Améliorer les normes d’accessibilité pour les services à la clientèle — 2025 Rapport sur les recommandations finales
Consultez les recommandations finales du Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle, des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle et des exigences générales du Règlement de l’Ontario 191/11 en vertu de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO).
Message du président
L’honorable Raymond Cho
Ministre des Services aux aînés et de l’Accessibilité
777, rue Bay
5e étage, Toronto (Ontario)
M7A 1S5
Monsieur le Ministre,
Le Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle a achevé l’examen des normes pour les services à la clientèle et des exigences générales figurant dans le Règlement de l’Ontario 191/11 Normes d’accessibilité intégrées, en vertu de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (2005) (LAPHO). Au nom du comité, j’ai le plaisir de vous présenter notre rapport Améliorer les normes d’accessibilité pour les services à la clientèle – Rapport sur les recommandations finales 2025.
Les normes de service à la clientèle sont uniques parmi celles de la LAPHO par leur incidence considérable sur les organisations et le public. Elles touchent de nombreux aspects de la vie quotidienne et s’appliquent à toutes les organisations qui fournissent des biens, services ou installations, qu’elles servent le public ou d’autres entreprises ou organisations.
Le comité a consacré la phase finale de son travail à examiner les commentaires réfléchis reçus dans le cadre de la consultation publique sur notre rapport de recommandations initiales. Les Ontariens en situation de handicap et les personnes qui les soutiennent ont fait part d’exemples d’obstacles à l’accessibilité qui rendent difficile l’obtention des produits et services qu’ils souhaitent. Les organisations ont communiqué les répercussions potentielles des recommandations sur le personnel et les ressources financières, et ont exprimé le besoin d’outils de formation renforcés et de directives plus claires sur les exigences actuelles. Le comité a soigneusement examiné l’expérience vécue des membres ainsi que les contributions des organisations de défense des personnes en situation de handicap, des municipalités, des entreprises et de divers secteurs afin de surmonter le plus grand nombre d’obstacles possible et d’éclairer nos révisions proposées à la LAPHO.
Au cours de la dernière étape de l’examen, le comité a tenu des discussions animées sur les animaux d’assistance, un sujet complexe sur lequel le public et les organisations de défense des personnes en situation de handicap ont donné leur avis. Nous avons reconnu qu’il existe une incertitude persistante parmi les personnes en situation de handicap et les organisations quant à la définition d’un animal d’assistance. Après une discussion approfondie sur les différents types d’animaux et le soutien qu’ils offrent, ainsi que sur le dressage, le comportement et d’autres lois pertinentes, nous avons recommandé de modifier la définition d’« animal d’assistance » selon le règlement sur les normes d’accessibilité intégrées dans le but d’améliorer la clarté. Le domaine des animaux d’assistance a également été abordé lors d’une présentation d’Uber Canada sur les améliorations apportées par l’entreprise pour les usagers accompagnés d’animaux d’assistance.
Il n’existe pas de solution universelle pour assurer l’accessibilité. Tout au long de notre examen, le comité s’est concentré sur la diversité des handicaps et a examiné le résultat escompté de nos recommandations et la capacité à les mettre en œuvre dans différents types d’organisations, ainsi qu’à les mesurer et les appliquer. Nous avons également ajouté de la latitude à nos recommandations pour tenir compte des avancées technologiques futures.
Nous avons réfléchi à la façon dont nos recommandations s’articulent avec les normes existantes de la LAPHO et d’autres normes. Les députés ont signalé des cas où les normes ontariennes existantes exigent un niveau d’accessibilité plus élevé que les normes fédérales proposées. Lorsque les organisations sont soumises à des lois différentes, le comité les encourage à viser le plus haut niveau d’accessibilité possible.
Faire progresser la sensibilisation et l’éducation est essentiel pour provoquer un changement significatif. Les employeurs, les municipalités et les organisations doivent comprendre quelles exigences de la LAPHO s’appliquent à eux et comment les mettre en œuvre. Bon nombre des recommandations du comité soulignent l’importance du soutien gouvernemental par des ressources et des orientations plus efficaces pour aider à renforcer et promouvoir la conformité.
Alors que le gouvernement de l’Ontario travaille à améliorer l’accessibilité, cerner et éliminer les obstacles est une responsabilité partagée entre les communautés, les entreprises, les organisations et tous les paliers de gouvernement. Il faudra une véritable collaboration pour éliminer les obstacles à l’accessibilité pour les services à la clientèle que les personnes handicapées continuent de rencontrer.
Ce fut un privilège de présider ce comité. Je tiens à exprimer ma gratitude aux membres pour leur engagement continu. J’ai été impressionné par la profondeur et la variété des commentaires et de l’expertise qu’ils communiquaient. Nous sommes convaincus que nos recommandations sont aussi claires et pratiques que possible. Nos recommandations finales visent à aider le gouvernement à rendre les services à la clientèle – une partie essentielle de l’expérience quotidienne des Ontariens – plus inclusifs pour tous.
Cordialement,
Jeff Adams
Président du Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle
Contexte
L’élaboration des normes et la loi
La Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario vise à repérer, éliminer et prévenir les obstacles à l’accès des personnes en situation de handicap. La Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario définit des normes d’accessibilité dans des domaines clés de la vie quotidienne, y compris le service à la clientèle, afin de contribuer à favoriser l’accessibilité et l’inclusivité des services en Ontario.
La Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario édicte des exigences générales dans le Règlement de l’Ontario 191/11 en vertu du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées. En 2008, les normes pour les services à la clientèle sont devenues les premières normes d’accessibilité à faire l’objet d’une réglementation en vertu de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario. En vertu de ces normes, les organismes publics, privés et sans but lucratif employant plus d’un salarié en Ontario doivent proposer un service à la clientèle accessible aux personnes en situation de handicap. Proposer un service à la clientèle accessible consiste à tenir compte du fait que les clients en situation de handicap peuvent avoir des besoins différents et à déterminer le meilleur moyen de les aider à accéder aux biens, aux services et aux installations. De cette manière, tous les Ontariens peuvent jouir de l’autonomie et de la dignité auxquelles ils ont droit lorsqu’ils bénéficient d’un service à la clientèle.
Les organismes du secteur public sont tenus de se conformer aux normes pour les services à la clientèle depuis le 1er janvier 2010. Les organismes du secteur privé et sans but lucratif sont tenus de se conformer à ces normes depuis le 1er janvier 2012.
Le premier examen des normes pour les services à la clientèle
Les comités d’élaboration des normes sont responsables d’examiner les normes d’accessibilité existantes en Ontario, de proposer des modifications aux normes existantes et d’en créer de nouvelles.
