granulés, briquettes, liquide ou sachets) ;
    • un numéro de téléphone (avec la mention que les appels à frais virés sont acceptés) que le public peut composer pour obtenir des renseignements sur le traitement larvicide, dont les renseignements les plus récents sur le lieu et les dates du traitement. On peut aussi mentionner un site Web en plus du numéro de téléphone.

Avis type pour le traitement des bouches d’égout

avis public
utilisation d’un produit antiparasitaire

Entre le 1er avril et le 31 octobre 20_ _, [nom du terrain privé] effectuera un traitement visant à détruire les larves de moustiques et à prévenir le développement de vecteurs du virus du Nil occidental. Le traitement sera effectué conformément aux directives du médecin-hygiéniste local. On mettra des granulés du larvicide méthoprène (inscrire ici le nom du produit et le numéro d’homologation qui y a été attribué en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires [Canada]) dans les bouches d’égout des collecteurs d’eaux pluviales dans le secteur suivant [fournir la ou les adresses postales]. Tous les traitements larvicides seront effectués par des opérateurs titulaires de permis du ministère de l’Environnement ou par leurs techniciens supervisés. Pour connaître le lieu exact et les dates des traitements larvicides, veuillez composer le [1 800 ----- s’il ne s’agit pas d’une ligne sans frais, veuillez indiquer que les appels à frais virés seront acceptés] ou vous rendre au site Web suivant : www.-----------.

Méthode 3

  • Il faut poser dans un endroit bien en vue un avis dans une zone résidentielle ou non résidentielle tous les 100 mètres autour du périmètre du plan d’eau ou dans toutes les entrées menant au terrain immédiatement avant le traitement larvicide et les laisser en place pendant au moins 48 heures. Les écriteaux indiquant le mot avis dans les zones résidentielles doivent être utilisés uniquement lorsque le plan d’eau est situé dans un bien-fonds qui répond à la définition de « zone résidentielle » dans l’article 1 du Règlement de l’Ontario 63/09. Un écriteau indiquant le mot avis dans une zone non résidentielle doit être utilisé dans un bien-fonds qui ne répond pas à la définition de « zone résidentielle ». Les écriteaux sont affichés sur le site Web du ministère et doivent se conformer aux dessins et aux formats affichés.

Annexe 3 : Larvicides de démoustication homologués par le gouvernement fédéral et dont l’usage est autorisé en Ontario pour lutter contre le virus du Nil occidental

