Rapport 2025 sur les pertes hivernales en apiculture
Mortalité hivernale des colonies d’abeilles en 2025
En 2024–2025, le taux de mortalité hivernale estimé des abeilles mellifères chez les apiculteurs commerciaux ayant une exploitation en Ontario s’est chiffré à 37 % – une diminution par rapport à l’estimation de 50 % durant l’hiver 2023–2024.
La mortalité hivernale estimée chez les apiculteurs commerciaux ontariens a été d’environ 6 % inférieure aux pertes estimées qu’ont signalées les apiculteurs à petite échelle (43 %).
Enfin, la moyenne des pertes estimées d’abeilles mellifères en 2025 dans l’ensemble du Canada a été de 39 %.
Apiculteurs sondés
Au printemps 2025, on a envoyé le questionnaire du sondage par courriel à :
- 223 apiculteurs commerciaux inscrits (s’entend d’apiculteurs exploitant 50 colonies ou plus)
- 4 008 apiculteurs à petite échelle inscrits (s’entend d’apiculteurs exploitant 49 colonies ou moins)
On a acheminé le sondage par voie électronique à tous les apiculteurs inscrits (commerciaux et à petite échelle) ayant fourni leur adresse de courriel au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l’Agroentreprise (MAAAO).
Les apiculteurs ont répondu au sondage sur une base volontaire et ont transmis eux-mêmes leurs réponses. Ces renseignements ne sont pas vérifiés par le MAAAO ou par un autre organisme indépendant. L’Association canadienne des professionnels de l'apiculture prépare ensuite un rapport national qui est inspiré d’un sommaire de ces renseignements et de sommaires de renseignements provenant d’autres provinces.
Réponses
On a reçu des réponses de :
- 60 apiculteurs commerciaux
- 654 apiculteurs à petite échelle
Il s’agit de 16 % des apiculteurs à qui l’on a fait parvenir le sondage (tableau 1). Ce taux de réponse très faible est, à vrai dire, le plus bas jamais enregistré pour cette enquête, et ses conséquences sont exposées ci-après.
En examinant les réponses reçues de l’ensemble des apiculteurs inscrits en Ontario au 31 décembre 2024, on constate ce qui suit :
- 27 % proviennent d’apiculteurs commerciaux représentant 20 019 colonies
- 14 % proviennent d’apiculteurs à petite échelle représentant 3 712 colonies
Les réponses combinées représentent 25 % du nombre total de colonies inscrites en 2024 (tableau 2).
| Région apicole | Apiculteurs commerciaux – nbre de répondants | Apiculteurs commerciaux – % de répondants | Apiculteurs commerciaux – mortalité hivernale (%) | Apiculteurs à petite échelle – nbre de répondants | Apiculteurs à petite échelle – % de répondants | Apiculteurs à petite échelle – mortalité hivernale (%) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Centre | 17 | 30 | 25,8 | 220 | 34 | 43,3 |
| Est | 8 | 14 | 36,1 | 188 | 29 | 47,2 |
| Nord | 6 | 9 | 40,7 | 80 | 12 | 49,6 |
| Sud | 21 | 34 | 43,0 | 122 | 19 | 48,0 |
| Sud-Ouest | 8 | 12 | 55,1 | 44 | 7 | 47,7 |
| Total | 60 | 27 | 37,2 | 654 | 14 | 43,4 |
| Type d’apiculteurs | Nbre de colonies complètes hivernées à l’automne 2024 | Nbre de colonies hivernantes viables au 15 mai 2025 | Nbre de colonies non viables au 15 mai 2025 | Mortalité durant l’hiver (%) |
|---|---|---|---|---|
| Commercial | 20 019 | 12 574 | 7 445 | 37,2 % |
| À petite échelle | 3 712 | 2 089 | 1 623 | 43,4 % |
Seuls 60 apiculteurs commerciaux ont répondu au sondage de cette année.
Dans la mesure où les apiculteurs commerciaux représentent la majorité des colonies en Ontario et qu’ils fournissent les renseignements servant à compiler les statistiques officielles de la province, un taux de réponse si faible laisse présumer que les résultats n’expriment pas avec exactitude la réalité de l’industrie. Dans ces conditions, les conclusions sur la santé et les pratiques de lutte de l’industrie doivent être examinées avec prudence.
Bien que ce sondage annuel soit réalisé pendant une période occupée pour les apiculteurs (au printemps), ces derniers doivent prendre le temps d’y participer afin que la province et l’industrie disposent de données de qualité qui leur seront utiles pour prendre des décisions. Ces données sont utilisées pour ce qui suit :
- concevoir des programmes
- déterminer des mesures d’aide
- établir les priorités
- évaluer et déterminer les risques ainsi que les incidences sur la santé et l’économie au sein de l’industrie
Résultats
La mortalité hivernale estimée des abeilles mellifères et le nombre de répondants ont varié selon la région apicole. La majorité des apiculteurs commerciaux ayant répondu au sondage sont établis dans les régions apicoles du centre et du sud. C’est d’ailleurs dans ces régions que l’on trouve le plus grand nombre de colonies d'abeilles mellifères en Ontario. Les réponses reçues des apiculteurs à petite échelle provenaient principalement des régions apicoles du centre, de l’est et du sud (tableau 1).
