Processus de prestation de services de coordination en matière de TSAF

1. Aiguillage
Les familles et les réseaux de soutien, ainsi que les partenaires intersectoriels locaux peuvent accéder eux-mêmes aux documents d’éducation et de formation du niveau 1. L’information sur la façon d’accéder aux services de niveau 1 devrait être accessible au public.
Le processus officiel d’aiguillage et de prise en charge est facultatif pour les services du niveau 1, mais obligatoire pour les services de niveaux 2 et 3.
L’enfant ou le jeune qui vit avec un TSAF ou un TSAF soupçonné ainsi que sa famille et son réseau de soutien peuvent être aiguillés à tout moment. Les familles et les réseaux de soutien peuvent aussi s’aiguiller eux-mêmes en téléphonant à leur organisme de coordination local afin de demander de l’aide.
Lorsqu’un partenaire intersectoriel local détermine qu’il pourrait être utile pour une famille et un réseau de soutien de recevoir des services de coordination en matière de TSAF, il doit expliquer ce en quoi consistent ces services et pourquoi ils pourraient être utiles. Si la famille ou le réseau de soutien le souhaite, et avec son consentement, le partenaire qui effectue l’aiguillage peut transmettre l’information à l’organisme de coordination afin de soutenir la prise en charge par les services de coordination en matière de TSAF dans le cadre d’un aiguillage chaleureux.
Avec un consentement approprié, les aiguillages devraient comprendre des renseignements sur l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien afin que les familles et les réseaux de soutien n’aient pas à répéter leur histoire. Les aiguillages devraient à tout le moins comprendre ce qui suit :
- Des renseignements généraux sur la famille et le réseau de soutien (p. ex., noms et coordonnées);
- Des renseignements sur les forces, les besoins et la situation de la famille et du réseau de soutien. Ces renseignements devraient aussi indiquer si la famille ou le réseau de soutien souhaite obtenir un diagnostic de TSAF pour son enfant ou son jeune;
- Des renseignements sur les forces et les besoins de l’enfant ou du jeune, ainsi que sur les services auxquels il a actuellement accès ou il attend d’avoir accès.
Des aiguillages vers les services de coordination en matière de TSAF peuvent être effectués parallèlement aux aiguillages vers d’autres services. Les aiguillages vers des services de coordination en matière de TSAF n’empêchent pas une famille ou un réseau de soutien d’accéder à d’autres services communautaires appropriés offerts auxquels ils sont admissibles, étant donné que les services de coordination en matière de TSAF ne fournissent pas directement des traitements, des soutiens cliniques ou des services de relève.
2. Prise en charge et évaluation
Après un aiguillage, l’organisme de coordination mettra en œuvre un processus de prise en charge équitable et adapté à la culture, qui permet au coordonnateur de TSAF de collaborer avec la famille et le réseau de soutien afin de déterminer leurs besoins et leurs objectifs et de déterminer s’il est approprié de fournir des services de coordination en matière de TSAF de niveau 2 ou 3.
Les familles et les réseaux de soutien peuvent passer de services de niveau 2 à des services de niveau 3 et vice-versa à mesure que leurs besoins évoluent au fil du temps. Les coordonnateurs de TSAF soutiendront les familles et les réseaux de soutien pendant ces transitions, tout en garantissant une prestation de services continue et réceptive.
Les enfants et les jeunes admissibles qui vivent avec un TSAF ou un TSAF soupçonné et qui ont des besoins plus complexes peuvent être aiguillés vers la PCS à des fins de coordination continue des services et d’établissement d’objectifs. Dans ces cas, le coordonnateur de la PCS devient responsable de la coordination des services et de la production de rapports sur la mesure du rendement pour l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien. Les coordonnateurs de TSAF peuvent continuer de jouer un rôle, mais ce soutien est fourni par l’intermédiaire des services de coordination en matière de TSAF de niveau 1 ou de niveau 2.
3. Affectation d’un coordonnateur de TSAF
Lorsqu’il a été déterminé qu’une famille ou un réseau de soutien a besoin de services de coordination en matière de TSAF de niveau 2 ou de niveau 3, on lui affectera un coordonnateur de TSAF. Le coordonnateur de TSAF affecté pourrait être celui qui effectue le processus de prise en charge ou un coordonnateur différent.