No LPA Nom du produit matière active Par aéronef footnote 1
(Oui/Non)
Adresse du déposant ou de son agent Cat. féd. Cat. Ont.
18158 Vectobac 200G Larvicide biologique Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (0.2 UTI/l) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto,ON
M5H 3C2
R 3
19239 Teknar Granules Larvicide en granulés Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (260 AAU/mg) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
19241 Teknar HP-D Larvicide de démoustication Bacillus thuringiensis (3000 AU/mg) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
19466 Vectobac- 200G Larvicide biologique Bacillus thuringiensis (200 UTI/mg) Non Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
C 4
21062 Vectobac 1200L Insecticide biologique Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (1,2 UBI/kg) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
21809 Altosid Comprimés de méthoprène, 4,25 % Oui Wellmark Int.
5420 Hwy.N., bureau B30
RR 5, Guelph (Ontario)
N1H 6J2
R 3
22676 Altosid Granules de méthoprène, 1,5 % Oui Wellmark Int.
5420 Hwy.N., bureau B30
RR 5, Guelph (Ontario)
N1H 6J2
R 3
26860 Aquabac xt Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (200 UTI/mg) Oui AFA Environmental Inc.
1100, boul. René Lévesque O., 25e étage,
Montreal, QC
H3B 5C9
R 3
26862 Aquabac 200G Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (200 UTI/mg) Non AFA Environmental Inc.
1100, boul. René Lévesque O., 25e étage,
Montreal, QC
H3B 5C9
C 4
26863 Aquabac 200G Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (200 UTI/mg) Oui AFA Environmental Inc.
1100, boul. René Lévesque O., 25e étage,
Montreal, QC
H3B 5C9
R 3
27374 Aquabac II 200G Larvicide biologique Bacillus thuringiensis 10/14 Non AFA Environmental Inc.
1100, boul. René Lévesque O., 25e étage,
Montreal, QC
H3B 5C9
D 5 footnote 2
27376 Aquabac II xt Larvicide biologique Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (1 200 UTI/mg) Non AFA Environmental Inc.
1100, boul. René Lévesque O., 25e étage,
Montreal, QC
H3B 5C9
C 4
27694 Altosid XR, briquettes de méthoprène à 2,1 % Non Wellmark Int.
5420 Hwy.N., bureau B30
RR 5, Guelph (Ontario)
N1H 6J2
R 3
28007 Vectolex WDG Larvicide biologique Bacillus sphaericus , souche 2362, 650 U.I. Bs/mg (650 BsITU/mg) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
28008 Vectolex CG Larvicide biologique Bacillus sphaericus souche 2362, 50 U.I. Bs/mg (50 BsITU/mg) Oui Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
28009 Vectolex WSP Larvicide biologique Bacillus sphaericus souche 2362 50 U.I. Bs/mg (50 BsITU/mg) No Valent Biosciences Canada Ltd.
40 rue King O., bureau 2100
Toronto, (Ontario)
M5H 3C2
R 3
28070 Altosid Larvicide liquide Régulateur de croissance des moustiques, méthoprène Oui Wellmark Int.
5420 Hwy.N., bureau B30
RR 5, Guelph (Ontario)
N1H 6J2
R 3
28152 Pre-Strike Granules de méthoprène 1,5 % Non Wellmark Int.
5420 Hwy.N., bureau B30
RR 5, Guelph (Ontario)
N1H 6J2
D 5 footnote 2

Communiquez avec l’ARLA, au 1 800 267-6315, pour vous assurer que le produit que vous voulez utiliser est toujours homologué.

Annexe 4 : Modèles

  1. Ordre du médecin-hygiéniste local en vertu de l’article 13 de la Loi sur la protection et la promotion de la santé
  2. Lettre d’appui du médecin-hygiéniste à l’égard du traitement larvicide sur des terrains municipaux ou privés
  3. Autorisation de la ville ou de la municipalité pour que le bureau de santé octroie un contrat d’application de larvicide dans des nappes d’eau qui se déversent dans les collecteurs d’eaux pluviales ou les voies navigables dont la ville ou la municipalité est propriétaire et dans des nappes d’eau situées sur des terrains privés qui se déversent dans les collecteurs d’eaux pluviales ou les voies navigables d’une ville ou d’une municipalité.
  4. Autorisations du propriétaire ou de l’occupant d’un terrain pour appliquer des larvicides dans une nappe d’eau sur un terrain privé par un destructeur de nuisibles titulaire d’un permis. Nota : les modèles suivants peuvent contenir des énoncés pouvant ne pas s’appliquer à toutes les circonscriptions sanitaires.

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Annexe 5 : Détermination du degré d’efficacité d’un traitement à l’aide de Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) et de Bacillus sphaericus (B. sphaericus)

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Annexe 6 : Détermination du degré d’efficacité d’un traitement larvicide au méthoprène

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Annexe 7 : Définition des zones fragiles

Terres humides

Terres recouvertes quelques mois par année ou en permanence par des eaux peu profondes, dont les terres où la nappe souterraine se trouve près de la surface ou déborde à la surface du sol. Dans un cas comme dans l’autre, la présence d’une eau abondante entraîne la formation de sols hydriques et favorise la dominance de plantes hydrophytes ou de plantes qui tolèrent bien l’eau. Les terres humides comprennent des types de sols bien particuliers connus sous le nom de marais, de tourbières, de marais arborés et de fens.

