Considérations relatives aux petites collectivités urbaines et aux collectivités rurales
Contexte
La population de l’Ontario vieillit plus rapidement dans les nombreuses collectivités rurales et petites collectivités urbaines de la province. Un tiers de la population canadienne âgée de plus de 65 ans vit dans des collectivités rurales et éloignées.
Il existe de nombreuses définitions du terme « rural », dont la plupart sont fondées sur la densité de la population ou encore la géographie ou la spatialité.
Pour les besoins du présent addenda, on utilise une définition de la ruralité fondée sur la population de Statistique Canada qui tient compte de la proximité des régions urbaines, soit « zone d’influence métropolitaine (ZIM) », qui fait la distinction entre les régions urbaines et quatre types de régions rurales selon la taille de la population et la contiguïté avec les régions métropolitaines. « Région rurale et petite ville » désigne la partie de la population qui vit à l’extérieur des zones de migration quotidienne des grands centres urbains, dont la population est d’au moins 100 000 habitants et dont la densité de la population est inférieure à 400 habitants par kilomètre carré.
Un bref examen de la portée a été réalisé afin de relever les principales constatations et les lacunes en matière de connaissances relatives à la mise en œuvre des initiatives liées aux CAA dans les collectivités rurales de l’Ontario. L’équipe de l’Initiative de soutien aux collectivités-amies des aînés de l’Ontario a également mené un processus de consultation en plusieurs étapes, qui comprenait un examen des facteurs ayant une incidence sur les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales de l’Ontario, ainsi que des façons uniques dont les collectivités mobilisent et appuient les personnes âgées qui y vivent. En 2017, des entrevues ont été menées auprès de responsables des CAA dans 53 collectivités de l’Ontario.
Les principales conclusions de ces entrevues ont été validées lors d’une série de 5 tables rondes régionales auxquelles ont pris part 120 participants de 65 collectivités différentes. Les conclusions ont été précisées davantage au moyen de sondages en ligne auxquels ont répondu 83 responsables communautaires des CAA (de l’automne 2017 au printemps 2018), ainsi que lors d’une séance en petits groupes dans le cadre du symposium provincial des CAA en mars 2018 et d’un sondage provincial mené auprès de 68 collectivités de l’Ontario (automne 2018).
Facteurs ayant une incidence sur les aînés vivant dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales de l’Ontario
Selon l’examen de la portée et le processus de consultation susmentionné, les facteurs suivants ont été relevés comme ayant une incidence sur le vieillissement dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales de l’Ontario : la géographie, les changements démographiques, un fort sentiment d’appartenance à la collectivité, les infrastructures, ressources et services limités, ainsi que la communication.
Géographie
La littérature indique que le niveau d’éloignement, la faible densité de la population et les grandes distances géographiques sont des facteurs pouvant avoir une incidence sur le bien-être des personnes âgées vivant en milieu rural.
L’incidence de la géographie et des questions connexes varie d’une région à l’autre. Il peut également y avoir des obstacles historiques et culturels entre les collectivités d’une même région.
Changements démographiques : Le vieillissement rapide de la population
La population de l’Ontario vieillit rapidement, et cette tendance est encore plus marquée dans les régions rurales et les petites villes de la province en raison de la migration des jeunes vers les régions urbaines pour faire des études et trouver un emploi.
Atouts et capacités : Un fort sentiment d’appartenance à la collectivité
Un leadership solide à l’échelle locale joue un rôle tout particulièrement important dans le développement des CAA locales.
