Après l’extinction d’un incendie, les travailleurs peuvent entrer dans la zone pour mener l’enquête sur la cause et la détermination de l’incendie.

Préoccupations et dangers

Les produits de combustion créent une atmosphère dangereuse, exposant les travailleurs à un risque d’exposition à ces contaminants. Les enquêteurs sur les incendies ont besoin d’un équipement de protection individuelle (EPI) particulier et spécialisé qui convient à la tâche spécialisée et aux préoccupations ciblées en matière de sécurité.

Mesures devant être prises par les employeurs

Les employeurs doivent :

  • fournir une formation adéquate sur tous les EPI, ce qui inclut la reconnaissance des besoins et du moment opportun pour utiliser les différents types d'EPI mis à la disposition des enquêteurs
  • établir un protocole de décontamination pour les enquêteurs sur les incendies qui comprend le nettoyage des EPI et de l'équipement d'enquête sur les incendies
  • prendre toutes les mesures raisonnablement nécessaires dans les circonstances pour protéger les travailleurs contre l’exposition à un agent biologique ou chimique dangereux, y compris les mesures suivantes :
    • la substitution de l’agent biologique ou chimique dangereux
    • les mesures techniques
    • les mesures administratives et la modification des pratiques de travail
    • les installations et les pratiques d’hygiène
    • le matériel de protection individuelle, lorsque la tâche l’exige

Les employeurs sont tenus de protéger les travailleurs contre l’exposition à un agent biologique ou chimique dangereux sans exiger qu’ils utilisent un appareil respiratoire. Lorsque l’exposition à ces dangers ne peut être évitée ou contrôlée efficacement, les employeurs doivent fournir un appareil respiratoire approprié aux circonstances pour protéger les travailleurs contre l’exposition et doivent fournir une formation appropriée sur l’utilisation sécuritaire et efficace de l’équipement de protection respiratoire.

Considérations relatives aux EPI pour l’enquête sur les incendies

Vêtements d’extérieur

Il faut tenir compte des conditions atmosphériques et des contaminants, des conditions météorologiques, de la présence de matières ou de produits chimiques dangereux, des risques environnementaux comme les objets tranchants, et de la perméabilité des vêtements d’extérieur.

Il convient d'envisager le port d'un couvre-chef et d'un couvre-cou offrant une protection contre les particules.

Casques

Il convient de prendre en considération le poids des casques de sécurité, car les enquêtes sur les incendies peuvent s’étaler sur de longues périodes et causer de la fatigue ou des blessures si une tension excessive est exercée sur le cou.

Les casques doivent être munis d’une jugulaire permettant de les fixer solidement sur la tête.

Bottes

Il faut tenir compte de la présence de liquides, de la profondeur des débris d’incendie, des objets tranchants ou abrasifs, ainsi que des risques de fatigue ou de blessure. Au minimum, envisagez des bottes qui offrent une protection complète et qui couvrent la cheville.

Gants

Il faut envisager une protection contre les coupures, les perforations, la perméabilité et le contact direct des contaminants avec la peau, tout en préservant la dextérité requise pour manipuler les débris d’incendie et les éléments de preuve. Au minimum, il est recommandé de porter des gants médicaux sous une autre couche de gants résistants aux coupures ou aux perforations.

Protection respiratoire

Une protection respiratoire doit toujours être portée sur les lieux d’un incendie pendant le déroulement d’une enquête, et elle doit être adaptée à la tâche et aux risques. Consultez la note d’orientation à l’intention des pompiers 4-9 Programme de protection respiratoire pour plus d’informations.

Protection oculaire

Les contaminants, y compris les matières particulaires, peuvent facilement s’introduire dans l’œil et être absorbés par l’organisme. Il faut envisager le port d'une protection oculaire qui couvre entièrement les yeux et empêche le passage des gaz toxiques et des particules.

Protection auditive

Le port d’une protection auditive, lorsqu’il est exigé sur les lieux, doit être envisagé tout en tenant compte de la nécessité de maintenir une connaissance adéquate de la situation.

Surveillance de l’air

Il convient d’envisager d’assurer une surveillance continue de l’air à proximité immédiate de tout enquêteur travaillant sur les lieux d’un incendie. Cette surveillance devrait comprendre la mesure de la concentration en oxygène (O2), de cyanure d’hydrogène (HCN), de sulfure d’hydrogène (H₂S), des limites d’explosivité, des composés organiques volatils (COV) et de toute autre substance jugée nécessaire.

Réduire l’exposition aux contaminants et à d’autres dangers

Envisager les mesures suivantes pour réduire l’exposition aux contaminants :

  • retarder les enquêtes jusqu’à ce que toutes les phases de l’incendie aient été complètement éteintes
  • mettre en place une ventilation adéquate et efficace tout au long de l’enquête
  • avant de retirer la protection respiratoire, effectuer une décontamination primaire
  • comprendre le fonctionnement et les limites des dispositifs de surveillance de l’air utilisés, car certains agents contaminants et cancérigènes peuvent ne pas être détectés

S’assurer que l’environnement immédiat ou que l’entièreté de la zone est hors tension et que les sources de gaz naturel, de propane ou d’autres combustibles sont isolées, déconnectées ou fermées.

Règlements et lois applicables

Lisez :

Normes applicables

Pour obtenir des conseils sur l’administration d’un programme de protection respiratoire efficace, les protocoles d’essais d’ajustement et les exigences relatives à la formation, lisez la CSA Standard Z94.4 Choix, utilisation et entretien des appareils de protection respiratoire.

Renseignements connexes

Liste de vérification pour la prévention du cancer chez les pompiers.

International Association of Arson Investigators — fire investigator health and safety best practices

Lisez les notes d’orientation :

Révisé par le comité : 4 juin 2026

La présente ressource ne remplace pas la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) ni ses règlements d’application et ne devrait pas être utilisée ou considérée comme un avis juridique. Les inspecteurs de la santé et de la sécurité mettent en application les lois en fonction des faits qu’ils constatent sur le lieu de travail.