Veiller à ce que l’Ontario demeure le meilleur endroit en Amérique du Nord pour recruter, maintenir en poste et récompenser les travailleurs

Soutenir l’apprentissage continu, la formation professionnelle et le perfectionnement de la main-d’œuvre

Seulement 27% des résidents de l’Ontario interrogés sont entièrement d’accord avec le fait qu’ils ont l’éducation ou les compétences nécessaires pour occuper un emploi à l’endroit où ils souhaitent vivre, et seulement 17 % disent savoir qu’ils disposent des possibilités de formation ou de perfectionnement professionnel nécessaires pour les préparer à l’économie de l’avenir.

Des données récentes sur l’apprentissage continu reflètent les tendances du marché du travail, notamment en ce qui a trait aux attentes des employeurs envers les nouveaux employés, aux changements technologiques rapides et à l’intérêt accru de la main- d’œuvre pour le renforcement continu des compétences et des qualifications. Une étude de 2019 (avant la COVID) réalisée par Pearson pour l’organisme International Consultants for Education and Fairs (ICEF) a révélé « un intérêt croissant pour les programmes plus courts et l’apprentissage continu ». Au Canada, 37 % des répondants ayant fait des études postsecondaires ont déclaré qu’ils poursuivraient une formation professionnelle plutôt qu’un diplôme s’ils devaient refaire le même choix. Ces développements ont conduit à un intérêt croissant pour l’apprentissage continu et à une explosion des programmes, des fournisseurs et des cours de formation professionnelle.

Des études antérieures ont traité la question de l’apprentissage continu et de l’avenir du travail de manière plus élargie. La Munk School of Global Affairs and Public Policy a proposé une stratégie d’apprentissage continu en Ontario en 2017 et le gouvernement de l’Ontario s’est également penché sur cette question.

L’annonce récente par le gouvernement de l’Ontario d’une stratégie de microcertifications en est un bon exemple. Cette stratégie reflète une reconnaissance croissante que le gouvernement a un rôle à jouer pour catalyser de nouveaux modèles de formation et sensibiliser la main-d’œuvre et les employeurs aux diverses offres sur le marché tout en proposant une forme d’assurance de la qualité.

Cet espace entre l’éducation et l’emploi – qui a été décrit comme le «  milieu du désordre » par le Forum des politiques publiques – propose habituellement des formations de courte durée ou des modules de formation visant à prolonger ou à mettre à niveau les compétences d’un travailleur pour lui permettre de décrocher un nouvel emploi ou de devenir plus productif dans son emploi actuel.

Certains apprenants permanents sont des chercheurs d’emploi qui peuvent tirer parti de programmes de soutien du revenu ou de subventions de formation professionnelle pendant qu’ils suivent leur formation. D’autres sont déjà sur le marché du travail et cherchent à investir dans la mise à niveau de leurs compétences.

La question à poser aux responsables des orientations politiques est la suivante : Comment remettre de l’ordre dans le milieu du désordre  – notamment pour les résidents de l’Ontario marginalisés et vulnérables – sans nuire à son dynamisme et à son aspect novateur?

Avant la pandémie, l’apprentissage continu, la formation professionnelle et le perfectionnement de la main-d’œuvre prenaient de plus en plus d’importance en matière de politiques, en raison des tendances du marché du travail comme la polarisation de l’emploi, le risque d’automatisation et la tendance des gens à cumuler les emplois au cours de leur carrière. L’enquête d’Ipsos montre qu’une majorité de personnes croient que les collèges communautaires de l’Ontario préparent bien les jeunes à un emploi en Ontario (74 %), tandis qu’un peu plus de la moitié estiment que les universités de l’Ontario font un bon travail (56 %).

Nous croyons que les mesures de soutien ne devraient pas être discriminatoires selon l’âge et que les employeurs devraient être encouragés à fournir aux travailleurs une formation étroitement liée à l’emploi qu’ils occupent. Le gouvernement devrait élargir ses travaux actuels sur les microcertifications.

Il faut plus de formation en milieu de travail permettant au personnel de conjuguer travail et amélioration des compétences de manière homogène, plutôt que d’exiger des segments distincts de travail et de retour à l’école.

Il nous faut une meilleure stratégie pour la rééducation professionnelle des talents. (…) Nous devons les réorienter vers ces domaines à forte demande, afin de produire le talent recherché. Ce sujet fait partie des discussions. Les crédits de formation offerts aux employés eux-mêmes peuvent être augmentés. Je crois que (le financement) devrait être versé directement aux employeurs. Voici un peu d’argent pour vous encourager à former votre personnel.

Partie prenante d’entreprise

Recommandation 1

Soutenir le financement de l’apprentissage continu sans restriction d’âge, continuer à promouvoir le perfectionnement et la reconnaissance des microcertifications et promouvoir davantage la formation en cours d’emploi.

Se tourner vers d’autres territoires de compétence pour faire progresser l’apprentissage continu

Pour rehausser l’ambition de la politique provinciale en matière d’apprentissage continu, il faudra puiser dans l’expérience d’autres pays et s’appuyer sur les multiples démarches adoptées dans les autres provinces et aux États-Unis. La documentation laisse entendre qu’il existe tout un éventail de participation à la formation selon le pays. Par exemple, le Fonds pour le développement des compétences de l’Ontario offre des fonds aux organismes pour des projets portant sur l’embauche, la formation et le maintien en poste des travailleurs, y compris les apprentis, pendant la pandémie de COVID-19.

Les décideurs de l’Ontario peuvent également se tourner vers des pays comme l’Allemagne, la Suède, la Finlande et le Danemark, où entre 20 et 30 % de la population en âge de travailler suit régulièrement des cours d’apprentissage continu et de la formation. Même si les éléments de la comparaison ne sont pas tout à fait équivalents, le gouvernement de l’Ontario a déclaré en 2017 qu’environ 200  000 résidents de l’Ontario participent à des programmes d’éducation des adultes chaque année.

Les mesures prises en matière d’apprentissage continu permettront d’accroître la disponibilité et le maintien en poste des travailleurs hautement qualifiés et de veiller à ce que la formation soit conforme aux besoins des employeurs.

Le concept allemand d’octroi de baccalauréats à ceux qui se qualifient pour l’accréditation de compagnon de métier la plus élevée a du mérite et aiderait à combler l’écart de compétences dans l’industrie ontarienne et à atténuer la discrimination « col bleu/col blanc ».

Partie prenante d’entreprise

Notre expérience (...) est que lorsque nous mettons les entreprises au défi de faire partie de la solution, elles réclament vouloir faire partie de la solution (...) Les entreprises veulent faire partie de la solution. C’est très semblable au système de recyclage de l’apprentissage mis en place en Allemagne et en Belgique, au sein duquel les grandes chaînes d’approvisionnement travaillent ensemble à la requalification des métiers. Maintenant, pouvez-vous faire la même chose pour ces connaissances et compétences? Demandez aux entreprises de faire partie de la solution et je pense que c’est un défi vraiment intéressant.

Universitaire

Un point de départ possible est de réfléchir à la façon dont nous pouvons transformer nos systèmes d’emploi et de formation en centres de conseils et d’orientation professionnels de haute qualité à l’intention de tous les Ontariens et que les gens voudront consulter (...) ce n’est pas ce que nos systèmes d’emploi et de formation font à l’heure actuelle. Ils incitent plutôt les gens à travailler et à trouver du travail rapidement.

