Photo par : Rob Tervo

Situation

En voie de disparition

Le terme « en voie de disparition » signifie que cette espèce vit à l’état sauvage en Ontario, mais risque de disparaître de façon imminente.

Date de son ajout à la liste des espèces en péril de l’Ontario

Le ginseng à cinq folioles a déjà été évalué comme une espèce en voie de disparition lors de l’entrée en vigueur de la Loi sur les espèces en voie de disparition en 2008.

Apparence

Le ginseng à cinq folioles est une plante herbacée vivace qui atteint une hauteur de 60 cm. La plante met plusieurs années à parvenir à maturité et être reproductive. La racine de cette plante ressemble à un panais noueux. La tige unique se termine par un verticille d’une feuille, à l’occasion de cinq feuilles. Habituellement, chaque feuille est composée de cinq folioles disposées en rayon à partir d’un point central du sommet de la tige. Les plantes matures présentent une tige dressée qui prend naissance au bout de la tige principale, au centre du verticille de la feuille, ornée d’un groupe de 6 à 20 fleurs d’un blanc verdâtre, qui passent inaperçues. Le fruit consiste en une drupe semi-sphérique de baies de couleur rouge vif.

Habitat

En Ontario, le ginseng à cinq folioles pousse généralement dans les bois de feuillus, riches, humides, mais bien drainés, et relativement matures dominés par l’érable à sucre (Acer saccharum), le frêne blanc (Fraxinus americana) et le tilleul d’Amérique (Tilia americana). Il pousse habituellement sur des sols profonds et riches en nutriments sur assise de marbre et de calcaire.

Présence

L’aire de répartition du ginseng à cinq folioles s’étend de la Louisiane et du nord de la Géorgie à la Nouvelle-Angleterre et au Minnesota. Au Canada, le ginseng à cinq folioles pousse dans le sud-ouest du Québec et le sud de l’Ontario.

Menaces

Les principaux facteurs menaçant le ginseng à cinq folioles sont la petite taille de ses populations, la pratique de la cueillette à des fins commerciales ainsi que la destruction ou la dégradation de son habitat par le débroussaillage, la coupe forestière et la paissance. Les petites populations sont très sensibles aux perturbations naturelles ou anthropiques que subit son habitat.

Mesures que nous prenons

Les espèces en voie de disparition et leur habitat général sont automatiquement protégés.

Programme de rétablissement

Un programme de rétablissement propose au ministère des moyens pour faire en sorte que des quantités suffisantes de l’espèce reviennent en Ontario.

Lire le résumé (le plan complet est disponible en anglais seulement) (22 juillet 2019).

Réponse du gouvernement

Une réponse du gouvernement décrit les mesures que le gouvernement songe à prendre ou à soutenir afin d’aider à rétablir l’espèce.

Lire la réponse du gouvernement (23 avril 2020).

Protection de l’habitat

Protection générale de l’habitat - le 30 juin, 2013

Les descriptions générales de l’habitat sont des documents techniques à caractère scientifique qui apportent des éclaircissements supplémentaires sur la région de l’habitat protégé pour une espèce.

Lire la description générale de l’habitat (le 2 juillet, 2013).

Ce que vous pouvez faire

Signalez son présence

  • Signalez une observation d’un animal ou d’une plante en péril au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies avec localisation précise ou les coordonnées cartographiques sont toujours utiles.

Devenez bénévole

  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Soyez un bon gardien

  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez le ginseng à cinq folioles sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.

Signalez les activités illicites

Faits en bref

  • Les peuples autochtones utilisaient le ginseng à cinq folioles à plusieurs fins médicinales, notamment pour traiter les maux de tête et d’oreille, les rhumatismes, les convulsions, les saignements, la fièvre, la tuberculose, la gonorrhée et tout autre trouble en cas d’échec des autres traitements.
  • En Asie, la médecine traditionnelle utilise la racine de son cousin proche, le ginseng oriental (Panax ginseng) depuis des milliers d’années.