Le premier Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle a commencé à examiner les normes existantes pour les services à la clientèle en 2013. Le comité regroupait des représentants de différents secteurs, notamment des entreprises, des municipalités et des personnes en situation de handicap. Le comité a soumis ses propositions de modifications initiales et finales en 2014. Ces recommandations ont donné lieu à des modifications des normes en 2016 afin de traiter la question de l’harmonisation avec d’autres normes, de combler les lacunes grâce à la formation et le recours à des personnes de soutien et à des animaux d’assistance.
Le deuxième examen des normes pour les services à la clientèle
À l’été 2023, le ministre des Services aux aînés et de l’Accessibilité a mis en place le dernier Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle et lui a demandé de procéder à un examen fondé sur des preuves des normes de service à la clientèle, en mettant l’accent sur les exigences modifiées ou créées en 2016, ainsi que d’évaluer si des modifications doivent être apportées aux exigences générales prévues par le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées (Partie I). Ce comité a commencé ses travaux à l’automne 2023.
Portée et calendrier
Un comité d’élaboration des normes a été mandaté pour examiner les normes pour les services à la clientèle, conformément à l’article 9 de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario et selon le résumé suivant :
- Réexaminer les objectifs à long terme des normes.
- Réviser, au besoin, les mesures, politiques, pratiques et exigences qui doivent être mises en œuvre le 1er janvier 2025 ou avant, et l’échéancier de leur mise en œuvre.
- Élaborer des recommandations initiales en vue d’une consultation publique sur les modifications à apporter aux normes.
- Examiner les commentaires du public et formuler des recommandations finales au ministre concernant les normes d’accessibilité proposées.
Un aperçu du rapport initial
Pour élaborer ses recommandations initiales, le comité a tenu dix réunions sur une période six mois. Le comité a examiné l’évolution du paysage des services à la clientèle depuis le premier examen, ainsi que les problèmes qui en résultent et les lacunes potentielles qui sont apparues depuis lors.
Au fur et à mesure de l’élaboration de ses recommandations, le comité a adopté une perspective à multiples facettes pour refléter les questions d’équité et d’inclusion. Les membres du comité ont examiné l’éventail des handicaps et des obstacles existants, tout en tenant compte des incidences techniques et fiscales que la mise en œuvre pourrait avoir sur les différents secteurs. Le comité s’est également penché sur les cadres législatif et réglementaire existants. Plus particulièrement, le comité a pris en compte l’obligation procédurale d’adaptation prévue par le Code des droits de la personne de l’Ontario (le Code) dans le cadre de ses délibérations sur les recommandations proposées pour les services à la clientèle. Par ailleurs, le comité a reconnu la nécessité d’une orientation, d’un soutien et d’une formation clairs pour aider les organismes assujettis à comprendre leurs obligations en vertu de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées et du Code.
Des experts juridiques externes et des défenseurs des droits des personnes en situation de handicap ont présenté des exposés, ainsi que des points de vue qui ont aidé le comité à élaborer ses recommandations.
Le directeur de la Direction de l’assurance de la conformité à la LAPHO du ministère des Services aux aînés et de l’Accessibilité a présenté les données recueillies par le ministère et a donné des exemples de domaines dans lesquels une plus grande clarté était nécessaire pour aider les organismes à comprendre les exigences prévues dans les normes pour les services à la clientèle. Le personnel du ministère a également présenté des données plus vastes sur l’accessibilité et les meilleures pratiques de diverses administrations. Cela a aidé le comité à examiner à la fois l’état actuel des défis en matière d’accessibilité et les résultats souhaités à l’avenir.
Ces considérations et ces enseignements ont tous été utilisés pour orienter le rapport de recommandations initiales soumis au ministre des Services aux aînés et de l’Accessibilité en 2024.
Consultation publique
Le rapport initial de recommandations a été publié sur le site Ontario.ca et une consultation publique a eu lieu du 10 octobre 2024 au 6 février 2025, offrant aux personnes et aux organisations une occasion importante de transmettre leurs commentaires sur les recommandations initiales du comité.
Des personnes, municipalités et organisations représentant des personnes en situation de handicap, des municipalités, des établissements d’enseignement ainsi que les industries du transport et des banques ont fourni leurs commentaires dans le cadre de consultations publiques. Le comité apprécie les commentaires approfondis et réfléchis reçus. Une grande majorité des répondants qui ont fourni des commentaires dans le cadre du sondage en ligne (87 %) appuyaient les recommandations initiales dans leur ensemble.
Le président a également tenu une consultation avec le Conseil consultatif des normes d’accessibilité, un conseil qui soutient le ministre des Services aux aînés et de l’Accessibilité ainsi que d’autres ministères du gouvernement de l’Ontario sur les questions, politiques et programmes liés à l’accessibilité. Les membres du conseil ont formulé des commentaires précieux, soulignant la nécessité d’accroître la sensibilisation à l’accessibilité chez les employeurs. Les membres ont également abordé la diversité des enjeux relatifs aux animaux d’assistance et l’importance d’éclairer les fournisseurs de services à la clientèle sur la manière de les cerner.
Le comité a soigneusement examiné les commentaires fournis lors de toutes les consultations et a mené de nombreuses discussions et débats pour terminer ses recommandations.
Un aperçu du rapport final
Après la fin de la période de consultation publique, le comité s’est rassemblé dans le cadre de six réunions finales afin d’examiner les commentaires obtenus. Ces délibérations ont soulevé des questions importantes et suscité des discussions utiles, avec un accent particulier sur les domaines clés de l’harmonisation des exigences en matière d’accessibilité et de la définition des animaux d’assistance et du service à la clientèle. En conséquence, plusieurs révisions ont été apportées à l’ensemble des recommandations initiales.
Vision et objectif à long terme
Discussion au sein du Comité
En vertu du paragraphe 9(2) de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, les comités d’élaboration des normes sont tenus de déterminer les « objectifs d’accessibilité à long terme pour l’industrie, le secteur économique ou la catégorie de personnes ou d’organisations dont il[s] [sont] chargé[s] ».
Le comité s’est demandé si l’objectif à long terme actuel des normes pour les services à la clientèle résumait l’objectif, la vision et les résultats escomptés des normes.
Le comité a adopté une approche prospective de son objectif à long terme, d’un point de vue à la fois ambitieux et pratique, afin de refléter avec souplesse l’esprit et la vision du résultat escompté des normes pour les services à la clientèle.
Proposition d’objectif à long terme des normes pour les services à la clientèle
Le comité recommande l’adoption de l’objectif à long terme suivant : « L’objectif à long terme des normes pour les services à la clientèle est que les personnes ou les organismes qui proposent des biens, des services (y compris des programmes) et des installations comprennent leur obligation de concevoir et de proposer des services à la clientèle sans obstacle, qui soient accessibles et équitables pour les personnes en situation de handicap dans la province de l’Ontario. Les normes précisent les exigences à respecter pour atteindre l’objectif à long terme ».