Les apiculteurs commerciaux ont déclaré les pertes les plus importantes dans la région du sud-ouest, tandis que les apiculteurs à petite échelle ont déclaré les pertes les plus élevées dans la région du nord (tableau 1). On a constaté un écart du taux de mortalité durant l’hiver 2024–2025 entre les deux groupes d’apiculteurs, lequel a été de 6,2 points de pourcentage plus élevé chez les apiculteurs à petite échelle que chez les apiculteurs commerciaux (tableau 2).
| Nbre de répondants | Nbre de colonies déclarées à l’automne 2024 | Mortalité hivernale (%) |
|---|---|---|
| 554 | moins de 10 | 50,0 |
| 100 | 10 à 49 | 41,8 |
| 38 | 50 à 200 | 39,4 |
| 7 | 201 à 500 | 32,5 |
| 8 | 501 à 1 000 | 36,0 |
| 7 | plus de 1 000 | 35,7 |
Bien que les résultats du sondage révèlent que certains apiculteurs ontariens ont subi des pertes élevées, d’autres ont réussi à adopter de bonnes pratiques de lutte et ont déclaré des niveaux de mortalité hivernale très bas. D’après les résultats du sondage, 7 apiculteurs commerciaux (sur 60, soit près de 12 %) ont déclaré des pertes hivernales inférieures à 15 % (les estimations se situaient entre 10,7 % et 14,7 %).
Il faut tenir compte de l’ampleur des pertes par taille d’exploitation au moment d’examiner les pourcentages de mortalité hivernale. Par exemple, une perte de 50 % dans une exploitation de 1 000 colonies représente 50 colonies, alors qu’une perte de 50 % dans une exploitation de 2 colonies correspond à une seule colonie. Il ne s’agit pas de passer sous silence les pertes que subissent les plus petites exploitations, mais plutôt de souligner les répercussions des pertes lorsque la taille des exploitations varie.
Principaux facteurs expliquant la mort des abeilles
Les apiculteurs ont indiqué quels principaux facteurs, selon eux, ont eu une incidence sur le taux de mortalité de leurs abeilles mellifères durant l’hiver. Ils pouvaient sélectionner toutes les raisons qui, à leur avis, étaient plausibles. Ces opinions peuvent être basées sur des symptômes observables, ou sur l’expérience, le jugement ou les hypothèses les plus probables des apiculteurs.
Les facteurs que les apiculteurs commerciaux ont déclarés les plus souvent comme influant sur la mortalité hivernale (tableau 4) sont les suivants :
- le varroa (et virus associés)
- les conditions météorologiques
- les colonies faibles
Les facteurs que les apiculteurs à petite échelle ont déclarés les plus souvent comme influant sur la mortalité hivernale (tableau 4) sont les suivants :
- les conditions météorologiques
- les colonies faibles
- ne sait pas
Empoisonnement causé par des produits chimiques ou des pesticides
Quelque 11 % des apiculteurs commerciaux, ou 6 d’entre eux, et 2 % des apiculteurs à petite échelle, ou 12 d’entre eux, ont indiqué avoir observé ou confirmé au moyen d’essais de laboratoire que la mort de leurs abeilles est attribuable aux produits chimiques ou aux pesticides. Deux autres apiculteurs commerciaux ont par ailleurs sélectionné l’option « autre » et souligné qu’ils soupçonnaient un empoisonnement dû aux pesticides.
En 2024, le MAAAO a reçu neuf rapports d’incident de mortalité saisonnière des abeilles mellifères :
- trois de ces rapports révélaient un incident dû à l’épandage de pesticides
- six de ces rapports révélaient ignorer s’il y avait eu un incident dû à l’épandage de pesticides
Les apiculteurs doivent continuer de se servir du formulaire en ligne pour déclarer un incident majeur de mortalité des abeilles mellifères survenu au cours de la saison apicole active au Programme d’apiculture de l’Ontario. Si des apiculteurs soupçonnent que la mortalité élevée de leurs abeilles est liée à une exposition à des pesticides, ils doivent en informer le Centre d'intervention en cas de déversement du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPP) en composant le
Pour en apprendre plus sur comment signaler des cas de pollution.
| Cause soupçonnée de perte de colonies | % d’apiculteurs commerciaux ayant fait une déclaration | % d’apiculteurs à petite échelle ayant fait une déclaration |
|---|---|---|
| Conditions météorologiques | 47 | 30 |
| Exposition (observée ou confirmée en laboratoire) à des produits chimiques ou à des pesticides présents dans l’environnement | 11 | 2 |
| Mauvaise qualité des reines | 18 | 12 |
| Famine | 15 | 7 |
| Varroa et virus associés | 55 | 20 |
| Colonies faibles à l’automne | 33 | 24 |
| Sans objet (perte inexistante ou minime de colonies) | 0 | 13 |
| Ne sait pas | 15 | 23 |
| Autre | 7 | 6 |
| Mammifères | 2 | 2 |
Pratiques de lutte contre les insectes nuisibles et les maladies
Varroa (Varroa destructor)
Il est indispensable de recourir à des méthodes de détection et à des pratiques de lutte efficaces pour lutter contre le varroa.
- La surveillance, le prélèvement fréquent d’échantillons de varroa et l’application opportune de traitements contre le varroa sont déterminants pour lutter contre cet important ennemi des abeilles mellifères.
