Introduction

Le Rapport annuel 2023–2024 sur l’Accord sur la conservation du caribou, population boréale, en Ontario est un rapport produit conjointement par les gouvernements du Canada et de l’Ontario. Il décrit ce qui a été réalisé entre avril 2024 et avril 2025 en ce qui concerne la mise en œuvre de l’Accord Canada-Ontario sur la conservation du caribou, population boréale, en Ontario (l’« Accord sur la conservation »).

L’Accord sur la conservation, d’une durée de cinq ans, signé entre la province et le gouvernement du Canada établit les engagements de collaboration en vue de la conservation de la population de caribous boréaux.

  • Son objectif est de maintenir ou d’améliorer les conditions environnementales nécessaires au rétablissement du caribou boréal dans l’ensemble de l’aire de répartition, en se fondant sur les meilleures données scientifiques disponibles, avec l’appui du Canada et la collaboration avec des partenaires autochtones et non autochtones.
  • Il vise à appuyer la mise en œuvre de mesures de conservation qui s’appuient sur la gestion existante présentée dans les cadres de conservation du caribou boréal et qui génèrent les conditions environnementales nécessaires au maintien et au rétablissement de populations locales autosuffisantes de caribous boréaux en Ontario.

Comme il s’agit de la troisième année d’une entente quinquennale, le présent rapport décrit les progrès réalisés à l’égard des résultats de conservation à long terme. L’Ontario et le Canada continuent de travailler main dans la main au moyen d’une approche collaborative qui tient compte des connaissances, de l’expertise et de la capacité des gouvernements, de l’industrie, du milieu universitaire et d’autres intervenants ainsi que des collectivités et des organisations autochtones. Les deux parties reconnaissent que la protection et le rétablissement du caribou boréal doivent tenir compte de facteurs biologiques et économiques.

Des renseignements généraux supplémentaires sur la population boréale de caribou en Ontario et des copies des rapports publiés à ce jour en vertu de l’Accord sur la conservation sont disponibles.

Résumé des progrès réalisés en 2024–2025

Résultats

La mise en œuvre de l’Accord sur la conservation a produit des résultats que l’on peut organiser selon quatre volets qui favorisent la conservation du caribou :

  • Restauration de l’habitat
  • Soutien des activités d’intendance
  • Génération de connaissances pour la prise de décisions
  • Évaluation des cadres de conservation du caribou boréal

1. Restauration de l’habitat

La majeure partie de l’habitat du caribou boréal en Ontario se trouve sur des terres de la Couronne gérées en vertu de la Loi de 1994 sur la durabilité des forêts de la Couronne (LDFC), de la Loi de 2006 sur les parcs provinciaux et les réserves de conservation (LPPRC) et de la Loi sur les terres publiques de 1990. Ces lois ainsi que les politiques et règlements connexes contiennent des obligations liées au maintien de la diversité biologique et à la gestion de l’habitat.

Par conséquent, les efforts déployés dans le cadre de l’Accord sur la conservation ont porté sur des mesures visant à restaurer l’habitat et qui s’ajoutent à celles exigées par les lois et règlements provinciaux. Les résultats sont obtenus dans deux grandes catégories : la détermination des zones dont la restauration profiterait au caribou boréal et des zones où la restauration est possible; et la restauration de l’habitat. Les activités en cours comprennent :

L’identification des zones à restaurer :

  • dans l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur et l’aire de répartition discontinue, les collectivités des Premières Nations étudient actuellement les possibilités de restauration de l’habitat
  • dans l’aire de répartition de Brightsand, un catalogue de sites prioritaires pour la restauration de l’habitat est en cours d’élaboration en vue de réduire la probabilité de rencontres entre le caribou et le loup
  • dans l’ensemble des zones protégées de la province, la détermination des zones à restaurer en priorité est effectuée dans le cadre de la mesure de conservation 2.1 Initiative de remise en état de l’habitat

La restauration de l’habitat :  

  • la remise en état d’au moins 50 km de routes auparavant utilisées pour la foresterie dans l’aire de répartition de Brightsand est en cours
  • la désaffectation et la restauration d’au moins 10 km de routes abandonnées bordant l’aire de répartition de Pagwachuan sont en cours, ce qui inclut l’enlèvement des ponceaux et des matériaux routiers et la plantation d’arbres

2. Soutien des activités d’intendance

Les mesures prises par des personnes extérieures au gouvernement fédéral et au gouvernement provincial dans le but de faire progresser la conservation du caribou, ce que l’on appelle intendance, sont essentielles à la conservation du caribou en raison des droits des peuples autochtones, ainsi qu’aux connaissances, à l’expertise et à la capacité des collectivités et des organisations autochtones, des groupes de conservation, de l’industrie et d’autres partenaires. Au cours de ses trois premières années de mise en œuvre, le Programme d’intendance pour la conservation du caribou (PICC) a atteint les résultats suivants, qui correspondent au résultat du soutien des activités d’intendance. Le PICC a appuyé :

  • trente-deux projets grâce à un investissement de plus de 17 millions de dollars
  • des projets dirigés par huit organisations des Premières Nations, cinq groupes de conservation, trois universités et neuf organisations du secteur privé
  • huit projets qui renforcent la capacité de conservation du caribou des collectivités autochtones, notamment pour entreprendre des activités telles que la surveillance du caribou et la restauration de son habitat
  • dix projets reposant sur la collecte des connaissances écologiques traditionnelles et leur intégration aux données scientifiques
  • des projets dont la portée collective comprend l’ensemble des quatorze aires de répartition du caribou boréal de l’Ontario

3. Génération de connaissances pour la prise de décisions

Ci-après sont énoncées les priorités du Plan des connaissances relatives au caribou boréal (annexe B) visant à combler les lacunes dans les connaissances à l’appui de la prise de décisions. Des progrès ont été réalisés à l’égard de chacune de ces priorités, y compris le travail en collaboration avec les partenaires :

  1. intégration des connaissances écologiques locales et traditionnelles dans les décisions en matière de gestion du caribou
  2. évaluation de l’état de la population de caribous et de son habitat, y compris au niveau de l’aire de répartition
  3. évaluation des répercussions des perturbations sur le comportement des caribous
  4. évaluation de l’efficacité des méthodes pour atténuer les répercussions et restaurer l’habitat
  1. Intégration des connaissances écologiques locales et traditionnelles dans les décisions en matière de gestion du caribou
    • Pour obtenir des renseignements sur les progrès, veuillez consulter les sections Résultats (2. Soutien des activités d’intendance) et Consultation et collaboration.
  1. Évaluation de l’état de la population de caribous et de son habitat

État de la population

  • La mise en œuvre du Programme de surveillance du caribou boréal se poursuit grâce aux renseignements sur l’état de la population recueillis dans douze des quatorze aires de répartition de l’Ontario depuis 2022 par la province, ainsi que grâce aux projets d’intendance et aux titulaires de permis en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD). Ces travaux comprennent :
    • l’évaluation des éléments de la répartition, de la taille et/ou de la tendance de la population au moyen de relevés aériens (aires de répartition de Berens, de Brightsand, de Churchill, de Kesagami, de Kinloch, de la côte du lac Supérieur, de Nipigon, de Spirit, de Swan et de Sydney)
    • l’évaluation de l’état de la population au moyen de pièges à caméra (aire de répartition de la côte du lac Supérieur)
    • l’évaluation de la taille et/ou de la tendance de la population au moyen d’études génétiques de boulettes fécales recueillies lors de relevés aériens (aires de répartition de Churchill, de Kesagami, de Nipigon, de Spirit et de Swan) et de relevés aériens prévus dans les aires de répartition de Berens, de Brightsand (deuxième collecte depuis 2020), de Pagwachuan et de Sydney en 2026
    • l’évaluation de la tendance démographique s’effectue par les moyens suivants :
      • l’estimation de la survie grâce à la pose de colliers GPS sur les caribous femelles adultes (les colliers ont été utilisés dans les aires de répartition de Berens, de Churchill, de Kinloch, de Missisa, d’Ozhiski et de Sydney en 2025 et leur utilisation est prévue dans les aires de répartition de Brightsand, de la baie James, de Kesagami, de Nipigon et de Pagwachuan en 2026)
      • l’estimation du recrutement à l’aide de relevés aériens de classification démographique ciblant les individus munis de colliers sera effectuée en 2026 pour les aires de répartition de Berens, de Churchill, de Kinloch, de Missisa, d’Ozhiski et de Sydney. En 2027, des relevés sont prévus pour ces mêmes aires de répartition, ainsi que dans celles de Brightsand, de Nipigon, de Pagwachuan, de la baie James et de Kesagami, à condition que des colliers soient déployés dans ces aires de répartition à l’hiver 2026
      • l’évaluation de la répartition et de la structure spatiale de la population grâce à l’assemblage de données de télémétrie et de données de relevés aériens avec les résultats prévus en 2026–2027 et 2027–2028 pour les aires de répartition de Missisa et d’Ozhiski. Une évaluation des données dans d’autres aires de répartition (Berens, Brightsand, Churchill, Kesagami, Kinloch, Nipigon, Pagwachuan et Sydney) est également prévue
  • Le Canada a également entrepris des activités de relevés qui peuvent contribuer à la compréhension de l’état de la population et s’est associé à des collaborateurs dans cette optique. Ces travaux comprennent l’évaluation d’éléments de la répartition de la population, de la taille, de l’utilisation de l’habitat et de la génétique au moyen de relevés aériens et d’études génétiques de boulettes fécales recueillies lors de relevés aériens (aires de répartition de la baie James, de Missisa, de Nipigon, d’Ozhiski et de Pagwachuan) ainsi que d’études continues menées à l’aide de pièges photographiques capables de fournir des renseignements sur la répartition de la population, l’utilisation de l’habitat du caribou et les prédateurs du caribou.