Calendrier de mise en œuvre
Tout au long de ses discussions, le comité a reconnu l’importance de laisser du temps et de la flexibilité au gouvernement pour examiner et mettre en œuvre les recommandations. Le comité a soigneusement examiné la nécessité de changement tout en reconnaissant que les organisations auraient besoin de suffisamment de temps pour se préparer à mettre en œuvre les changements potentiels.
Dans ce contexte, le comité recommande que toutes les recommandations non réglementaires, telles que celles relatives aux documents d’orientation, aux outils et aux ressources, soient mises en œuvre dans un délai de 18 mois, et que toutes les recommandations de nature réglementaire soient mises en œuvre dans un délai de trois ans.
Recommandation 1 : mise en place de politiques en matière d’accessibilité
Les exigences relatives à la mise en place de politiques en matière d’accessibilité sont énoncées à la fois dans les exigences générales (article 3) et dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.46) du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- Les exigences générales et les normes pour les services à la clientèle comportent des exigences redondantes en ce qui concerne la mise en place de politiques en matière d’accessibilité.
- Les organismes ne sont actuellement pas tenus de revoir ou de mettre à jour leurs politiques existantes, d’où le risque qu’elles présentent des incohérences ou qu’elles deviennent obsolètes au fil du temps.
- Les gens accèdent aux biens et services de diverses façons, ce qui a été réitéré dans le cadre des consultations publiques.
Dans l’ensemble, les commentaires formulés lors de la consultation publique sur les recommandations initiales du comité ont permis de fournir des documents d’orientation pour aider les organisations à élaborer leurs politiques d’accessibilité. Certains répondants estimaient que les politiques ne changent pas assez fréquemment pour justifier des mises à jour annuelles.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Les politiques du gouvernement, de l’Assemblée législative de l’Ontario, du secteur public au sens large et de petits organismes privés doivent être révisées, mises à jour et renouvelées en fonction de leurs périodes de production de rapports sur la conformité :
- Les grands organismes, en particulier, devraient revoir leur politique chaque année.
- L’ensemble des organismes doivent rédiger leurs politiques dans un langage clair à l’aide de modèles ou des meilleures pratiques formulées par le gouvernement en collaboration avec des organismes-cadres.
- Lors de l’élaboration ou de la révision de leurs politiques d’accessibilité, les organismes doivent revoir leurs autres politiques et règlements existants afin de tenir compte des exigences du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées, le cas échéant.
- Le gouvernement devrait présenter des orientations sur les principaux domaines qui peuvent être examinés du point de vue de l’accessibilité lorsque les organismes révisent leurs politiques (par exemple, le modèle Smart Serve).
- Rationaliser les exigences existantes en matière de mise à disposition de renseignements auprès du public :
- Créer une liste de vérification qui met en évidence toutes les exigences qui doivent être affichées publiquement (par exemple, processus de rétroaction, politiques).
- Modifier le règlement sur les normes d’accessibilité intégrées pour demander l’inclusion de renseignements dans les politiques d’accessibilité affichées publiquement par un organisme.
- Actualiser la formulation des normes pour les services à la clientèle en remplaçant le terme « égal » par « équitable » afin de tenir compte des besoins différents des personnes en situation de handicap.
- Le Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle est conforme à la recommandation 6 du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications et, par souci de clarté, propose de remplacer « en temps opportun » par « dans un délai convenu d’un commun accord qui tient compte de la situation du demandeur et de l’urgence de sa demande ».
- Les politiques des organismes doivent inclure une déclaration d’engagement affirmant qu’ils respectent pleinement les dispositions des normes pour les services à la clientèle afin de garantir que leurs biens, services ou installations sont exempts d’obstacles et qu’ils offrent aux personnes en situation de handicap des possibilités complètes et équitables d’y accéder librement, d’après la liste de vérification susmentionnée.
Recommandation 2 : une formation accessible
Les exigences en matière d’accessibilité de la formation sont énoncées à la fois dans les exigences générales (article 7) et dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.49) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- Les exigences générales et les normes pour les services à la clientèle comprennent des exigences en matière de formation, ce qui peut être source de confusion pour les organismes concernant leurs obligations en matière d’accessibilité des services à la clientèle en ce qui a trait à la formation de leur personnel.
- Dans le cadre du règlement sur les normes d’accessibilité, la formation ne doit pas être renouvelée, ce qui peut conduire le personnel à oublier ses responsabilités.
- Le manque de sensibilisation à l’accessibilité chez les élèves de la maternelle à la 12e année et de niveau postsecondaire peut les rendre mal préparés à favoriser des milieux de travail accessibles et inclusifs.
Les commentaires de la consultation publique comprenaient des suggestions pour améliorer le matériel de formation, notamment l’élaboration de modules de formation propres aux industries. En ce qui concerne l’augmentation de la fréquence de la formation obligatoire sur l’accessibilité, les organisations ont exprimé des préoccupations en raison des limites sur le plan des capacités et des ressources. Les répondants ont également convenu que les cours de formation sur l’accessibilité devraient être inclus dans l’enseignement primaire et postsecondaire.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Diffuser les considérations relatives à l’accessibilité et les renseignements sur la conformité pour les entreprises au moment de la procédure d’autorisation/d’inscription (par exemple, le guichet unique pour les entreprises du ministère des Services au public et aux entreprises et de l’Approvisionnement). Par exemple, créer une liste de vérification des considérations relatives à l’accessibilité que les nouveaux organismes doivent connaître.
- Le gouvernement doit créer des modèles d’orientation, des modules de formation et des ressources pour les employeurs et les entreprises, qui comprennent des renseignements spécifiques de l’industrie :
- Modules de formation axés sur l’accueil des animaux d’assistance.
- Modèles adaptés à la taille de l’organisme et aux exigences applicables.
- Le gouvernement doit collaborer avec des organismes-cadres pour élaborer des ressources et des modules de formation spécifiques du secteur.
- Les modèles, les modules de formation et les ressources doivent montrer comment l’attention portée à l’accessibilité en général et à l’accessibilité des services à la clientèle en particulier profite aux organismes et aux entreprises.
- La formation est obligatoire pour tous les employés, bénévoles et entrepreneurs et doit être révisée, mise à jour et dispensée selon les besoins, tous les deux ou trois ans ou plus tôt, afin de rester en phase avec les meilleures pratiques et les modifications de la réglementation/législation.
- Toutes les écoles de la maternelle à la 12e année et tous les établissements d’enseignement postsecondaire sous réglementation provinciale devraient offrir aux élèves un cours obligatoire sur l’accessibilité.