Un coordonnateur de TSAF doit avoir été officiellement affecté au moment où une famille ou un réseau de soutien est prêt à commencer à établir des objectifs. Les décisions relatives à l’affectation doivent tenir compte des éléments suivants :
- Les préférences de la famille et du réseau de soutien;
- Les relations déjà établies;
- Les besoins évalués de la famille et du réseau de soutien, y compris si une expérience ou une expertise précise est requise;
- D’autres facteurs pertinents, comme les besoins linguistiques ou culturels.
Les familles et les réseaux de soutien doivent être clairement informés de l’identité du coordonnateur de TSAF qui leur est affecté et de son rôle, et du fait qu’il s’agit de leur point de contact principal.
4. Coordination des services en matière de TSAF
Un plan de service en matière de TSAF (voir l’annexe B) doit être élaboré pour les familles et les réseaux de soutien qui accèdent à des services de coordination en matière de TSAF de niveau 3; il n’est toutefois pas nécessaire d’en élaborer un pour les familles et les réseaux de soutien qui accèdent à des services de coordination en matière de TSAF de niveau 2.
a. Détermination des forces et des besoins de la famille et du réseau de soutien
Après qu’une famille et un réseau de soutien a terminé le processus d’aiguillage et de prise en charge et qu’un coordonnateur de TSAF leur a été affecté, ce dernier collaborera avec la famille et le réseau de soutien afin de déterminer leurs forces et leurs besoins.
Les services de coordination en matière de TSAF sont centrés sur les enfants et les jeunes, ainsi que sur leur famille et leur réseau de soutien. Lorsqu’un plan de service en matière de TSAF est amorcé, le coordonnateur de TSAF recueillera des renseignements clés sur l’enfant ou le jeune ainsi que sur sa famille et son réseau de soutien par l’intermédiaire de ce qui suit :
- Une discussion avec l’enfant ou le jeune ainsi qu’avec sa famille et son réseau de soutien;
- Des renseignements transmis par d’autres partenaires intersectoriels locaux;
- Une évaluation des forces et des besoins.
On recourt à une approche fondée sur les forces afin d’éclairer l’élaboration du plan de service en matière de TSAF, ce qui comprend de déterminer les domaines où les enfants et les jeunes ainsi que leurs familles et leurs réseaux de soutien ont des forces et ceux où il pourrait leur être utile d’avoir un soutien supplémentaire. Les forces peuvent inclurent des forces fonctionnelles comme la régulation du comportement ou des compétences en résolution de problèmes, ainsi que des forces liées à la famille et au réseau de soutien, à la culture et à la communauté, comme la participation de membres de la famille élargie. Les liens qu’une famille ou un réseau de soutien entretient avec des communautés culturelles, y compris des communautés des Premières Nations, des Métis, des Inuits et d’autochtone vivant en milieu urbain, doivent être cernés dans le cadre de l’évaluation des forces afin d’éclairer la planification des services.
Il faut aussi surveiller et mettre à jour les forces et les besoins de la famille et du réseau de soutien à des intervalles réguliers. Étant donné que les forces et les besoins évoluent au fil du temps, il faudra peut-être ajuster en conséquence l’intensité avec laquelle les services de coordination en matière de TSAF sont fournis.
Les coordonnateurs de TSAF fourniront aussi aux familles et aux réseaux de soutien des connaissances et des compétences pour soutenir leur enfant ou leur jeune plus efficacement en leur offrant des ressources et un soutien continu. Ils doivent aussi garantir que les familles et les réseaux de soutien comprennent le processus de diagnostic de TSAF.