État de l’habitat

  • Les estimations des perturbations cumulatives dans chaque aire de répartition de l’aire de répartition continue ont été mises à jour à l’aide des données disponibles jusqu’en 2022, incluant les perturbations naturelles et anthropiques.
  • Une définition améliorée de la qualité de l’habitat du caribou boréal propre à la forêt boréale de l’Ontario et axée sur les lichens terrestres (une importante source de nourriture hivernale pour le caribou boréal) est actuellement mise à l’essai et un projet dans l’aire de répartition de Brightsand est en cours pour élaborer un modèle évolutif permettant de reconnaître et de classifier le lichen.
  1. Évaluation des répercussions des perturbations sur le comportement des caribous
    • Des études réalisées grâce à la pose de colliers sur les caribous (aires de répartition de Missisa, d’Ozhiski, de Berens, de Sydney, de Kinloch et de Churchill) sont en cours et fournissent déjà des renseignements sur les mouvements des caribous et l’utilisation de leur habitat.
    • Les ressources nutritionnelles et la sélection de l’habitat sont actuellement cartographiées et évaluées dans l’aire de répartition continue afin de mieux comprendre les besoins nutritionnels du caribou.
    • Les progrès réalisés dans le cadre d’un projet visant à améliorer les connaissances sur les limites des écotypes du caribou et de la sélection saisonnière de l’habitat dans les aires de répartition du Grand Nord comprennent la pose de colliers sur les caribous, les orignaux et les loups dans les aires de répartition d’Ozhiski et de Missisa. (Ce projet permettra également de mieux comprendre la relation entre les perturbations, les orignaux, les prédateurs comme les loups et les ours ainsi que les populations de caribous boréaux.)
    • Dans le cadre d’une étude sur l’abandon et la réoccupation par le caribou boréal de zones perturbées par des incendies de forêt et la gestion forestière, des données télémétriques ont été compilées, examinées et sous-échantillonnées. Simultanément, un projet est en cours pour évaluer les changements dans l’utilisation de l’habitat du caribou boréal à la suite de perturbations dans la forêt Kenogami (aires de répartition de Nipigon et de Pagwachuan).
    • Le taux de récession vers le nord de la répartition du caribou boréal par rapport à la perturbation de l’habitat est en cours d’évaluation. Des analyses préliminaires des changements dans l’étendue de l’aire de répartition du caribou boréal ont été effectuées. L’évaluation des changements dans la perturbation de l’habitat en lien avec les changements dans l’étendue de l’aire de répartition se poursuit et les résultats sont en bonne voie pour 2026–2027.
    • Un outil permettant de simuler les répercussions sur l’habitat et la dynamique des populations de caribous, d’orignaux et de loups de l’exploitation forestière et des changements climatiques est en cours d’élaboration dans le cadre d’une étude des effets futurs des changements climatiques sur la densité de la population de caribous et l’adéquation de l’habitat dans les sept aires de répartition sud de l’aire de répartition continue. Les résultats sont en bonne voie pour 2026-2027. Entre-temps, la modélisation des scénarios de perturbation de l’habitat du caribou boréal dans les aires de répartition de Brightsand et de Churchill a été améliorée grâce à l’intégration des effets potentiels des changements climatiques (par exemple, feux de forêt).
    • Un projet visant à élaborer et à appliquer des méthodes améliorées de détection et de classification des perturbations par rapport aux caractéristiques linéaires, comme les routes, est en cours, ainsi qu’un projet visant à déterminer les premières activités d’exploration sur des sites abandonnés et les perturbations connexes de l’habitat dans l’aire de répartition de Sydney.
    • Des projets de recherche axés sur l’évaluation des réactions à court et à moyen terme de la végétation et de la faune (par exemple, caribou, prédateurs et espèces-proies de rechange) aux traitements de désaffectation des routes forestières actives et passives ont été entrepris. L’échantillonnage de la végétation a été effectué et des caméras de surveillance des sentiers ont été déployées sur des tronçons de routes désaffectées dans le nord-ouest de l’Ontario.
  1. Évaluation de l’efficacité des méthodes pour atténuer les répercussions et restaurer l’habitat :
    • Dans le cadre de la mesure de conservation 1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitat, un protocole visant à évaluer l’efficacité et l’efficience des approches à l’égard de la restauration de l’habitat au niveau du site a été élaboré et sera finalisé après consultation des collectivités et organisations autochtones et des intervenants.
    • L’examen des caractéristiques de la végétation (par exemple, les types et la structure) qui repousse sur les routes forestières abandonnées dans l’aire de répartition de Sydney est en cours et les critères visant à déterminer quand les routes ont été fonctionnelles seront finalisés en 2026.

4. Évaluation des cadres de conservation du caribou boréal

Des progrès sont réalisés dans l’évaluation des cadres de conservation fédéraux et provinciaux.

En Ontario, les résultats obtenus comprennent les suivants :

  • Des études entreprises par l’Ontario indiquent que la relation entre la proportion de l’aire de répartition perturbée et la probabilité qu’une population locale soit autosuffisante n’est pas la même dans les aires de répartition où les perturbations sont principalement naturelles (par exemple, les aires de répartition dans le Grand Nord de l’Ontario) que dans les aires de répartition où les perturbations sont anthropiques. Dans le cadre de la mesure de conservation 1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréal, l’importance relative des mécanismes écologiques qui influent sur les indices vitaux du caribou (par, exemple, survie, recrutement) dans le Grand Nord de l’Ontario est en cours d’évaluation en vue de peaufiner les mesures qui prédisent la probabilité qu’une population locale soit autosuffisante. Les résultats sont attendus en 2027–2028. Ces travaux comprennent l’amélioration de la fiabilité des estimations de survie et de recrutement du caribou boréal par la pose de colliers sur des caribous, des orignaux et des loups, dont certains aspects sont réalisés dans le cadre des mesures de conservation 1.1 Programme de surveillance du caribou boréal et 1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréal.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 3.1 Planification de la gestion forestière, des projets sont en cours pour évaluer l’efficacité et appuyer la mise en œuvre de l’orientation liée au caribou énoncée dans le guide intitulé Gestion forestière : paysages de la forêt boréale (le « Guide pour les paysages de la forêt boréale » ou « GPFB », document en anglais seulement). L’Ontario examinera les résultats de ces projets et d’autres travaux prévus dans l’Accord sur la conservation et déterminera si des révisions au GPFB sont justifiées. Toute révision proposée du GPFB tiendra compte des commentaires des collectivités autochtones et des intervenants. Voici les faits saillants des progrès réalisés en 2024–2025 :
    • Les résultats provisoires du projet visant à réestimer les intervalles simulés de variabilité naturelle dans les régions visées par le GPFB ont été présentés aux intervenants ainsi qu’aux collectivités et organisations autochtones et ont fait l’objet de discussions avec eux lors de séances d’information virtuelles et d’ateliers en personne en novembre et décembre 2024. Les résultats sont en bonne voie pour être finalisés au début de 2026.
    • Une analyse par administration a été effectuée pour déterminer la manière dont la connectivité de l’habitat du caribou boréal est quantifiée par d’autres administrations au Canada aux fins de planification de la gestion forestière. Par comparaison avec d’autres administrations au Canada, l’approche de l’Ontario pour quantifier la superficie et l’aménagement de l’habitat du caribou est unique. L’Ontario est la seule administration au Canada qui fournit une orientation explicite aux planificateurs de la gestion forestière pour gérer la connectivité de l’habitat du caribou.
    • Les estimations des perturbations cumulatives (c.-à-d. les perturbations naturelles comme les incendies et les perturbations anthropiques comme les activités forestières) ont été mises à jour pour chaque année de la période allant de 2017 à 2022, pour les aires de répartition du caribou boréal chevauchant la forêt gérée. Les équipes de planification de la gestion forestière utilisent les estimations des perturbations cumulatives lorsqu’elles appliquent l’orientation liée au caribou énoncée dans le GPFB.
  • Des progrès sont réalisés dans la mise en œuvre des recommandations énoncées dans le rapport d’évaluation scientifique préparé par des experts en vertu de la mesure de conservation 4.1 Approches fondées sur des preuves, y compris les résultats suivants :

    Recommandation : améliorer la compréhension des populations de caribous et élaborer une approche uniforme à l’égard de la surveillance.

    • La mise en œuvre du Plan des connaissances relatives au caribou boréal coordonné et du Programme de surveillance du caribou boréal se poursuit, l’information ayant été collectée dans chacune des 14 aires de répartition depuis 2022; la collecte se poursuit en collaboration avec les partenaires (relevés aériens, pose de colliers, études des boulettes fécales et autres études d’ADN, pièges photographiques, estimation de la perturbation de l’habitat par aire de répartition).

    Recommandation : fournir de nouveaux modèles et de nouvelles mesures incitatives pour encourager l’échange de données et de connaissances afin de garantir la disponibilité de données actualisées pour la recherche et la prise de décision.

    • Le Programme d’intendance pour la conservation du caribou (PICC) de la mesure de conservation 5.1 Collaborations en matière d’intendance et financement est un nouveau modèle visant à encourager l’échange des données et des connaissances et à mettre à jour l’information. En finançant des projets, il a également soutenu l’élaboration de nouveaux modèles dans le but de faciliter l’échange des connaissances. Les projets visaient notamment à :
      • appliquer de nouvelles approches non invasives pour comprendre l’état des populations de caribous en étudiant l’ADN fécal
      • établir une chaire de recherche à l’Université Lakehead pour faire progresser la conservation du caribou au moyen d’activités de recherche, d’éducation et de consultation
      • renforcer la capacité de conservation du caribou dans les collectivités des Premières Nations
      • élaborer et échanger de nouveaux renseignements sur la nutrition du caribou, les besoins et l’utilisation de l’habitat, la cartographie et la classification du lichen dans l’habitat du caribou ainsi que des techniques d’atténuation de la menace de prédation sur les routes

Recommandation : déterminer des mesures de gestion efficaces à court terme pour améliorer les probabilités de survie du caribou.

  • Dans le cadre de la mesure de conservation 1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitat, un protocole visant à évaluer l’efficacité et l’efficience des approches à l’égard de la restauration de l’habitat au niveau du site a été élaboré et sera finalisé après consultation des collectivités et organisations autochtones et des intervenants.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 2.1 Initiative de remise en état de l’habitat, une méthode a été élaborée et des travaux sont en cours pour déterminer les zones de restauration de l’habitat prioritaires.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 5.1 Collaborations en matière d’intendance et financement, des travaux sont en cours pour :
    • élaborer et appliquer des méthodes améliorées de détection et de classification des perturbations découlant de caractéristiques linéaires, comme les routes
    • accroître la connaissance des techniques efficaces pour atténuer la menace de prédation du caribou boréal sur les routes
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 3.2 Initiative d’exploration et d’exploitation minérales, en vue d’examiner et de mettre à jour les pratiques exemplaires de gestion, les données sont analysées et recueillies au moyen de visites de sites et d’analyses de la littérature et des approches d’autres administrations.

Consultation et collaboration

Les commentaires des intervenants, des collectivités autochtones et des organisations autochtones sont essentiels à la mise en œuvre réussie de l’Accord sur la conservation. En retour, celui-ci exige un engagement envers l’échange de renseignements, la consultation, la mobilisation et la collaboration avec ces parties.

