Aperçu

La rage est causée par un virus transmis par la salive d’un mammifère infecté à n’importe quel autre mammifère, y compris le bétail, les animaux de compagnie, les animaux sauvages et les humains.

La rage est presque toujours mortelle, et un animal meurt généralement dans les quelques jours après l’apparition des symptômes.

Comment le bétail contracte-t-il la rage?

Le bétail peut contracter la rage :

  • si l’animal exposé est mordu par un animal enragé;
  • s’il y a contact de la salive d’un animal infecté, mort ou vivant, avec une coupure, une plaie ouverte ou une autre blessure chez l’animal exposé;
  • s’il y a contact de la salive d’un animal infecté, mort ou vivant, avec la gueule, le museau ou les yeux de l’animal exposé.

Même le cadavre d’un animal gelé peut contenir un virus de rage vivant.

Les bovins (vache, bison et bœuf) représentent les cas de rage les plus fréquemment signalés chez le bétail en Ontario. Le dernier cas de rage confirmé chez un bovin remonte à 2018.

Les animaux d’élevage non mammaliens, y compris le poisson et la volaille, ne peuvent pas contracter la rage.

Période d’incubation

La période d’incubation est celle qui s’étend entre l’exposition au virus de la rage et le début des symptômes de la maladie. Chez le bétail, les symptômes de la rage se manifestent généralement moins de 20 jours après l’exposition. Dans certains cas cependant, il peut s’écouler plusieurs mois avant l’apparition des symptômes. La durée de la période d’incubation dépend de la voie de pénétration du virus dans le corps de l’animal, de la quantité de virus introduite, ainsi que de la souche virale à laquelle l’animal a été exposé.

Période d’infection

Si un animal est infecté par le virus de la rage, il peut transmettre la maladie dès que le virus est présent dans sa salive. Cette transmission peut survenir jusqu’à deux semaines avant que l’animal présente des symptômes de rage.

Symptômes de la rage

Les symptômes de la rage chez le bétail peuvent inclure les suivants :

  • un changement de comportement, c’est-à-dire que l’animal :
    • est très agressif,
    • est léthargique et déprimé,
  • émet des sons étranges (causés par des spasmes dans ses cordes vocales),
  • éprouve une faiblesse aux membres postérieurs.

Il est impossible de traiter la rage chez le bétail. Lorsque les symptômes de la rage apparaissent, l’animal est condamné.

Exposition à la rage

Exposition d’un animal

Si vous soupçonnez que l’un de vos animaux d’élevage a contracté la rage, ou que vous découvrez sur votre propriété un animal sauvage qui pourrait être atteint de la maladie :

  • gardez-le éloigné du bétail, des animaux de compagnie et des humains;
  • essayez de l’isoler dans un endroit tranquille;
  • communiquez avec votre vétérinaire.

Exposition d’une personne

Si vous-même ou une autre personne avez été en contact avec la salive d’un animal suspect, et que votre vétérinaire croit que l’animal pourrait être atteint de rage, communiquez avec le bureau de santé de votre région.

Apprenez-en davantage sur la rage chez les humains.

À l’intention de vétérinaires

Si vous avez besoin d’aide pour évaluer, prendre en charge ou dépister la rage chez un animal de compagnie ou un animal d’élevage potentiellement exposé ou enragé, veuillez communiquer avec le Centre d’information agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, en composant le 1 877 421-1300.

Si un animal a contracté la rage

Si un animal soupçonné d’être atteint de rage doit être abattu pour des raisons de sécurité, cette démarche doit être exécutée rapidement et sans cruauté par quelqu’un qui a reçu une formation appropriée. Pour obtenir de l’aide, veuillez communiquer avec :

  • le service de police local ou le détachement de la Police provinciale de l’Ontario de votre région (dans une situation d’urgence);
  • le service animalier municipal de votre localité (pour les situations non urgentes dans les zones urbaines);
  • un organisme privé de contrôle des animaux dans votre région (pour les situations non urgentes dans les zones urbaines et rurales);
  • l’Ontario SPCA and Humane Society (anglais seulement; pour les animaux malades ou blessés seulement);
  • un gardien d’animaux sauvages autorisé (pour les animaux malades ou blessés seulement);
  • le ministère des Richesses naturelles et des Forêts (pour les situations non urgentes et des conseils sur la personne ressource avec laquelle communiquer).

Vous pouvez aussi communiquer avec la Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure pour les situations non urgentes dans les régions rurales. 