- Sans la mise en œuvre de mesures appropriées de lutte contre le varroa par les apiculteurs, les colonies sont exposées à un risque élevé de mortalité et de propagation du varroa à d’autres colonies situées à proximité.
- La recherche a révélé qu’une lutte inefficace contre le varroa est la première cause de mortalité hivernale au sein des colonies d'abeilles mellifères en Ontario
footnote 3 .
Dans ce sondage, on a demandé aux apiculteurs comment ils surveillaient les infestations de varroa (figure 1), et quels traitements ils avaient utilisés tout au long de la saison apicole 2024, soit au printemps, à la mi-saison ainsi que de la fin de l’été à l’automne (tableau 5).

Proportion d’apiculteurs exerçant une surveillance du varroa
Parmi les apiculteurs qui ont répondu à la question concernant la détection du varroa, 94 % des apiculteurs commerciaux et 80 % des apiculteurs à petite échelle ont indiqué qu’ils surveillaient les infestations de varroa dans leurs colonies (figure 1).
Cependant, de ces nombres, seuls 82 % des apiculteurs commerciaux et 63 % des apiculteurs à petite échelle ont dit qu’ils avaient recours à une méthode de détection recommandée (soit le lavage à l’alcool, le carton collant ou le bocal à l'éther) pour surveiller les infestations de varroa dans leurs colonies (figure 2).

Préoccupations relatives à la surveillance
Quelque 12 % des apiculteurs commerciaux et 17 % des apiculteurs à petite échelle qui exercent une surveillance du varroa font appel à des méthodes non recommandées (figure 1).
Les apiculteurs commerciaux ayant répondu « autre » (méthodes non recommandées) ont déclaré utiliser les méthodes suivantes :
- cylindre de CO2 (2 %)
- saupoudrage de sucre (6 %)
- inspection visuelle des couvains mâles ou des dommages (5 %)
Les apiculteurs à petite échelle ayant sélectionné l’option « autre » (méthodes non recommandées) ont, pour leur part, déclaré utiliser les méthodes suivantes :
- cylindre de CO2 (0,4 %)
- saupoudrage de sucre (8 %)
- inspection visuelle des couvains mâles ou des plateaux (10 %)
- autre :
- analyse des couvains
- application BeeScanning
- nettoyage avec du savon
Les méthodes de saupoudrage de sucre et du cylindre de CO2 ne sont pas recommandées, puisqu’elles ne sont pas jugées fiables et qu’aucun lien n’est établi entre elles et les seuils de traitement fixés pour l’Ontario.
La méthode de détection visuelle du varroa n’est également pas recommandée dans la mesure où il n’est pas prouvé qu’elle procure des renseignements utiles. Notamment, la détection visuelle du varroa sans l’utilisation d’une autre méthode de prélèvement d’échantillons (par exemple, le lavage à l’alcool ou le carton collant) n’est pas efficace, car il est impossible, de cette façon, d’évaluer les niveaux d’infestation de varroa et qu’il n’est pas toujours simple d’observer la présence de varroa sur les abeilles mellifères ou dans les colonies, ce qui donne lieu à un dénombrement inexact. De plus, il faut savoir que si le varroa peut être facilement observé sur les abeilles adultes, l’infestation est alors trop importante et des dommages sont déjà causés.
Mais plus alarmant encore, 6 % des apiculteurs commerciaux et 20 % des apiculteurs à petite échelle ont déclaré n’exercer aucune surveillance du varroa (figure 1).
Compte tenu de la menace considérable que le varroa fait peser sur l’industrie, il est possible que les récentes estimations élevées de pertes hivernales soient liées à l’emploi insuffisant de méthodes de détection et de pratiques de lutte par certains apiculteurs.
Fréquence de surveillance du varroa au moyen des méthodes recommandées
Plus de la moitié des apiculteurs de chaque catégorie ont recours aux méthodes recommandées de détection de la présence de varroa (figure 1), mais la fréquence de surveillance varie grandement. Il est important que les apiculteurs prélèvent fréquemment des échantillons afin de connaître leurs niveaux d’infestation de varroa avant que ceux-ci deviennent trop élevés. Ces niveaux permettent aux apiculteurs de déterminer quand appliquer un traitement contre le varroa (conformément aux seuils de traitement fixés).
La figure 3 montre ce qui suit :
- la plupart des apiculteurs prélèvent des échantillons trois fois ou plus par saison
- des apiculteurs (respectivement 52 % des apiculteurs commerciaux et 29 % des apiculteurs à petite échelle) prélèvent des échantillons cinq mois ou plus au cours de la saison apicole – il s’agit de la seconde fréquence la plus élevée
- un plus faible pourcentage de répondants au sondage prélève des échantillons de varroa au moins deux fois par saison

Dans l’ensemble, ces données sont encourageantes, puisqu’elles démontrent que de nombreux apiculteurs prélèvent des échantillons à plusieurs reprises au cours de la saison apicole. La pertinence de cette action peut dépendre de la dynamique saisonnière et des variations chez les populations d’acariens. De plus, les résultats du sondage révèlent que des progrès restent à faire concernant la fréquence de la surveillance du varroa chez les apiculteurs commerciaux et à petite échelle. Le prélèvement mensuel d’échantillons de varroa (dans un certain nombre de colonies et de ruchers) est fortement recommandé pour lutter contre cet important insecte nuisible.