En 2024–2025, l’Ontario a consulté les collectivités et organisations autochtones ainsi que les intervenants des façons suivantes :

  • Dans le cadre de la mesure de conservation 1.1. Programme de surveillance du caribou boréal, en février 2025, 52 collectivités autochtones situées à l’intérieur ou à proximité des aires de répartition de Swan, de Spirit, de Nipigon, de Berens, de Brightsand, de Churchill, de Kinloch et de Sydney ont été contactées dans le cadre du Programme de surveillance du caribou boréal, en particulier au sujet d’une initiative visant à effectuer des relevés aériens et à munir de colliers les caribous boréaux dans ces aires de répartition. En amont de ces activités, chaque collectivité a eu la possibilité d’approfondir ses connaissances, de formuler des commentaires et de participer aux relevés aériens. Des réunions avec sept collectivités ont été organisées à leur demande, et deux membres d’une même collectivité autochtone ont participé à des relevés aériens dans l’aire de répartition de Nipigon.
  • Des réunions avec un groupe de travail d’intervenants ont continué d’aider l’Ontario à comprendre les facteurs biologiques, sociaux, culturels et économiques en jeu dans la mise en œuvre de l’Accord sur la conservation. Le groupe de travail, qui s’est réuni régulièrement en 2024, est composé de représentants des groupes de conservation, des secteurs des mines et de la foresterie et des municipalités.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 3.3 Plan de gestion de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur, une réunion de la Table ronde du lac Supérieur a été organisée pour discuter notamment de la collaboration et des commentaires sur l’élaboration d’un plan de gestion pour l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur et l’aire de répartition discontinue. La Table ronde comprend la participation de collectivités autochtones, de l’industrie, de municipalités et d’organisations non gouvernementales (ONG). Une ébauche de l’affichage aux fins de commentaires du public proposant une approche de gestion a été transmise à la Table ronde au début de décembre 2024; celle-ci en a discuté plus tard en décembre 2024 et les participants ont fourni une rétroaction écrite au début de 2025.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréal, les collectivités autochtones ont été consultées dans le cadre de projets de recherche. Par exemple, des renseignements sur un projet mené dans le Grand Nord de l’Ontario concernant la survie et la reproduction du caribou boréal ont été communiqués lors de la Northern Ontario First Nations Environment Conference (Thunder Bay), du Mushkegowuk Research and Knowledge Sharing Summit (Timmins) et du Four Rivers Environment Gathering (Thunder Bay). Des rencontres virtuelles ont également eu lieu avec la Première Nation d’Attawapiskat et la Première Nation de Ginoogaming. L’objectif de cette consultation était de fournir aux collectivités les résultats de travaux antérieurs et des renseignements sur les travaux prévus et d’obtenir leurs commentaires.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 3.1 Planification de la gestion forestière, les résultats provisoires du projet visant à réestimer les intervalles simulés de variabilité naturelle dans les régions visées par le GPFB ont été présentés aux intervenants ainsi qu’aux collectivités et organisations autochtones et ont fait l’objet de discussions avec eux lors de séances d’information virtuelles et d’ateliers en personne en novembre et décembre 2024. Les participants aux séances d’information virtuelles comprenaient des personnes issues de 11 collectivités et organisations autochtones et de 30 groupes d’intervenants. Les commentaires recueillis lors des ateliers sont pris en compte au fur et à mesure que les estimations sont mises à jour.
  • Dans le cadre de la mesure de conservation 1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitat, en mai 2024, des séances virtuelles d’échange de renseignements ont été organisées avec les collectivités et organisations autochtones ainsi que les intervenants afin de donner un aperçu de la mesure de conservation, de fournir des renseignements sur l’élaboration du protocole d’évaluation et de solliciter des commentaires initiaux sur la conception du protocole d’évaluation. Les participants comprenaient des personnes issues de 11 collectivités et organisations autochtones et de 22 groupes d’intervenants.
  • L’Ontario continue de collaborer avec les collectivités et les organisations autochtones à la conservation du caribou boréal. Des fonds sont mis à la disposition des collectivités et des organisations autochtones pour appuyer la participation à la mise en œuvre de l’Accord sur la conservation, incluant la capacité de fournir une rétroaction et de contribuer de toute autre manière à la mise en œuvre. Des discussions ont eu lieu entre l’Ontario et plusieurs collectivités en 2024–2025 pour faciliter l’accès au financement dans le cadre du Programme d’intendance pour la conservation du caribou.

Gouvernance

L’Ontario et le Canada ont établi et maintenu avec succès des forums de gouvernance pour la mise en œuvre de l’Accord sur la conservation, qui comprennent :

  • Le maintien de la Section de la conservation du caribou de la Direction des espèces en péril du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPP), qui se consacre à l’exécution et à la coordination des activités de conservation du caribou dans l’ensemble des ministères de l’Ontario, y compris le MEPP, le ministère des Richesses naturelles (MRN), le ministère de l’Énergie et des Mines (MEM) et le ministère des Affaires autochtones et de la Réconciliation économique avec les Premières Nations (AAREPN).
  • Des réunions régulières des sous-ministres adjoints de l’Ontario et du Canada.
  • Des réunions mensuelles des directeurs de l’Ontario et du Canada appuyées par un échange de renseignements et une collaboration réguliers, la participation à des groupes de travail et d’autres discussions pour éclairer la mise en œuvre et la production de rapports sur les progrès.

Surveillance et science

1.1 Programme de surveillance du caribou boréal

  • Un relevé aérien avec collecte d’ADN fécal a été effectué dans l’aire de répartition de Nipigon, et un relevé aérien avec collecte d’ADN fécal et classifications démographiques a été effectué pour les aires de répartition de Spirit et de Swan. Les résultats serviront à déterminer la répartition hivernale, à compter le nombre d’individus en fonction d’une analyse génétique, à évaluer la démographie de la population (pour les aires de répartition de Spirit et de Swan) et à accroître la base de données génétique consacrée au caribou au Canada.
  • Dans le cadre du PICC, une étude utilisant la méthode de capture-recapture avec analyse de l’ADN fécal a été entreprise dans l’aire de répartition de Kesagami.
  • 105 caribous femelles adultes ont été munis de colliers dans les aires de répartition de Berens, de Churchill, de Kinloch et de Sydney. Les colliers demeureront sur les caribous pendant une période maximale de trois ans et les données permettront d’estimer les taux de survie annuels pour chaque aire de répartition, fourniront des données sur l’utilisation de l’habitat et faciliteront l’exécution de futurs relevés démographiques ciblant les individus munis de colliers.
  • Les estimations des perturbations cumulatives ont été mises à jour pour les treize aires de répartition du caribou boréal dans l’aire de répartition continue.
  • Un rapport (disponible en anglais seulement) sur les résultats des relevés effectués en 2024 dans les aires de répartition de Berens et de Sydney a été rédigé, fournissant des renseignements actualisés sur la répartition de la population, le recrutement, la structure démographique et la taille des groupes de caribous observés dans ces aires de répartition.
  • D’autres activités de surveillance, dont des relevés et la pose de colliers, continueront d’être menées au cours des prochaines années de l’Accord, et les constatations continueront d’être communiquées publiquement.

1.2 Révision et actualisation des limites des aires de répartition du caribou boréal

  • Les travaux d’élaboration de la méthode de révision ont été approfondis. Une compilation des données et des discussions avec des experts ont été menées afin de déterminer les facteurs clés à prendre en considération dans le cadre de la révision des limites des aires de répartition (c’est-à-dire les nouvelles connaissances sur la génétique, les effets des changements climatiques sur l’habitat et les déplacements des animaux).
  • Des projets s’inscrivant dans le cadre de la mesure de conservation 1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréal sont en cours afin de fournir des renseignements à l’appui de la révision des limites des aires de répartition, notamment des projets axés sur la répartition et la structure de la population de caribous boréaux, ainsi qu’un projet axé sur les effets des changements climatiques sur l’habitat et la densité du caribou boréal.

1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitat

  • Des séances virtuelles d’échange de renseignements ont été organisées en mai 2024 avec les collectivités et organisations autochtones ainsi qu’avec les intervenants afin de donner un aperçu de la mesure de conservation 1.3, de fournir des renseignements sur l’élaboration du protocole d’évaluation et de solliciter des commentaires initiaux sur la conception du protocole d’évaluation.
  • En septembre 2024, un fournisseur a été retenu pour réaliser un catalogue de fiches et de cartes sylvicoles historiques (c.-à-d. antérieures à 2002) pour les unités de gestion situées dans les aires de répartition du caribou boréal ou à proximité. Le fournisseur a remis le catalogue définitif en janvier 2025 et celui-ci a été utilisé pour évaluer les sources de données potentielles à intégrer dans l’ébauche du protocole d’évaluation.
  • Une ébauche du protocole d’évaluation a été élaborée en tenant compte des commentaires des séances virtuelles d’échange de renseignements de mai 2024 et de l’évaluation des sources de données disponibles. L’ébauche du protocole d’évaluation est principalement axée sur l’évaluation des résultats au niveau du site des pratiques de gestion forestière antérieures dans les peuplements forestiers où l’objectif de régénération était d’établir des conditions souhaitables pour le caribou boréal. Ces résultats pourraient s’appliquer au-delà du secteur forestier. La consultation des collectivités et des organisations autochtones ainsi que des intervenants est prévue au début de 2026 pour donner un aperçu de l’ébauche du protocole d’évaluation et obtenir des commentaires à ce sujet. Après la consultation, le protocole d’évaluation définitif sera achevé et mis en œuvre.

1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréal

  • Le Plan des connaissances relatives au caribou boréal a été finalisé (annexe B) et est en cours de mise en œuvre. Veuillez consulter la section Résultats (3. Génération de connaissances pour la prise de décisions) pour obtenir des renseignements actualisés sur l’avancement de projets particuliers.

1.5 Échange de données

  • L’Ontario et le Canada ont continué d’échanger des données sur demande, dans le cadre de leurs activités courantes (par exemple, résultats des relevés aériens) et en vertu d’ententes d’échange de données existantes.

Protection et remise en état de l’habitat

2.1 Initiative de remise en état de l’habitat

  • Des progrès continus ont été réalisés dans l’élaboration d’une liste hiérarchisée des emplacements sur les terres publiques en Ontario dans lesquelles procéder à la remise en état de l’habitat du caribou boréal. Un processus et des critères d’identification des sites ont été préparés. La collecte de données à l’appui de l’application de l’approche a été effectuée.

