Photo par : Al Dextrase

Situation

Menacée

Espèce indigène qui n’est pas en voie de disparition mais qui risque de le devenir.

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

Le 13 janvier, 2013

Rapport d’évaluation

Apparence

Le méné miroir est un vairon svelte et relativement gros qui peut atteindre une longueur d’environ 14 cm. Il a le corps argenté avec des reflets bleus ou verts, une rayure sombre entre le derrière de la tête et la nageoire dorsale, et un long museau marqué de deux croissants entre les narines. Ses nageoires sont toutes transparentes ou blanches et ne comportent aucune tache ou autre marque distinctive.

Habitat

Le méné miroir préfère les cours d’eau moyens à grands qui ont un courant rapide, sont dépourvus de plantes aquatiques et ont un fond graveleux ou rocailleux exempt de débris. Ils vivent en bancs et se nourrissent de crustacés et de mouches adultes qui tombent dans l’eau ou volent juste au-dessus de la surface. En juin ou en juillet, au moment du frai, les femelles répandent leurs œufs dans des rapides au fond graveleux.

Présence

L’aire de répartition du méné miroir se situe dans le centre est de l’Amérique du Nord et couvre l’ensemble des bassins versants des rivières Ohio et Tennessee. En Ontario, on retrouve le méné miroir dans les rivières Thames et Grand, et dans les ruisseaux Bronte et Sixteen Mile, qui se jettent dans le lac Ontario.

présence du méné miroir

Pour voir une version agrandie de cette carte (PDF)

Menaces

Il se peut que la construction de barrages, la canalisation de cours d’eau et la pollution de l’eau aient déjà causé des déclins majeurs dans les populations de méné miroir en Ontario. Les autres menaces comprennent l’utilisation des terres à des fins agricoles et urbaines, l’empoissonnage destiné à la pêche sportive, la récolte de poisson-appât, ainsi que la perte et la dégradation d’habitat. La température pourrait bien représenter le plus important facteur limitant pour cette espèce, puisque le sud de l’Ontario représente la limite septentrionale de son aire de répartition.

Mesures que nous prenons

Les espèces menacées et leur habitat général sont automatiquement protégés.

Protection de l’habitat

Les descriptions générales de l’habitat sont des documents techniques à caractère scientifique qui apportent des éclaircissements supplémentaires sur la région de l’habitat protégé pour une espèce.

Lire la description générale de l’habitat (le 2 juillet, 2013).

Ce que vous pouvez faire

Signalez son/sa présence

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts effectue le suivi des espèces en péril comme le méné miroir. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d’information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

Devenez bénévole

Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.

Signalez les activités illicites

Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 -TIPSMNR (8477667).

Faits en bref

  • le méné miroir est une espèce commune et abondante dans le centre de son aire de répartition nord-américaine, mais il est plus rare et plus susceptible d’être considéré comme une espèce menacée aux extrémités de cette aire, plus précisément en Ontario, dans l’État de New York, au Michigan, en Alabama et en Géorgie
  • les ménés miroir atteignent la maturité sexuelle à deux ans, et la majorité d’entre eux ne vivent pas au-delà de trois ans
  • le méné miroir est facile à confondre avec le méné émeraude et la tête rose, ce qui a sans doute contribué au fait que sa présence au Canada n’a été confirmée qu’en 1973, alors qu’il y a peut-être toujours vécu