Organisme de recherche

Recommandation 2

Miser sur le modèle du Fonds de développement des compétences de l’Ontario, et investir dans de nouvelles voies de développement de carrière au-delà des établissements d’enseignement traditionnels pour y inclure le financement direct des employeurs, des associations professionnelles et des syndicats.

Faciliter le repérage dans l’éventail de programmes, de fournisseurs et de cours de formation professionnelle

En Ontario, les fournisseurs de programmes de formation des secteurs public et privé utilisent les fonds publics pour soutenir l’accessibilité, mais nous croyons qu’il faut en faire plus. Plus précisément, nous croyons que le gouvernement peut rendre ces programmes de formation encore plus accessibles.

Au début de la pandémie, en mars 2020, le gouvernement de l’Ontario a lancé un Examen du développement et de la formation de la main-d’œuvre afin d’explorer des méthodes pour préparer les gens à de bons emplois. Le ministre McNaughton a souligné que « dans un monde où la concurrence est mondialisée et les changements technologiques sont rapides, il est essentiel que les travailleuses et travailleurs et les entreprises de l’Ontario restent compétitifs. C’est pourquoi nous travaillerons en étroite collaboration avec des employeurs et des experts des secteurs du travail, de la formation et de l’éducation, pour voir ce qui pourrait être fait pour que l’Ontario ait les talents qu’il lui faut pour prospérer aujourd’hui et demain. »

Pour continuer à tirer parti du travail déjà accompli, le gouvernement de l’Ontario devrait poursuivre sa promotion de l’apprentissage continu. Le gouvernement pourrait, entre autres, aider à établir des portails de navigation tenant lieu de guichets uniques en ligne. Une plateforme pourrait regrouper l’ensemble des cours et des programmes d’apprentissage continu et de perfectionnement professionnel, ou une série de portails pourraient être organisés selon les secteurs ou les compétences. Cette tâche pourrait être confiée à des organismes du secteur privé ou à but non lucratif. Le ministère pourrait lancer un concours axé sur les défis pour encourager les entreprises et les organismes à but non lucratif à proposer des modèles novateurs visant à améliorer la capacité des gens à naviguer dans le marché de l’apprentissage continu.

Recommandation 3

Lancer un programme axé sur les défis pour encourager les fournisseurs du secteur privé et les organismes à but non lucratif à proposer des solutions en ligne visant à aider les employés et les employeurs à s’y retrouver dans le marché de plus en plus complexe des programmes, des fournisseurs et des cours de formation professionnelle de la province.

Élaborer des avantages liés à l’apprentissage continu à l’échelle de la province

Tous les travailleurs n’ont pas un accès égal à l’apprentissage continu. Certaines personnes peuvent ne pas faire partie des ententes sur le développement du marché du travail ou avoir accès à d’autres programmes ou avantages provinciaux. Le crédit d’impôt de l’Ontario pour la formation récemment annoncé est un premier pas, mais la disposition exigeant que la formation admissible soit dispensée par un établissement d’enseignement conventionnel pourrait exclure le nombre croissant de programmes et de cours offerts par les associations industrielles, les syndicats et les autres prestataires de formation non conventionnels.

Une option possible serait de tirer parti de la création, par le gouvernement fédéral, d’une prestation personnalisée de l’Allocation canadienne pour la formation visant à fournir une contribution provinciale supplémentaire aux résidents de l’Ontario. Cette mesure ressemblerait à celle prise par le gouvernement de l’Ontario pour tirer parti de l’Allocation canadienne pour les travailleurs et fournir un soutien supplémentaire aux personnes à faible revenu sur le marché du travail.

On a décrit la destruction créatrice comme étant « le démantèlement de méthodes de longue date pour faire place à l’innovation ». On s’attend à ce que ce processus de destruction créatrice continue à perturber certains emplois tout en en créant de nouveaux. En fait, selon l’étude du MIT sur l’avenir du travail, plus de 60 % des emplois en 2018 n’existaient pas en 1940.

Peut-être avons-nous besoin de meilleurs outils pour le marché du travail qui aident réellement les gens à déterminer les compétences qu’ils possèdent, car je crois qu’il faut parfois s’éloigner des diplômes et des certifications (…) même lorsqu’une personne souhaite changer de carrière (…) Je pense que les gens accumulent beaucoup de compétences en cours d’emploi et ne se rendent pas vraiment compte de tout ce qu’ils apprennent sur le tas plutôt que dans une salle de classe. Partie prenante d’entreprise

Ce processus pourrait s’accélérer au cours des prochaines années compte tenu du rôle croissant de la technologie. Le système ontarien d’apprentissage continu, de formation professionnelle et de perfectionnement de la main-d’œuvre devrait aider en priorité les personnes ayant été retirées de certains secteurs et emplois pour pourvoir de nouveaux postes dans des secteurs de l’économie qui sont en croissance et recherchent de la main-d’œuvre. Cette transition est importante pour les personnes et leurs familles ainsi que pour l’économie dans son ensemble.

Il n’y a pas d’indication claire sur la manière de s’y prendre à l’échelle. La pandémie a entraîné d’importantes pertes d’emploi dans l’industrie du tourisme. Selon Statistique Canada, on a observé une diminution importante des emplois dans les secteurs de l’hébergement et des services d’alimentation en Ontario en septembre 2021.

Il existe des modèles prometteurs dans les secteurs et chez les employeurs. Un bon exemple est l’Ontario Tourism Education Corporation (OTEC) qui a été créée en 1991 dans le cadre d’un partenariat public-privé visant à offrir une formation ciblée à l’industrie de l’accueil et du tourisme. Le modèle de l’OTEC aide efficacement à former les travailleurs qui ont été déplacés en raison d’occasions axées sur la demande dans l’industrie de l’accueil et du tourisme. On peut trouver dans ce modèle une occasion d’apprendre et peut-être même de transposer les apprentissages à d’autres secteurs du marché du travail.

Recommandation 4

Élaborer un avantage provincial qui s’harmonise avec l’Allocation canadienne pour la formation afin d’aider financièrement les personnes qui souhaitent saisir des occasions d’apprentissage continu.

Tenir compte des compétences générales et techniques dans le système d’éducation, de formation professionnelle et de perfectionnement de la main-d’œuvre

Bien que le marché de l’apprentissage continu dispose d’une myriade de cours et de programmes de compétences techniques, il semble y avoir une lacune dans le système en ce qui concerne les soi-disant « compétences générales », y compris les compétences pratiques et l’expérience comme être un employé, travailler en équipe, etc.

Les parties prenantes du milieu de l’éducation, les groupes d’employeurs et les syndicats disent qu’il s’agit d’un grand défi, en particulier au sein d’une économie numérique basée sur les services en plein essor, où ces compétences générales constituent un avantage majeur pour les gens et les entreprises.