Recommandation 3 : plans d’accessibilité
Les exigences relatives aux plans d’accessibilité sont énoncées dans les exigences générales (article 4) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- La fréquence d’actualisation et de révision des plans pluriannuels d’accessibilité
- Le renforcement de la responsabilité et de la transparence dans les plans d’accessibilité
- La nécessité de disposer d’orientations et de ressources pour aider les organismes assujettis à élaborer leurs plans pluriannuels d’accessibilité
- La confusion potentielle entre les exigences du plan pluriannuel d’accessibilité et les exigences relatives à l’élaboration de politiques d’accessibilité (article 3)
- Le manque d’information sur les mesures de responsabilisation nécessaires pour suivre les engagements du plan pluriannuel d’accessibilité
Les commentaires de la consultation publique ont été favorables aux outils d’orientation pour aider les organisations à développer leurs plans pluriannuels d’accessibilité. Les répondants ont demandé des précisions supplémentaires sur les types de renseignements à inclure dans les rapports d’étape du plan pluriannuel d’accessibilité.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Exiger des mises à jour du plan pluriannuel d’accessibilité tous les quatre ans (au lieu de tous les cinq ans).
- Les grands organismes doivent élaborer et publier tous les deux ans des rapports sur l’état d’avancement des mesures prises pour mettre en œuvre la stratégie mentionnée dans le plan pluriannuel d’accessibilité (par exemple, montrer les réalisations, les budgets approuvés). Les organismes comptant moins de 50 employés en sont dispensés.
- Les plans/politiques des organismes doivent inclure la manière dont ils répondront à la rétroaction, la manière dont ils informeront le public des avis d’interruption de service et la manière dont ils répondront aux demandes de formats accessibles et d’aides à la communication.
- Les plans pluriannuels d’accessibilité doivent comporter des renseignements sur la manière dont l’organisme mesurera et suivra ses engagements dans le cadre de ce type de plan, en faisant référence aux indicateurs clés de rendement.
- Le gouvernement doit promouvoir et améliorer des modèles et des outils d’orientation existants pour aider les organismes à élaborer des plans pluriannuels d’accessibilité.
Recommandation 4 : nécessité d’un processus de rétroaction
Les exigences relatives à la mise en place d’un processus de rétroaction accessible au public sont énoncées dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.50) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- La redondance entre cette exigence et les exigences en matière de rétroaction dans le cadre des normes d’information et de communications (article 11 du règlement sur les normes d’accessibilité)
- Les principales différences entre les exigences de l’Ontario en matière de rétroaction accessible au public et celles d’autres provinces et territoires
- Les approches organisationnelles pour hiérarchiser les commentaires des clients et y répondre, et pour utiliser les commentaires afin de renforcer les plans révisés
- Des documents d’orientation pour aider les organismes à mettre en place un processus de rétroaction accessible au public
Les auteurs des commentaires formulés lors de la consultation publique ont appelé à une plus grande responsabilisation des organisations pour fournir une réponse, y compris en établissant des directives sur la hiérarchisation des plaintes selon leur gravité. Certains répondants ont recommandé d’ajouter un mécanisme de suivi aux processus de rétroaction, ce qui permet aux auteurs des commentaires de confirmer auprès de l’organisation que leurs commentaires ont été pris en compte et oblige les organisations à tenir compte des commentaires dans leurs plans d’accessibilité.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Le gouvernement doit réorganiser les exigences relatives au processus de rétroaction dans le règlement sur les normes d’accessibilité (par exemple, l’article 11) sous forme d’exigences générales en vue d’une application étendue.
- Les organismes doivent être tenus de donner la priorité à une réponse en fonction de sa gravité (par exemple, une rétroaction ou une plainte concernant une intervention chirurgicale ou des soins d’urgence).
- Les organismes doivent être tenus de :
- clarifier davantage leur processus de rétroaction – délai de réponse et description des attentes possibles des membres du public au fur et à mesure de la progression de la rétroaction dans leur processus interne (cela doit être inclus et décrit dans leurs politiques ou leurs plans).
- présenter une vue d’ensemble de la manière dont ils déterminent et hiérarchisent la rétroaction en fonction de la gravité des données.
- mieux faire connaître leur processus de rétroaction, communiquer sur son existence et accepter les différents modes de rétroaction (par exemple, messages dans les médias sociaux, courriels, appels téléphoniques).
- disposer d’un processus de rétroaction accessible qui tienne compte des besoins et de l’intersectionnalité de leurs clients (par exemple, le type de handicap/la culture numérique) et tenir compte de la rétroaction au moment d’élaborer les plans révisés.
- Le gouvernement doit mettre au point un plus grand nombre d’outils et dispenser plus de conseils pour aider les organismes à mettre en place un processus de rétroaction accessible et à y répondre.
Recommandation 5 : format des documents
Les exigences relatives au format des documents sont énoncées dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.51) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- La redondance entre cette exigence et les exigences relatives aux formats accessibles et aux aides à la communication, ainsi qu’aux sites Web et au contenu Web accessibles, en vertu des Normes d’accessibilité de l’information et des communications du règlement sur les normes d’accessibilité.
- La possibilité d’approuver et d’exploiter les recommandations existantes du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications.
- La nécessité de tenir compte des délais pour répondre aux demandes de formats accessibles.
- Des aides pédagogiques, telles que des outils de formation et de sensibilisation.
Les commentaires du public sur le rapport initial faisaient état de possibles obstacles à l’offre de la langue des signes américaine (ASL) et de la langue des signes québécoise (LSQ) en cas d’urgence, en raison des effectifs restreints, des contraintes budgétaires et de la disponibilité limitée d’interprètes qualifiés en ASL et LSQ. Les répondants étaient favorables à la formation, aux ressources et aux outils pour aider les organisations à créer des documents numériques accessibles.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Rationaliser les exigences en matière de formats accessibles dans le règlement sur les normes d’accessibilité (par exemple, à partir de l’article 12) et les regrouper à un seul endroit, à savoir l’article sur les exigences générales, afin de préciser que l’article 14 (sites Web et contenu Web accessibles) des Normes d’accessibilité de l’information et des communications constitue une base de référence pour les sites Web et que le public peut demander d’autres formats pour tous les éléments fondés sur l’article 12, y compris les renseignements sur le site Web au-delà des lignes directrices du document Web Content Accessibility Guidelines (WCAG, document en anglais).
- Les organismes du secteur public doivent fournir de manière proactive une interprétation en langue des signes américaine (ASL) et en langue des signes québécoise (LSQ) lors de la diffusion de renseignements relatifs aux situations d’urgence.
- Comme suite à la recommandation du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications, les organismes du secteur public et les grands organismes devraient disposer de formats numériques convertibles afin de répondre plus rapidement aux demandes.
- Le gouvernement, en collaboration avec les grands organismes-cadres, doit aider les petites entreprises à se conformer à l’exigence énoncée dans la recommandation ci-dessus, en :
- élaborant des aides pédagogiques (vidéos, guides, formations);
- étudiant les possibilités de subvention et de financement pour aider les petites entreprises à se mettre en conformité.