  • Les marais arborés sont des terres humides boisées, couvertes à 25 % et plus d’arbres ou de grands arbustes. On trouve à la surface des marais arborés, des eaux calmes ou à faible débit qui peuvent être saisonnières ou persistantes. Les marais arborés comprennent les marais forestiers et les marais à fourrés.
  • Les marécages sont des zones inondées périodiquement d’eaux calmes ou au débit très lent, ou inondées de façon permanente et caractérisées par la présence d’arbres émergents robustes et, dans une moindre mesure, par celle de plantes flottantes et presque submergées.
  • Les tourbières sont des zones couvertes de tourbe ou présentant des cuvettes remplies de tourbe et qui sont caractérisées par une nappe phréatique élevée et un tapis de mousse à la surface du sol, principalement de l’espèce Sphagnum.
  • Les fens sont des tourbières caractérisées par des couches superficielles de tourbe mal décomposées à modérément décomposées, et où l’on trouve souvent de la tourbe bien décomposée près de la base. Les fens sont principalement recouverts de diverses espèces de carex, bien qu’on puisse y trouver également des graminées et des roseaux dans des nappes locales.

Les terres périodiquement immergées qui sont utilisées pour l’agriculture et qui ne présentent plus les caractéristiques des terres humides ne sont pas considérées comme telles aux fins de cette définition.

D’autres zones fragiles sont définies ci-après.

Habitat essentiel du poisson

Habitat qui est considéré comme d’une importance capitale pour maintenir la capacité productive générale du lieu de pêche. En sont des exemples les lieux de fraie pour les espèces de poisson dont le besoin en géniteurs est impérieux comme dans les zones de galets pour le doré jaune et le touladi, les zones de remontée des eaux souterraines pour l’omble de fontaine ; les écloseries hautement productives et les aires d’alimentation telles que les terres humides ; les zones où l’on retrouve des espèces menacées ; les aires de refuge essentielles telles que les refuges d’hiver pour le touladi dans les petits ruisseaux ; les habitats qui ne sont pas remplaçables ou compensables tels que les zones de remontée des eaux souterraines et les voies de migration qui procurent un accès aux lieux de fraie aux espèces dont le besoin en géniteurs est impérieux (par ex., l’omble de fontaine). Y sont aussi compris les types d’habitat qui sont relativement rares ou sensibles aux perturbations. Les altérations à ces zones peuvent causer une perte en ce qui a trait à la capacité de l’habitat à produire des poissons en bonne santé. L’habitat essentiel nécessite un degré de protection élevé en raison de l’importance de soutenir les pêches commerciale, récréative et de subsistance, de leur rareté, de leur capacité productive élevée, de la sensibilité de certaines conditions de vie des espèces qu’il contient, etc.

Réserve de poissons

Plan d’eau (ou partie d’un plan d’eau) où il est strictement interdit de pêcher pendant une période donnée et qui est mentionné dans l’édition annuelle du Résumé des règlements de la pêche sportive, disponible auprès du ministère des Richesses naturelles.

Habitat des espèces en voie de disparition et des espèces menacées

Consulter la politique 4.1 des espèces en péril pour obtenir une définition de « importance (d’importance) » en rapport avec les espèces en voie de disparition ou les espèces menacées et pour des définitions des espèces en voie de disparition ou les espèces menacées.

Voir à l’annexe 10 le Protocole sur les zones et les espèces fragiles.