L’économie axée sur les données nécessite un nouvel ensemble de compétences qui ne comprend pas que les STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), mais plutôt une combinaison de compétences techniques et générales, de nouvelles professions comme les gestionnaires de données, ainsi qu’un accès à une infrastructure numérique fiable et abordable. Partie prenante d’entreprise

Un rapport de 2019 appelé Navigator : Made for the Future, produit pour le compte de HSBC par la société de recherche Kantar, a révélé que « 47 % des répondants canadiens ont déclaré que leur entreprise avait prévu de dépenser davantage pour la formation des employés, et 42 % ont déclaré qu’ils dépenseraient davantage pour la satisfaction et le bien-être des employés », selon CBC News.

Le gouvernement de l’Ontario devrait continuer d’accroître l’offre d’étudiants à la recherche de possibilités d’apprentissage intégrées au travail en aidant les employeurs de l’Ontario à développer la capacité d’accepter une augmentation importante du nombre d’employés étudiants. Ce soutien à l’augmentation de la capacité pourrait se présenter sous différentes formes, y compris des subventions salariales partielles, des subventions ou des crédits d’impôt. L’idée serait d’aider les entreprises de l’Ontario à devenir des partenaires dans une stratégie ambitieuse visant à offrir l’apprentissage intégré au travail au plus grand nombre possible de travailleurs.

(...) Je pense que les négociations syndicales et collectives et ce genre de processus collectif ont été avantageux dans de nombreux cas pour offrir à leurs membres l’accès à des possibilités d’apprentissage, à des subventions, à des bourses, à des congés payés ou à des programmes de congés pour leur permettre de poursuivre leur formation.

Partie prenante représentant les travailleurs

(Le gouvernement devrait) soutenir les stages d’étudiants en recherche et en innovation afin de contribuer à la création, à l’application et au transfert des connaissances des étudiants et de la propriété intellectuelle au secteur privé.

Partie prenante d’entreprise

Recommandation 5

Miser sur les efforts du gouvernement fédéral visant à élargir l’apprentissage en cours d’emploi en encourageant les employeurs de manière à s’assurer qu’il y a suffisamment de possibilités d’apprentissage en milieu de travail.

Mieux soutenir les groupes marginalisés et sous-représentés

Le gouvernement de l’Ontario a déjà accompli un travail considérable pour mieux soutenir les groupes marginalisés et sous-représentés. Par exemple :

  • En juin 2021, le gouvernement a annoncé l’établissement d’un groupe de travail sur les femmes et l’économie.
  • En juillet 2021, le gouvernement a annoncé un investissement visant à aider les jeunes à entreprendre une carrière dans la construction.
  • En août 2021, le gouvernement a dévoilé un programme semblable pour aider les travailleurs du Nord. Au cours du même mois, le gouvernement a également annoncé un nouveau programme de formation pour les jeunes qui occupent des emplois dans le secteur de la technologie dans la région de Niagara.
  • En septembre 2021, le gouvernement a annoncé des investissements supplémentaires dans le Fonds pour le développement des compétences.

L’amélioration de l’accès aux programmes et aux cours de formation est une étape cruciale pour combler les écarts entre les résultats sur le marché du travail et le reste de la population. L’apprentissage continu peut contribuer à renforcer le capital humain et à améliorer les perspectives d’emploi.

Les programmes et les cours doivent être sensibles aux besoins uniques des groupes marginalisés et sous-représentés.

La plupart des initiatives de formation professionnelle du gouvernement de l’Ontario, y compris le programme Deuxième carrière, ciblent les personnes ayant une expérience de travail considérable (par exemple, les bénéficiaires de l’assurance-emploi) et excluent essentiellement celles qui ont de faibles antécédents professionnels ou celles qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi. Cette conception risque d’exclure les groupes vulnérables et marginalisés.

En juillet 2021, le gouvernement de l’Ontario a annoncé qu’il augmentait l’aide financière et simplifiait le processus de demande du programme Deuxième carrière, soulignant que ces changements « permettront aux travailleurs mis à pied et à ceux sans emploi de suivre une formation et de commencer une nouvelle carrière plus intéressante ». Cependant, ce ne sont pas tous les travailleurs qui sont admissibles à ce programme. Bien que cette annonce ait représenté des progrès importants, nous croyons qu’il faut faire davantage.

Recommandation 6

Réformer les programmes de formation en s’appuyant sur l’annonce récente du programme Deuxième carrière de manière à mieux servir les personnes ayant de faibles antécédents professionnels, y compris les groupes vulnérables et marginalisés.

Assurer l’apprentissage continu pour les peuples autochtones

Un autre problème est la confusion et le manque de clarté quant aux rôles des gouvernements fédéral et provinciaux en matière d’apprentissage continu et de formation professionnelle pour les peuples autochtones.

Le rôle des différents paliers de gouvernement varie selon qu’il s’agit d’un contexte à l’intérieur ou à l’extérieur d’une réserve. Cela peut créer un manque de responsabilité, conduire à des accusations et accroître la complexité pour les collectivités et les particuliers.

Les gouvernements fédéral et de l’Ontario devraient pouvoir discuter de la possibilité d’une plus grande collaboration, y compris la communication des pratiques exemplaires, la maximisation des modèles de formation préexistants, etc.

(Le gouvernement devrait établir) un fonds de développement, au-delà de la reprise suite à la pandémie de COVID-19, visant l’emploi à long terme des Autochtones pour faire face aux défis liés à l’embauche, à la formation ou au recyclage des travailleurs, y compris les apprentis.

Conseiller en gestion des activités

Tout le monde a cette notion préconçue selon laquelle les peuples autochtones sont soutenus à un niveau plus élevé que les Canadiens en général, alors que ce n’est vraiment pas la façon dont cela fonctionne. Les collectivités reçoivent un soutien en matière d’éducation par l’entremise de leurs traités, et elles sont censées être pleinement soutenues. (Les transferts d’Ottawa) aux collectivités ne soutiennent qu’un maximum de deux personnes sur environ 30 pour qu’elles poursuivent des études postsecondaires. Cela laisse une grande majorité d’autres étudiants qui se demandent ce qu’ils vont faire pour essayer d’obtenir une éducation, et je pense que si nous cherchons à investir dans les collectivités autochtones, c’est un endroit où nous devons trouver d’autres mécanismes pour nous assurer que tout le monde a la possibilité de s’instruire.

Conseiller en gestion des activités

Une étude d’Emploi et Développement social Canada a examiné l’écart entre les résultats scolaires des Canadiens d’origine autochtone et non autochtone, soulignant que « l’existence d’un écart en matière de réussite scolaire entre les peuples autochtones (Premières Nations, Inuits et Métis) et la population non autochtone au Canada est bien documentée (...) les Autochtones sont moins susceptibles de terminer leurs études secondaires ou postsecondaires que la population non autochtone au Canada ». Un article du Toronto Star publié en juin 2021 soulignait que « l’éducation des Autochtones est au cœur de la reprise suite à la pandémie de COVID-19  au Canada », faisant remarquer que «  seulement 61,6 % des Autochtones âgés de 15 ans et plus ont obtenu un diplôme d’études secondaires, comparativement à 80,1 % des non- Autochtones ».

On peut réduire cet écart en partie en clarifiant davantage les rôles des divers paliers de gouvernement. Nous croyons que le gouvernement de l’Ontario devrait collaborer avec d’autres paliers de gouvernement pour aider à réduire l’écart en matière d’éducation et de réussite scolaire afin d’améliorer les résultats pour les peuples autochtones. Les peuples autochtones doivent participer au processus d’élaboration de solutions.