Les décisions relatives à la fréquence à laquelle le coordonnateur de TSAF est consulté et à laquelle le plan de service en matière de TSAF est examiné et mis à jour sont prises en collaboration par l’enfant ou le jeune ainsi qu’avec sa famille et son réseau de soutien, en partenariat avec le coordonnateur de TSAF. Ces décisions sont éclairées par les forces, les besoins et la capacité de la famille et du réseau de soutien.
b. Établissement d’objectifs et hiérarchisation
La planification des services repose sur la situation de la famille et du réseau de soutien, leurs préférences et leur connaissance de leur enfant ou jeune, ainsi que de ses objectifs. La voix, les préférences et les objectifs de l’enfant ou du jeune sont aussi au cœur des services de coordination en matière de TSAF, particulièrement à mesure qu’il vieillit et se prépare à mener une vie d’adulte.
L’établissement des objectifs est ancré dans les mots-clés du développement de l’enfant (capacités, famille, santé physique et mentale, plaisir, amitiés et avenir) et fondé sur ce que l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien considèrent comme le plus important. Les objectifs peuvent être liés à l’obtention d’un diagnostic de TSAF, à la participation à certaines activités, à l’accès à des traitements ou à d’autres domaines de développement. Les objectifs peuvent aussi être hiérarchisés en fonction de l’urgence ou de l’évolution de la situation de la famille ou du réseau de soutien. Les objectifs sont initialement établis en collaboration par l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien avec l’aide du coordonnateur de TSAF. Ce sont les familles et les réseaux de soutien et l’enfant ou le jeune qui ont le dernier mot en ce qui concerne les objectifs qui sont inclus dans le plan de service en matière de TSAF.
Obtenir un diagnostic de TSAF
Il n’est pas toujours possible d’obtenir un diagnostic officiel et donc pas nécessaire d’en avoir un pour accéder aux services de coordination en matière de TSAF. Il peut toutefois s’agir d’une étape utile pour comprendre les forces et les besoins uniques d’un enfant ou d’un jeune. Pour les familles qui veulent obtenir un diagnostic de TSAF, les coordonnateurs de TSAF jouent un rôle crucial dans l’appui aux familles et aux réseaux de soutien pendant le processus de diagnostic de TSAF. Il s’agit entre autres de transmettre de l’information sur le processus de diagnostic et de faciliter les aiguillages vers les cliniques de diagnostic de TSAF lorsqu’elles existent et sont disponibles.
L’accès aux services de diagnostic varie considérablement d’une communauté à l’autre et dans les communautés où les services de diagnostic ne sont pas accessibles ou sont limités, les coordonnateurs de TSAF doivent aider les familles et les réseaux de soutien à s’y retrouver dans les autres parcours de diagnostic offerts dans leur communauté. Ils peuvent entre autres travailler avec des centres de traitement pour enfants (CTE) afin d’obtenir des évaluations axées sur les TSAF, consulter des partenaires de la protection de l’enfance afin de soutenir la confirmation de l’exposition prénatale à l’alcool ou renforcer la collaboration parmi les partenaires intersectoriels locaux pour aider les familles et les réseaux de soutien à obtenir un diagnostic de TSAF.
Lorsqu’un enfant ou un jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien informent un coordonnateur de TSAF d’une interaction avec le système de justice de la jeunesse, le coordonnateur de TSAF devrait soutenir l’accès à des parcours de diagnostic, à des évaluations et à la planification des services d’une manière qui s’aligne, dans la mesure du possible, sur les périodes de détention, les programmes de déjudiciarisation ou les services ordonnés par les tribunaux.
c. Détermination de l’équipe prestataire
Une réunion d’équipe avec le coordonnateur de TSAF et les partenaires intersectoriels locaux qui participent au soutien offert à l’enfant ou au jeune ainsi qu’à sa famille et son réseau de soutien pourrait être nécessaire à l’appui de l’élaboration du plan de service en matière de TSAF. Les familles et les réseaux de soutien, ainsi que l’enfant ou le jeune (s’il y a lieu) sont des partenaires cruciaux des services de coordination en matière de TSAF et doivent être désignés en tant que membres égaux de l’équipe prestataire.