- Comme suite à la recommandation du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications, les délais de mise à disposition des formats doivent être raisonnables et convenus par les deux parties, et le gouvernement doit publier des orientations sur les délais raisonnables pour les différents types de formats. En outre, le Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle approuve la recommandation du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications selon laquelle il conviendrait de mettre en place un processus/un ombudsman/un médiateur pour résoudre les désaccords mineurs dans le cadre de la LAPHO qui n’atteignent pas nécessairement le niveau d’une plainte en matière de droits de la personne.
- Les organismes doivent indiquer dans leur plan pluriannuel d’accessibilité leurs plans et procédures en matière de demande d’autres formats, ainsi que les délais prévus (conformément aux orientations du gouvernement, le cas échéant). Leur plan pluriannuel d’accessibilité doit faire état de l’ensemble des demandes qui ont été effectuées et pour lesquelles des réponses ont été formulées.
Recommandation 6 : obtention ou acquisition de biens, de services ou d’installations
Les exigences relatives à l’obtention ou à l’acquisition de biens, de services ou d’installations sont énoncées dans les exigences générales (article 5) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- Outre les exigences relatives à l’obtention réparties dans les exigences générales, les Normes d’accessibilité de l’information et des communications (articles 15 et 18) comportent également des exigences en matière d’obtention.
- Recommandations des anciens examinateurs législatifs et des comités d’élaboration des normes concernant l’accessibilité liée aux achats.
- Élaboration de normes fédérales d’accessibilité en matière d’achats et possibilité d’harmonisation.
- Nécessité d’élargir les exigences liées aux marchés publics au-delà du gouvernement de l’Ontario, de l’Assemblée législative et des organisations publiques désignées vers le secteur privé afin d’assurer une accessibilité plus large.
Les auteurs des commentaires formulés lors de la consultation publique ont demandé des directives claires sur la façon dont les exigences en matière d’accessibilité s’appliquent aux processus d’approvisionnement.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Le gouvernement de l’Ontario doit harmoniser toutes les recommandations relatives aux achats dans le règlement sur les normes d’accessibilité (en particulier dans les Normes d’accessibilité de l’information et des communications) et dans un article des exigences générales.
- En ce qui concerne les technologies de l’information et de la communication, tirer parti des mécanismes existants (par exemple, le modèle Voluntary Product Accessibility Template [VPAT]) pour répondre aux exigences en matière d’accessibilité.
- Se conformer à la recommandation 14 du Comité d’élaboration des normes d’information et de communications et inclure le modèle VPAT dans cette liste.
- Le ministère des Services aux aînés et de l’Accessibilité envisage d’élargir le paragraphe 5(1) du règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées au secteur privé en ce qui concerne l’acquisition ou l’acquisition de biens, de services ou d’installations.
- Le ministère des Services aux aînés et de l’Accessibilité doit créer plus de définitions, de modèles, de lignes directrices, de listes de vérification, de documents de foire aux questions, de vidéos, des modules de formation et d’autres outils pour aider les organismes à mettre en œuvre les exigences en matière d’accessibilité liée aux achats et veiller à ce que les organismes intègrent les principes d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accessibilité.
- Le gouvernement de l’Ontario doit suivre les projets en cours de Normes d’accessibilité Canada (NAC) et du Centre de ressources pour l’approvisionnement accessible (CRAA) afin d’évaluer les changements apportés aux normes relatives aux achats et d’exploiter les possibilités d’éclairer les normes d’approvisionnement, en soulignant l’importance de la collaboration fédérale-provinciale-territoriale.
- Le gouvernement doit établir une stratégie et un processus pour s’assurer que son financement n’érige pas de nouveaux obstacles ou n’en perpétue pas d’anciens. Ce processus de suivi doit couvrir les dépenses d’investissement ou d’infrastructure, les achats de biens, de services ou d’installations, les paiements de transfert aux partenaires du secteur public, les subventions ou les prêts pour le développement des entreprises et les subventions de recherche. Tous les organismes, tous les projets et tous les achats doivent être examinés sous l’angle de la conformité et de l’accessibilité avant que le financement ne soit approuvé.
- Le gouvernement de l’Ontario doit se pencher sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et ses répercussions pour les normes d’accessibilité.
- Encourager l’accessibilité/la conception universelle dans les programmes d’approvisionnement.
- Les petits organismes doivent tenir compte de l’accessibilité dans leurs processus d’approvisionnement.
- Définir le caractère pratique de la même façon que le paragraphe 14(6) des Normes d’accessibilité de l’information et des communications et préciser son association avec la notion de « préjudice injustifié » dans le Code des droits de la personne de l’Ontario. Par exemple :
- Un organisme disposant de ressources importantes peut être amené à financer la création d’un nouveau produit ou service qui n’existe pas encore, sans que cela lui fasse subir un préjudice injustifié.
- Un organisme ne peut pas avancer l’argument du coût pour éviter de se procurer un produit ou un service qui existe déjà.
- Demander des détails sur les procédures d’achat dans les plans pluriannuels d’accessibilité et les rapports d’étape annuels.
Recommandation 7 : avis de perturbation temporaire
Les exigences en matière d’avis de perturbation temporaire sont énoncées dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.48) du règlement sur les normes d’accessibilité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- L’incidence de l’évolution de la technologie sur la manière dont les organismes peuvent communiquer le plus efficacement possible sur les perturbations temporaires
- Les perturbations planifiées et non planifiées, la manière dont elles sont communiquées, les formats dans lesquels elles sont accessibles au public et leur incidence respective sur les personnes en situation de handicap
- Les défis liés à la vérification du respect de ces exigences
- La nécessité de disposer de moyens accessibles permettant au public de communiquer avec des organisations pour obtenir des renseignements supplémentaires
Les commentaires du public sur le rapport initial recommandaient l’utilisation de méthodes de communication traditionnelles, comme des avis papier sur place, pour signaler les interruptions temporaires des services. En ce qui concerne les organisations fournissant de l’information sur demande, les répondants ont suggéré que l’information soit fournie dans plusieurs formats.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Les grands organismes doivent tenir un registre des différentes façons dont les avis de perturbation sont communiqués et l’inclure dans leur rapport d’étape tous les deux ans.
- Les organismes assujettis doivent diffuser leurs avis de perturbation temporaire par tous les moyens appropriés et dans de multiples formats, tels que les sites Web, les médias sociaux, les courriels ou d’autres méthodes plus traditionnelles. Tous les avis doivent inclure une méthode permettant au public d’obtenir des renseignements supplémentaires (le comité recommande de modifier le paragraphe 80.48 (2) du règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées).
- Les organismes doivent décrire dans leur plan ou leur politique la manière dont ils se conformeront aux exigences actuelles et futures en matière d’avis de perturbation.
- Lorsque les organismes reçoivent des demandes d’information, celle-ci doit être disponible dans de multiples formats et communiquée dans un format adapté au handicap de la personne concernée.
- En cas de perturbations planifiées, les organismes doivent mettre en place des installations ou des services de remplacement avant les perturbations en question et les annoncer publiquement le plus longtemps possible à l’avance. En cas de perturbations non planifiées, les organismes doivent se conformer à ces exigences dès que possible.