2.2 Initiative sur les aires protégées

  • Les travaux se poursuivent sur l’ébauche du plan préliminaire de gestion du parc provincial Wabakimi, afin de brosser dans les grandes lignes l’orientation en matière de gestion (c.-à-d. les terres et les utilisations récréatives ainsi que les considérations relatives au caribou boréal) pour la région pour les 20 prochaines années.
    • L’ébauche du plan tient compte des principales valeurs du parc (dont le caribou), cerne les pressions existantes et décrit les mesures de gestion particulières permettant de protéger ces valeurs.
  • Des possibilités d’élargir les zones protégées en vertu de la Loi de 2006 sur les parcs provinciaux et les réserves de conservation dans l’aire de répartition du caribou boréal, incluant la réglementation potentielle des sites mentionnés dans la Stratégie d’aménagement du territoire du Patrimoine vital de l’Ontario, sont envisagées.
    • Les partenaires du ministère qui participent à l’élaboration d’options d’agrandissement du parc provincial Woodland Caribou et du parc provincial Missinaibi continuent d’être consultés.

Planification et gestion

3.1 Planification de la gestion forestière

  • Les plans des projets visant à évaluer l’efficacité et à appuyer la mise en œuvre de l’orientation relative au caribou énoncée dans le Guide pour les paysages de la forêt boréale (GPFB) ont continué d’être mis en œuvre. Voici les principaux progrès réalisés en 2024–2025 :
    • les résultats provisoires du projet visant à réestimer les intervalles simulés de variabilité naturelle dans les régions visées par le GPFB ont été présentés aux intervenants ainsi qu’aux collectivités et organisations autochtones et ont fait l’objet de discussions avec eux lors de séances d’information virtuelles et d’ateliers en personne en novembre et décembre 2024. Les commentaires recueillis lors de ces ateliers sont pris en compte alors que l’équipe de projet s’emploie à mettre la touche finale aux résultats
    • en mars 2025, les perturbations cumulatives ont été réestimées dans les aires de répartition du caribou boréal chevauchant la forêt gérée, pour chaque année de la période allant de 2017 à 2022. La publication de ces résultats devrait avoir lieu en 2025, en coordination avec les résultats du Programme de surveillance du caribou boréal  
    • un fournisseur a été retenu en novembre 2024 pour effectuer une analyse par administration de la façon dont la connectivité de l’habitat du caribou boréal est prise en compte dans la planification de la gestion forestière. Le fournisseur a présenté son rapport final en mars 2025

3.2 Initiative d’exploration et d’exploitation minérales

  • Un rapport intitulé « Report on an Internal Literature Review and Jurisdictional Scan Across Canada: Summary of Findings » (Rapport sur une analyse documentaire interne et une analyse par administration menées dans l’ensemble du Canada : résumé des constatations) a été rédigé. Ce rapport incluait notamment un examen de toutes les directives disponibles pour les activités d’exploration minière et d’exploitation des minéraux en Ontario et d’une comparaison des pratiques exemplaires de gestion de l’exploration minière et de l’exploitation des minéraux dans d’autres administrations du Canada.
  • Un examen continu des dossiers des activités d’exploration minière antérieures afin de déterminer quelles données sont disponibles dans l’ensemble des aires de répartition du caribou boréal a été entrepris afin d’éclairer l’examen des sites historiques en vue d’un rétablissement naturel.
  • Une visite de six sites a été effectuée les 23 et 24 octobre 2024 avec les ministères partenaires pour mettre à l’essai une méthode pour réaliser l’examen des sites historiques en vue d’un rétablissement naturel. Ces travaux visent à évaluer la façon dont les sites se régénèrent naturellement et à appuyer les recommandations visant à mettre à jour les pratiques exemplaires de gestion en Ontario.

3.3 Plan de gestion de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur

  • La Table ronde du lac Supérieur, qui comprend des participants issus de collectivités autochtones, de l’industrie, de municipalités et d’ONG, a poursuivi les discussions sur l’ébauche de l’approche de gestion pour l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur et l’aire de répartition discontinue.
  • Un inventaire des activités en cours qui contribuent à la mise en œuvre des éléments du plan dans sa version provisoire a été élaboré. Ces activités comprennent la surveillance du caribou, l’évaluation de la qualité de l’habitat et la délimitation de zones de remise en état de l’habitat, la surveillance des prédateurs et de l’état des glaces sur les îles et le renforcement des capacités de conservation du caribou des collectivités des Premières Nations.
  • La mise en œuvre de ces activités s’est poursuivie, y compris les activités décrites à l’annexe C, organisées selon deux emplacements géographiques : les îles Slate, l’île Michipicoten et l’île Caribou; et la zone continentale de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur.

Mises à jour des cadres de conservation du caribou boréal

4.1 Approches fondées sur des preuves

  • Un groupe d’experts a examiné les renseignements fournis par le Canada et l’Ontario sur leurs cadres de conservation du caribou boréal et a présenté un rapport en février 2024 contenant des observations et des recommandations. L’Ontario et le Canada prennent des mesures fondées sur les observations et les recommandations du groupe d’experts, notamment la mise en œuvre de l’Accord Canada-Ontario sur la conservation du caribou, population boréale, en Ontario. Veuillez consulter la section Résultats ci-dessus (4. Évaluation des cadres de conservation du caribou boréal) pour obtenir des renseignements sur les mesures prises.

4.2 Mise à jour des cadres stratégiques fédéral et provincial

  • L’Ontario et le Canada continuent de surveiller les résultats des mesures de conservation afin d’étudier la possibilité de les adopter ou de les intégrer dans les cadres de conservation du caribou boréal.

Collaborations en matière d’intendance et financement

5.1 Collaborations en matière d’intendance et financement

  • Un appel de propositions ouvert a été lancé dans le cadre du Programme d’intendance pour la conservation du caribou pour des projets qui contribuent au maintien, au rétablissement ou à la gestion adaptée des populations de caribous boréaux, y compris la remise en état et la protection de l’habitat sur le terrain ou d’autres activités de conservation telles que la surveillance et la recherche. Treize nouveaux projets ont été financés, portant le total à 32. De plus amples renseignements sur les projets d’intendance financés à ce jour sont disponibles.
  • Voici quelques faits saillants concernant les travaux en cours dans le cadre de projets financés en 2024–2025 :
    • restaurer l’habitat se trouvant dans l’aire de répartition de Brightsand en repérant et en réhabilitant la route
    • mieux comprendre la relation entre la perturbation de l’habitat du caribou et le caribou boréal, l’orignal et les prédateurs comme les loups et les ours dans le Grand Nord de l’Ontario
    • élaborer et appliquer des méthodes pour détecter et classifier les perturbations de l’habitat causées par des caractéristiques linéaires comme les routes
    • mieux comprendre la taille de la population et la diversité génétique dans les aires de répartition grâce à une étude de l’ADN fécal dans l’aire de répartition de Kesagami
  • Un catalogue de projets d’intendance a été élaboré et est tenu à jour pour favoriser une meilleure collaboration et éviter le dédoublement des efforts.

Circonstances imprévues ou événements stochastiques qui pourraient avoir des répercussions sur les mesures de conservation

Avant la mise en œuvre des relevés aériens et la pose de colliers sur des caribous prévus en février et mars 2025, 52 collectivités autochtones associées aux aires de répartition de Swan, de Spirit, de Nipigon, de Berens, de Brightsand, de Churchill, de Kinloch et de Sydney ont été contactées. Chaque collectivité s’est vu offrir la possibilité de prendre part à une rencontre pour en apprendre davantage sur les relevés et la pose des colliers, donner son avis sur les travaux prévus et participer aux relevés aériens. Neuf collectivités ont manifesté leur intérêt pour la tenue d’une rencontre et neuf séances ont été planifiées. Toutefois, seulement sept séances ont eu lieu, car deux collectivités n’ont pas pu assister aux séances prévues pour elles. Trois membres de deux collectivités autochtones ont manifesté leur intérêt à participer aux relevés aériens. Deux d’entre eux ont pu y participer. Le troisième membre n’a pas pu participer en raison de conflits d’emploi du temps.

De plus, les coûts d’approvisionnement pour les relevés aériens et les services de pose de colliers sur les caribous réalisés en 2024–2025 ont été inférieurs aux prévisions initiales.

Annexe A : Mise à jour détaillée sur la mise en œuvre de l’Accord sur la conservation

Remarque : Un tableau détaillé décrivant toutes les mesures de conservation se trouve à l’annexe B de l’Accord Canada-Ontario sur la conservation du caribou, population boréale, en Ontario.

Surveillance et science
Mesure de conservationObjectifÉchéanciers dans l’Accord sur la conservationRésumé des résultats obtenus en 2024–2025État d’avancementProchaines étapes pour 2025–2027
1.1 Programme de surveillance du caribou boréalApprofondir la compréhension de la situation actuelle et future du caribou boréal à l’échelle des aires de répartition

Mesures que prendra l’Ontario :

2024–2027

  • Poursuivre la mise en œuvre du programme de surveillance selon l’ordre de priorité des aires de répartition.

Relevés aériens avec ADN fécal Collecte effectuée dans trois aires de répartition (Nipigon, Spirit et Swan).

Capture de caribous et pose de colliers avec prélèvement de poils et d’ADN fécal effectués dans quatre aires de répartition (Berens, Churchill, Kinloch et Sydney).

Consultation des collectivités autochtones au sein desquelles des activités de surveillance sont effectuées.

Mise à jour des estimations des perturbations cumulatives terminée.

2023 (année 1) : publication du rapport du Programme de surveillance du caribou boréal. Un rapport distinct sur les activités de surveillance de 2024 (année 2) a été rédigé.

Poursuite du financement des projets de marquage-recapture avec analyse de l’ADN fécal et d’autres initiatives de surveillance dans le cadre de la mesure de conservation 5.1.

Sur la bonne voie2025–2027 : Entreprendre l’approvisionnement et les autres mesures nécessaires aux travaux de surveillance et entreprendre des activités de surveillance dans les aires de répartition prioritaires, incluant la consultation des collectivités autochtones. Poursuivre la mise en œuvre du programme de surveillance et communiquer les résultats.
1.2 Révision et actualisation des limites des aires de répartition du caribou boréalDéfinir les aires de répartition de manière à soutenir la conservation du caribou boréal.