Avec le consentement de la famille et du réseau de soutien ainsi que de l’enfant ou du jeune, l’équipe prestataire peut comprendre des fournisseurs de services du domaine des services à l’enfance et d’autres domaines, comme l’éducation, les soins de santé, la justice de la jeunesse ou la protection de l’enfance. Voici des exemples de partenaires intersectoriels locaux qui pourraient être inclus :
- Coordonnateurs de la PCS
- Orthopédagogues
- Ergothérapeutes
- Enseignants en éducation spécialisée, éducateurs et autres membres du personnel scolaire
- Travailleurs sociaux
- Fournisseurs de soins primaires
- Psychologues, psychiatres ou autres professionnels en santé mentale
- Coordonnateurs de soins de santé
- Thérapeutes du comportement
- Agents de probation, personnel d’un programme de déjudiciarisation et travailleurs chargés du cas de justice de la jeunesse
Les professionnels qui participent à la prestation de services à un enfant ou à un jeune ne sont pas tous tenus d’assister à la réunion de l’équipe. La participation devrait être déterminée en fonction des besoins de l’enfant ou du jeune, du but précis de la réunion et des préférences de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et de son réseau de soutien. La famille ou le réseau de soutien et l’enfant ou le jeune détermineront les partenaires intersectoriels locaux qui doivent être invités.
Les réunions d’équipe devraient avoir lieu à des endroits accueillants et accessibles pour la famille et le réseau de soutien. Des mesures de soutien visant à faciliter la participation (p. ex., services d’interprétation, personne de soutien ou options de participation virtuelle) devraient être offertes au besoin. Les familles et les réseaux de soutien jouent un rôle central au sein de l’équipe prestataire, car ils fournissent des renseignements essentiels sur les intérêts, les forces, les besoins et les antécédents de leur enfant ou de leur jeune, qui constituent les fondements du plan de service en matière de TSAF.
d. Élaboration du plan de service en matière de TSAF
Le plan de service en matière de TSAF est un document écrit à l’intention d’un enfant ou d’un jeune, de sa famille et de son réseau de soutien, ainsi que de tous les partenaires intersectoriels locaux qui participent à sa prise en charge. Le plan de service en matière de TSAF devrait à tout le moins comprendre les éléments suivants :
- Des renseignements généraux sur l’enfant ou le jeune ainsi que sur sa famille et son réseau de soutien;
- Des renseignements sur les forces, les besoins et les intérêts de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et son réseau de soutien;
- Des renseignements indiquant si l’enfant ou le jeune a reçu un diagnostic de TSAF, s’est heurté à des obstacles à l’obtention d’un diagnostic officiel ou souhaite obtenir un diagnostic;
- La vision et les priorités (p. ex., ce qui importe le plus pour l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien et leurs aspirations à long terme) de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et son réseau de soutien;
- Une liste des membres de l’équipe prestataire et des organismes qui participent à la prestation de services à l’enfant ou au jeune, y compris leurs rôles et responsabilités;
- Les objectifs déterminés et la façon dont chacun sera atteint, ainsi que le responsable de chaque mesure.
Conformément aux pratiques de la PCS, les enfants ou les jeunes devraient n’avoir qu’un seul plan de service en matière de TSAF actif à la fois afin de garantir une coordination claire et d’éviter le chevauchement des services.
Le plan de service en matière de TSAF devrait viser à inclure tous les services dont l’enfant ou le jeune a besoin ou qui lui seraient utiles. Le plan de service en matière de TSAF complète les plans de traitement individuels en présentant une vue globale de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et de son réseau de soutien. Les objectifs et la vision du plan de service en matière de TSAF devraient éclairer l’ensemble de la planification liée aux services, aux mesures de soutien et à l’éducation spécialisés et être éclairés par ceux-ci.
Les familles et les réseaux de soutien peuvent s’attendre à ce que le plan de service en matière de TSAF soit un document dynamique, qui évoluent à mesure que leur enfant ou leur jeune grandit et que ses besoins changent. Le plan appartient à la famille et au réseau de soutien, et le coordonnateur de TSAF le surveille en leur nom et collabore avec eux pour le mettre à jour au fil du temps.