Dans le cadre des consultations sur les CAA en Ontario, les responsables des CAA en milieu rural ont souligné qu’un fort sentiment d’appartenance à la collectivité était un atout pour leur travail et ont affirmé que la façon de faire en milieu rural est de s’entraider. Il est important de désigner et de mobiliser les personnes qui sont des « points de contact » dans la collectivité. Les collectivités rurales trouvent souvent des moyens créatifs de régler les problèmes locaux et le bénévolat constitue un élément important du sentiment d’appartenance à la collectivité. Toutefois, les nouveaux arrivants dans les collectivités rurales n’ont pas toujours un fort sentiment d’appartenance à la collectivité. Les nouveaux retraités peuvent se sentir isolés et ont souvent des attentes différentes de celles des résidents de longue date. De plus, dans les municipalités qui s’étendent sur une vaste région géographique, il existe habituellement une diversité de petits villages ayant leur propre sentiment unique d’appartenance à la collectivité à plus petite échelle.
Infrastructures, ressources et services limités
Les aînés vivant dans des collectivités rurales font face à des obstacles uniques les empêchant de vieillir chez eux et de jouer un rôle actif au sein de leur collectivité. À titre d’exemple, les obstacles suivants ont notamment été relevés : le manque de choix en matière de logement et de transport, la disponibilité limitée des services de santé et des services sociaux et la nécessité de sortir de la collectivité pour obtenir de nombreux services de santé.
De nombreuses régions rurales et petites villes ont connu un déclin économique,
Bon nombre de résidents ne touchent pas de pension adéquate ou doivent faire face à un coût de la vie élevé, et il existe souvent des lacunes en matière de ressources lorsque les formules et les normes de financement destinées aux régions urbaines sont appliquées aux collectivités du Nord ou aux petites collectivités urbaines et aux collectivités rurales. En outre, les programmes, les services, les ressources et les mesures de soutien payants peuvent ne pas être viables en raison des distances.
Les responsables des CAA de petites collectivités urbaines et de collectivités rurales ont fourni un contexte supplémentaire concernant les ressources limitées. À titre d’exemple, les responsables des CAA de petites collectivités urbaines et de collectivités rurales ont souligné les obstacles communs en matière d’infrastructure, de ressources et de services. En outre, au nombre des autres obstacles relevés figurent le manque d’options de logements abordables ou convenables, un accès limité aux services ou des lacunes relatives aux services et aux mesures de soutien disponibles, un risque élevé d’isolement en raison de la maladie, de mauvais traitements, de la pauvreté, de la géographie et du transport limité, ainsi que des disparités de revenus dans la collectivité.
Les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales voient souvent leurs activités de planification relatives aux CAA connaître rapidement du succès, en raison d’un fort sentiment d’appartenance à la collectivité et de champions communautaires établis. Toutefois, lorsque ces mêmes champions sont appelés à se faire les champions de nouvelles priorités ou lorsque les ressources financières à l’appui de la mise en œuvre sont rares, ces mêmes collectivités peuvent avoir de la difficulté à maintenir leur élan.
Problèmes de communication
Il y a plus de quatre décennies, Childers a souligné que l’un des problèmes probablement les plus graves auxquels font face les aînés aujourd’hui est le manque d’information et de connaissances au sujet des programmes existants et la disponibilité de ressources communautaires susceptibles de répondre à certains de leurs besoins.
Les consultations relatives aux CAA ont permis de constater que les connexions Internet limitées ou inexistantes peuvent avoir une incidence sur l’accès à l’information; il est donc préférable de tirer parti de multiples stratégies de communication qui comprennent des méthodes plus traditionnelles. Ces stratégies comprennent notamment le contact direct (bouche-à-oreille), les réseaux sociaux existants (p. ex. clubs, organisations et événements communautaires), les bulletins d’information, les journaux, la radio et les médias sociaux.
Dans les régions rurales de l’Ontario où l’on a accès aux services de données mobiles et aux réseaux à haut débit, l’adoption d’autres technologies, comme les médias sociaux et les applications en ligne qui fournissent des mises à jour aux appareils mobiles, pourrait présenter un certain intérêt. Toutefois, une pensée réellement novatrice ne signifie pas forcément l’adoption de la dernière technologie. Cela pourrait également signifier de trouver les moyens et les ressources nécessaires pour tirer parti du capital social local et faire appel à la communication de bouche à oreille parce qu’il s’agit de la forme initiale de médias sociaux en laquelle on a le plus confiance dans ces collectivités.