Annexe 8 : Détermination de la dose de méthoprène à utiliser dans les bouches d’égout

La plupart des bouches d’égout sont cylindriques et possèdent les caractéristiques suivantes : un diamètre de 900 mm (soit 0,9 m ou un rayon de 0,45 m), une profondeur totale de 2,3 à 2,4 m (y compris la grille et les anneaux d’espacement), une profondeur d’eau de 600 mm sous la conduite d’évacuation (lorsqu’il n’y a pas d’écoulement) et une surface de 0,636 m2. Il se peut toutefois que les anciennes bouches d’égout aient des dimensions et caractéristiques différentes. Il est donc important d’obtenir des fonctionnaires de la voirie les dimensions des bouches d’égout du secteur où l’on effectuera un traitement larvicide. Les bouches d’égout des nouvelles banlieues peuvent être différentes de celles que l’on trouve dans de vieux quartiers du centre-ville ou le long des autoroutes d’une municipalité ou d’une circonscription sanitaire.

Les fonctionnaires de la voirie devraient pouvoir vous remettre des cartes informatisées montrant l’emplacement et le numéro des bouches d’égout de leur municipalité. Certaines bases de données contiennent les dimensions de chaque bouche d’égout.

Il arrive que l’écoulement des eaux soit partiellement bloqué sous une bouche d’égout, ce qui a pour effet d’augmenter le volume total des eaux associées à cette bouche d’égout et à celles qui se trouvent en amont. Les ingénieurs municipaux sont parfois en mesure de vous donner le pourcentage des bouches d’égout qui tombent dans cette catégorie, ainsi que leur emplacement.

Vous trouverez ci-dessous une façon de calculer la quantité de comprimés de méthoprène qu’il faut utiliser dans une bouche d’égout contemporaine. Il pourra s’avérer nécessaire d’examiner un échantillon représentatif des bouches d’égout (p. ex., 1 % des bouches d’égout) et d’établir la dose de traitement en fonction de la surface des bouches d’égout d’un secteur donné.

Méthode de calcul

Hypothèse : la bouche d’égout a un rayon de 0,45 m

Formule : aire (cercle) = (r2 (pi × rayon au carré), lorsque = 3,14159

Aire d’une bouche d’égout ordinaire : 3,14159 × 0,45 m × 0,45 m = 0,636 m2

Dose de traitement en comprimés de méthoprène : Directives figurant sur l’étiquette : 5,6 à 11,2 kg/ha ou 0,56 à 1,12 g/m2 de surface d’eau, alors

Faible dose = 0,636 m2 × 0,56 g/m2 = 0,356 g

Forte dose = 0,636 m2 × 1,12 g/m2 = 0,712 g

Les eaux contenues dans chaque bouche d’égout peuvent être considérées comme étant polluées ou très riches en matières organiques. Il est donc recommandé sur l’étiquette d’utiliser la forte dose.

Quelle quantité de méthoprène représente 0,712 g ?

En lisant la fiche de santé-sécurité (SIMDUT), nous notons que la densité des comprimés de méthoprène est de 1,04 g/cm3, par conséquent, 1,04 g/1 cm3 = 0,712 g/« x » cm3. Donc, « x » = 0,69 cm3.

Si une cuillerée à thé = 5 cm3, 0,69 cm3 = ~ 0,14 cuillerée à thé; il faut donc utiliser un peu moins d’un quart de cuillerée à thé par bouche d’égout ordinaire.

Cuillers à mesurer

On peut se procurer des cuillers à long manche dans la plupart des épiceries et des magasins à rayons. Les comprimés étant de forme irrégulière, le quart d’une cuillerée à thé serait une bonne dose de traitement pour une bouche d’égout ordinaire.

Annexe 9 : Soumission de données géospatiales à l’appui de programmes de démoustication sur des terrains privés

Le recours aux bases de données des systèmes d’information géographique (SIG) permet d’analyser plus efficacement les données de surveillance et de traitement larvicide qui ont été recueillies dans le but de gérer le virus du Nil occidental. Le ministère de l’Environnement encourage les propriétaires à soumettre toutes leurs données cartographiques sous forme électronique, y compris les coordonnées de cartographie numérique dérivées d’un système mondial de localisation (GPS). Les coordonnées de cartographie numérique des bouches d’égout, fossés, nappes d’eau temporaires et permanentes, de même que celles des bassins de retenue des eaux pluviales, peuvent être annexées à la demande de permis ou au rapport final. Le ministère se servira de ces données pour produire des cartes provinciales pour l’examen des demandes de permis.