Il sera essentiel d’investir dans des programmes pertinents d’éducation, d’emploi et de formation axés sur le marché, et de diriger les demandeurs d’emploi, les jeunes, les femmes, les populations autochtones et les nouveaux arrivants vers les voies d’accès en demande qui déboucheront sur des emplois réels.

Partie prenante d’entreprise

Recommandation 7

Collaborer avec d’autres paliers de gouvernement pour améliorer l’apprentissage continu, la formation professionnelle et le perfectionnement de la main-d’œuvre pour les peuples autochtones.

Soutenir les travailleurs qui ne sont pas admissibles aux programmes de prestations traditionnels

L’Ontario a la possibilité d’innover en concevant et en mettant en œuvre un nouveau type de stratégie de prestations transférables liée aux travailleurs et non aux employeurs. Un tel programme pourrait mieux soutenir la mobilité des travailleurs. Une étude récente d’Ipsos pour RBC Assurances montre que 38 % des résidents de l’Ontario disent s’être rendu compte au cours de la dernière année que le programme d’avantages sociaux de leurs employeurs ne répond pas adéquatement à leurs besoins. Trois répondants sur dix de la même étude ont déclaré qu’ils n’avaient aucune couverture de médicaments d’ordonnance.

Un rapport du Forum des politiques publiques invite les gouvernements fédéral et provinciaux à « mener une analyse des coûts, des avantages et de la faisabilité (économique, opérationnelle, technologique, politique, juridique) d’un modèle à prestations transférables ». D’autres territoires de compétence examinent des programmes de prestations transférables. Aux États-Unis, le 28 septembre, un projet de loi intitulé Portable Retirement and Investment Account Act a été présenté au Sénat américain. Il propose la création de comptes de prestations de retraite universels et transférables.

En tant que consommateurs, nous savons qu’il y a des coûts associés à nos attentes, et les consommateurs ont peut-être besoin d’être un peu plus impliqués dans tout ceci; les prestations transférables en sont un très bon exemple. L’un des facteurs qui rendent le travail précaire est que les gens n’ont pas accès aux formes de bien-être professionnel qui sont normalement associées à l’emploi, comme les prestations de santé complémentaires.

Universitaire

(Dans l’État de New York), ils ont prélevé des frais de 2,5 % sur chaque transaction. Cette somme est allée à un fonds établi au niveau de l’État, et le fonds servait essentiellement à payer l’indemnisation des travailleurs pour les entrepreneurs indépendants dans l’État de New York, c’est-à-dire les chauffeurs indépendants de l’État de New York. Cela comprend les chauffeurs Uber, les chauffeurs de taxi, les livreurs et les chauffeurs de limousine, donc toute personne qui est un entrepreneur indépendant, et c’est spécifiquement pour l’indemnisation des travailleurs. C’est à partir de ce fonds qu’ils sont payés s’il y a des problèmes d’indemnisation des travailleurs, car beaucoup d’entrepreneurs indépendants se situent hors de la portée des lois du travail ordinaires et des prestations liées à l’emploi.

Universitaire

Les prestations transférables pourraient aider les entreprises à attirer les travailleurs et à rendre leur avenir moins incertain. Soixante-sept pour cent des résidents de l’Ontario interrogés par Ipsos sont d’avis que « pour attirer les gens en Ontario et faire en sorte qu’ils y restent, il est important que nous offrions des prestations gouvernementales en fonction de leur lieu de résidence et non de leur employeur ».

Un programme de prestations transférables pourrait accroître les niveaux de prestations et l’accès dans des domaines comme l’assurance-médicaments, l’assurance-vie, les soins de la vue et les services de santé mentale. Un tel programme pourrait comprendre un fonds provincial de formation professionnelle. Une option pourrait consister à faire en sorte que les prestations transférables soient entre les mains du travailleur et administrées par un organisme indépendant, par l’intermédiaire du gouvernement, du secteur privé ou d’une combinaison des deux.

Recommandation 8

Nommer un expert pour concevoir et mettre à l’essai un programme de prestations transférables, où les cotisants pourraient être des employeurs, des travailleurs et le gouvernement.

Combler les lacunes en matière d’emplois pour donner à l’Ontario un avantage concurrentiel dans les secteurs à forte demande

Il y a une pénurie de travailleurs des technologies hautement qualifiés dans les secteurs des soins de santé, du numérique, des données, de l’intelligence artificielle, des cybertechnologies et de l’automatisation des processus. Même avant la pandémie, un certain nombre d’industries étaient confrontées à des pénuries. Selon le cabinet canadien d’avocats en immigration (CANADIM), en 2019, la demande pour des métiers spécialisés comme les électriciens, les soudeurs et les mécaniciens était aussi forte, mais ce sont les travailleurs des technologies hautement qualifiés en TI, en ingénierie, en vente, en soins de santé et en éducation qui ont été les plus touchés par les pénuries. Depuis la pandémie, ces pénuries n’ont fait qu’augmenter.

Les entreprises de l’Ontario, des entreprises en démarrage aux multinationales en passant par les petites et moyennes entreprises, font face à une pénurie aiguë de ces travailleurs hautement qualifiés. De plus, la pandémie a mis en évidence le fait que la technologie actuelle a dissocié la géographie de l’emploi.

Cette pénurie a ajouté des pressions concurrentielles supplémentaires sur le recrutement de talents, puisque les multinationales n’ont plus à réinstaller leurs nouveaux employés au siège social, ce qui a exercé une contrainte importante sur les entreprises ontariennes recrutant ce type de talents. En Colombie-Britannique, un modèle de compétences en leadership mis à jour a été mis au point par la British Columbia Institute of Technology (BCIT) pour tenter de s’attaquer à ce problème.

Recommandation 9

Établir une accréditation obligatoire fondée sur les compétences afin d’accélérer la disponibilité des travailleurs qualifiés en fonction du modèle du BCIT, ce qui permettrait aux travailleurs d’autres territoires de compétence d’intégrer plus rapidement le marché du travail.

Relier les travailleurs hautement qualifiés aux emplois

La stratégie actuelle de la province en matière de compétences vise à attirer davantage de jeunes vers les métiers, à simplifier le système d’apprentissage et à encourager la participation des employeurs aux programmes d’apprentissage. Le début prometteur faisant suite à l’établissement de Métiers spécialisés l’Ontario peut servir de point de départ pour mieux combler les lacunes au sein des emplois dans les domaines spécialisés et les métiers. Les premières données indiquent que les taux d’achèvement de programmes d’apprentissage et d’inclusion de femmes et de groupes minoritaires comme les francophones, les Autochtones et les groupes racialisés ont augmenté depuis sa création. Il est essentiel de s’inspirer de cette tendance pour accroître la prospérité, la généraliser et permettre à l’Ontario de mieux participer à la nouvelle économie.

L’Ontario dispose déjà de ressources considérables pour les emplois et l’embauche, mais pourrait améliorer la manière dont les sites d’emploi sont présentés.

Recommandation 10

Moderniser les sites d’emploi existants pour faciliter la mise en correspondance des employeurs à la recherche de compétences spécialisées avec des travailleurs hautement qualifiés dans plusieurs territoires de compétence.