Quelque 25 % des apiculteurs commerciaux et 14 % des apiculteurs à petite échelle ont déclaré prélever des échantillons avant et après chaque traitement.
Une surveillance fréquente et après l’application d’un traitement, notamment à mesure que la saison apicole avance, constitue l’une des plus importantes pratiques de lutte que peuvent adopter les apiculteurs. Cette façon de faire contribue à s’assurer d’appliquer en temps opportun un traitement contre le varroa et d’empêcher celui-ci de causer trop de dommages, particulièrement aux abeilles à l’approche de l’hiver.
Traitements utilisés pour lutter contre le varroa
Les apiculteurs ontariens ont recours à différents traitements pour lutter contre le varroa (tableau 5). À l’occasion du sondage, on leur a demandé quels traitements contre le varroa ils ont utilisés durant trois périodes de 2024. Ces périodes sont définies comme suit :
- printemps – de la fin de l’hiver au commencement de la miellée
- mi-saison – du commencement à la fin de la miellée
- fin de l’été à l’automne – de l’enlèvement des dernières hausses aux fins de la production de miel jusqu’à la préparation des colonies pour l’hiver
Selon ce qu’ont déclaré les apiculteurs commerciaux, la méthode chimique la plus utilisée pour lutter contre le varroa était l’acide oxalique – 40 % des répondants au sondage y ont eu recours au printemps et 66 % de la fin de l’été à l’automne 2024 (tableau 5).
Selon ce qu’ont déclaré les apiculteurs à petite échelle, la méthode chimique la plus utilisée pour lutter contre le varroa était ApivarMD au printemps (18 %) et l’acide oxalique (38 %) de la fin de l’été à l’automne 2024.
De façon générale, ApivarMD, l’acide oxalique et l’acide formique sont les traitements les plus utilisés pour lutter contre le varroa.
| Traitement contre le varroa (ingrédient actif) | Printemps 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Printemps 2024 % d’apiculteurs à petite échelle | Mi-saison avec hausses de ruche 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Mi-saison avec hausses de ruche 2024 % d’apiculteurs à petite échelle | Mi-saison sans hausse de ruche 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Mi-saison sans hausse de ruche 2024 % d’apiculteurs à petite échelle | Fin de l’été/automne 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Fin de l’été/automne 2024 % d’apiculteurs à petite échelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ApivarMD (amitraze) | 35 | 18 | 0 | 2 | 5 | 4 | 43 | 31 |
| BayvarolMD (fluméthrine) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| ThymovarMD (thymol) | 7 | 2 | 0 | 0 | 3 | 0 | 7 | 3 |
| ApiLifeVarMD (thymol) | 5 | 2 | 0 | 0 | 5 | 0 | 5 | 2 |
| Acide formique 65 % – 40 ml, épandages multiples | 13 | 4 | 7 | 2 | 10 | 2 | 20 | 4 |
| Acide formique 65 % – 250 ml, épandage unique (lingette pour la détection du varroa) | 3 | 1 | 2 | 1 | 3 | 1 | 3 | 2 |
| MAQSMD (acide formique) | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 0 | 0 | 0 |
| Formic Pro (acide formique) | 18 | 15 | 30 | 14 | 15 | 8 | 23 | 23 |
| Acide oxalique – dégouttement | 15 | 2 | 2 | 1 | 2 | 1 | 33 | 15 |
| Acide oxalique – sublimation | 25 | 6 | 5 | 1 | 8 | 2 | 33 | 23 |
| Hopguard II et IIIMD (composés de houblon) | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 1 |
| Aucun traitement utilisé | 2 | 8 | 8 | 8 | 7 | 8 | 0 | 4 |
| Autre | 0 | 1 | 5 | 1 | 2 | 1 | 2 | 1 |
Les résultats ont révélé que 2 % des apiculteurs commerciaux et 8 % des apiculteurs à petite échelle sondés n’appliquent pas de traitement contre le varroa au printemps. Bien que ces pourcentages aient diminué considérablement depuis l’année de sondage 2024, il demeure préoccupant qu’autant d’apiculteurs négligent de traiter contre le varroa au printemps, dans la mesure où il s’agit d’une période très propice à la lutte contre les populations de varroas afin de prévenir les dommages que celles-ci peuvent causer et la croissance de ces populations au commencement de la saison apicole (figure 4). Si un apiculteur omet d’effectuer un traitement au printemps, il est peu probable qu’il puisse contrôler les niveaux d’infestation de varroa le reste de la saison.
À l’instar de ce qui précède, il est inquiétant de remarquer que 4 % des apiculteurs à petite échelle n’ont utilisé aucun traitement de la fin de l’été à l’automne. Il s’agit d’une autre période clé de l’année pour traiter, puisque les niveaux d’infestation de varroa culminent (figure 4). Si l’on ne réduit pas ces niveaux dans les semaines qui précèdent l’arrivée de l’hiver, les colonies d'abeilles mellifères font face à un risque élevé de mortalité avant, pendant ou après l’hiver.