Mesures que prendra l’Ontario :

2022–2024

  • Élaborer une méthode de révision des limites étayée par des experts indépendants, des intervenants et des collectivités et organisations autochtones, tout en tenant compte des risques pour l’espèce.

2024–2025

  • Appliquer la méthode de révision des limites des aires de répartition.

 

Poursuite de l’élaboration d’une méthode pour réviser les limites des aires de répartition. Compilation des données, détermination des lacunes dans les connaissances et prise de mesures pour y remédier.Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2025–2026.2025–2027 : Peaufiner davantage et appliquer la méthode de révision des limites des aires de répartition. Appliquer les résultats pour préciser les limites fédérales et provinciales des aires de répartition si les résultats le justifient, avec le Canada.
1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitatAméliorer l’habitat grâce à la mise en œuvre d’approches de remise en état de l’habitat efficaces et efficientes à l’échelle des aires de répartition.

Mesures que prendra l’Ontario :

2022–2024

  • Concevoir une méthode d’évaluation étayée par des experts indépendants, des intervenants et des collectivités et organisations autochtones.

2024–2025

  • Mettre en œuvre la méthode d’évaluation et rendre compte des résultats dès qu’ils sont disponibles.

Élaboration d’une ébauche de protocole d’évaluation, en tenant compte des commentaires reçus lors des séances virtuelles d’échange de renseignements de mai 2024.

Création d’un catalogue de fiches et de cartes sylvicoles historiques (c.-à-d. antérieures à 2002) pour les unités de gestion situées dans les aires de répartition du caribou boréal ou à proximité. Le catalogue a été utilisé pour évaluer les sources de données potentielles pour l’ébauche de protocole d’évaluation. Une fois le protocole d’évaluation finalisé, il sera mis en œuvre pour évaluer l’efficacité et l’efficience des approches en matière de remise en état de l’habitat.

Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2025–2026.

2025–2026 : Collaborer à l’ébauche du protocole d’évaluation avec des experts indépendants, des collectivités et organisations autochtones et des intervenants et élaborer le protocole d’évaluation définitif en fonction des commentaires reçus lors de la consultation. Commencer à mettre en œuvre la méthode d’évaluation et rendre compte des résultats dès qu’ils sont disponibles.

2026–2027 : Achever la mise en œuvre initiale de la méthode d’évaluation. Évaluer l’efficacité de la méthode d’évaluation, déterminer les prochaines étapes et appliquer les résultats pour éclairer les politiques et les approches.

1.4 Plan des connaissances relatives au caribou boréalRenforcer l’assise fondée sur des preuves sur laquelle s’appuie la prise de décisions en matière de conservation du caribou boréal à l’échelle de la province et des aires de répartition.

Mesures que prendront l’Ontario et le Canada :

2024–2027

  • Collaborer avec les partenaires pour mettre en œuvre les priorités du Plan des connaissances relatives au caribou boréal.

Le Plan des connaissances relatives au caribou boréal et le plan de mise en œuvre associé ont été finalisés.

Poursuite de la mise en œuvre des projets relevant du Plan des connaissances.

Sur la bonne voie

2025–2027 : Poursuite de la mise en œuvre, y compris la consultation des collectivités et des organisations autochtones ainsi que des intervenants. Préparation des rapports annuels sur les progrès par les directeurs.

2026–2027 : Rendre compte des progrès et déterminer les prochaines étapes.

1.5 Échange des donnéesMettre en commun gratuitement les données et les renseignements disponibles entre l’Ontario et le Canada afin d’appuyer la prise de décisions en matière de conservation du caribou boréal.

Mesures que prendront l’Ontario et le Canada :

Mesure permanente

  • Continuer d’échanger les données et renseignements disponibles dès qu’ils le deviennent.
Poursuite de l’échange de données entre l’Ontario et le Canada sur demande ou dans le cadre d’entente d’échange de données existantes.Sur la bonne voie2025–2027 : Continuer d’échanger les données et renseignements disponibles dès qu’ils le deviennent.
Protection et remise en état de l’habitat
Mesure de conservationObjectifÉchéanciers dans l’Accord sur la conservationRésumé des résultats obtenus en 2024–2025État d’avancementProchaines étapes pour 2025–2027
2.1 Initiative de remise en état de l’habitatAméliorer l’habitat du caribou boréal en réduisant la fragmentation et les perturbations cumulatives.

Mesures que prendra l’Ontario :

2022–2024

  • Dresser une liste hiérarchisée des emplacements sur les terres publiques pour la remise en état de l’habitat, en tenant compte des risques pour le caribou boréal, de l’échelle appropriée, des aires de répartition prioritaires et des types de remises en état privilégiés, de même que des considérations socioéconomiques, et étayée par des experts indépendants, des intervenants et des collectivités et organisations autochtones.

2023–2025

  • Communiquer la liste hiérarchisée aux personnes qui peuvent ou doivent prendre des mesures.
  • Mettre en œuvre les activités de remise en état de l’habitat, notamment grâce aux projets d’intendance présentés à la mesure de conservation 5.1.
Élaboration de critères et de processus pour déterminer les sites potentiels pour la liste des priorités.Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2026–2027.2025–2027 : Parachever la liste hiérarchisée. Communiquer la liste hiérarchisée aux personnes qui peuvent ou doivent prendre des mesures. Mettre en œuvre les activités de restauration de l’habitat, y compris dans le cadre de projets d’intendance désignés dans la mesure de conservation 5.1. Poursuivre la mise en œuvre et l’évaluation des prochaines étapes.
2.2 Initiative sur les aires protégéesRenforcer la protection de l’habitat du caribou boréal grâce à des zones protégées en adoptant une approche à l’échelle des aires de répartition.

Mesures que prendra l’Ontario :

2024–2027

  • Si/lorsque des possibilités sont repérées, prendre des mesures pour les mettre en œuvre.

Poursuite des travaux sur l’ébauche du plan préliminaire de gestion du parc provincial Wabakimi, incluant la consultation des collectivités autochtones.

Poursuite de la collaboration entre les ministères provinciaux dans le cadre de projets prioritaires, comme l’exploration d’un éventuel agrandissement du parc provincial Woodland Caribou et du parc provincial Missinaibi.

Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2025–2026.

2025–2027 : Poursuivre les consultations auprès des collectivités autochtones et du public sur les autres étapes du processus de planification de la gestion qui comprennent la prise en compte du caribou boréal et mettre la touche finale à l’ébauche du plan de gestion préliminaire du parc provincial Wabakimi.

Continuer de travailler à la planification de la gestion du parc provincial Wabakimi et à la mise à jour de l’orientation en matière de gestion du parc provincial Woodland Caribou.

Continuer d’explorer les possibilités d’accroître la protection de l’habitat du caribou boréal en prenant des mesures pour faire progresser la réglementation des ajouts aux parcs provinciaux Missinaibi et Woodland Caribou.

Si/là où il existe des possibilités d’agrandissement des aires protégées existantes et d’établissement de nouvelles aires protégées, prendre des mesures pour les mettre en œuvre.

Planification et gestion
Mesure de conservationObjectifÉchéanciers dans l’Accord sur la conservationRésumé des résultats obtenus en 2024–2025État d’avancementProchaines étapes pour 2025–2027
3.1 Planification de la gestion forestièreMener des opérations forestières dans les forêts de la Couronne conformément à un plan de gestion forestière approuvé en vertu de la Loi de 1994 sur la durabilité des forêts de la Couronne, de manière à soutenir le maintien ou le rétablissement de populations locales autosuffisantes.

Mesures que prendra l’Ontario :

2023–2027

  • Décrire et communiquer les plans visant à évaluer l’efficacité de l’orientation actuelle pour soutenir le maintien ou le rétablissement de populations locales autosuffisantes.
  • Poursuivre la planification, l’approbation et la mise en œuvre des plans de gestion forestière afin d’intégrer l’orientation du GPFB.
  • Mettre en œuvre le plan visant à évaluer l’efficacité de l’orientation actuelle et évaluer les prochaines étapes.
Les plans des projets visant à évaluer l’efficacité et à appuyer la mise en œuvre de l’orientation relative au caribou énoncée dans le Guide pour les paysages de la forêt boréale (GPFB) ont continué d’être mis en œuvre. Les travaux incluent, par exemple, une nouvelle estimation des perturbations cumulatives dans les aires de répartition du caribou boréal chevauchant la forêt gérée pour chaque année de la période allant de 2017 à 2022, et le recours à un fournisseur pour effectuer une analyse par administration de la façon dont la connectivité de l’habitat du caribou boréal est prise en compte dans la planification de la gestion forestière.Sur la bonne voie2025–2027 : Décrire et communiquer aux intervenants et aux collectivités autochtones les plans visant à évaluer l’efficacité de l’orientation actuelle pour soutenir le maintien ou le rétablissement de populations locales autosuffisantes. Mettre en œuvre les plans visant à évaluer l’efficacité de l’orientation actuelle et évaluer les prochaines étapes.
3.2 Initiative d’exploration et d’exploitation minéralesMener des activités d’exploration minière et d’exploitation des minéraux de manière à soutenir le maintien ou le rétablissement de populations locales autosuffisantes.

Mesures que prendra l’Ontario :

2023–2024

  • Évaluer l’efficacité des pratiques exemplaires de gestion actuelles, repérer les lacunes et déterminer les priorités.

2024–2025

  • Prendre des mesures pour mettre à jour et mettre en œuvre les pratiques exemplaires de gestion.

Poursuite des travaux visant à peaufiner la revue de la littérature et l’analyse par administration.

Un examen des dossiers concernant les activités d’exploration minière antérieures dans les aires de répartition du caribou boréal a été entrepris afin d’éclairer l’examen des sites historiques en vue d’un rétablissement naturel. Des visites ont été effectuées pour mettre à l’essai une méthode d’évaluation de la régénération naturelle des activités d’exploration minière antérieures. Ces travaux visent à évaluer la façon dont les sites se régénèrent naturellement et à appuyer les recommandations visant à mettre à jour les pratiques exemplaires de gestion en Ontario.

Le travail d’évaluation de l’efficacité des pratiques exemplaires de gestion actuelles est en cours.

Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2025–2026.

2025–2026 : Effectuer d’autres visites sur place pour évaluer la façon dont les sites historiques se sont régénérés. Mettre la touche finale au rapport intitulé « Report on an Internal Literature Review and Jurisdictional Scan Across Canada : Summary of Findings » (Rapport sur une analyse documentaire interne et une analyse par administration menées dans l’ensemble du Canada : résumé des constatations).