Relier les travailleurs à la demande aux emplois grâce à l’aide offerte par le gouvernement

Beaucoup de travailleurs qui passent d’un projet à l’autre apprécient la souplesse et le contrôle d’être mis en correspondance avec les occasions d’emploi à la demande, mais cette souplesse ne devrait pas exister au détriment des droits du travail. Parallèlement à un changement législatif qui moderniserait la Loi de 2000 sur les normes d’emploi, nous conseillons à la province de l’Ontario d’envisager de mettre à l’essai une plateforme permettant de mieux mettre en correspondance l’offre et la demande pour le travail à la demande. Une telle initiative pourrait commencer par couvrir un ensemble limité de professions ou de types de travail, et si elle s’avère efficace, elle pourrait être élargie pour couvrir de plus grandes parties de l’économie à la demande.

Avant la pandémie, de nombreuses villes tentaient de rendre l’environnement de travail plus « convivial pour les travailleurs à la demande », comme le souligne cet article publié en 2018 dans US News. Plus récemment, des organismes publics au Royaume-Uni et aux États-Unis ont lancé des plateformes couvrant des villes entières pour tous les secteurs du travail à la demande et la technologie associée est à source ouverte.

Une plateforme publique pourrait réduire les coûts de recherche et mettre plus efficacement les personnes en correspondance avec les occasions propices de travail rémunéré pertinent.

(Par exemple,) vous avez de nombreux employés dans une fiducie de données; les personnes dans la fiducie de données peuvent être interrogées de manière sûre, parce qu’elle est contrôlée par une université, un ensemble d’universités ou le gouvernement, ou par quelqu’un, qui vous permet de puiser dans un bassin de personnes à fort potentiel (…) c’est un peu comme combiner la politique industrielle avec des informations réelles (et) des personnes, et de tout relier ensemble.

Conseiller en gestion des activités

La Californie envisage déjà de résoudre ce problème par l’entremise de son initiative Modern Markets for All, qui décrit comment les gouvernements pourraient participer à la création de marchés en ligne pour répondre aux demandes de services.

Recommandation 11

Mettre à l’essai une plateforme virtuelle qui met en correspondance l’offre et la demande pour différents types d’emplois à la demande et d’emplois contractuels.

Tenir compte du travailleur dans son intégralité

Les infrastructures sociales, comme les logements abordables, les logements pour les travailleurs essentiels, l’accès abordable et fiable à Internet haute vitesse, les services de garde d’enfants accessibles et abordables, et les transports en commun de bonne qualité, constituent les éléments fondamentaux d’une main-d’œuvre saine et résiliente. Notre approche a consisté à examiner les enjeux de l’avenir du travail en Ontario dans le contexte de l’expérience globale des travailleurs.

En raison de la nature évolutive du marché du travail, le cadre législatif et réglementaire n’est pas toujours harmonisé. Par exemple, en raison de l’ambiguïté dans la définition des travailleurs du savoir hautement qualifiés dans la Loi de 2000 sur les normes d’emploi, les frais de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) ne concordent pas toujours avec le type de travail effectué.

Nous reconnaissons que ces sujets ne relèvent pas directement de notre mandat ni même de la portée politique d’une seule province. Toutefois, la prévalence de ces enjeux dans les discussions nous a incités à soulever ces points de manière à fournir un contexte de discussion plus large et à stimuler la réflexion et la prise de mesures avec d’autres paliers de gouvernement. Le gouvernement devrait également explorer les possibilités de travailler avec d’autres territoires de compétence qui sont aux prises avec des problèmes semblables, comme la façon de prendre en considération l’ensemble de l’expérience des travailleurs. Par exemple, l’Australie a récemment publié un rapport sur l’avenir du travail.

Travaillant avec les paliers national et infranational de gouvernement concernés, le gouvernement de l’Ontario pourrait envisager de discuter avec des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) partageant les mêmes points de vue sur ces importants enjeux mondiaux, et même de se rendre dans ces régions lorsqu’il sera sécuritaire de le faire, pour obtenir une perspective plus large.

Un comité ministériel serait un moyen idéal de relever ces défis. Ce comité pourrait être chargé d’harmoniser les diverses dispositions législatives qui régissent actuellement la main-d’œuvre. Ce comité, s’inspirant des comités créés par le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux, serait le point central de réflexion et d’intervention intergouvernementale.

Recommandation 12

Créer un comité ministériel, composé de quatre ou cinq ministres clés, pour se tenir au fait des questions liées à la main-d’œuvre, à la compétitivité et à l’équité.

Soutenir les travailleurs, en particulier les travailleurs de plateforme, en offrant plus de souplesse, de contrôle et de sécurité

Éliminer les obstacles à la mobilité des travailleurs

Les clauses de non-concurrence peuvent parfois limiter la mobilité des travailleurs, qu’une personne travaille dans une franchise de restauration rapide ou dans une grande entreprise de technologie. En 2019, l’Economic Policy Institute a publié une étude indiquant que les clauses de non-concurrence étaient préjudiciables à la fois aux salaires et à la concurrence.

Bien que les données soient américaines, l’étude a révélé qu’entre 28 % et 45 % des travailleurs des États-Unis étaient assujettis à des clauses de non-concurrence. Au Canada, ces clauses peuvent être difficiles à appliquer et ne tiennent généralement pas devant les tribunaux. Elles peuvent être difficiles à comprendre et peuvent intimider les travailleurs. De telles clauses peuvent empêcher les gens de faire avancer leur carrière.

La province peut également examiner s’il existe des conditions contractuelles déloyales communes auxquelles les entrepreneurs ou les propriétaires d’entreprise sont confrontés lorsqu’ils agissent à titre de fournisseurs ou de vendeurs.

(…) concentrez-vous également sur les clients, parce que bien souvent, les entreprises de recrutement (…) n’ont pas de réglementation concernant les clauses qui figurent dans ces contrats. Les clauses de non-concurrence en sont un bon exemple (…) ces entreprises de recrutement passent par le contrat qui peut contenir des clauses relatives à l’infonuagique (…) très variables et beaucoup d’entre elles ne sont pas dans notre intérêt supérieur.

Travailleur des technologies

Recommandation 13

Limiter l’utilisation des clauses de non-concurrence à une propriété intellectuelle particulière et éliminer les non-concurrences générales en droit, afin d’encourager l’innovation, la mobilité des travailleurs et la concurrence.

Maintenir un environnement favorable pour les travailleurs du savoir hautement qualifiés

Une nouvelle catégorie de travailleurs du savoir bien rémunérés a vu le jour. On les trouve souvent dans les secteurs des technologies de l’information, de l’ingénierie, du droit, de la finance et des soins de santé. Ils passent d’un projet à l’autre, travaillant pour les banques, les cabinets comptables, les cabinets de consultation, les entreprises manufacturières et le gouvernement. Généralement, ces travailleurs bénéficient d’une certaine sécurité sociale et choisissent de travailler de manière indépendante sur une base contractuelle plutôt que comme employés traditionnels. On nous a dit qu’ils choisissent ce travail pour trois raisons : la souplesse de choisir quand travailler et sur quels projets travailler, la capacité de faire un travail spécialisé et l’avantage d’un traitement fiscal privilégié. Bon nombre de ces travailleurs touchent une rémunération importante et ne constituent pas une main-d’œuvre vulnérable. Ils font toutefois partie intégrante de la croissance économique et sont essentiels au succès d’un grand nombre de petites et de grandes entreprises.