- En collaboration avec les organismes, le gouvernement doit élaborer et/ou diffuser, dans tous les secteurs, des documents présentant les meilleures pratiques en matière d’avis de perturbation.
Recommandation 8 : guichets libre-service
Les exigences concernant les guichets libre-service figurent dans l’article 6 des exigences générales du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées. Depuis l’entrée en vigueur du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées en 2011, les guichets libre-service ont pris une place beaucoup plus importante dans la vie de tous les jours, avec de nouvelles technologies telles que les caisses automatiques, les terminaux de point de vente automatisés et les terminaux de billetterie pour les transports en commun, entre autres.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- L’importance de l’harmonisation avec les normes fédérales d’accessibilité, comme l’adoption de la norme CSA/ASC B651.2 Conception accessible des dispositifs interactifs libre-service, y compris les guichets automatiques bancaires dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées, compte tenu de l’incidence que cela aurait sur les secteurs réglementés au niveau fédéral et de la prise en compte de la facilité d’utilisation globale des kiosques en libre-service pour les personnes ayant un large éventail de handicaps.
- La nécessité d’étendre les exigences relatives à l’intégration des fonctions d’accessibilité au-delà du gouvernement de l’Ontario, de l’Assemblée législative et du secteur public désigné afin de garantir que les guichets de service sont accessibles à un plus grand nombre de personnes.
- De nombreux répondants ayant fourni des commentaires dans le cadre de la consultation publique ont recommandé d’adopter ou d’intégrer des éléments de la norme CSA/ASC B651.2 Conception accessible des dispositifs interactifs libre-service, y compris les guichets automatiques bancaires. Certains n’étaient pas d’accord avec l’« approche prospective » adoptée pour se conformer à certaines exigences en matière d’accessibilité, notant que les appareils peuvent être mis à niveau indépendamment sans modifier l’espace physique environnant.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Le gouvernement adoptera la norme CSA/ASC B651.2 Conception accessible des dispositifs interactifs libre-service, y compris les guichets automatiques bancaires dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées.
- Le secteur privé doit se conformer aux exigences d’accessibilité relatives à la mise à disposition de guichets accessibles en vertu du paragraphe 6(1). Elles doivent être mises en œuvre de la même manière que les normes relatives à la conception des espaces publics et les modifications du Code du bâtiment (c’est-à-dire de manière prospective pour les rénovations importantes et les nouvelles constructions).
- Renvoyer la question au Comité d’élaboration des normes pour la conception des espaces publics pour qu’il examine la conception et la définition des guichets au-delà de la question de la hauteur, afin d’inclure l’environnement physique des guichets (par exemple, les pompes à vide, les distributeurs de billets, la taille de la pièce, l’espace pour un fauteuil roulant, etc.)
Recommandation 9 : recours à des animaux d’assistance
Les exigences relatives au recours aux animaux d’assistance sont énoncées dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.47) du règlement sur les normes d’accessibilité. Ces exigences ont été mises à jour et élargies lors de la première révision des normes pour les services à la clientèle en 2016. Depuis lors, les animaux d’assistance ont suscité l’intérêt croissant du public, des entreprises et des personnes en situation de handicap.
Le sujet des animaux d’assistance et les recommandations pour modifier ou créer des exigences plus claires à leur égard dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées a été un des principaux sujets de discussion pour le comité lors de la deuxième révision des normes de service à la clientèle.
Pour achever sa recommandation, le comité s’est concentré sur la modification de la définition actuelle d’un animal d’assistance en vertu du règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées (qui est fournie dans la recommandation 11). Le comité a également examiné les questions suivantes :
- Les obstacles persistants auxquels se heurtent les personnes en situation de handicap lorsqu’elles accèdent aux établissements et aux services avec un animal d’assistance.
- Les difficultés rencontrées par les organismes pour comprendre leurs obligations et savoir quand il convient de demander une preuve de documentation.
- Les droits et obligations concurrents en vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario en ce qui concerne l’obligation d’adaptation et le droit au refus d’un animal d’assistance (par exemple, dans le cas du conavettage).
- La confusion entre les exigences relatives aux chiens-guides en vertu de la Loi de 1990 sur les droits des aveugles et les exigences relatives aux animaux d’assistance en vertu de la LAPHO.
- Le manque de cohérence dans les renseignements fournis dans la documentation rédigée par un professionnel de la santé réglementé.
- La rétroaction des parties prenantes sur les recommandations d’autres comités d’élaboration de normes (par exemple, dans les domaines de l’éducation et de la santé).
Ce sujet a également reçu un nombre important de commentaires lors de la consultation publique. Une grande partie de ces commentaires appuyait la certification des animaux d’assistance, tandis que certains répondants ont soulevé des inquiétudes quant au coût prohibitif pour l’obtenir.
Certains commentaires ont également appuyé l’ajout d’exigences en matière de dressage pour les animaux d’assistance, plusieurs répondants ayant soulevé des préoccupations concernant le comportement des animaux et les risques liés à la sécurité du public et des autres animaux. Cependant, des inquiétudes ont également été soulevées concernant l’obstacle financier potentiel que représentent les coûts de dressage. Les municipalités ont exprimé des préoccupations quant à la distinction entre les animaux d’assistance légitimes et les animaux faussement présentés comme tels.
Les répondants étaient favorables aux lignes directrices gouvernementales et aux outils de formation concernant les animaux d’assistance, et des recommandations ont été formulées pour inclure des directives sur les types d’animaux autorisés comme animaux d’assistance. La plupart des répondants ont appuyé un modèle normalisé qui sera utilisé par les professionnels de la santé réglementés et ont demandé que les frais de documentation soient annulés.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Le gouvernement doit élaborer des outils de formation ou une boîte à outils permettant aux organismes de former leur personnel lorsque ce dernier est amené à interagir avec des personnes ayant recours à des animaux d’assistance :
- Il s’agit notamment d’aides pédagogiques, de modèles de ressources, de listes de vérification et de ressources adaptables. Le gouvernement doit collaborer avec des organismes-cadres lors de l’élaboration de ces ressources.
- Une meilleure compréhension des raisons pour lesquelles cette formation est nécessaire, de toutes les circonstances possibles et potentielles pour lesquelles un animal peut ne pas être autorisé dans des locaux (en raison de la religion, d’allergies, de la lutte contre les infections) ou exclu (en raison de lois provinciales ou de règlements municipaux).
- Le gouvernement doit s’associer aux parties prenantes pour créer du matériel pédagogique spécifique pour ce secteur, y compris pour les parties prenantes dont les activités interdisent la présence d’animaux dans leurs locaux.
- Créer des ressources pédagogiques sur l’interaction de la LAPHO avec d’autres lois concernant les animaux d’assistance (par exemple, les règlements municipaux), sur les lignes directrices du Code des droits de la personne de l’Ontario, et diffuser les meilleures pratiques.