Pour assurer une certaine uniformité à l’échelle de la province, toutes les données géospatiales, y compris les coordonnées de cartographie et les données présentées sous forme de tableaux, doivent être soumises sous forme électronique suivant les normes résumées ci-dessous.

Les normes suivantes s’appliquent à toutes les données fournies, y compris les normes de présentation des coordonnées de cartographie numérique et celles qui régissent la présentation des adresses.

  • Les fichiers cartographiques électroniques doivent être compatibles avec la technologie ESRI (couvertures du réseau Arc/Info ou fichiers de formes ArcGIS), rapportés au système de référence nord-américain de 1983 (NAD83), au moyen de la projection de Mercator (système cartographique UTM). Les coordonnées UTM et les estimations de précision doivent être fournies (voir l’exemple ci-dessous).
  • Toutes les coordonnées cartographiques doivent être fournies dans une feuille de calcul électronique ou dans un fichier de base de données (Excel ou MS Access).
  • Lorsque les données sont fournies sous forme électronique dans une feuille de calcul ou un fichier de base de données, les colonnes doivent avoir des titres bien identifiés et donner une description détaillée des codes utilisés.
  • Les adresses de voirie ordinaires doivent comprendre la rue et le numéro, le nom de la rue bien orthographié, les abréviations normalisées (voir ci-dessous) et l’orientation (N, S, E, O). Les adresses municipales ne doivent pas inclure de ponctuation.
Exemple de données cartographiques
ID Zone Abscisse Ordonnée Précision
1 17 611630.56 4861180.03 ± 10m
2 17 622507.43 4865770.27 ±10m
Exemple d’adresse
ID Adresse Municipalité
1 1180 Lakeshore Road West Toronto
2 252 Bloor Street East Toronto
3 2075 Bayview Avenue Toronto

Voici quelques-unes des abréviations les plus courantes (en anglais) :

Avenue AVE
Bay bay
Beach beach
Boulevard BLVD
Centre CTR
Circle CIR
Concession CONC
Corners CRNRS
Court CRT
Crescent CRES
Cul-de-sac CDS
Drive DR
Expressway EXPY
Gardens GDNS
Gate gate
Heights HTS
Highway HWY
Lane lane
Line line
Meadow meadow
Park PK
Parkway PKY
Path path
Place PL
Point PT
Road RD
Square SQ
Sideroad SR
Street ST
Terrace TERR
Trail trail
View view
Way way

Annexe 10 : Protocole sur les zones et les espèces fragiles - Processus suivi par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario pour fournir des données au ministère de l’Environnement de l’Ontario au sujet des traitements larvicides effectués dans des zones fragiles pour combattre le virus du Nil occidental

Introduction

Les services de santé publique peuvent ordonner que soit effectué un traitement larvicide dans des zones fragiles pour enrayer les populations de moustiques et empêcher la propagation du virus du Nil occidental (VNO). Toute décision de mettre en œuvre des mesures de démoustication pour combattre le VNO est fondée sur une évaluation des risques locaux, laquelle comprend une prise en compte des résultats des activités de surveillance des larves de moustiques et de la proximité des zones d’eaux calmes par rapport aux régions habitées.

Le ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO) se charge de la réglementation et de la délivrance des permis d’application des pesticides, dont les larvicides de démoustication. Les larvicides bactériens Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) et Bacillus sphaericus sont les seuls agents de démoustication admis dans les zones fragiles. Ils ciblent les larves des moustiques et autres diptères.

Un comité d’examen inter-organismes a été mis sur pied en réaction aux incidences nuisibles possibles de tels traitements sur les espèces rares et fragiles qui peuvent se trouver dans ces habitats. Ce comité réunit des porte-parole du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRN), du ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO), et de deux organismes fédéraux : Environnement Canada (EC) et Pêches et Océans Canada (POC).