La famille et le réseau de soutien et l’enfant ou le jeune doivent bien comprendre la façon dont les services sont planifiés afin de favoriser l’atteinte des objectifs convenus. Les partenaires intersectoriels locaux sont encouragés à expliquer comment leurs services s’alignent sur ces objectifs et contribuent à leur atteinte. Les partenaires intersectoriels locaux déterminent les services qu’ils fournissent en fonction des exigences applicables en matière de politiques et de programme ainsi que de leur domaine d’expertise.
Les coordonnateurs de TSAF travailleront avec l’enfant ou le jeune et les partenaires intersectoriels locaux afin de garantir que la famille et le réseau de soutien disposent de l’information requise pour prendre des décisions éclairées au sujet des services. Il incombe aux coordonnateurs de TSAF de comprendre, de surveiller et de documenter la façon dont les services appuient l’atteinte des objectifs hiérarchisés.
e. Présentation du plan à la famille et au réseau de soutien ainsi qu’aux fournisseurs
Une fois rédigé, le plan de service en matière de TSAF sera présenté à l’enfant ou au jeune ainsi qu’à sa famille et son réseau de soutien. La décision finale en ce qui concerne les personnes qui peuvent consulter le plan de service en matière de TSAF ou des parties précises de celui-ci appartient à la famille et au réseau de soutien ainsi qu’à l’enfant ou au jeune.
Avec le consentement de la famille ou du réseau de soutien, le coordonnateur de TSAF veille à ce que le plan de service en matière de TSAF soit transmis aux partenaires intersectoriels locaux pertinents. Avec un consentement approprié, il incombe aussi aux coordonnateurs de TSAF de transmettre de l’information sur les besoins, les forces, les objectifs et les priorités de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et de son réseau de soutien aux partenaires intersectoriels locaux afin de soutenir une prestation coordonnée des services.
f. Surveillance des services et des objectifs
En plus de communiquer régulièrement avec les familles et les réseaux de soutien, les coordonnateurs de TSAF devraient dire à ces derniers qu’ils peuvent communiquer en tout temps avec eux :
- S’ils ont des questions au sujet du plan de service en matière de TSAF;
- S’ils estiment que le plan devrait être rajusté;
- S’ils souhaitent revoir les objectifs;
- S’ils ont besoin de soutien supplémentaire;
- S’ils ont déterminé avoir besoin de nouveaux services ou de services différents.
À mesure que de nouveaux besoins ou des mesures de soutien possibles sont cernés, les coordonnateurs de TSAF faciliteront les aiguillages et les mises en contact. S’il y a lieu, ils organiseront des réunions avec des partenaires intersectoriels locaux lorsque la famille ou le réseau de soutien indique que les objectifs ont changé ou que le plan de service en matière de TSAF doit être rajusté. Dans la mesure du possible, les coordonnateurs de TSAF doivent communiquer avec les partenaires au nom de la famille et du réseau de soutien et faciliter les aiguillages chaleureux. Les coordonnateurs de TSAF devraient aussi aider les partenaires intersectoriels locaux à adopter des approches adaptées aux particularités des TSAF.
Le plan de service en matière de TSAF sera examiné au moins tous les six mois avec l’enfant ou le jeune ainsi qu’avec sa famille et son réseau de soutien. Lors de chaque examen, les objectifs seront confirmés ou revus au besoin.
Certaines familles et certains réseaux de soutien pourraient avoir besoin d’examens plus fréquents à certains moments. Le plan de service en matière de TSAF devrait être mis à jour plus souvent pendant les périodes de transition de la situation de l’enfant ou du jeune ou des services qui lui sont offerts, comme l’entrée à l’école, la transition vers l’école secondaire ou la transition vers l’âge adulte.
Selon les besoins de l’enfant ou du jeune ainsi que de sa famille et de son réseau de soutien, l’intensité des services de coordination en matière de TSAF peut varier au fil du temps et les cycles de surveillance et d’examen pourraient revenir plus souvent.
g. Inactivité ou libération
Il peut arriver à certains moments que les familles et les réseaux de soutien aient moins besoin, voire aucunement besoin de services de coordination en matière de TSAF. Il peut aussi arriver un moment où l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien ne souhaitent plus accéder aux services de coordination en matière de TSAF. Dans ce genre de situation, les organismes de coordination peuvent classer le plan de service en matière de TSAF en tant qu’inactif ou envisager la libération des services de coordination en matière de TSAF.