Quelque 8 % des apiculteurs commerciaux et à petite échelle ont fait savoir qu’ils n’avaient pas appliqué de traitement contre le varroa pendant la mi-saison 2024 lorsque les hausses de ruche étaient installées. On constate par ailleurs, en examinant les résultats du sondage, que 2 % des apiculteurs à petite échelle ont eu recours à ApivarMD alors que les hausses de ruche étaient installées, ce qui est contraire au mode d’emploi figurant sur l’étiquette de ce produit.
Quant aux apiculteurs qui ont appliqué correctement un traitement au cours de la mi-saison, ils ont communément arrêté leur choix sur l’acide formique (apiculteurs commerciaux) et sur l’acide oxalique (apiculteurs à petite échelle).
Le recours à un traitement de mi-saison est désormais un volet important de la stratégie visant à prévenir la croissance des populations de varroas et les dommages que celles-ci sont susceptibles de causer. Il se peut que l’emploi de traitements de mi-saison soit relativement nouveau pour bon nombre d’apiculteurs ontariens, mais il s’agit d’une stratégie importante à intégrer aux pratiques de lutte saisonnière afin de garder une longueur d’avance sur la croissance de la population de varroas. Dans la mesure où les printemps plus hâtifs – qui sont de plus en plus fréquents – peuvent faire en sorte que les niveaux de varroas culminent plus tôt durant la saison apicole que les années précédentes, cette stratégie s’avère déterminante.
Les traitements que les apiculteurs commerciaux et à petite échelle ont le moins fréquemment utilisés ont été :
- BayvarolMD
- MAQS (acide formique)
- ApiLifeVar
- Hopguard II ou III
Risque de la résistance du varroa à l’amitraze
Le varroa en Ontario a développé une résistance à d’autres composés (ou l’efficacité de ceux-ci est plus faible), y compris les suivants :
- coumaphos
- fluvalinate
- fluméthrine
ApivarMD (amitraze) semble demeurer une option utile et plus efficace que d’autres méthodes de lutte contre le varroa. Les apiculteurs doivent être conscients qu’en raison des conditions ambiantes, il est possible que le varroa développe une résistance au traitement ou que l’efficacité de celui-ci soit faible s’il est sensible à la température.
Les apiculteurs peuvent également envisager la possibilité d’utiliser un traitement éclair comportant un acide organique avant et après la période d’utilisation complète d’ApivarMD. Conformément au mode d’emploi sur l’étiquette, les apiculteurs ne doivent pas appliquer simultanément ApivarMD et d’autres traitements afin de ne pas faire perdre ses qualités à ApivarMD ou de ne pas avoir une incidence sur les abeilles que le fabricant n’aurait pas examinée au moyen de tests. Puisqu’on a documenté des cas de résistance à l’amitraze dans des populations de varroas aux États-Unis et dans d’autres régions du Canada (certaines provinces des Prairies), il est important de surveiller la capacité de résistance des varroas en Ontario. Bien qu’aucun cas de résistance des varroas à l’amitraze n’ait été confirmé à ce jour en Ontario, la présence de varroas et le risque que ceux-ci développent une résistance ne peuvent pas être passés sous silence.
Plusieurs traitements de lutte contre le varroa dûment homologués sont offerts aux apiculteurs ontariens. Chacun de ces traitements possède ses propres avantages et inconvénients, et les apiculteurs doivent prendre leur propre décision sur lesquels utiliser en tenant compte de ce qui suit :
- l’efficacité (la quantité ou le niveau de ravageurs ciblés éliminés)
- le seuil de température
- le prix
- le temps de manutention
- les méthodes d’application
Il n’est pas recommandé d’examiner les traitements en se demandant exclusivement « lequel est le meilleur traitement ». Aucun traitement n’est préférable à un autre, puisque les apiculteurs doivent d’abord prendre en considération les facteurs dont il est question précédemment. Il est probable que plusieurs traitements soient utilisés au cours d’une saison. De plus, il se peut que les apiculteurs doivent envisager la possibilité de modifier certaines de leurs pratiques de fonctionnement établies afin d’adopter de nouvelles façons de lutter contre le varroa, y compris plusieurs types de traitements (plutôt qu’un seul) à employer en alternance et possiblement de multiples applications de ces derniers pendant la saison apicole d’après les prélèvements réguliers d’échantillons de varroa et la croissance prévue de la population de varroas, en vue de lutter le mieux possible contre le ravageur (figure 4).
De nouveaux composés et de nouvelles méthodes de traitement seront toujours indispensables pour lutter contre le varroa afin que les apiculteurs disposent d’un certain nombre de traitements fiables qu’ils peuvent employer en alternance. De cette façon, les apiculteurs pourront continuer d’adopter des pratiques efficaces de lutte intégrée contre les ennemis des cultures dans leur exploitation apicole et gérer les populations de varroas pour assurer la survie de leurs colonies. La mise au point, la mise à l’essai et l’inscription officielle de nouveaux composés et traitements peuvent prendre de nombreuses années. Par conséquent, les apiculteurs doivent examiner sérieusement toutes les options de traitement offertes à l’heure actuelle plutôt que d’attendre les nouvelles, à moins que celles-ci soient sur le point d’être commercialisées.