- La formation devrait préciser comment et quand le personnel peut demander à la clientèle les documents appropriés afin de leur fournir les aides adéquates.
- Le gouvernement doit élaborer un modèle devant être rempli par un professionnel de la santé réglementé afin de documenter les besoins d’une personne concernant le recours à un animal d’assistance (semblable à un permis de stationnement accessible). Ce formulaire doit être accompagné d’une fiche d’information sur les signatures, qui précise l’objectif de ce formulaire.
Le modèle doit comprendre :- un papier à en-tête officiel ou le logo du gouvernement provincial;
- une zone dédiée à la confirmation du professionnel de la santé réglementé qui remplit le formulaire, ainsi que sa carte d’identité et ses diplômes, le cas échéant;
- la personne à contacter en cas d’urgence pour la personne et pour l’animal d’assistance.
- Travailler avec le secteur de la santé, les hôpitaux, les ambulanciers paramédicaux sur les protocoles concernant la manière de traiter les animaux d’assistance transportés ou accueillis avec leurs propriétaires frappés d’incapacité.
- Ce Comité d’élaboration des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle soutient et approuve la recommandation du Comité d’élaboration des normes pour les soins de santé qui stipule qu’aucune restriction ne doit s’appliquer aux personnes en situation de handicap qui ont besoin d’être accompagnées par une personne de soutien ou un animal d’assistance lors de l’accès aux soins de santé, en particulier dans les situations d’urgence.
- Le gouvernement travaillera avec les 9 collèges médicaux réglementés afin de mieux comprendre le code de pratiques et les normes et de favoriser une compréhension plus claire et harmonisée, pour toutes les professions de santé réglementées, de la définition et de leur rôle dans la rédaction d’une lettre de soutien pour les animaux d’assistance.
- Le gouvernement doit ajouter la phrase suivante dans le règlement sur les normes d’accessibilité afin d’autonomiser davantage les organismes : « S’il n’est pas objectivement évident pour une entreprise ou un organisme qu’un animal est un animal d’assistance (par exemple, s’il représente un risque pour la santé d’autres personnes ou en raison de son comportement), l’entreprise ou l’organisme peut demander au maître de l’animal de fournir les documents requis par la loi ».
- Assurer la conformité aux normes du gouvernement fédéral au fur et à mesure qu’elles sont publiées afin de réduire la confusion et d’assurer une expérience homogène dans l’ensemble des provinces et territoires.
- Les prestataires de services de conavettage, tels que les chauffeurs de taxi et les chauffeurs de véhicules de location, doivent informer les entreprises pour lesquelles ils travaillent et leur fournir la preuve de toute limitation concernant la prestation de services de conavettage aux propriétaires d’animaux d’assistance pour des motifs protégés par le Code.
- Remarque : Cela peut impliquer d’étendre les exigences aux propriétaires uniques en fonction de la manière dont une société de conavettage est structurée, ce qui devrait être possible dans le cadre de l’application de la disposition de la LAPHO relative aux « personnes proposant des biens, des services ou des installations ».
- Les entreprises de conavettage doivent veiller à ce que la procédure d’intégration des conducteurs les incite à déterminer à l’avance tout motif protégé par le Code susceptible de les empêcher de transporter un ou plusieurs types d’animaux d’assistance. Elles doivent alors veiller à ce que les trajets avec ces animaux ne soient pas assurés par ces conducteurs.
- Les entreprises de conavettage doivent permettre aux personnes qui ont recours à des animaux d’assistance de se présenter à l’avance (par exemple, dans le cadre de l’inscription ou de l’élaboration d’un profil client). Seuls les conducteurs protégés par le Code des droits de la personne de l’Ontario doivent être exemptés de l’obligation d’emmener des personnes accompagnées d’animaux d’assistance.
- Le gouvernement mènera une nouvelle campagne de sensibilisation et d’éducation pour faire connaître tous les changements susmentionnés lorsqu’ils entreront en vigueur.
Recommandation 10 : recours à des personnes de soutien
Les exigences relatives au recours à des personnes de soutien sont énoncées dans les normes pour les services à la clientèle (article 80.47) du règlement sur les normes d’accessibilité. L’objectif de ces exigences est de veiller à ce que les organismes permettent à une personne en situation de handicap accompagnée d’une personne de soutien de pénétrer dans leurs locaux sans ajouter d’obstacles supplémentaires.
Le sujet des personnes de soutien était un autre sujet clé de discussion pour le comité.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- Compréhension des obligations au titre du Code des droits de la personne de l’Ontario, en particulier en ce qui concerne la notion de préjudice injustifié de la part de l’organisation.
- Manque d’orientations pour les organismes sur la manière de travailler avec les personnes pour déterminer si elles peuvent être accueillies sans l’aide d’une personne de soutien et sur l’importance de protéger l’autonomie des personnes quant à la prise de telles décisions.
- Détermination de la nécessité, pour les organismes, de prendre en charge le coût (salaires et autres frais) de la personne de soutien si l’organisme en a déterminé le besoin.
- Nécessité pour les organisations de proposer plus de types de langue des signes, sans que cela fasse subir un préjudice injustifié à la personne qui demande les mesures d’adaptation.
Certains commentaires formulés lors de la consultation publique ont souligné que l’interprétation en ASL et LSQ pourrait ne pas être réalisable en raison du manque d’interprètes compétents.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Le gouvernement de l’Ontario doit continuer à travailler avec le gouvernement fédéral (par exemple, par le biais du protocole d’entente existant avec Normes d’accessibilité Canada) afin de formuler des exigences cohérentes pour les personnes de soutien, indépendamment de la province ou du territoire.
- À la réception d’une demande raisonnable, les organismes doivent proposer une interprétation en langue des signes américaine (ASL), en langue des signes québécoise (LSQ) et en langue des signes autochtone (LSA) sans que cela leur fasse subir un préjudice injustifié lorsque les autres méthodes de communication ne répondent pas aux besoins de la personne à accueillir. Il convient de préciser que l’ASL/la LSQ constituent des « aides à la communication » conformément à la définition de la législation.
- Une personne de soutien accompagnant une personne en situation de handicap qui accède à des biens, des services ou des installations de propriété provinciale n’a pas à s’acquitter de frais ou d’un droit d’entrée.
- Les organismes doivent s’efforcer d’explorer d’autres mesures d’accueil avant d’imposer la présence d’une personne de soutien et ils doivent consulter la personne en situation de handicap.
- Un organisme ne peut exiger qu’une personne en situation de handicap soit accompagnée d’une personne de soutien que s’il est établi qu’aucune autre mesure d’accueil raisonnable ne permettra à la personne d’accéder aux biens, services ou installations qu’il propose. Dans ce cas, l’organisme doit s’acquitter des honoraires et des salaires de la personne de soutien sans que cela lui fasse subir un préjudice injustifié.