2025–2027 : Prendre des mesures pour mettre à jour et mettre en œuvre les pratiques exemplaires de gestion.

3.3 Plan de gestion de l’aire de répartition de la côte du lac SupérieurClarifier l’approche de gestion du caribou boréal dans l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur.

Mesures que prendra l’Ontario :

2022–2024

  • Mener des consultations au sujet de l’ébauche de l’approche de gestion.
  • Finaliser l’approche de gestion.

2024–2027

  • Mettre en œuvre de façon continue de l’approche de gestion.

Sollicitation et réception d’autres commentaires de la Table ronde du lac Supérieur (collectivités et organisations autochtones et intervenants) sur l’approche de gestion proposée.

Poursuite de la mise en œuvre d’éléments du plan dans sa version provisoire, notamment par l’entremise de projets d’intendance. Documentation et communication des activités à la Table ronde du lac Supérieur.

Partiellement terminé. Devrait être sur la bonne voie en 2025 2026.2025–2027 : Entreprendre des consultations, finaliser l’approche de gestion et poursuivre la mise en œuvre de l’ébauche de l’approche de gestion.
Mises à jour des cadres de conservation du caribou boréal
Mesure de conservationObjectifÉchéanciers dans l’Accord sur la conservationRésumé des résultats obtenus en 2024–2025État d’avancementProchaines étapes pour 2025–2027
4.1 Approches fondées sur des preuvesAméliorer les approches fondées sur des preuves pour la gestion de populations locales autosuffisantes

Mesures que prendront l’Ontario et le Canada :

2024–2027

  • Poursuivre la collaboration pour peaufiner davantage les approches existantes fondées sur des preuves.
L’Ontario a pris des dispositions dans le cadre de plusieurs mesures de conservation conformément aux recommandations du groupe d’experts.Sur la bonne voie2025–2027 : Poursuivre la collaboration dans le cadre de l’examen et de l’amélioration des approches fondées sur des preuves existantes et d’autres approches. Continuer à prendre des mesures conformes aux recommandations du groupe d’experts.
4.2 Mise à jour des cadres stratégiques fédéral et provincialMettre à jour et harmoniser les cadres stratégiques de l’Ontario et du Canada.

Mesures que prendront l’Ontario et le Canada :

2022–2027

  • Envisager l’adoption ou l’intégration de renseignements pertinents au fur et à mesure qu’ils deviennent disponibles, y compris ceux obtenus à la suite de mesures de conservation prises dans le cadre du présent Accord.
Suivi continu des résultats des mesures de conservation en vue de leur adoption ou de leur intégration dans des cadres de conservation.Sur la bonne voie2025–2027 : Envisager l’adoption ou l’intégration de renseignements pertinents obtenus à la suite de mesures de conservation prises dans le cadre du présent Accord au fur et à mesure qu’ils deviennent disponibles. Le Canada examinera la version définitive de l’approche de gestion pour l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur et l’aire de répartition discontinue et envisagera d’en adopter les résultats ou de les intégrer dans le cadre fédéral.
Collaborations en matière d’intendance et financement
Mesure de conservationObjectifÉchéanciers dans l’Accord sur la conservationRésumé des résultats obtenus en 2024–2025État d’avancementProchaines étapes pour 2025–2027
5.1 Collaborations en matière d’intendance et financementSoutenir la mise en œuvre de projets qui contribuent au maintien ou au rétablissement de populations locales autosuffisantes.

Mesures que prendront l’Ontario et le Canada :

2022–2027

  • Poursuivre l’identification et la mise en œuvre de projets stratégiques visant à faire progresser la conservation du caribou boréal.
Différentes activités de sensibilisation, dont un appel de propositions public, et le financement de 13 projets supplémentaires dans le cadre du Programme d’intendance pour la conservation du caribou (PICC), pour un investissement total de plus de 7 millions de dollars. Cela porte à 32 le nombre total de projets financés par le PICC.Sur la bonne voie2025–2027 : Poursuivre l’établissement et la mise en œuvre de projets stratégiques à financer.

Annexe B : Plan des connaissances relatives au caribou boréal

Introduction

Le caribou boréal est classé comme espèce menacée en Ontario en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition et au Canada en vertu de la Loi de 2002 sur les espèces en péril.

En 2022, l’Ontario et le Canada ont signé un accord quinquennal, l’Accord sur la conservation du caribou, population boréale, en Ontario (l’Accord sur la conservation du caribou ou l’Accord). Le but ultime de l’Accord est « que l’Ontario, avec l’appui du Canada, collabore avec des partenaires autochtones et non autochtones à maintenir ou à améliorer les conditions environnementales nécessaires au rétablissement du caribou boréal à l’échelle de l’aire de répartition, en se fondant sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles ». L’objectif de l’Accord est de « soutenir la mise en œuvre de mesures de conservation qui s’appuient sur la gestion existante présentée dans les cadres de conservation du caribou boréal et qui créent les conditions environnementales nécessaires au maintien et au rétablissement des populations locales autosuffisantes de caribous boréaux ».

L’Accord décrit 13 mesures précises, ou mesures de conservation (MC), mises en œuvre pendant la durée de cinq ans de l’Accord, dont la MC 1.4 Plan scientifique sur le caribou boréal.

La MC 1.4 engage l’Ontario et le Canada à « élaborer un plan scientifique sur le caribou boréal qui détermine l’état actuel des connaissances provinciales, les lacunes et les priorités d’un point de vue provincial et à l’échelle des aires de répartition, notamment en ce qui concerne la relation entre les changements climatiques, d’autres processus naturels comme la prédation et les maladies, et l’habitat du caribou boréal, le tout en collaboration avec les intervenants et les communautés et organisations autochtones, puis mettre en œuvre le plan en collaboration avec ces partenaires ».

Bien qu’il ait été initialement conçu comme un « plan scientifique », il est devenu clair dans les travaux préliminaires de consultation externe qu’un « plan des connaissances » constituait une façon plus inclusive d’examiner les besoins en matière de données, d’information et d’analyse, surtout en reconnaissance du savoir autochtone. Ainsi, le terme « Plan des connaissances relatives au caribou boréal » (PCCB) sera utilisé dans le reste du présent document.

Le présent document a pour but de décrire le PCCB de l’Ontario ainsi que le processus utilisé pour l’élaborer et la façon dont il sera mis en œuvre.

Bon nombre des mesures de conservation de l’Accord visent à combler des lacunes particulières dans les connaissances relatives au caribou en Ontario et sont incluses dans le PCCB (figure 1).

Figure 1. Boreal Caribou Knowledge Plan (BCKP) links to other Conservation Measures (CMs) in the Canada-Ontario Caribou Conservation Agreement (CCA).

Texte de remplacement — Description : Ce diagramme montre que le plan scientifique du caribou boréal de l’Accord est lié à 9 mesures de conservation :

  • 1.1 Programme de surveillance du caribou boréal
  • 1.2 Révision et actualisation des limites des aires de répartition du caribou boréal
  • 1.3 Initiative d’évaluation de la remise en état de l’habitat
  • 2.1 Initiative de remise en état de l’habitat
  • 3.1 Planification de la gestion forestière
  • 3.2 Initiative d’exploration et d’exploitation minérales
  • 3.3 Plan de gestion de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur
  • 4.1 Approches fondées sur des preuves pour une gestion visant des populations autosuffisantes
  • 5.1 Collaborations en matière d’intendance et financement

Contexte

Processus d’élaboration

L’élaboration du PCCB a été dirigée par le ministère des Richesses naturelles (MRN) et le MEPP. Le processus d’élaboration du PCCB comprenait un examen des connaissances et plusieurs ateliers virtuels et en personne assortis d’enquêtes de suivi visant à cerner les lacunes et les besoins en matière de connaissances et à établir les priorités pour les activités de collecte des connaissances.

Tout d’abord, un examen de l’état des connaissances sur le caribou boréal en Ontario a été effectué. Cet examen comprenait l’évaluation de ce qui a été appris au sujet du caribou boréal en Ontario au cours des 15 dernières années et la détermination des principales lacunes dans les connaissances depuis la finalisation du Plan de protection du caribou de l’Ontario en 2009. L’examen incluait la littérature scientifique et les points de vue autochtones. Les questions cernées et résumées à partir de l’examen de la littérature scientifique et des points de vue autochtones ont été classées en sujets qui ont servi à orienter les présentations subséquentes des résultats, les discussions lors d’ateliers virtuels et en personne et les enquêtes de suivi.

En juillet 2023, l’Ontario a tenu des séances de consultation virtuelles en prévision des prochains ateliers en personne. Les séances de consultation virtuelles incluaient des participants issus de collectivités et d’organisations autochtones (Premières Nations et Métis) et des intervenants (par exemple, municipalités, universitaires, consultants, industrie et organisations non gouvernementales). Une séance virtuelle supplémentaire a été organisée pour le personnel du gouvernement. Le but des séances était de décrire l’objectif du PCCB, de fournir les faits saillants des recherches et d’autres efforts déjà en cours pour cerner les lacunes dans les connaissances, de donner aux participants la possibilité d’indiquer s’ils souhaitent participer à l’élaboration et à la mise en œuvre du PCCB et de permettre aux participants de partager leurs intérêts et leurs préoccupations. Un sondage a ensuite été distribué à tous les invités afin de recueillir de plus amples renseignements sur les domaines d’intérêt prioritaires, en particulier auprès de ceux qui n’ont pas pu assister aux séances virtuelles.

En octobre 2023, des ateliers en personne ont eu lieu avec les collectivités des Premières Nations et des Métis et les intervenants. Les ateliers ont été animés par un entrepreneur indépendant. La liste des invités était la même que pour les séances de consultation virtuelles. Les ateliers comprenaient une série de présentations sur les projets passés et actuels sur le caribou et l’état des connaissances, suivies de périodes de discussion au cours desquelles les participants ont participé à des discussions plus ciblées sur les lacunes et les priorités en matière de connaissances sur le caribou. Ces discussions ont été organisées autour des sujets recensés lors de la revue de la littérature scientifique et l’examen des points de vue autochtones. Par la suite, un deuxième atelier virtuel a été organisé à l’intention du personnel interne du gouvernement de l’Ontario, avec la participation du MRN, du MEPP, du ministère des Mines (MINES) et du ministère des Affaires autochtones et de la Réconciliation économique avec les Premières Nations (AAREPN). L’animateur a préparé des rapports sommaires pour les séances organisées avec les Premières Nations, les Métis et les intervenants et les rapports ont été distribués à toutes les personnes invitées à participer aux ateliers. 