Mobiliser les aînés dans le cadre de la planification et de la mise en œuvre des CAA dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales
Étant donné ces facteurs, le cadre et la liste de vérification suivants, qui sont liés aux étapes du cycle de planification des CAA, sont offerts afin de favoriser la mobilisation des aînés de façon significative au sein de petites collectivités, ainsi que de planifier des initiatives qui permettront de répondre le mieux aux besoins des populations des petites collectivités urbaines et des collectivités rurales de l’Ontario.
Avis relatif à la COVID-19 :
Il se peut que les activités en personne ne soient pas appropriées dans votre collectivité tant que la COVID-19 demeure active en Ontario. Toutes les activités et mesures de planification, de mise en œuvre et d’évaluation doivent suivre les conseils de santé publique locaux pour prévenir et enrayer la propagation de la COVID-19.
Consultez la Ressource de planification des événements à distance pour les collectivités-amies des aînés pour obtenir des renseignements et des conseils sur l’organisation de réunions virtuelles sécuritaires et accessibles.
Cadre de mobilisation des aînés dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales pour la planification et la mise en œuvre des CAA
Définition des principes locaux et réalisation d’une évaluation des besoins
- Obtenir l’appui des collectivités et organisations
- Chercher des partenariats universitaires
- Planifier la géographie
- Utiliser de multiples modes de communication
- Désigner une personne-ressource
Stratégies de mise en œuvre
- Obtenir du financement
- Créer des groupes d’action locaux
- Élaborer des programmes sociaux communautaires
Plan d’action
- Harmoniser les activités
- Éviter les solutions universelles
- Prévoir et régler les problèmes touchant :
- les options de logement
- les besoins en matière de transport
- l’accès aux services de santé
Définition des principes locaux et réalisation d’une évaluation des besoins
Obtenir l’appui des collectivités et organisations
Mobiliser les organismes communautaires et les municipalités de la région tôt dans le processus pour obtenir leur appui, recruter des membres de comité et catalyser des efforts supplémentaires en matière de planification amis des aînés. La participation active des municipalités est essentielle à la viabilité des initiatives amies des aînés, surtout après l’étape de la mise en œuvre.
Chercher des partenariats universitaires
Communiquer avec les établissements d’enseignement et les partenaires locaux qui peuvent être en mesure d’appuyer les processus de planification, de mise en œuvre ou d’évaluation, ou qui peuvent avoir des étudiants en stage ou qui préparent leur thèse susceptibles de participer. Les partenariats universitaires sont souvent plus durables que le soutien de consultants à durée limitée.
Planifier la géographie
Planifier pour être en mesure de mener des groupes de discussion et des sondages dans de nombreux petits villages et collectivités afin de réduire le temps de déplacement des participants et d’assurer la représentation et la participation d’une vaste zone géographique.
Tirer parti de multiples modes de communication
De plus en plus d’adultes âgés ont maintenant accès à Internet et sont plus à l’aise avec la technologie. Toutefois, de nombreuses collectivités rurales et éloignées font toujours face à d’importants problèmes de connectivité. Il est recommandé que les collectivités envisagent d’utiliser de multiples modes de communication pour solliciter la rétroaction des membres de la collectivité, ainsi que pour sensibiliser les gens aux questions et aux événements locaux, notamment les sites Web et les sondages en ligne, les dépliants dans les centres communautaires, les documents imprimés, les segments radio et le bouche-à-oreille au sein de la collectivité.