La Silicon Valley a migré au Texas parce que le Texas est juste là à manifester son savoir-faire, à dire qu’il va se commercialiser en tant que territoire de compétence, et l’Ontario n’est pas aussi agressif. Nous pensons qu’il y a une occasion à saisir.

Conseiller en gestion des activités

La Loi de 2000 sur les normes d’emploi ne reconnaît pas actuellement ce type d’entrepreneur indépendant; il y a donc une confusion quant à la façon de classer ces travailleurs. Le gouvernement devrait mettre à jour la loi pour tenir compte de la nouvelle réalité du travail.

Le gouvernement devrait accorder une attention particulière à la souplesse et à la protection des employeurs et des employés et tenir compte des écarts entre la définition d’un employé de l’Agence du revenu du Canada et celle énoncée dans la Loi de 2000 sur les normes d’emploi.

En outre, les critères entourant ce type de travailleur ne sont pas clairs. Les droits et les protections, comme les cessations d’emploi, sont la cause de litiges devant les tribunaux. Cependant, toute incertitude ici est plus facile à gérer pour cette catégorie de travailleurs en raison du meilleur équilibre dans le pouvoir de négociation entre l’entité qui recourt aux services et l’entrepreneur indépendant lors de la conclusion de contrats.

Recommandation 14

Établir ou clarifier les conditions selon lesquelles les entrepreneurs indépendants sont définis, pour les travailleurs hautement qualifiés qui choisissent ce statut en raison de sa souplesse.

Soutenir les travailleurs, en particulier les travailleurs de plateforme, en s’assurant qu’on leur offre souplesse, contrôle et sécurité

Un rapport de Statistique Canada de 2019 a montré que 1 travailleur sur 10 était employé dans l’économie à la demande et un rapport de 2019 de la Banque du Canada a révélé que 18 % des Canadiens (à l’exclusion de ceux qui indiquent participer à un travail rémunéré informel pour le plaisir ou comme passe-temps) ont participé à l’économie à la demande informelle. Un récent rapport du Conseil de l’information sur le marché du travail (CIMT) a indiqué que Statistique Canada élabore actuellement un cadre cohérent qui permettra de collecter de l’information et de définir l’emploi à la demande.

(Nom de la plateforme) exerce un contrôle très strict sur nous au travail. Lorsque nous nous sommes inscrits auprès de (nom de la plateforme), nous devions indiquer notre disponibilité à l’entreprise. (Nom de la plateforme) nous attribue des quarts de travail en fonction de notre disponibilité. Nous devons travailler au moins 20 heures toutes les deux semaines. Le système de taux de rémunération engendre une grande confusion.

Travailleur à la demande

De nombreux travailleurs basés sur des applications frustrés ont déclaré qu’ils n’avaient pas de protection de base dans le cadre de leur emploi et qu’ils méritent plus de transparence et de responsabilité de la part des algorithmes qui gèrent leur travail. Cela comprend une meilleure compréhension de la façon dont leur travail est évalué, des protections de sécurité et un contrôle sur leur horaire.

C’est un travail très difficile. C’est très dangereux, sur les routes toute la journée. Je livre à vélo, et [en utilisant] une voiture, et en marchant, et quand je le fais en voiture, c’est très dangereux de conduire pendant de longues heures. Je ne suis pas en mesure d’assurer l’état sécuritaire de ma voiture, ce qui met ma santé et ma famille en danger, et c’est parce que je ne suis pas bien payé.

Travailleur à la demande

Partout dans le monde, les territoires de compétence sont aux prises avec la façon de définir les travailleurs à la demande. Certains vont les définir comme des entrepreneurs indépendants, tandis que d’autres vont les définir comme des employés. Par exemple, le 19  février 2021, une décision de la Cour suprême du Royaume-Uni a conclu que les chauffeurs Uber étaient des travailleurs et non des entrepreneurs indépendants, bien que la définition britannique de « travailleur » soit différente de celle d’« employé ».

Forbes a spéculé que l’Amérique n’allait probablement pas suivre l’exemple et, en effet, au Wisconsin, le site Wisconsin Examiner rapporte que la législature de l’État a déposé un projet de loi selon lequel « les chauffeurs des entreprises de covoiturage comme Uber et les services de livraison basés sur des applications comme Doordash ne pourraient pas percevoir les indemnités d’accident du travail ou les prestations de chômage au Wisconsin en vertu d’une loi qui les définirait comme des entrepreneurs indépendants plutôt que comme des employés (…) (cela permettrait également) aux entreprises de fournir des avantages à leurs chauffeurs sans les classer comme des employés ». Le Massachusetts envisage une législation semblable, selon WBUR, la chaîne d’information de la radio publique nationale de Boston. En Ontario, des entreprises plateformes comme Uber, Handy, Instacart et Task Rabbit affirment que les personnes qui ont accès au travail à la demande sur leurs plateformes sont des entrepreneurs indépendants et ne relèvent donc pas de la Loi de 2000 sur les normes d’emploi.

Inclure les entrepreneurs dépendants en vertu des lois sur les normes d’emploi de l’Ontario permettrait de s’assurer que des conditions minimales de base sont en place pour protéger les travailleurs.

Partie prenante représentant les travailleurs

En Ontario, 69 % des résidents de l’Ontario interrogés conviennent que la province devrait traiter les travailleurs de plateforme technologique ou à la demande de la même façon que les travailleurs traditionnels lorsqu’il s’agit de prestations d’emploi.

Bien qu’un employé et un entrepreneur indépendant soient définis et reconnus dans la loi, une troisième catégorie de travailleurs mérite l’attention. Il s’agit de la catégorie de l’entrepreneur dépendant, qui se situe entre un employé et un entrepreneur indépendant, où sont classés la plupart des travailleurs basés sur des applications. Ces travailleurs ont été considérés comme des entrepreneurs dépendants, comme cela a été expliqué en détail dans l’affaire Foodora.

Dans une troisième catégorie proposée, certains employés travaillant pour des applications basées sur une plateforme seraient considérés comme des entrepreneurs dépendants tout en conservant une certaine souplesse qu’offre ce type de travail, notamment en ce qui concerne le temps alloué à plusieurs employeurs et les heures de travail. Cela pourrait se faire par l’intermédiaire de la Loi de 2000 sur les normes d’emploi ou ailleurs.

Recommandation 15

Créer et reconnaître la catégorie d’entrepreneurs dépendants pour les travailleurs de plateforme ou à la demande basés sur des applications, et accorder à cette catégorie de travailleurs des droits de base en matière d’emploi, tels qu’une indemnité de licenciement, le salaire minimum, des prestations minimales ou de base, le paiement régulier des salaires, des talons de chèque de paie pour l’imputabilité de la paie et un préavis de licenciement avec droit à l’indemnité de départ.