- Le gouvernement de l’Ontario doit s’associer à la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) pour produire des documents de formation dans un langage simple sur l’obligation procédurale d’adaptation concernant le besoin d’une personne de soutien au titre de la LAPHO et de la CODP et l’inclure comme formation obligatoire en vertu du règlement sur les normes d’accessibilité, dans le but de protéger la capacité des personnes à déterminer elles-mêmes si elles ont besoin d’une personne de soutien.
Recommandation 11 : objectif, application et définitions; champ d’application et interprétation
Comme les normes pour les services à la clientèle sont devenues les premières normes d’accessibilité dans la réglementation en vertu de la LAPHO en 2008, elles ont précédé la création du règlement sur les normes d’accessibilité en 2011 en tant que réglementation autonome. À la suite de la révision des normes d’accessibilité pour les services à la clientèle en 2016, ces exigences, y compris les articles relatifs au champ d’application, à l’interprétation et aux définitions, ont été fusionnées dans le règlement sur les normes d’accessibilité. Cette intégration a entraîné certaines redondances dans la réglementation. Par conséquent, le comité a consacré beaucoup de temps à l’examen de ces articles afin d’y déceler les éléments redondants et les lacunes, dans le but de simplifier davantage les exigences. De plus, le comité a examiné en profondeur une variété de points de vue supplémentaires et de commentaires du public et des organisations afin d’éclairer les changements proposés aux définitions. Comme il a été mentionné précédemment, les animaux d’assistance ont été un grand sujet de discussion pour le comité alors que les membres réfléchissaient à la manière de modifier ou de clarifier les exigences à leur égard dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées.
Pour achever sa recommandation, le comité a examiné les points suivants :
- La nécessité d’une définition du service à la clientèle dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées afin de s’assurer qu’il intègre non seulement des éléments de conception inclusive des programmes et services, mais aussi une prestation inclusive, encourageant les organisations à adopter une approche plus large du service à la clientèle
- La nécessité de réviser la définition actuelle d’un animal d’assistance dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées afin de clarifier les exigences proposées par le comité concernant le dressage, les indicateurs visuels et les exigences en matière de documentation
- La nécessité de maintenir une distinction, dans la définition et les exigences, entre les « chiens guides » et les « animaux d’assistance »
- Les défis rencontrés dans l’industrie des services relativement au comportement des animaux
- Les complexités liées au dressage adéquat des animaux pour aider les personnes en situation de handicap
Les commentaires du public indiquaient que l’harmonisation du nom des normes de service à la clientèle de l’Ontario avec la norme fédérale connexe pourrait causer de la confusion. En ce qui concerne la révision de la définition actuelle d’un animal d’assistance dans le règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées, les répondants craignaient que le fait d’inclure les animaux de soutien émotionnel dans la définition puisse compliquer l’application de la loi, et que les animaux de soutien émotionnel non dressés puissent présenter des risques pour la sécurité des personnes dans les espaces publics. De nombreux répondants ont recommandé que tous les animaux d’assistance et animaux de soutien émotionnel soient dressés, certifiés et identifiés, précisant que les animaux de soutien émotionnel devraient faire l’objet des mêmes exigences de dressage et de documentation que les animaux d’assistance.
Le Comité recommande ce qui suit :
- Une définition de « service à la clientèle » devrait être ajoutée dans le règlement sur les normes d’accessibilité intégrées, là où cela est approprié (le comité recommande de l’inclure dans la partie « Définitions » à l’article 2, dans les dispositions générales) afin de tenir compte de la conception inclusive des programmes et des services en plus de la prestation, le cas échéant.
- Les définitions de l’article 1 (champ d’application et interprétation) des normes pour les services à la clientèle doivent être déplacées et fusionnées avec les définitions des exigences générales.
- La définition d’un animal d’assistance en vertu du règlement sur les nomes d’accessibilité intégrées devrait être modifiée de la façon suivante :
Un animal d’assistance est un animal qui :- n’est pas un chien-guide;
- répond aux critères suivants :
- il n’est pas autrement interdit par la loi (par exemple, règlements municipaux);
- il est dressé individuellement par une organisation ou une personne spécialisée dans le dressage des animaux d’assistance pour aider une personne ayant un besoin lié à son handicap;
- il est facilement identifiable, par des indicateurs visuels (comme un gilet ou un harnais), comme animal d’assistance requis pour un service lié au handicap;
- la personne ayant besoin de l’animal pour des raisons liées à son handicap détient des documents d’un des membres suivants d’une profession de la santé réglementée confirmant qu’elle a besoin de l’animal pour des raisons liées à son handicap :
- un membre de l’Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des chiropraticiens de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des ergothérapeutes de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des optométristes de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des physiothérapeutes de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des psychologues de l’Ontario;
- un membre de l’Ordre des psychothérapeutes autorisés et des thérapeutes autorisés en santé mentale de l’Ontario.
Conclusion
Comme l’exige la LAPHO, le comité soumet son rapport final de recommandations. Le comité a apprécié les commentaires formulés dans le cadre des consultations publiques et des consultations supplémentaires, et les a soigneusement examinés au moment d’achever ses recommandations. Les recommandations visent à offrir une voie à suivre pour aider à éviter les obstacles et faciliter l’accès des Ontariens en situation de handicap aux biens, aux services et aux installations. La soumission du présent rapport marque l’achèvement du mandat du comité envers le ministre des Services aux aînés et de l’Accessibilité.
Membres du Comité
Membres votants :
- Jeff Adams (président), avocat et défenseur des personnes en situation de handicap
- Doug Earle, West Park Healthcare Centre Foundation
- Raj Chopra, représentant des personnes en situation de handicap
- Lois Davies, Association of Municipalities of Ontario
- Julia Hudson, Canadian Hearing Services (CHS)
- Tracey McKenzie, Rural Ontario Municipal Association
- Fatima Finnegan, Ontario Restaurant, Hotel & Motel Association
- Maryann Istiloglu, Ontario Association of Mental Health Professionals
- Lucille Berlinguette-Saumure, LBSAccessibility Inc.
- Peter Athanasopoulos, Spinal Cord Injury Ontario
- Chris O’Brien, OLG
- Jennifer Cowan, représentante de la communauté des personnes en situation de handicap
- Don Halpert, représentant de la communauté des personnes en situation de handicap
- Jacqueline Silvera, Réseau universitaire de santé
- Jason Mitschele, Service des poursuites pénales du Canada
- Azhar Karim, DEEN Support Services
Membres sans droit de vote :
- Amanda McHugh, ministère du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce
- Heather Peters, ministère des Services au public et aux entreprises et de l’Approvisionnement
- Glenn Brunetti, ministère des Services au public et aux entreprises et de l’Approvisionnement
- Tom Kaszas, ministère de la Réduction des formalités administratives