Cadre législatif et politique : (nota : les lois et règlements provinciaux sont disponibles en ligne sur le site Web Lois-en-ligne et les lois et règlements fédéraux sont disponibles sur le Site Web de la législation (Justice).

  • Loi sur les espèces en voie de disparition : Les traitements larvicides effectués dans le cadre d’une stratégie de lutte contre le VNO doivent tenir compte des incidences possibles sur les espèces régies par cette loi provinciale.
  • Loi sur les espèces en péril : La loi apporte une protection légale aux espèces sauvages et protège la diversité biologique par une évaluation des espèces par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). D’autres articles portent sur l’obligation de préparer des stratégies de rétablissement, des plans d’action ou plans de gestion des espèces mentionnées à l’annexe 1 de la loi (le cas échéant), et sur l’obligation de mener des évaluations environnementales.
  • Accord pancanadien pour la protection des espèces en péril au Canada : En tant que signataire de cette entente (1996), l’Ontario s’est engagé à participer au programme national visant à assurer la protection et le rétablissement des espèces en péril, ainsi que la surveillance de toutes les espèces sauvages. Aux termes de cet accord, les signataires ont convenu, entre autres choses, d’assurer la protection de l’habitat des espèces menacées ou en voie de disparition et de mettre l’accent sur des mesures qui empêcheront la mise en péril des espèces sauvages.

Ce comité fournit une tribune pour la discussion des incidences possibles des traitements larvicides de lutte contre le VNO sur les espèces en péril. Il a pour objectif de fournir au ministère de l’Environnement des recommandations - quant aux zones à traiter et quant au mode de traitement - visant à réduire au minimum les incidences sur les espèces en péril.

  • Loi sur les pêches

Article 36 : L’utilisation de larvicides ou d’autres pesticides dans des zones réputées être des eaux où vivent des poissons ou un habitat du poisson, ou dans des endroits où ils sont susceptibles de pénétrer des eaux où vivent des poissons ou un habitat du poisson, sera présumée être un dépôt de substances nocives en vertu du paragraphe 36(3) de la Loi sur les pêches. L’article 36 s’appliquerait aux terres humides désignées comme étant des habitats du poisson.

Environnement Canada a indiqué que, dans le contexte de l’article 36(3) de la Loi sur les pêches, Bti ou B. Sphaericus n'est actuellement pas considéré comme une substance délétère.

Article 35 : Le paragraphe 35(1) interdit l’exploitation d’ouvrages ou d’entreprises entraînant la détérioration, la destruction ou la perturbation de l’habitat du poisson, à moins d’avoir une autorisation du ministre fédéral aux termes du paragraphe 35(2).

nota : L’article 35 vise toute proposition qui pourrait avoir une incidence physique sur l’habitat du poisson (remplissage de terres humides ou de ruisseaux, etc.), par opposition à l’application d’un larvicide qui, elle, est visée par l’article 36.

L’application de l’article 35 demande un effort concerté de la part de plusieurs organismes fédéraux et provinciaux, dont Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, les offices de protection de la nature, le ministère des Richesses naturelles et le ministère de l’Environnement de l’Ontario. Pêches et Océans Canada se charge de la protection des habitats qui contribuent directement ou indirectement aux ressources halieutiques du Canada. Lorsqu’est proposée une détérioration, une destruction ou une perturbation des eaux de pêche canadiennes (un ruisseau, un lac ou des terres humides en zone littorale), il faut consulter Pêches et Océans Canada directement ou par l’entremise de l’office local de protection de la nature. Les accords conclus entre Pêches et Océans Canada et les offices de protection de la nature aident à fournir une approche simplifiée des autorisations réglementaires.