Accroître la transparence concernant les règles d’engagement pour les travailleurs de plateforme

Les personnes qui s’engagent dans un travail par l’intermédiaire de plateformes numériques doivent consentir à conclure un contrat. Ces contrats sont longs et compliqués et ne sont pas faciles à comprendre. Les conditions du contrat changent régulièrement et n’indiquent pas clairement le montant qu’un travailleur gagnera pour une tâche, la façon dont un travailleur est trié dans la file d’attente et, le cas échéant, quelles sont les retenues salariales.

J’ai commencé à travailler pour (nom de la plateforme) en 2016 et chaque fois, environ chaque année, on m’a dit qu’on m’avait donné un nouveau contrat pour le travail que je fais pour (nom de la plateforme). Et à chaque fois, il a été publié sur mon application, et on m’a dit que j’avais deux semaines pour lire ce document massif d’une centaine de pages avec beaucoup de jargon juridique qu’un avocat pourrait probablement interpréter, mais pour quelqu’un qui ne fait que la livraison de nourriture, il n’est pas réaliste pour nous de comprendre tout ce que cela implique.

Travailleur à la demande

En outre, les circonstances relatives au signalement ou au renvoi par une plateforme peuvent entraîner une suspension temporaire ou permanente sans explication appropriée.

À la suite d’une contestation judiciaire de l’entreprise App Drivers & Couriers Union, un tribunal d’Amsterdam a ordonné à Uber de réintégrer cinq chauffeurs britanniques dont le licenciement avait été effectué par un processus automatisé. Le tribunal a statué que les entreprises de covoiturage étaient contraintes de divulguer les données utilisées pour attribuer les emplois, déduire les revenus et suspendre les chauffeurs, ainsi que de fournir plus de renseignements sur le fonctionnement de leurs systèmes de surveillance des chauffeurs.

C’est arrivé une fois que (nom de la plateforme) me sanctionne en me suspendant et m’ordonne de suivre une formation en fonction de l’évaluation de mon travail et que je reprenne mon travail seulement après avoir suivi la formation fournie. J’ai dû payer pour la formation.

Travailleur à la demande

Recommandation 16

Exiger que les entreprises plateformes de travail à la demande exerçant leurs activités en Ontario fournissent des renseignements de base, faciles à comprendre, complets et transparents sur le paiement, la répartition du travail et les pénalités, les suspensions ou les retenues salariales.

Accroître la transparence pour les travailleurs et les entreprises en sous-traitance

Il y a une catégorie croissante de travailleurs employés par des agences qui travaillent constamment pour la même entreprise, mais qui ne sont pas considérés comme des employés, car ils sont embauchés par un intermédiaire. Ces agences ou intermédiaires ne sont pas toujours assujettis au même examen que les entreprises pour lesquelles ils fournissent des services en sous- traitance. Qui assume la responsabilité dans le cas de la sous-traitance n’est pas toujours clairement établi, ce qui crée une occasion pour l’entreprise sous-traitant des services de bénéficier d’une prestation de services moins chère, parfois en raison de la non-conformité du sous-traitant aux normes d’emploi en vigueur.

Il s’agit clairement d’une occasion pour l’Ontario d’assumer un rôle de leadership et d’intégrer l’idée de l’équité des travailleurs dans le dialogue avec le public. À peine la moitié (51 %) des résidents de l’Ontario interrogés conviennent que les règles actuelles en matière de travail de l’Ontario tiennent compte des intérêts des travailleurs et des employeurs de façon équilibrée. Le gouvernement provincial ne commencerait pas à partir de zéro ici. Le gouvernement écossais a élaboré un plan d’action pour un travail équitable qui définit les principales questions conceptuelles et opérationnelles. Les régimes de certification du travail équitable actuels pourraient servir de base à un régime adapté à l’Ontario.

Enfin, le fait que certains territoires de compétence, y compris l’Écosse et la ville de Toronto, aient établi un titre de certification volontaire de travailleur équitable ne vaut rien. La tendance actuelle en ce qui concerne l’environnement, la société et la gouvernance s’est concentrée en grande partie sur le changement climatique et sur la diversité et l’inclusion. Il y a une occasion d’ajouter l’équité du travail à l’équation de l’investissement et du travail. Cela pourrait prendre la forme d’une clause contractuelle stipulant une responsabilité conjointe en cas de non-conformité.

Recommandation 17

Exiger que les entreprises contractantes soient transparentes en stipulant qu’elles se conforment aux normes d’emploi, en particulier en ce qui concerne la classification des travailleurs. Reconnaître clairement et sans ambiguïté que le respect de la responsabilité incombe à la fois à la partie contractante et à la partie sous-traitée.

Moderniser la Loi de 2000 sur les normes d’emploi

La Loi de 2000 sur les normes d’emploi a fait l’objet de nombreuses révisions ponctuelles au fil des ans. Bien que le gouvernement de l’Ontario ait offert un guide utile pour les révisions, de nombreuses révisions et exemptions ont été liées à des questions précises, plutôt qu’à une philosophie globale sur l’avenir du travail.

Les gouvernements précédents n’ont pas réussi à suivre le rythme de l’évolution du monde du travail en gardant une Loi de 2000 sur les normes d’emploi moderne et claire. Avec l’accélération rapide du changement décrite dans le présent rapport, le moment est venu d’agir. Le gouvernement devrait profiter de l’occasion pour moderniser la loi afin qu’elle soit plus claire et plus pertinente pour le monde du travail d’aujourd’hui.

Recommandation 18

Simplifier l’article sur les exemptions de la Loi de 2000 sur les normes d’emploi afin d’en faciliter la compréhension et l’application et de le rendre plus pertinent pour les travailleurs actuels et futurs.

Faire de l’Ontario la destination par excellence où trouver une main- d’œuvre et un bassin de talents de calibre mondial

Reconnaître que l’équilibre entre le travail et la vie personnelle est devenu un élément important de la rémunération et de la fidélisation du personnel

La pandémie a fait réfléchir bien des gens à ce qui compte pour les employés dans leur vie, leurs relations et leur travail. Aujourd’hui, lorsque les résidents de l’Ontario réfléchissent à leur emploi ou à leur carrière de rêve, l’enquête d’Ipsos a révélé qu’ils accordent le plus d’importance à un chèque de paie stable (60 %), à de bonnes prestations de santé et autres prestations de soutien (54 %) et à une pension (50 %).

D’autres valeurs émergent aujourd’hui, notamment la souplesse dans les jours et (ou) les heures de travail (37 %), le fait d’être maître de son horaire (32%) et la capacité de travailler de chez soi (27 %) ou de n’importe quel endroit dans le monde (27 %).

À mesure qu’avançait la pandémie, il a été soutenu dans un article de la CNBC aux États-Unis, en août 2021, que la principale raison pour laquelle les gens veulent changer de carrière est le désir d’avoir un meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle. Selon l’enquête Ipsos, 95 % des résidents de l’Ontario sont d’accord pour dire que les employés devraient avoir le droit de se déconnecter de leur employeur à la fin de la journée.