Si l’animal était mort lorsqu’il a été découvert, ou qu’il a été tué par un autre animal :

  • ne touchez pas au cadavre avec vos mains nues;
  • conservez le cadavre dans un endroit frais, à une distance sécuritaire des humains et des animaux jusqu’à ce que l’on puisse déterminer s’il est nécessaire de le soumettre à un test;
  • communiquez avec votre vétérinaire si vous soupçonnez que l’animal a été en contact avec votre bétail ou vos animaux de compagnie;
  • s’il n’a pas eu de contact avec votre bétail ou vos animaux de compagnie, composez le numéro de la ligne de renseignement sur la rage du ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) (1 888 574-6656) pour savoir si le cadavre doit être soumis à un test.

Réduire le risque de rage chez le bétail

Vous pouvez réduire le risque de rage chez votre bétail par les mesures suivantes :

  • limiter le contact entre votre bétail et les animaux sauvages;
  • éviter d’envoyer les animaux paître à des endroits éloignés sur votre propriété, où il est plus probable qu’ils soient en contact avec des animaux sauvages;
  • enlever tout matériel ou équipement mis au rebut que les animaux sauvages pourraient utiliser comme refuge ou comme nid pour élever des petits;
  • ne laisser aucune nourriture (y compris la nourriture pour animaux de compagnie) ou aucun déchet qui pourrait attirer les détritivores.

Apprenez-en davantage sur la rage chez les animaux sauvages.

Vaccination du bétail

A partir du 1 juillet, En vertu du Règlement 567 pris en application de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, tout propriétaire de chevaux, de bovins ou d'ovins de l'Ontario est tenu de faire immuniser ses animaux contre la rage si les animaux entrent en contact avec des personnes autres que celles qui sont habituellement responsables de leurs soins (p. ex. chevaux qui participent à des compétitions ou bovins présentés à des foires). Pour déterminer si cette exigence s'applique à vos animaux, adressez-vous à votre bureau de santé publique. Pour ce qui est du bétail pour lequel la vaccination n'est pas prescrite par la loi, consultez votre vétérinaire pour savoir si l'immunisation contre la rage est tout de même recommandée dans votre région.

Certains bureaux de santé exigent la vaccination des chevaux, des bovins et des moutons contre la rage. Ces animaux peuvent inclure des chevaux utilisés pour l’équitation, et des bêtes qui participent à des expositions et à des compétitions.

Au Canada, tous les vaccins antirabiques homologués pour le bétail protègent un animal pendant une année.

Vous pouvez examiner avec votre vétérinaire les avantages et les coûts de la vaccination pour les autres animaux domestiques. 

Apprenez-en davantage au sujet des règles de la vaccination du bétail contre la rage

La rage en Ontario

Il existe deux souches de rage terrestre en Ontario : la souche du renard et la souche du raton laveur. La première est plus courante chez les animaux d’élevage. C’est celle la plus souvent signalée chez les bovins (vaches, bisons et bœufs).

Entre 1957 et la fin des années 1980, la rage du renard était largement répandue dans tout l’Ontario. En 1989, l’Ontario a lancé son programme à grande échelle de contrôle de la rage et a pu réduire le nombre de cas de rage du renard de plus de 99 %. À la fin des années 1990, une nouvelle souche appelée souche médio-atlantique de la rage du raton laveur a pénétré l’Ontario, en provenance des États-Unis. Elle a été éradiquée de la province en 2005. 

En décembre 2015, on a constaté le retour de la rage dans le Sud de l’Ontario et le programme de contrôle de la rage a repris ses activités à grande échelle. Le MNRF travaille en partenariat avec d’autres organismes pour contrôler la rage en Ontario. Dans la province, le risque de rage pour le bétail est faible parce que nous :

  • la lutte contre la rage chez les animaux sauvages en déposant des appâts qui contiennent un vaccin dans les zones urbaines, forestières, rurales et agricoles où des cas de rage ont été signalés récemment;
  • la vaccination des animaux de compagnie.

Le vaccin-appât contre la rage destiné aux espèces sauvages a été soumis à un examen de sécurité important avant d’être autorisé par le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires et l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Il est sans danger s’il est consommé par des animaux familiers et ne présente vraisemblablement par de risques pour les animaux dont le système immunitaire est normal. Si le bétail entre en contact avec le vaccin liquide qui se trouve à l’intérieur de l’appât, nous recommandons de communiquer avec un(e) vétérinaire par mesure de précaution.

Le vaccin-appât contre la rage destiné aux espèces sauvages n’a pas été conçu pour le bétail et ne le protégera pas contre la rage. Le bétail doit continuer d’être vacciné par un(e) vétérinaire pour être protégé efficacement contre la rage.

Renseignements supplémentaires sur le vaccin-appât contre la rage destiné aux espèces sauvages

Mis à jour : 03 juin 2021
Date de publication : 01 juin 2016