Désigner une personne-ressource
Désigner une personne pour agir à titre de personne-ressource pour la collectivité et diriger l’initiative. Il peut s’agir d’un poste rémunéré consacré aux initiatives amies des aînés, d’un poste mixte ou d’un poste ajouté à un portefeuille complémentaire. Au besoin, on pourrait envisager de demander du financement pour embaucher cette personne. En investissant dans une personne à l’échelle locale, la collectivité bénéficiera à long terme des compétences acquises dans le cadre de ce travail. De plus, le fait de désigner une personne-ressource offrira un « point de contact » constant tout au long du projet, atténuera la pression exercée sur les bénévoles (et l’épuisement professionnel ultérieur) et permettra de faire progresser les activités.
Plan d’action
Harmoniser les activités
Il faut demeurer au courant des priorités des organismes locaux, de la municipalité (y compris les activités du Comité consultatif de l’accessibilité local, si un tel comité a été mis sur pied) et du gouvernement provincial pour être en mesure d’établir un lien entre les CAA et ces autres priorités. Cela s’avère tout particulièrement utile dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales afin d’éviter la concurrence en matière de temps et de ressources.
Éviter les solutions universelles
Les approches destinées aux régions urbaines ne s’avèrent pas toujours efficaces en milieu rural. La culture et la disponibilité des services entre les petites collectivités peuvent varier considérablement et avoir une incidence sur la réussite des stratégies.
Prévoir la nécessité de régler les problèmes touchant :
- les options de logement (voir l’étude de cas de Petawawa);
- les besoins en matière de transport;
- l’accès aux services de santé.
Stratégies de mise en œuvre
Obtenir du financement
Souvent, la mise en œuvre dans les petites collectivités dépend en grande partie du financement. Il faut demeurer au courant des possibilités de financement (adhérer à des listes d’envoi ou à des réseaux qui communiquent ce type de renseignements) afin que la collectivité puisse répondre rapidement aux demandes de propositions.
Créer des groupes d’action locaux
Appuyer la mise en œuvre au sein de sous-collectivités plus petites ayant leur propre culture en créant des groupes d’action plus petits et plus localisés.
Élaborer des programmes sociaux communautaires
Tirer parti du fort sentiment d’appartenance à la collectivité et élaborer des programmes visant à lutter contre l’isolement social et à bien accueillir les nouveaux arrivants. (Voir l’étude de cas du programme SipNLearn de Temiskaming Shores.)
Établir des partenariats avec d’autres initiatives
Déterminer les mesures qui pourraient s’harmoniser avec d’autres initiatives plus vastes et établies qui portent sur des questions d’ordre général (p. ex. le logement ou le transport) ou les compléter, et établir des partenariats à cet égard, le cas échéant. Tenir les partenaires communautaires et municipaux au courant des priorités et de l’état d’avancement de votre plan d’action, puisque des occasions de collaboration naturelles pourraient se présenter.
Exemple de cas : Hanover (Ontario)
Étapes 1 et 2 : Définition des principes locaux et évaluation des besoins
En 2015, le Secrétariat aux affaires des personnes âgées de l’Ontario a accordé à la Ville de Hanover une subvention pour la planification communautaire amie des aînés afin d’entreprendre une évaluation des besoins relativement au milieu bâti et aux programmes et services sociaux de la Ville. Afin d’appuyer l’élaboration et l’analyse de l’évaluation des besoins, le personnel de la Ville de Hanover a travaillé de concert avec des chercheurs de la School of Planning de l’Université de Waterloo à la conception d’un plan de recherche faisant appel à des méthodes mixtes. Bien que l’évaluation des besoins ait fait appel à des sondages conventionnels pour recueillir des données quantitatives de manière générale auprès de la collectivité de Hanover, on a mis davantage l’accent sur la collecte de données qualitatives approfondies par l’intermédiaire de groupes de discussion et d’entrevues individuelles avec des résidents âgés de Hanover. Orientés par une série de questions qui ont permis aux participants d’aborder chacun des huit domaines communautaires amis des aînés de l’Organisation mondiale de la Santé, les groupes de discussion et les entrevues étaient des conversations « semi-structurées » et ont permis une certaine latitude en ce qui touche les discussions avec les participants de Hanover. Autrement dit, les aînés ont été invités à répondre aux questions, mais ils ont également été libres de relever et d’examiner des questions présentant un intérêt particulier afin d’approfondir la compréhension de l’expérience du vieillissement à Hanover.