Pratiques de lutte des apiculteurs contre le varroa
Les résultats du sondage ont fait ressortir le besoin de sensibiliser et de former davantage les apiculteurs en vue d’améliorer les pratiques de lutte intégrée contre les ennemis des cultures.Quoique les résultats provenant du secteur commercial soient encourageants, les apiculteurs commerciaux et à petite échelle doivent effectuer un meilleur dépistage du varroa et, plus particulièrement, augmenter la fréquence des prélèvements d’échantillons. Il s’agit d’une pratique essentielle dans la mesure où elle contribue à évaluer l’état de santé des colonies et à en améliorer les chances de survie à l’approche de l’hiver.
Chaque apiculteur doit surveiller régulièrement une fraction de ses colonies d'abeilles mellifères et de ses ruchers afin d’y détecter la présence de varroas, et ce, avant et après un traitement. Traiter simplement les colonies sans connaître le niveau d’infestation de varroa ne suffit pas. Les apiculteurs qui se fient seulement aux traitements sans exercer une surveillance sont plus à risque de perdre une grande partie de leurs colonies à cause du varroa, car à défaut d’une surveillance soutenue, les colonies d’abeilles mellifères peuvent déjà être aux prises avec des niveaux dommageables d’infestation de varroa.
Enfin, les apiculteurs doivent effectuer un traitement à différentes périodes clés de la saison et au moins trois fois au cours de celle-ci, soit une fois au printemps, une fois à la mi-saison et une fois de la fin de l’été à l’automne.
En l’absence de surveillance et de traitement pendant ces périodes clés, les apiculteurs ontariens continueront de subir des pertes importantes de leurs colonies et compromettront du même coup la viabilité de l’industrie apicole ontarienne.
Nosémose causée par le champignon Nosema sp. (N. apis et N. ceranae)
La nosémose est une maladie qui peut retarder le développement des colonies d'abeilles mellifères au printemps et qui réduit la durée de vie des abeilles mellifères. Elle ne s’est pas révélée un facteur de mortalité des colonies durant l’hiver
Quelque 63 % des apiculteurs commerciaux et 52 % des apiculteurs à petite échelle ayant répondu au sondage ont indiqué n’avoir appliqué aucun traitement contre la nosémose au printemps 2024, alors que 62 % des apiculteurs commerciaux et 52 % des apiculteurs à petite échelle ayant répondu au sondage ont fait savoir qu’ils n’avaient pas appliqué de traitement contre la nosémose à l’automne 2024 (tableau 6).
| Traitement contre la nosémose | Printemps 2024 – % d’apiculteurs commerciaux | Printemps 2024 – % d’apiculteurs à petite échelle | Automne 2024 – % d’apiculteurs commerciaux | Automne 2024 – % d’apiculteurs à petite échelle |
|---|---|---|---|---|
| Fumagilline | 7 | 3 | 5 | 4 |
| Autre | 2 | 0,5 | 2 | 1 |
| Aucun | 63 | 52 | 62 | 52 |
Loque américaine (Paenibacillus larvae)
Plus de la moitié des apiculteurs commerciaux ayant répondu à cette question du sondage ont appliqué un traitement prophylactique à l’oxytétracycline contre la loque américaine aux colonies qui semblaient en bonne santé au printemps 2024 (57 %) et à l’automne 2024 (55 %). Par comparaison, 12 % des apiculteurs à petite échelle ont déclaré avoir appliqué un traitement prophylactique à l’oxytétracycline contre la loque américaine aux colonies qui semblaient en bonne santé au printemps 2024 et 1 % l’a fait à l’automne 2024 (tableau 7).
Bien que l’utilisation prophylactique d’antibiotiques puisse protéger les abeilles de la propagation de la phase végétative (bactérienne) de la loque américaine, elle ne les protège pas de la phase de sporulation de cette dernière, qui peut persister pendant des années dans les feuilles de cire gaufrée des colonies et dans le matériel apicole. Par conséquent, les apiculteurs doivent procéder à des examens fréquents de leurs colonies pour observer les symptômes de la loque américaine et recourir à des pratiques en matière de biosécurité qui contribuent à atténuer la propagation possible des spores de la loque américaine dans et entre les exploitations. Le sondage de cette année s’intéresse pour la première fois à ces différentes méthodes de lutte.
| Méthode de lutte contre la loque américaine | Printemps 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Printemps 2024 % d’apiculteurs à petite échelle | Automne 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Automne 2024 % d’apiculteurs à petite échelle |
|---|---|---|---|---|
| Oxytétracycline, de façon préventive/prophylactique dans les colonies semblant en bonne santé | 57 | 12 | 55 | 1 |
| Oxytétracycline, pour traiter les colonies non infectées lorsque la présence de la loque américaine est confirmée/soupçonnée | 0 | 1 | 0 | 0 |
| Tylosine, de façon préventive/prophylactique dans les colonies semblant en bonne santé | 2 | 0 | 2 | 0 |
| Tylosine, pour traiter les colonies non infectées lorsque la présence de la loque américaine est confirmée/soupçonnée | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Lincomycine, de façon préventive/prophylactique dans les colonies semblant en bonne santé | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Lincomycine, pour traiter les colonies non infectées lorsque la présence de la loque américaine est confirmée/soupçonnée | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Aucun antibiotique utilisé | 32 | 36 | 30 | 36 |
| Autre antibiotique utilisé | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Destruction par le feu des cadres ayant un couvain suspect ou semblant atteint d’une maladie | 5 | 1 | 3 | 1 |
| Remplacement régulier d’anciens cadres à couvain (2 ou plus par année) par de nouveaux cadres | 52 | 15 | 20 | 8 |
| Inspection fréquente du couvain (au moins une fois par mois) | 53 | 29 | 47 | 29 |
| Aucune méthode de lutte physique ou culturale utilisée | 3 | 18 | 3 | 19 |
| Autre méthode de lutte physique | 0 | 0 | 0 | 0 |
Le remplacement régulier d’anciens cadres à couvain et l’inspection fréquente du couvain ont constitué des pratiques plus courantes chez les apiculteurs commerciaux que chez les apiculteurs à petite échelle, sans doute à cause de l’expérience et de la formation des premiers. Il est réjouissant de constater que les deux catégories d’apiculteurs ont recours à ces techniques de lutte, mais le sondage révèle que leur nombre doit augmenter. Une formation plus poussée des apiculteurs pourrait contribuer à réaliser cet objectif.