Plans inactifs
Un plan de service en matière de TSAF peut être classé comme inactif dans les cas où les services ne sont pas requis dans l’immédiat, mais la famille et le réseau de soutien souhaitent maintenir l’option de recourir de nouveau aux services de coordination en matière de TSAF à l’avenir.
Les plans peuvent être classés comme inactifs lorsqu’il n’est plus nécessaire d’effectuer une réévaluation, de planifier activement les services ou d’examiner régulièrement le plan de service en matière de TSAF parce que l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien disposent de stratégie et de services adaptés aux particularités des TSAF efficaces en place.
Avant de placer l’enfant ou le jeune dans un état d’inactivité, il faudra en discuter avec lui ainsi qu’avec sa famille ou son réseau de soutien et leur offrir l’option de recourir de nouveau aux services. Les coordinateurs de TSAF devraient dire aux familles et aux réseaux de soutien que le recours aux services est souple et qu’ils peuvent faire appel ou mettre fin aux services de coordination en matière de TSAF à mesure que leurs besoins évoluent (jusqu’à l’âge de 18 ans ou de 21 ans si le jeune fréquente une école secondaire).
Après avoir obtenu un consentement approprié, l’organisme de coordination devrait conserver les dossiers inactifs afin de permettre aux familles et aux réseaux de soutien de faire de nouveau appel aux services de coordination en matière de TSAF au besoin sans devoir répéter le processus de prise en charge.
Avant de classer un plan comme inactif, les organismes de coordination peuvent adopter une approche d’encadrement auprès des familles, des réseaux de soutien et d’autres fournisseurs de services et graduellement baisser l’intensité des services. Les organismes peuvent aussi choisir de communiquer de façon proactive avec les familles et les réseaux de soutien à des points de transition prévus (p. ex., entrée à l’école, transition vers l’adolescence ou transition vers l’école secondaire) afin de leur rappeler qu’ils peuvent faire de nouveau appel aux services de coordination en matière de TSAF pour obtenir du soutien supplémentaire pendant ces périodes.
Libération
Les enfants et les jeunes sont admissibles à recevoir des services de coordination en matière de TSAF jusqu’à l’âge de 18 ans ou de 21 ans s’ils fréquentent toujours une école secondaire. En plus de l’admissibilité fondée sur l’âge, les organismes de coordination devraient envisager la libération des services de coordination en matière de TSAF dans les situations suivantes :
- Les objectifs ont été atteints et l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille, son réseau de soutien et l’équipe prestataire déterminent que les services de coordination en matière de TSAF ne sont plus nécessaires;
- L’enfant ou le jeune ou sa famille et son réseau de soutien déménagent à l’extérieur de la zone desservie, en Ontario. Après avoir obtenu un consentement approprié, l’organisme de coordination devrait effectuer un aiguillage chaleureux et transmettre le plan de service en matière de TSAF actuel à l’organisme de coordination de la nouvelle zone desservie. La famille et le réseau de soutien ne devraient pas devoir subir un autre processus de prise en charge;
- Il est impossible de joindre la famille ou le réseau de soutien après quatre tentatives de contact documentées au cours de deux trimestres consécutifs, au moyen de la méthode de contact privilégiée indiquée par la famille et le réseau de soutien (les coordonnées à jours des familles et des réseaux de soutien devraient être maintenues à jour dans le dossier de l’organisme pendant qu’ils reçoivent des services);
- L’enfant ou le jeune ou sa famille et son réseau de soutien demandent une libération;
- La possibilité de TSAF a été écartée et l’enfant ou le jeune ainsi que sa famille et son réseau de soutien sont aiguillés vers d’autres services appropriés auxquels ils sont admissibles.
Après qu’un enfant ou un jeune a été libéré des services de coordination en matière de TSAF, les coordonnateurs de TSAF devraient en informer les partenaires intersectoriels locaux pertinents qui participent à leur prise en charge. Ainsi, les partenaires intersectoriels savent qu’il n’y a aucune autre mesure à prendre.