Deux grands thèmes se sont dégagés du processus d’évaluation des besoins de Hanover. Le premier est celui de l’importance des milieux physiques et sociaux de la Ville pour la qualité de vie des résidents âgés. Les participants ont parlé de l’importance du milieu résidentiel et du milieu du quartier, de même que de la nécessité de logements abordables, de l’accès à des services commerciaux à une distance raisonnable et d’une infrastructure piétonne accessible pour accroître le potentiel piétonnier de la collectivité.
« Parfois, on est privé d’activités sociales, surtout au milieu de l’hiver. Un événement peut avoir lieu à l’église, mais à moins d’avoir un moyen de transport pour s’y rendre, il faut se débrouiller tout seul. »
Cette dernière préoccupation n’est pas surprenante puisque les collectivités rurales de l’Ontario doivent relever le défi de fournir des biens matériels (p. ex. des bancs) et des services (p. ex. des options de transport) aux aînés, afin de leur permettre de vieillir en toute autonomie. Ce défi repose sur l’accès aux ressources financières nécessaires qui permettront aux collectivités de relever bon nombre des défis en matière de transport actif que les participants ont indiqués comme limitant leur capacité de se déplacer de façon autonome pour obtenir des services communautaires, participer à des événements communautaires et se présenter à des rendez-vous médicaux, ainsi que de mettre en place les services nécessaires à cette fin.
Le deuxième thème porte sur l’importance d’une communication efficace pour entretenir des liens sociaux importants avec d’autres membres de la collectivité. Plusieurs participants de Hanover ont indiqué qu’ils s’appuient sur des sources fiables et établies pour se tenir au courant des événements et des services communautaires. Cela signifie, pour la plupart, qu’il faut compter sur la communication de bouche-à-oreille ou sur les réseaux sociaux pour demeurer au fait des activités sociales communautaires prévues et informelles :
« Si je veux savoir ce qui se passe en ville, j’ai beaucoup de gens dans mon cercle qui peuvent m’en informer. Parler avec les bibliothécaires est également un bon moyen de demeurer au courant des dernières nouvelles. »
Toutefois, le principal défi pour les aînés est de demeurer au courant des programmes et des services des administrations locales et des gouvernements provinciaux qui leur sont destinés. C’est ce qui a été établi clairement par le grand nombre de participants qui ont indiqué ignorer l’existence de programmes ou de services précis, bien qu’ils soient offerts depuis longtemps par les administrations de Hanover et du comté de Grey, ainsi que les gouvernements provinciaux.
À Hanover, ainsi que dans d’autres régions rurales de l’Ontario, il existe plusieurs modes de communication disparates (p. ex. sites Web, lignes d’assistance téléphonique, médias sociaux) et fournisseurs (p. ex. organismes publics et entreprises) de renseignements destinés aux aînés portant sur un large éventail de sujets, ce qui se traduit par des lacunes en matière d’information et de communication. Les programmes et les services sont offerts aux aînés par plusieurs organismes au sein de divers ordres de gouvernement, chacun ayant son propre ensemble complexe de cadres de réglementation et de critères d’admissibilité. Il est donc difficile de fournir des services intégrés qui sont axés sur les besoins globaux des clients, ce qui, pour les aînés, peut se traduire par un labyrinthe d’information déroutant.
L’évaluation des besoins de Hanover a permis de tirer une leçon clé : bon nombre des ressources nécessaires pour appuyer les aînés d’une collectivité sont peut-être déjà en place. Le défi plus important consiste à trouver de nouvelles solutions pour mettre efficacement les résidents en contact avec ces ressources. Dans certains cas, les solutions peuvent également se trouver dans les modes de communication établis faisant peu appel à la technologie.