Loque européenne (Melissococcus plutonius)
Plus de la moitié des apiculteurs commerciaux ayant répondu à cette question du sondage ont appliqué un traitement prophylactique à l’oxytétracycline contre la loque européenne aux colonies qui semblaient en bonne santé au printemps 2024 (52 %) et à l’automne 2024 (53 %). Par comparaison, 8 % des apiculteurs à petite échelle ont déclaré avoir appliqué un traitement prophylactique à l’oxytétracycline contre la loque européenne aux colonies qui semblaient en bonne santé au printemps 2024 et 11 % l’ont fait à l’automne 2024 (tableau 8).
Contrairement à la loque américaine, la loque européenne n’est pas une bactérie sporulée. Cela signifie que la loque européenne n’est pas dotée d’un mécanisme (spores) qui fait en sorte que les agents infectieux sont susceptibles de demeurer présents pendant des décennies dans l’environnement des colonies d'abeilles mellifères et dans le matériel apicole usagé. Cependant, la bactérie peut persister dans le matériel apicole, en particulier en présence d’infections actives. De plus, la loque européenne peut survivre dans le corps des abeilles mellifères et entraîner de futures infections. Dans ces conditions, bien que l’utilisation prophylactique d’antibiotiques puisse protéger les abeilles d’une propagation de la loque européenne, il est important de recourir à des pratiques en matière de biosécurité et de retirer le matériel infectieux afin de maîtriser les infections, et de s’assurer qu’elles ne persistent ni ne se propagent.
On a signalé des cas de résistance aux antibiotiques ou d’absence de réponse aux antibiotiques pour maîtriser la loque européenne en Colombie-Britannique. Il se peut que ces cas soient attribuables à l’alimentation, aux stresseurs environnementaux et même à la persistance de la bactérie chez les abeilles ou dans l’environnement. D’une manière ou d’une autre, les apiculteurs ne peuvent pas se fier aux antibiotiques pour remplacer l’adoption de pratiques en matière de biosécurité et l’inspection régulière du nid à couvain.
| Méthode de lutte contre la loque européenne | Printemps 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Printemps 2024 % d’apiculteurs à petite échelle | Automne 2024 % d’apiculteurs commerciaux | Automne 2024 % d’apiculteurs à petite échelle |
|---|---|---|---|---|
| Oxytétracycline, de façon préventive/prophylactique dans les colonies semblant en bonne santé | 52 | 8 | 53 | 10 |
| Oxytétracycline, pour traiter les colonies non infectées lorsque la présence de la loque européenne est confirmée/soupçonnée | 0 | 0 | 0 | 1 |
| Oxytétracycline, pour traiter les colonies infectées lorsque la présence de la loque européenne est confirmée/soupçonnée | 2 | 0 | 2 | 0 |
| Aucun antibiotique utilisé | 30 | 33 | 25 | 33 |
| Autre antibiotique utilisé | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Destruction par le feu des cadres ayant un couvain suspect ou semblant atteint d’une maladie | 3 | 0 | 3 | 0 |
| Remplacement régulier d’anciens cadres à couvain (2 ou plus par année) par de nouveaux cadres | 47 | 11 | 23 | 8 |
| Inspection fréquente du couvain (au moins une fois par mois) | 45 | 22 | 37 | 22 |
| Aucune méthode de lutte physique ou culturale utilisée | 2 | 19 | 2 | 19 |
| Autre méthode de lutte physique | 0 | 0 | 0 | 0 |
Le remplacement régulier d’anciens cadres à couvain et l’inspection fréquente du couvain ont à nouveau constitué des pratiques plus courantes chez les apiculteurs commerciaux que chez les apiculteurs à petite échelle.
Mortalité hivernale en Ontario
L’Association canadienne des apiculteurs professionnels compile des données agrégées sur la mortalité hivernale que lui transmet chaque province et publie un rapport annuel sur les pertes de colonies d’abeilles mellifères à l’échelle nationale. La figure 5 présente une comparaison des niveaux de mortalité hivernale en Ontario et au Canada.Il est intéressant de constater que les pertes d’abeilles estimées en 2025 chez les apiculteurs commerciaux ontariens (37,2 %) sont approximativement 2 % inférieures à l’estimation des pertes moyennes d’abeilles pour l’ensemble du Canada (39,3 %).