Recommandation 19

Nous croyons que le gouvernement peut prendre des mesures rapides et décisives à cet égard, en particulier en examinant des lois comme la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Soutenir le travail depuis n’importe quel endroit

La pandémie a mis en évidence le découplage de l’emploi et de la géographie pour de nombreux travailleurs. L’Ontario est bien placé pour profiter de cette tendance. En plus d’attirer des travailleurs hautement qualifiés de partout dans le monde, il y a une possibilité de redistribution des talents en Ontario, des grands centres urbains – là où le logement coûte cher et où le mode de vie est plus difficile – vers les petites villes. Cela pourrait être un moteur important pour le développement régional, mais nécessitera des investissements continus dans la large bande, les soins de santé, le logement, les transports en commun et d’autres services.

Les gens de l’Ontario veulent aussi cette liberté et cette souplesse. Lorsqu’on leur demande quel est leur travail de rêve, soit en pensant à l’avenir si la majeure partie de leur vie professionnelle reste à venir, soit en repensant au passé s’ils sont ou seront bientôt à la retraite, 63 % ont déclaré qu’ils aiment la capacité de travailler de chez eux et 60 % ont dit aimer la possibilité de travailler de n’importe quel endroit. Cette possibilité dépend de la fiabilité des réseaux de transport et de la bande passante.

Les organisations plus matures ont besoin de gens qui se déplacent entre Toronto et Kitchener-Waterloo. Ils vont toujours avoir des réunions en personne, et il va encore y avoir un besoin de faire cela avec plus de souplesse (…) Je pense également que le transport n’est pas seulement nécessaire pour se rendre au travail. Il joue aussi un rôle dans les loisirs. Ainsi, il faut également tenir compte du mode de vie pour attirer des gens dans la province, car ces gens vont vivre dans une région et ils voudront être en mesure de se rendre à Toronto, par exemple, pour certaines activités. » Conseiller en gestion des activités

Le comité note que le gouvernement a déjà fait des progrès à cet égard. Par exemple :

Recommandation 20

Développer des réseaux de transport rapides et fiables reliant les grandes villes aux petites collectivités où les travailleurs veulent vivre. Améliorer les services de télésanté de sorte que les personnes qui quittent les grands centres urbains puissent encore avoir accès à des diagnostics et à des soins de santé spécialisés. Permettre l’installation de réseaux de télécommunication haute vitesse.

Promouvoir la marque de l’Ontario dans le monde entier

L’Ontario jouit déjà d’une excellente réputation partout dans le monde. Par exemple, selon le rapport World’s Best Cities de septembre 2021 qui classe les meilleures villes du monde où vivre, travailler et investir et à visiter, Toronto se classe au 18e rang, devançant de beaucoup toutes les autres villes canadiennes. Toronto n’est pas la seule ville ontarienne à offrir un cadre agréable pour travailler, vivre et se divertir. En 2021, le classement des meilleurs endroits où vivre au Canada réalisé par Maclean’s comptait trois villes de l’Ontario – St. Thomas, Belleville et Cornwall – dans les 10 meilleures villes évaluées selon les mêmes critères.

L’Ontario offre aussi un des meilleurs marchés technologiques. Huit villes canadiennes figurent au rapport sur les meilleurs marchés de technotalents de CBRE, qui classe les 50 plus grands marchés de talents technologiques en Amérique du Nord, dont Toronto et Ottawa parmi les dix premiers : Toronto au quatrième rang (elle a déjà fait partie des trois premiers) et Ottawa au huitième rang.

De plus, Toronto s’est récemment classée comme le meilleur endroit au monde pour travailler à distance, selon la société de RH Remote. Ottawa est devenue une plaque tournante de l’innovation technologique en Amérique du Nord.

L’Ontario est également considéré comme un excellent endroit pour étudier, produisant le type de travailleurs hautement qualifiés et très convoités que les employeurs du monde entier recherchent. Hello Safe classe Kingston comme troisième meilleur endroit où étudier au Canada, et Toronto et Hamilton comme cinquième et dixième meilleur, respectivement. Waterloo, London, Ottawa, St. Catharines et Guelph figurent toutes parmi les 20 premières villes.

Il y a des avantages évidents pour ce qui est de la qualité de vie, des possibilités d’investissement, des mesures de soutien du gouvernement et des perspectives d’emploi. Nous-mêmes, en tant que résidents de l’Ontario, nous connaissons ses forces en matière de qualité de vie et de possibilités d’emploi. Grâce à une gouvernance solide et stable, notre province est une destination de choix pour beaucoup de gens de partout dans le monde, et les possibilités se multiplient à mesure que nous émergeons de la pandémie de COVID-19.

La véritable proposition de valeur est plus importante ici : tirer parti du niveau de vie et de la qualité de vie plus élevés de l’Ontario, de sa beauté naturelle, de son dynamisme économique et de sa bonne gouvernance pour créer un cercle vertueux en vue d’attirer les talents et les investissements et de favoriser la création d’emplois. Cela aiderait les travailleurs à atteindre leurs objectifs et aiderait les entreprises à relever les défis de l’économie en transition, tout en soutenant la croissance des petites, moyennes et grandes entreprises.

(Nous devrions) en faire un lieu où les travailleurs du savoir peuvent travailler depuis n’importe quel endroit. Leur offrir un accès fiable à Internet, leur permettre de recevoir une formation, faire en sorte qu’ils soient respectés pour leur scolarité et briser les préjugés envers les gens issus de la diversité que nous devons accueillir dans notre main- d’œuvre.

Consultant en services aux entreprises

D’autres endroits dans le monde commencent à offrir des mesures incitatives pour attirer les travailleurs. Des pays aussi divers que la Barbade, les Bermudes, l’Estonie et la Géorgie offrent aux travailleurs d’autres pays des permis de résidence à long terme avec ou sans soutien financier pour couvrir les frais de déménagement. Certaines villes des États-Unis vont encore plus loin, offrant des paiements en espèces et des crédits d’impôt, des avantages immobiliers et des escomptes à l’achat local aux travailleurs qui proviennent d’autres régions du pays.

Les résidents de l’Ontario ne connaissent pas nécessairement les avantages offerts par la province qui découlent d’investissements réalisés par le gouvernement, les entreprises et les travailleurs dans l’avenir de la province. Seulement 54 % des répondants disent que l’Ontario est le meilleur endroit pour trouver des travailleurs en Amérique du Nord, et seulement 52 % affirment que l’Ontario offre certains des meilleurs avantages au monde. Nous croyons qu’il y a moyen d’améliorer ces chiffres en déployant des efforts de promotion de la marque de l’Ontario et des avantages qu’offre la province.

En accord avec les énoncés sur le travail en Ontario
ÉnoncéPourcentage en accord
Pour les employeurs, l’Ontario est l’un des meilleurs endroits en Amérique du Nord où trouver des travailleurs54 %
Les travailleurs de l’Ontario bénéficient de certains des meilleurs avantages au monde52 %
L’Ontario compte suffisamment de travailleurs hautement qualifiés pour répondre aux exigences des employeurs51 %
L’Ontario a les travailleurs les plus talentueux au monde49 %
L’Ontario est le meilleur endroit où travailler en Amérique du Nord49 %
L’Ontario est le meilleur endroit au monde pour exploiter une entreprise44 %

Source : Enquête du Comité consultatif ontarien de la relance du marché du travail

Recommandation 21

Créer une image de marque d’emploi et une stratégie de communication pour les marchés nationaux et internationaux en vue de promouvoir l’Ontario comme un endroit attrayant pour vivre et travailler.