Veuillez noter qu’il n’est pas toujours facile d’établir si une zone donnée devrait ou non être considérée comme des eaux de pêche canadiennes. Les étangs se trouvant dans une cour arrière ou les fossés longeant une route ne sont habituellement pas réputés être de telles eaux et ne sont donc pas aussi préoccupants.

Pour de plus amples renseignements, les médecins-hygiénistes et les fonctionnaires provinciaux ou locaux sont priés de communiquer avec les représentants régionaux de

Pêches et Océans Canada ou d’Environnement Canada. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) est l’organisme fédéral chargé de réglementer l’utilisation des pesticides ; elle doit donc participer à toute discussion sur le sujet.

Processus d’examen du MRN

  1. Le ministère de l’Environnement fait des recommandations au bureau de district intéressé du ministère des Richesses naturelles, sur réception d’une demande de permis pour un traitement larvicide à l’aide de Bti ou de B. sphaericus dans des zones fragiles. Il lui incombe de fournir au ministère des Richesses naturelles des données sur les zones fragiles à traiter (nom et emplacement) et sur le calendrier de traitement au Bti proposé.
  2. Le personnel des bureaux de district du ministère des Richesses naturelles accède à la base de données des zones naturelles du Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN) pour établir si des espèces menacées, en voie de disparition ou autrement « sensibles » sont présentes dans les zones fragiles. Il compare les informations figurant dans la base de données du CIPN avec la liste des espèces sensibles pour le traitement larvicide du VNO.

    La liste des espèces sensibles sera mise à jour au besoin car l’évaluation et la liste/réglementation des espèces aux niveaux provincial et national est un processus permanent.

  3. Le ministère des Richesses naturelles examinera l’endroit où on propose d’effectuer le traitement larvicide afin de déterminer s’il aura une incidence sur les habitats essentiels du poisson. Pêches et Océans Canada est responsable de la protection des réserves de poissons et le ministère des Richesses naturelles fournira le nom d’une personne-ressource de Pêches et Océans Canada à des fins d’aiguillage. Voir l’annexe 7 pour la définition de chacune de ces zones fragiles.
  4. Lorsqu'une espèce préoccupante se trouve dans une zone fragile, la Section de la biodiversité du MRN et le Centre d’information sur le patrimoine naturel peuvent fournir des conseils sur les impacts potentiels ou recommander d’autres experts. Une visite des lieux peut faciliter le processus d’examen.
  5. Le personnel des bureaux de district du MRN envoie les résultats de son examen, à titre confidentiel, au comité inter-organismes et organise au besoin une rencontre ou une conférence téléphonique pour discuter des renseignements donnés.
  6. Le ministère de l’Environnement fournit un sommaire écrit, incorporant des suggestions du MRN, à tous les participants au processus décisionnel.

Annexe 11 : Modèles de rapport sommaire

  • Modèle de rapport sommaire sur le virus du Nil occidental - Traitement des bouches d’égout au méthoprène ou à l’aide de Bacillus sphaericus
  • Modèle de rapport sommaire sur le virus du Nil occidental - Traitements des eaux de surface à l’aide de méthoprène, de Bti ou de Bacillus sphaericus

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Notes en bas de page

  • note de bas de page[*] Retour au paragraphe Les demandes de permis relatives à des zones fragiles doivent être conformes au protocole prévu pour les zones et les espèces fragiles (voir l’annexe 10).
  • note de bas de page[1] Retour au paragraphe Un produit antiparasitaire ne peut être épandu au moyen d’un aéronef que si cette méthode est prescrite sur l’étiquette.
  • note de bas de page[2] Retour au paragraphe Un permis n’est pas nécessaire si un pesticide est appliqué par le propriétaire ou l’occupant du terrain ou son employé à temps plein sur une nappe d’eau stagnante sans écoulement direct ou indirect du terrain (voir le paragraphe 83(3) du Règlement de l’Ontario 63/09).
Mis à jour : 31 août 2021
Date de publication : 18 novembre 2015