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Figure 1. Méthodes de détection du varroa utilisées par les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une méthode de détection lorsqu’ils répondaient au sondage.
La figure 1 montre les différentes méthodes de détection du varroa qu’ont utilisées les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024. Chez les apiculteurs commerciaux, 82 % ont déclaré utiliser l’une des méthodes recommandées, 12 % une autre méthode ou une méthode non recommandée, et 6 % ont dit ne pas procéder à la détection du varroa. Chez les apiculteurs à petite échelle, 63 % ont déclaré utiliser l’une des méthodes recommandées, 17 % une autre méthode ou une méthode non recommandée, et 20 % ont dit ne pas procéder à la détection du varroa.
Figure 2. Répartition des méthodes de détection du varroa recommandées qu’ont utilisées les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une méthode de détection lorsqu’ils répondaient au sondage.
La figure 2 montre la répartition des méthodes de détection du varroa recommandées qu’ont utilisées les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024. Chez les apiculteurs commerciaux ayant déclaré avoir utilisé l’une des méthodes recommandées, 74 % ont eu recours au lavage à l’alcool, 24 % aux cartons collants et 2 % au bocal à l’éther. Chez les apiculteurs à petite échelle, 53 % ont eu recours au lavage à l’alcool, 45 % aux cartons collants et 2 % au bocal à l’éther.
Figure 3. Fréquence de surveillance du varroa au moyen de méthodes recommandées par les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024.
La figure 3 montre la fréquence de surveillance du varroa au moyen de méthodes recommandées par les apiculteurs commerciaux et à petite échelle en 2024.
Apiculteurs ayant prélevé des échantillons au moins trois fois par saison :
- apiculteurs commerciaux – 79 %
- apiculteurs à petite échelle – 57 %
Apiculteurs ayant prélevé des échantillons au moins deux fois au cours de la saison :
- apiculteurs commerciaux – 27 %
- apiculteurs à petite échelle – 17 %
Apiculteurs ayant prélevé des échantillons au moins cinq des neuf mois (soit une fois par mois) que dure la saison apicole :
- apiculteurs commerciaux – 52 %
- apiculteurs à petite échelle – 29 %
Figure 5. Overwinter mortality (%) reported by commercial beekeepers in Ontario (blue) and Canada (grey) from 2006–2007 to 2024–2025.
Figure 5 shows the percentage of overwinter mortality reported by beekeepers in both Ontario and Canada from 2007 to 2025. The reported overwinter mortality in Ontario and Canada (respectively) was:
- 2007 – 37 % et 29 %
- 2008 – 33 % et 35 %
- 2009 – 31 % et 34 %
- 2010 – 22 % et 21 %
- 2011 – 43 % et 29 %
- 2012 – 12 % et 15 %
- 2013 – 38 % et 29 %
- 2014 – 58 % et 25 %
- 2015 – 38 % et 16 %
- 2016 – 18 % et 17 %
- 2017 – 27 % et 25 %
- 2018 – 46 % et 33 %
- 2019 – 23 % et 26 %
- 2020 – 19 % et 30 %
- 2021 – 18 % et 23 %
- 2022 – 49 % et 46 %
- 2023 – 36 % et 32 %
- 2024 – 50 % et 35 %
- 2025 – 37 % et 39 %
Notes en bas de page
- note de bas de page[1] Retour au paragraphe Certains apiculteurs ayant répondu « autre » ont indiqué plusieurs causes soupçonnées de mortalité. Chaque apiculteur ayant répondu « autre » n’est compté qu’une seule fois.
- note de bas de page[2] Retour au paragraphe Les apiculteurs commerciaux ayant répondu « mammifères » comme cause principale de mortalité dans leurs colonies ont précisé attribuer entièrement les décès aux ours, alors que les apiculteurs à petite échelle ayant répondu « mammifères » comme cause principale de mortalité dans leurs colonies ont souligné attribuer la moitié des décès aux ours et l’autre moitié aux souris.
- note de bas de page[3] Retour au paragraphe Guzmán-Novoa, E., L. Eccles, Y. Calvete, J. McGowan, P. Kelly and A. Correa-Benítez (2010). « Varroa Destructor is the Main Culprit for Death and Reduced Populations of Overwintered Honey Bee (Apis Mellifera) Colonies in Ontario, Canada », Apidologie, vol. 41, no 4, 2010, p. 443-450.
- note de bas de page[4] Retour au paragraphe Emsen, B., E. Guzman-Novoa, M. M. Hamiduzzaman, L. Eccles, B. Lacey, R. A. Ruiz-Pérez and M. Nasr (2016). « Higher prevalence and levels of Nosema ceranae than Nosema apis infections in Canadian honey bee colonies », Parasitol Res, vol. 115, no 1, 2016, p. 175-181.
- note de bas de page[5] Retour au paragraphe Emsen, B., A. De la Mora, B. Lacey, L. Eccles, P. G. Kelly, C. A. Medina-Flores, T. Petukhova, N. Morfin and E. Guzman-Novoa (2020). « Seasonality of Nosema ceranae infections and their relationship with honey bee populations, food stores, and survivorship in a North American region », Veterinary Sciences, vol. 7, no 3, 2020, p. 131.