L’examen des connaissances, les ateliers, les enquêtes de suivi et les présentations en ligne ont permis de cerner 149 mesures de recherche suggérées. Pour permettre une discussion et une définition des priorités qui soient pertinentes, ces mesures ont été regroupées en 51 mesures de recherche consolidées (MRC). Au cours d’une période de deux jours en décembre 2023, une équipe interne du gouvernement de l’Ontario composée de représentants du MEPP, du MRN et du ministère des Mines s’est réunie à Thunder Bay pour établir l’ordre de priorité des MRC. Les priorités ont été peaufinées au cours des mois qui ont suivi, un travail qui a abouti à la détermination des priorités mentionnées dans ce PCCB

État des connaissances

Revue de la littérature scientifique

L’ampleur des connaissances scientifiques sur le caribou boréal en Ontario et partout au Canada a considérablement augmenté au cours des 15 dernières années, principalement grâce au soutien accordé par le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral à d’importants efforts de surveillance, de recherche et d’intendance, qui ont été dirigés par le gouvernement, des chercheurs universitaires et des organisations non gouvernementales, ainsi que des collectivités locales. Bien que les connaissances sur l’écologie du caribou boréal se soient améliorées, plusieurs lacunes importantes dans les connaissances sont encore à déplorer.

Ce que nous avons appris :

  • Les habitudes de déplacement et les preuves génétiques indiquent que le caribou boréal en Ontario présente une répartition continue et que les aires de répartition sont relativement bien connectées, sauf pour une population isolée le long de la côte du lac Supérieur.
  • Les lichens terrestres dominent les régimes alimentaires du caribou boréal (particulièrement en automne et en hiver).
  • Le caribou boréal choisit généralement des forêts et des tourbières matures dominées par des conifères, mais il évite les peuplements d’arbres décidus et de forêt mixte, les perturbations récentes en régénération et les caractéristiques linéaires.
  • La probabilité qu’une population de caribous boréaux persiste est influencée par la quantité de perturbations cumulatives provenant de sources naturelles et anthropiques, comme la foresterie, l’exploitation minière, les routes et les lignes de transport d’électricité. À mesure que les perturbations cumulatives augmentent dans le paysage, la probabilité de persistance d’une population de caribous diminue.
  • L’augmentation de la densité de la population d’orignaux liée aux perturbations et, par conséquent, de la densité des populations de prédateurs (par exemple, les loups) a été la principale cause du déclin de la population de caribous boréaux (par « compétition apparente ») et ces répercussions peuvent être exacerbées par l’utilisation par les prédateurs des caractéristiques linéaires (par exemple, routes, lignes de services publics, corridors), qui peuvent améliorer l’efficacité de la prédation et l’augmentation des taux de rencontre des proies.
  • Les efforts visant à réduire les effets de la perturbation du paysage sur le caribou boréal comprennent l’intégration de considérations liées au caribou dans les pratiques d’exploitation forestière et la restauration des zones perturbées.
    • Les évaluations d’autres stratégies d’exploitation forestière indiquent que l’inclusion des objectifs liés au caribou boréal peut améliorer les résultats pour l’habitat du caribou. De plus, les approches en matière d’aménagement paysager qui limitent la densité des routes peuvent réduire le taux de mortalité du caribou.
    • Certains traitements de désaffectation des caractéristiques linéaires et sylvicoles ont permis de restaurer l’habitat du caribou ou de réduire l’utilisation des caractéristiques linéaires par les prédateurs, mais de nombreuses évaluations n’ont documenté que l’efficacité à court terme.
  • Des approches plus invasives de gestion de la faune ont été appliquées pour améliorer l’état de la population de caribous dans d’autres administrations, la plupart des exemples provenant de l’Ouest canadien et du Québec, dont la gestion des prédateurs et des proies de rechange, les enclos de maternité, les enclos sans prédateurs, la supplémentation et les déplacements de caribous. Ces mesures de gestion exigeantes en ressources nécessitent habituellement un effort continu (par exemple, jusqu’à ce qu’une aire de répartition devienne capable de subvenir aux besoins de populations de caribous autonomes) et peuvent ne pas s’appliquer dans le contexte des aires de répartition contiguës du caribou boréal de l’Ontario.

Principales lacunes dans les connaissances

Ci-après sont énoncés certains des domaines d’incertitude les plus critiques du point de vue de la conservation et de la gestion :

  • Conditions actuelles de l’aire de répartition, notamment l’état de la population et de l’habitat.
  • Tendances de la structure et de la sous-structure de la population, ainsi que de la répartition actuelle, des schémas d’occupation et du potentiel de rétablissement, en particulier près de la limite sud des aires de répartition du caribou contiguës du sud.
  • Mécanismes écologiques qui influent sur l’état de la population de caribous dans les aires de répartition du nord et qui sont dominés par les perturbations naturelles (autrement dit, les feux de forêt), notamment le comportement et la dynamique des prédateurs et des proies de rechange.
  • L’influence relative de la prédation (par exemple, par les ours noirs, les loups) et d’autres facteurs sur les taux de recrutement des veaux du caribou.
  • Réactions comportementales et démographiques à court et à long terme du caribou face aux perturbations anthropiques du paysage, en particulier celles qui ne sont pas liées à la foresterie (par exemple, perturbations liées à l’exploration minière, à la construction de mines, à la mise en valeur des mines et à la production minière, canalisations de services publics).
  • Efficacité à court et à long terme des techniques de désaffectation et de restauration des caractéristiques linéaires (par exemple, routes forestières, bandes défrichées pour l’exploration minière), pour atténuer les effets sur le comportement et les réactions des populations de caribous, d’orignaux et de loups.
  • Effets des perturbations sensorielles de nature industrielle (par exemple, provenant de la circulation automobile, de la construction de routes, du forage) sur le comportement et les indices vitaux des caribous, ainsi que
  • l’efficacité relative des techniques d’atténuation des perturbations sensorielles.
  • Répercussions potentielles des changements climatiques : effets sur les communautés de prédateurs et de proies, effets de la fonte du pergélisol sur la sélection de l’habitat du caribou et ses habitudes de déplacement, augmentation possible de l’incidence des maladies et des charges parasitaires.
  • Effets socio-économiques des différentes politiques et stratégies de gestion liées au caribou, par exemple, seuils pour l’habitat non perturbé, autres options pour les limites des aires de répartition.

Points de vue autochtones

Les connaissances des Premières Nations, des Métis et des Inuits ne sont souvent pas bien documentées dans les publications officielles, de sorte qu’un examen et une synthèse officiels des connaissances autochtones sur le caribou boréal ne pourraient pas être entrepris de la même façon qu’une revue de la littérature scientifique. Toutefois, certains documents contiennent des renseignements sur les intérêts, les valeurs et les préoccupations à l’égard du caribou exprimés par les collectivités autochtones (principalement les Premières Nations) de l’Ontario, y compris les plans communautaires d’aménagement du territoire, les rapports produits à la suite d’ateliers (régionaux, nationaux), les résumés des commentaires des séances de consultation des Autochtones menées dans le cadre de l’Accord et les demandes auprès du Fonds d’intendance des espèces en péril. Un examen de ces documents a permis de cerner plusieurs thèmes communs.

  • Intérêt à l’égard de la protection à long terme de l’habitat du caribou et de l’orignal et à l’égard de la surveillance des changements dans l’adéquation de l’habitat, les habitudes de déplacement et l’état de la population (autrement dit, savoir quelles populations de caribous sont en déclin).
  • Intérêt à l’égard de l’obtention de plus amples renseignements sur les taux de chasse du caribou dans différentes collectivités autochtones.
  • Intérêt à l’égard de la collaboration aux efforts de conservation et de surveillance du caribou boréal.
  • Détermination du besoin de ressources à l’appui des activités de conservation et d’intendance dirigées par les Autochtones et du rôle potentiel que ces initiatives peuvent jouer dans le renforcement des relations au sein des collectivités et entre celles-ci.
  • Intérêt à l’égard de la célébration des exemples d’efforts réussis de conservation et de gestion du caribou.
  • Préoccupations concernant les effets cumulatifs des différentes activités d’aménagement du territoire et d’extraction des ressources sur le caribou, ses prédateurs et les espèces-proies de rechange (par exemple, l’orignal), ainsi que l’intérêt à l’égard d’un équilibre entre la conservation du caribou et d’autres espèces et le maintien des possibilités économiques.
  • Soutien mitigé à d’autres activités de recherche liées au caribou; certains ont indiqué qu’il fallait davantage d’activités de recherche et de collecte de connaissances (par exemple, pour renforcer les connaissances, améliorer les politiques existantes), tandis que d’autres estiment que les recherches existantes sont suffisantes et que les ressources limitées en matière de conservation pourraient être mieux dépensées ailleurs.
  • Les intérêts, les préoccupations et les valeurs liés au caribou boréal variaient d’une collectivité et d’une région à l’autre; toutefois, en général, un intérêt plus marqué a été constaté pour la protection de l’habitat du caribou boréal et le déclin de la population autour des aires de répartition du nord, tandis que les préoccupations concernant les répercussions potentielles des politiques liées au caribou sur d’autres espèces et d’autres activités étaient généralement plus fortes dans les aires de répartition contiguës du sud.

Initiatives connexes — MC 4.1 Approches fondées sur des preuves — Rapport d’évaluation scientifique

La mesure de conservation 4.1 de l’Accord engage l’Ontario et le Canada à collaborer pour examiner et peaufiner les approches existantes et les autres approches fondées sur des données probantes pour maintenir ou encourager des populations locales de caribous autonomes dans les aires de répartition, valider, y compris au moyen d’un examen par des experts reconnus, et intégrer les approches reconnues fondées sur des données probantes aux cadres provinciaux et fédéraux de conservation du caribou boréal, qui produisent des résultats équivalents (autrement dit, les populations locales autonomes), le cas échéant.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la MC 4.1, un groupe d’experts a été mis sur pied par l’Ontario et le Canada; celui-ci est composé de personnes possédant une expertise scientifique liée au caribou et à la gestion du caribou en Ontario, y compris des personnes employées par le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral, le milieu universitaire, les organisations non gouvernementales et l’industrie. Le groupe d’experts avait pour mandat de répondre séparément aux questions suivantes concernant les cadres de conservation fédéraux et provinciaux du caribou boréal :

  • si le cadre est scientifiquement solide et étayé par des données probantes; s’il existe des lacunes en matière de données ou de connaissances
  • la probabilité que le cadre permette aux populations locales de caribous boréaux en Ontario d’être autonomes

Le groupe d’experts a présenté son rapport final à l’Ontario et au Canada le 12 février 2024. Le rapport d’évaluation scientifique a ensuite été publié le 16 mai 2024. Les observations et les recommandations formulées par le groupe d’experts ont été prises en compte dans l’élaboration du PCCB. De plus amples renseignements sur le groupe d’experts sont disponibles.