Étape 3 : Plan d’action
Au bout du compte, les données tirées de l’évaluation des besoins ont servi à orienter l’élaboration d’un plan d’action sur les initiatives amies des aînés qui met en lumière les points forts de Hanover, et qui, surtout, souligne les biens et les services communautaires qui devraient être pris en compte dans l’intérêt de ses résidents âgés. La nomination d’employés municipaux pour orienter la transition de la collecte de données vers la discussion au sujet des priorités relatives aux mesures à prendre a été essentielle à l’élaboration du plan d’action de Hanover.
En outre, un comité composé de résidents âgés et de représentants d’organismes communautaires intéressés par la planification des CAA a été mis sur pied pour travailler à l’évaluation des besoins. À l’aide d’une approche « ascendante » en ce qui touche l’élaboration du plan d’action, ce comité a peaufiné les recommandations découlant de l’évaluation des besoins, de même que déterminé les principaux partenaires et les échéanciers de mise en œuvre.
Dans le cadre de son plan d’action, Hanovre a pour priorité immédiate de repenser la façon dont l’information est transmise aux aînés, y compris en fournissant de l’information en format imprimé et numérique. L’une des approches consiste à élaborer une source d’information unique (p. ex. le répertoire Ageing Well de la Ville de Waterloo), généralement présentée sous forme de guide imprimé, qui regroupe des renseignements pertinents pour les aînés en fonction du sujet plutôt que de l’organisme. Dans le cadre de l’élaboration de leur plan d’action, le personnel de Hanover et le comité des CAA ont travaillé en étroite collaboration avec d’autres gouvernements (p. ex. le comté de Grey) et organismes (p. ex. Société Alzheimer de Grey-Bruce) pour assurer l’harmonisation avec les programmes et les priorités connexes.
Étape 4 : Mise en œuvre et évaluation
Hanover amorce actuellement la phase de mise en œuvre de son plan d’action.
Liste de vérification pour répondre aux besoins des aînés dans les petites collectivités urbaines et les collectivités rurales
Étapes 1 et 2 : Définition des principes locaux et évaluation des besoins
- Obtenir l’appui des collectivités et organisations
- Chercher des partenariats universitaires
- Planifier la géographie
- Planifier en vue de répondre aux besoins en matière d’accessibilité des CAA dans la collectivité
- Tirer parti de multiples modes de communication
- Désigner une personne-ressource
Étape 3 : Plan d’action
- Harmoniser les activités
- Éviter les solutions universelles
- Prévoir la nécessité de régler les problèmes touchant :
- l’accès aux options de logement
- l’accès au transport
- l’accès aux services de santé
Étape 4 : Stratégies de mise en œuvre
- Obtenir du financement
- Créer des groupes d’action locaux
- Élaborer des programmes sociaux communautaires
Notes en bas de page
- note de bas de page[1] Retour au paragraphe DANDY, K., et R.D. BOLLMAN. Les aînés des régions rurales du Canada, vol. 7, no 8 (2008), Ottawa, Statistique Canada, no 21-006-X au catalogue.
- note de bas de page[2] Retour au paragraphe BRINKLOW, L., et R. GIBSON. From black horses to white steeds : Building community resilience, Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), Island Studies Press, 2017.
- note de bas de page[3] Retour au paragraphe MENEC, V.H., et S. NOWICKI. « Examining the relationship between communities’ ‘age-friendliness’ and life satisfaction and self-perceived health in rural Manitoba, Canada », Rural Remote Health, vol. 14 (2014), p. 1-14.
- note de bas de page[4] Retour au paragraphe MINORE, B., M.E. HILL, I. PUGLIESE et T. GAULT. Rurality literature review, Sudbury (Ontario), Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du nord, 2008.