Plan des connaissances relatives au caribou boréal

Objet

L’objectif du PCCB est de renforcer l’assise fondée sur des connaissances sur laquelle s’appuie la prise de décisions en matière de conservation du caribou boréal à l’échelle de la province et des aires de répartition.

Le PCCB fournit une orientation stratégique pour les recherches futures sur le caribou boréal en Ontario.

Principes

  • Collaboration – Le PCCB doit être mis en œuvre en collaboration avec les collectivités et les organisations autochtones, le milieu universitaire, le gouvernement fédéral et les administrations municipales, les organisations non gouvernementales, l’industrie et d’autres intervenants.
  • Pertinence – Les activités du PCCB devraient être pertinentes pour les besoins actuels et futurs des personnes qui entreprennent la conservation du caribou boréal. Elles doivent permettre de concrétiser de façon efficace et efficiente les priorités clés de l’Accord.
  • Transparence – Les activités du PCCB doivent être menées de manière ouverte et les résultats doivent être facilement accessibles.
  • Réactivité – Le PCCB doit être mis à jour pour permettre d’anticiper les réalités et priorités nouvelles et changeantes, d’y réagir et de s’y adapter.

Priorités

Les priorités du PCCB sont les suivantes :

  1. Intégrer les connaissances locales et traditionnelles dans les décisions en matière de gestion du caribou
  2. Évaluer l’état de la population de caribous et de son habitat, y compris au niveau de l’aire de répartition
    • Surveiller l’état de la population, les tendances démographiques et l’état de l’habitat.
    • Évaluer les effets des perturbations cumulatives.
    • Affiner la distinction de l’écotype du caribou, notamment pour favoriser la compréhension de la structure de la population.
    • Produire des renseignements à l’appui de l’examen des limites des aires de répartition, notamment en ce qui concerne les changements climatiques.
  3. Évaluer les répercussions des perturbations sur le comportement des caribous, notamment :
    • Sensibilité et réponse aux perturbations sensorielles.
    • Utilisation des aires de mise bas et de croissance.
    • Mécanismes écologiques dans le Grand Nord qui peuvent avoir une incidence sur l’utilisation fonctionnelle de l’habitat.
    • Abandon et réoccupation des zones perturbées par les feux de forêt et la gestion forestière.
  4. Évaluer l’efficacité des méthodes pour atténuer les répercussions et restaurer l’habitat
    • Caractéristiques linéaires, dont les relations prédateurs/proies.
    • Orientation stratégique guidant la gestion forestière.
    • Exploration minière et mise en valeur des mines.

Mise en œuvre et prochaines étapes

La mise en œuvre du PCCB sera supervisée par le directeur de la Direction des sciences et de la recherche du MRN et le directeur de la Section de la conservation du caribou du MEPP, le directeur de la Direction des espèces en péril du MEPP et en collaboration avec le directeur de la Direction des services stratégiques des ministère des Mines et le directeur de la Direction des relations avec les Autochtones de l’AAREPN.

Ces directeurs vont :

  • Élaborer, approuver et mettre à jour un plan de mise en œuvre opérationnel détaillé, incluant les mesures, les obligations de reddition de compte, les responsabilités, les renseignements sur les coûts et les échéanciers.
  • Préparer un rapport d’étape annuel.

Annexe C : Activités de conservation du caribou en cours dans l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur

Îles Slate, île Michipicoten et île Caribou

Surveillance de l’état du caribou boréal et de son habitat

  • La Première Nation anichinabée de Biigtigong surveille la présence de caribous et évalue l’état de la population dans les zones qui se trouvent dans la zone visée par un titre ancestral de la Première Nation anichinabée de Biigtigong (2024–2026) afin de mieux comprendre le caribou boréal et les menaces auxquelles il fait face. Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • La Première Nation de Michipicoten a déployé 60 caméras de surveillance de la faune sur l’île Michipicoten et l’île Caribou à l’automne 2024, afin d’accroître la compréhension du caribou boréal dans la région. Les sites de déploiement des caméras ont été sélectionnés dans le but d’échantillonner plusieurs types d’habitats, et les 60 caméras ont été réparties entre les deux îles. Ces activités sont appuyées par le PICC et par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).
  • L’Université Trent effectue une analyse génétique sur plusieurs aires de répartition du caribou boréal, y compris la l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur (2024–2027), afin d’améliorer la disponibilité des renseignements génétiques sur le caribou boréal et la rigueur de sa collecte. Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • Parcs Ontario effectue des estimations de la population des îles Slate au moyen de caméras de surveillance des sentiers afin de mieux comprendre l’état de la population. Les cartes des caméras ont été récupérées entre l’automne 2022 et 2024 et les estimations ont été analysées.
  • Un titulaire de permis en vertu de la LEVD a effectué un relevé aérien sur l’ensemble de l’aire de répartition en février 2025, y compris les îles Slate et Michipicoten; d’autres relevés aériens sur l’ensemble de l’aire de répartition seront effectués à l’hiver 2027 et à l’hiver 2029, en attendant les conditions environnementales appropriées.
  • Un titulaire de permis en vertu de la LEVD entreprendra trois projets de recherche axés sur la génétique, les agents pathogènes, les microbiomes et le régime alimentaire actuels ainsi que sur les populations des îles Slate et de l’île Caribou, ce qui comprend la collecte de boulettes qui a commencé à l’hiver 2025.

Maintien de l’habitat du caribou boréal

  • L’Université Lakehead mène des recherches pour améliorer les connaissances sur les changements historiques de l’habitat et leurs répercussions sur le caribou boréal sur les îles Slate et pour formuler des recommandations pertinentes concernant la gestion de l’habitat pour l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur. Les activités réalisées en 2024–2025 comprennent une revue de la littérature concernant les aires de répartition de la densité des populations de caribous sur les îles Slate, la création d’une carte de la couverture forestière et la planification de la création d’une série de cartes représentant le changement de couverture à l’aide de l’imagerie Landsat. Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • La Première Nation de Michipicoten effectue des relevés aériens aux fins de la cartographie de l’habitat sur les îles afin d’évaluer les caractéristiques de l’habitat, dont la diversité des espèces, la couverture, l’abondance, la végétation et la composition des terres jusqu’en 2025–2026. Ces données permettront de déterminer l’habitat potentiel idéal et de créer une base de données cartographique (2026). Ces activités sont appuyées par le PICC.

Surveillance des prédateurs sur les îles Michipicoten et Slate

  • La Première Nation anichinabée de Biigtigong surveille l’état des glaces et la présence de prédateurs au moyen de relevés aériens sur les îles (2023–2026). Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • Parcs Ontario a évalué la présence de prédateurs au moyen de caméras de surveillance des sentiers, qui surveillent la présence de ponts de glace, et en utilisant des relevés aériens.

Territoire continental

Surveillance de l’état du caribou boréal et de son habitat

  • En 2023, Parcs Ontario a déployé quatre caméras de surveillance des sentiers dans le parc provincial Neys et six caméras de surveillance des sentiers sur l’île Pic pour surveiller la présence de caribous. Aucune observation de caribou n’a été enregistrée en 2024–2025, mais les caméras resteront actives jusqu’à la fin de leur cycle de vie.
  • Parcs Canada a déployé 45 caméras de surveillance dans l’aire de gestion du parc national Pukaskwa, qui surveillent la présence de caribous depuis 2010.
  • La Première Nation de Michipicoten a déployé 60 caméras de surveillance de la faune sur l’île Michipicoten et l’île Caribou à l’automne 2024, afin d’accroître la compréhension du caribou boréal dans la région. Les sites de déploiement des caméras ont été sélectionnés dans le but d’échantillonner plusieurs types d’habitats, et les 60 caméras ont été réparties entre les deux îles. Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • Un titulaire de permis en vertu de la LEVD a effectué un relevé aérien sur l’ensemble de l’aire de répartition à l’hiver 2025, y compris les îles Slate et Michipicoten; d’autres relevés hivernaux sur l’ensemble de l’aire de répartition seront effectués à l’hiver 2027 et à l’hiver 2029, si les conditions environnementales sont appropriées.
  • Un titulaire de permis en vertu de la LEVD a installé des caméras de surveillance dans l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur entre Terrace Bay et Marathon de 2020 à 2027 pour surveiller la présence de caribous.
  • Un titulaire de permis en vertu de la LEVD a effectué un relevé aérien hivernal au-dessus de la zone continentale de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur entre la limite ouest de l’aire de répartition de la côte du lac Supérieur et l’embouchure de la rivière Pic en 2020 et en refera un autre en 2025 et en 2030, afin de surveiller les répercussions sur le caribou du projet de raccordement électrique Est-Ouest.

Évaluer les endroits où il existe un habitat approprié pour accueillir le caribou boréal et où l’habitat pourrait être restauré

  • La Première Nation de Michipicoten effectue des relevés aériens aux fins de la cartographie de l’habitat sur le continent afin d’évaluer les caractéristiques de l’habitat, dont la diversité des espèces, la couverture, l’abondance, la végétation et la composition des terres jusqu’en 2025-2026. Ces données permettront de déterminer l’habitat potentiel idéal et de créer une base de données cartographique (2026). Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • La Première Nation anichinabée de Biigtigong a effectué une évaluation de l’habitat au moyen d’une analyse des données existantes en 2024–2025, afin de déterminer les zones potentielles de restauration de l’habitat et de réintroduction. Ces activités sont appuyées par le PICC.
  • Parcs Canada surveille la répartition des prédateurs au moyen de caméras de surveillance des sentiers et d’autres proies au moyen de relevés aériens, en lien avec les conditions écologiques propices à la persistance du caribou, dans le parc national Pukaskwa, et ce, depuis 2015.
  • Parcs Canada a cartographié l’habitat approprié du caribou dans l’aire de gestion du parc national Pukaskwa conformément aux exigences en matière d’habitat énoncées dans le programme fédéral de rétablissement du caribou boréal, région centrale du Bouclier boréal, en 2024, et comparera ces résultats à un modèle de sélection de l’habitat à l’aide de données d’occurrence historiques d’ici 2026.