- note de bas de page[5] Retour au paragraphe DU PLESSIS, V., R. BESHIRI, R.D. BOLLMAN et H.A. CLEMENSON. « Définitions de “rural” », Bulletin d’analyse – Régions rurales et petites villes du Canada, vol. 3, no 3 (2001), Ottawa, Statistique Canada, no 21-006-X au catalogue.
- note de bas de page[6] Retour au paragraphe WINTERTON, R., J. WARBURTON, N. KEATING, M. PETERSEN, T. BERG et J. WILSON. « Understanding the influence of community characteristics on wellness for rural older adults : A meta-synthesis », Journal of Rural Studies, vol. 45 (2016), p. 320-327. DOI : 10.1016/j.jrurstud.2015.12.010.
- note de bas de page[7] Retour au paragraphe MENEC, V.H., L. HUTTON, N. NEWALL, S. NOWICKI, J. SPINA et D. VESELYUK. « How ‘age-friendly’ are rural communities and what community characteristics are related to age-friendliness? The case of rural Manitoba, Canada », Ageing and Society, vol. 35, no 1 (2015), p. 203-223. DOI : 10.1017/s0144686x13000627.
- note de bas de page[8] Retour au paragraphe MOAZZANI, B. Strengthening Rural Canada : Fewer & Older : The Coming Demographic Crisis in Rural Ontario. Strengthening Rural Canada initiative, 2014, p. 1-61.
- note de bas de page[9] Retour au paragraphe HARTT, M.D., et S. BIGLIERI. « Prepared for the silver tsunami? An examination of municipal old-age dependency and age-friendly policy in Ontario, Canada », Journal of Urban Affairs, vol. 40, no 5 (2017), p. 625-638. DOI : 10.1080/07352166.2017.1360744.
- note de bas de page[10] Retour au paragraphe SPINA, J., et V.H. MENEC. « What Community Characteristics Help or Hinder Rural Communities in Becoming Age-Friendly? Perspectives From a Canadian Prairie Province », Journal of Applied Gerontology, vol. 34, no 4 (2015), p. 444-464. DOI : 10.1177/0733464813496164.
- note de bas de page[11] Retour au paragraphe NEVILLE, S., S. NAPIER, J. ADAMS, C. WHAM et D. JACKSON. « An integrative review of the factors related to building age-friendly rural communities », Journal of Clinical Nursing, vol. 25, no 17-18 (2016), p. 2402-2412. DOI : 10.1111/jocn.13299.
- note de bas de page[12] Retour au paragraphe AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA. Initiative des collectivités rurales et éloignées amies des aînés : un guide, 2007, p. 1-50.
- note de bas de page[13] Retour au paragraphe KEATING, N., J. SWINDLE et S. FLETCHER. « Aging in rural Canada : A retrospective and review », Canadian Journal on Aging/La Revue canadienne du vieillissement, vol. 30, no 3 (2011), p. 323-338.
- note de bas de page[14] Retour au paragraphe IRWIN, E.G., A.M. ISSERMAN, M. KILKENNY et M.D. PARTRIDGE. « A century of research on rural development and regional issues », American Journal of Agricultural Economics, vol. 92, no 2 (2010), p. 522-553.
- note de bas de page[15] Retour au paragraphe CHILDERS, T. The information-poor in America, Metuchen (New Jersey), Scarecrow, 1975. (p. 84)
- note de bas de page[16] Retour au paragraphe TIAGO, M., et J. VERÍSSIMO. « Digital marketing and social media : Why bother? », Business Horizons, vol. 57, no 6 (2014), p. 703-708.
- note de bas de page[17] Retour au paragraphe RUSSELL, E., M.W. SKINNER et K. FOWLER (sous presse). « Emergent Challenges and Opportunities to Sustaining Age-friendly Initiatives : Qualitative Findings from a Canadian Age-friendly Funding Program », Journal of aging and social policy (2019). DOI : 10.1080/08959420.2019.1636595.